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RÉFLEXIONS pour 1Co 14:20

20 Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement ; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits.
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L’apôtre Paul nous explique aujourd’hui que la petite enfance et la majorité sont deux parties du paradoxe existantes simultanément dans notre vie. Nous sommes appelés à être à la fois petits, impuissant, stupide partout, où nous tentons de faire la malice, - pour que notre malice soit petit, impuissant et stupide, - et adultes, sages là, où nous suivons le Christ. On peut voir un exemple spécial d'une telle vie dans la sainteté des fol en Christ, tant respectés à l'Église. Du point de vue de ce monde le christianisme peut se montrer "dinguerie", mais, comme écrit Paul, «nous avons l'esprit du Christ».

Autres réflexions

 
Pour 1Co 14:20
20 Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement ; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits.
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Selon les mots de Paul, les problèmes avec la compréhension adéquate des mots du Sauveur que ne peuvent entrer dans le Royaume que ceux qui ressemblent aux enfants, étaient déjà aux chrétiens de la première et deuxième génération. Il y avait probablement,dans l'église Corinthienne des gens pensant qu’être enfants signifie refuser l'usage de sa propre raison, que s'il faille être comme des enfants...  Lire la suite

Selon les mots de Paul, les problèmes avec la compréhension adéquate des mots du Sauveur que ne peuvent entrer dans le Royaume que ceux qui ressemblent aux enfants, étaient déjà aux chrétiens de la première et deuxième génération. Il y avait probablement,dans l'église Corinthienne des gens pensant qu’être enfants signifie refuser l'usage de sa propre raison, que s'il faille être comme des enfants, la tête n'en a pas besoin, mais il faut vivre avec «le cœur». En pratique une telle position amène soit à l'incohérence totale dans la vie spirituelle (et non seulement dans le spirituel), soit en ce que celui, qui ne souhaite pas vivre avec son esprit, est obligé de vivre celui d’autre.

La situation étrange à première vue, pour une grande personne est simple, cependant cela s’explique par le fait qu'elle permet ainsi au vivant de se décharger de toute responsabilité pour sa propre vie, la mettant sur quelqu'un d'autre, en plus sur une base tout à fait «évangélique». Et l'apôtre était obligé de rappeler dans son message aux chrétiens corinthiens que Jésus, comparant ceux qui viennent au Royaume aux enfants, voulait dire quelque chose de tout à fait différent. Il parlait de la relation des enfants à ce mal, qui est plus qu’assez dans le monde déchu. Et le problème ici n’est pas probablement dans le fait que les enfants ne connaissent pas le mal: déjà Augustin observant attentivement les enfants, comprenait parfaitement que les enfants pèchent moins que les adultes pas parce qu'il y a moins de péché en eux, mais parce qu’il ne leur suffit pas la force de pécher «de manière adulte». Probablement, l'apôtre voulait aussi dire la même chose: en général le chrétien doit pouvoir penser, comme savent le faire de grandes personnes, mais, lorsqu’il s’agit du mal, il serait bon que la raison du chrétien refuse de l’aider à participer aux mauvaises oeuvres.

Un tel raisonnement de Paul, comme on voit, est considéré comme idéal pour les chrétiens. Mais il y a un autre aspect ici: la relation au mal. Dans le cas normal, le regard sur le monde d'enfant est un regard optimiste, il faut beaucoup tâcher pour faire d’un petit enfant un pessimiste, ou surtout un misanthrope (bien qu’il n’ait bien sûr ici rien d’impossible pour l’homme déchu). Mais l'optimisme d'enfant ne signifie pas que les enfants ne remarquent pas ce mal, dans lequel se trouve le monde. C’est juste que cette connaissance ne les fait pas pessimistes. Le mal n'est pas dans la vision du monde de l’enfant définissant ce monde au commencement. Et ici les chrétiens adultes ont vraiment de quoi apprendre des enfants.

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Pour 1Co 14:20-40
20 Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement ; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits.
21 Il est écrit dans la Loi : C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres d’étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur.
22 Ainsi donc, les langues servent de signe non pour les croyants, mais pour les infidèles : la prophétie, elle, n’est pas pour les infidèles mais pour les croyants.
23 Si donc l’Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu’il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
24 Mais si tous prophétisent et qu’il entre un infidèle ou un non-initié, le voilà repris par tous, jugé par tous ;
25 les secrets de son cœur sont dévoilés, et ainsi, tombant sur la face, il adorera Dieu, en déclarant que Dieu est réellement parmi vous.
26 Que conclure, frères ? Lorsque vous vous assemblez, chacun peut avoir un cantique, un enseignement, une révélation, un discours en langue, une interprétation. Que tout se passe de manière à édifier.
27 Parle-t-on en langue ? Que ce soit le fait de deux ou de trois tout au plus, et à tour de rôle ; et qu’il y ait un interprète.
28 S’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’assemblée ; qu’on se parle à soi-même et à Dieu.
29 Pour les prophètes, qu’il y en ait deux ou trois à parler, et que les autres jugent.
30 Si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.
31 Car vous pouvez tous prophétiser à tour de rôle, pour que tous soient instruits et tous exhortés.
32 Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ;
33 car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix, comme dans toutes les Églises des saints.
34 Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole ; qu’elles se tiennent dans la soumission, selon que la Loi même le dit.
35 Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leur mari à la maison ; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée.
36 Est-ce de chez vous qu’est sortie la parole de Dieu ? Ou bien, est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ?
37 Si quelqu’un croit être prophète ou inspiré par l’Esprit, qu’il reconnaisse en ce que je vous écris un commandement du Seigneur.
38 S’il l’ignore, c’est qu’il est ignoré.
39 Ainsi donc, mes frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues.
40 Mais que tout se passe dignement et dans l’ordre.
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Parlant des langues, l’Apôtre rappelle la prophétie d’Isaïe : « C’est par des lèvres balbutiantes et dans une langue étrangère que l’on parlera à ce peuple »...  Lire la suite

Parlant des langues, l’Apôtre rappelle la prophétie d’Isaïe : « C’est par des lèvres balbutiantes et dans une langue étrangère que l’on parlera à ce peuple » (Is 28,11). Le Seigneur avait fixé ce châtiment aux Israélites parce qu’ils « n’avaient pas voulu écouter » (Is 28,12) le prophète. Chez Isaïe, la langue étrangère est celle des conquérants, le signe du châtiment de Dieu. Le don des langues, lorsqu’il est employé à mauvais escient, ne devient-il pas une cause de division et, par là même, un signe de châtiment ?

L’Apôtre établit une règle stricte, interdisant de parler publiquement en langues lorsqu’il n’y a pas d’interprète. Les langues ne sont pas rejetées entièrement ; on peut les employer dans la prière personnelle (28). Cependant, le principe « garde le silence dans l’église » dut attrister ceux qui avaient l’habitude de se glorifier de ce don (comparer Mt 6,1–8, 16–18).

Les prophètes doivent eux aussi respecter l’ordre. Il est remarquable que les « esprits prophétiques » obéissent aux vrais prophètes ; ils respectent l’ordre afin que les croyants puissent « s’instruire et recevoir une consolation » (et pour cela, par exemple, les prophètes ne doivent pas tous parler en même temps, sinon personne ne comprendra rien).

L’exigence selon laquelle « les femmes... doivent garder le silence » n’est guère une interdiction absolue ; plus haut, l’Apôtre permet aux femmes non seulement de prier, mais aussi de prophétiser, en exigeant seulement qu’elles se couvrent la tête (voir 11,5).

Les paroles « que tout se fasse avec bienséance et avec ordre » montrent que l’ordre convenable n’est pas une valeur moindre que la liberté de l’Esprit prophétique, qui « souffle où Il veut » (Jn 3,8).

