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RÉFLEXIONS pour 1Co 8:7-13

Mais tous n’ont pas la science. Certains, par suite de leur fréquentation encore récente des idoles, mangent les viandes immolées comme telles, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.
Ce n’est pas un aliment qui nous fera comparaître en jugement devant Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de plus ; et si nous en mangeons, nous n’avons rien de moins.
Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasion de chute.
10 Si en effet quelqu’un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ?
11 Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort !
12 En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez.
13 C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère.
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La nourriture dite sacrifiée aux idoles était un problème assez sérieux pour les premiers chrétiens. Le problème tenait au fait que, dans une même communauté d'Église, pouvaient très bien se trouver à la fois des Juifs et d'anciens païens. Il importe de se souvenir que le paganisme de masse, aux temps évangéliques, n'était déjà plus un phénomène religieux ; ceux que nous appelons habituellement païens, il serait plus juste de les appeler simplement des gens séculiers, dont la plupart, avant leur conversion au Christ, pensaient sans doute très peu à la religion, si même ils y pensaient. Ces personnes mangeaient leur nourriture habituelle sans penser, et peut-être même en oubliant complètement, que, formellement, la viande achetée par exemple au marché de la ville était consacrée aux dieux qui protégeaient ce marché.

Il en résultait que, formellement, toute la nourriture vendue sur les marchés était consacrée aux dieux païens, elle était toute sacrifiée aux idoles ; mais les anciens païens convertis au Christ ne s'en inquiétaient pas davantage qu'avant leur conversion. Ils ne pensaient simplement à aucun dieu ni à aucune religion lorsqu'ils faisaient leurs achats au marché de la ville, ni avant leur conversion ni après. Les chrétiens juifs, eux, prenaient tout cela beaucoup plus au sérieux ; ils n'achetaient jamais de viande ni d'autres produits au marché de la ville, ils avaient leurs propres boutiques où tous les produits étaient garantis casher.

Bien sûr, après la venue du Christ, tout ce qui a été décrit n'avait plus d'importance de principe, d'autant moins pour les païens, à qui personne n'avait jamais demandé d'observer la cacherout. Pourtant, lorsque des Juifs et d'anciens païens se retrouvaient à la même table, il arrivait qu'apparaisse sur cette table une nourriture formellement consacrée à des dieux païens ; et si, pour les anciens païens, une telle consécration ne signifiait rien et ne changeait rien, pour les Juifs la situation devenait manifestement une occasion de chute.

Ils ne pouvaient pas se défaire de l'idée qu'ils péchaient contre Dieu en mangeant une nourriture consacrée à des dieux païens, et leur conscience les condamnait, bien qu'il n'y eût pas de raisons objectives de s'inquiéter. Dans une telle situation, Paul conseille de ne pas ignorer ce genre d'inquiétude. Il ne faut pas mettre un frère dans une situation difficile et tentante pour lui, si l'on peut l'éviter. Bien sûr, une question peut se poser : jusqu'où peuvent aller les exigences de ceux qui sont scandalisés tantôt par une chose, tantôt par une autre, et à quoi vaut-il vraiment la peine de renoncer pour aller au-devant de la scrupulosité religieuse d'autrui ?

La réponse n'est pas difficile à trouver dans la lettre de l'apôtre : il y est question de choses spirituellement indifférentes à celui qui est prêt à faire un pas vers l'autre. De ce qui ne touche pas l'essence de sa vie spirituelle. Pour un ancien païen, par exemple, il était totalement indifférent de savoir si la viande posée sur la table était casher ou achetée au marché de la ville. Dans ce cas, il vaut mieux aller au-devant de celui pour qui cela n'est pas indifférent, car la vie spirituelle de l'ancien païen ne souffre en rien d'un tel pas.

Mais la vie spirituelle de son frère juif peut en souffrir : un désaccord intérieur constant ne favorise en rien une vie spirituelle normale. Telle est la règle générale que Paul conseille de suivre : l'homme religieusement moins scrupuleux doit céder à l'homme religieusement plus scrupuleux dans la mesure où ces concessions ne détruisent pas sa propre vie spirituelle. Alors beaucoup de problèmes de la vie de l'Église se résoudront d'eux-mêmes, et il y aura plus de paix dans les assemblées d'Église.

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Pour 1Co 8:7-13
Mais tous n’ont pas la science. Certains, par suite de leur fréquentation encore récente des idoles, mangent les viandes immolées comme telles, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.
Ce n’est pas un aliment qui nous fera comparaître en jugement devant Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de plus ; et si nous en mangeons, nous n’avons rien de moins.
Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasion de chute.
10 Si en effet quelqu’un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ?
11 Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort !
12 En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez.
13 C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère.
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Poursuivant la conversation sur l'amour et la liberté, Paul indique le fait que, dans...  Lire la suite

Poursuivant la conversation sur l'amour et la liberté, Paul indique le fait que, dans le Royaume, l'un est inséparable de l'autre. C'est dans une telle unité que se trouve pour lui, manifestement, la vraie connaissance. Pour l'habitant du Royaume, la connaissance n'est pas simplement une information sur l'état des choses, mais aussi la compréhension de la manière d'utiliser cette information afin de ne pas causer de dommage spirituel au prochain.

L'Église n'est pas une organisation scientifique qui se fixe pour but de connaître et de décrire aussi complètement que possible les lois de la vie spirituelle ; elle est une communauté d'habitants du Royaume, dont la tâche principale est le salut de chacun de ceux qui veulent être sauvés. Pour résoudre cette tâche, surtout compte tenu de la corruption de la nature humaine déchue, le traitement se révèle parfois plus important que l'enseignement. Dans ce cas, toute connaissance doit être envisagée précisément du point de vue thérapeutique : aidