Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 2Co 3:6

qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit; car la lettre tue, l'Esprit vivifie.
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Ces paroles de l’apôtre sont très largement connues. L’apôtre compare l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, et la lettre, dans ce cas, devient le symbole de l’ancienne loi écrite. Pourquoi l’apôtre affirme-t-il que la loi écrite est une chose qui tue ? Et si la loi est correcte et juste ? En fait, la législation de l’Ancien Testament contient justement de bonnes lois, nécessaires et justes. Mais, une fois écrite, la loi devient une sorte de réalité objective, séparée de celui qui l’accomplit et, surtout, du législateur. Le problème n’est pas qu’aucune loi écrite ne puisse épuiser toute la complexité de la vie réelle, même si cela est évident. Mais c’est une chose impersonnelle qui gouverne la vie de ceux que Dieu a dotés de l’image et de la ressemblance de Sa personnalité, et c’est donc une humiliation de cette image et de cette ressemblance. Ce n’est pas par hasard qu’aux temps précédant le Nouveau Testament naît en Israël la représentation de la Sagesse de Dieu : cette personnification de la loi en constitue le sens vivant, son esprit. Dans la Bible, les paroles sur la Sagesse se révèlent être des prophéties sur le Christ, parce qu’elles reflètent la volonté de Dieu de devenir directement le Seigneur de Son Royaume.

Au contraire, l’Esprit de l’Alliance éternellement Nouvelle donne à ses participants la possibilité d’être non sous le pouvoir de tables de pierre, mais sous le pouvoir personnel du Législateur. Cela ne signifie pas du tout que, par exemple, des exigences morales différentes de celles des participants de l’Alliance du Sinaï leur soient imposées. « Je ne suis pas venu abolir la loi, mais l’accomplir », dit le Seigneur Lui-même. Mais ce ne sont pas ces exigences qui constituent l’essence de la vie humaine. Leur accomplissement devient une fonction, une manifestation des relations personnelles avec le Législateur. Après les paroles sur la lettre qui tue et l’Esprit qui vivifie, l’apôtre parle longuement de la gloire de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance. Hélas, notre triste histoire a fortement déformé la compréhension de ce mot, qui demande donc une explication. Il ne s’agit pas du tout de ce que suggèrent les slogans. Nous nous souvenons de ces banderoles rouges dans les rues, portant l’inscription « Gloire au PCUS », que son nom ne soit pas rappelé à la nuit tombée. Nous nous souvenons de la gloire des rois et des puissants de la terre. Nos frères chrétiens de la Rome antique ont très justement appelé cela pompa diaboli. Le sens biblique du mot « gloire », grec doxa, latin gloria, est manifesté avec le plus d’éclat dans la vision d’Isaïe : « et la gloire du Seigneur remplissait le Temple ». C’est la forme d’une telle présence de Dieu où l’homme reconnaît et bénit cette présence. Et c’est précisément pourquoi la plénitude d’une telle gloire dans la Nouvelle Alliance est qualitativement plus grande que dans les lettres de l’ancienne loi.

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