Le monde pécheur incline beaucoup de gens à penser que la liberté et l’ordre sont incompatibles ; mais ils s’accordent là où règne l’amour. Il doit en être ainsi dans l’Église.

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Pour 1Co 14:13-25
13 C’est pourquoi celui qui parle en langue doit prier pour pouvoir interpréter.
14 Car, si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n’en retire aucun fruit.
15 Que faire donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence. Je dirai un hymne avec l’esprit, mais je le dirai aussi avec l’intelligence.
16 Autrement, si tu ne bénis qu’en esprit, comment celui qui a rang de non-initié répondra-t-il « Amen ! » à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
17 Ton action de grâces est belle, certes, mais l’autre n’en est pas édifié.
18 Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ;
19 mais dans l’assemblée, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, pour instruire aussi les autres, que dix mille en langue.
20 Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement ; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits.
21 Il est écrit dans la Loi : C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres d’étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur.
22 Ainsi donc, les langues servent de signe non pour les croyants, mais pour les infidèles : la prophétie, elle, n’est pas pour les infidèles mais pour les croyants.
23 Si donc l’Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu’il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
24 Mais si tous prophétisent et qu’il entre un infidèle ou un non-initié, le voilà repris par tous, jugé par tous ;
25 les secrets de son cœur sont dévoilés, et ainsi, tombant sur la face, il adorera Dieu, en déclarant que Dieu est réellement parmi vous.
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En poursuivant son propos sur la prophétie et la glossolalie, Paul souligne...  Lire la suite

En poursuivant son propos sur la prophétie et la glossolalie, Paul souligne l'importance de l'interprétation de la révélation que reçoit celui qui « parle en langues » (v. 13-15). Il comprend parfaitement la différence entre une extase spontanée, qui peut ne laisser aucune conséquence spirituelle chez celui qui la vit, et la révélation comme telle, qui touche nécessairement le « moi » spirituel (« l'intelligence ») de l'homme. L'extase se trouve parfois être réellement la conséquence de l'action directe du souffle de Dieu sur la nature humaine, mais le « moi » spirituel propre de l'homme, celui qui fait de lui ce qu'il est, peut très bien rester intact. Alors cet homme ne pourra ni comprendre le sens de la révélation ni la transmettre aux autres (v. 16-17).

Pourtant, pour le chrétien, s'il se considère comme un membre adulte et spirituellement mûr de l'Église et s'il l'est réellement, la tâche de son propre développement spirituel et de celui de sa communauté ecclésiale doit passer au premier plan, et non la joie tirée de ses expériences extatiques, semblable à celle que les enfants éprouvent devant un jouet qui leur plaît (v. 17-20).

Certes, parfois, surtout pour les incroyants, la glossolalie, comme toute autre action manifeste de l'Esprit de Dieu, peut devenir une sorte de témoignage de la réalité du monde spirituel, auquel la plupart des gens ne pensent pas d'ordinaire. Mais pour les chrétiens eux-mêmes, la glossolalie n'est pas un témoignage, car elle n'ajoute rien à l'expérience spirituelle ni de ceux qui la vivent ni de ceux qui l'observent de l'extérieur (v. 21-22). Il en va autrement de la prophétie sous sa forme traditionnelle : ici le profit spirituel est évident, car la révélation prend alors une forme dans laquelle elle peut être reçue et assimilée.

De nouveau, ce qui passe au premier plan pour l'apôtre, ce ne sont pas les expériences de personnes particulières prises en elles-mêmes, même si elles sont liées à leur vie spirituelle, mais la mesure de leur participation à la vie de l'Église, et donc à la vie du Royaume, liée à ces expériences. En effet, toutes les expériences spirituelles, même les plus intenses, viennent et passent. Seul demeure le Royaume, ainsi que la mesure de participation réelle à sa vie, qui détermine le destin de l'homme dans l'éternité.

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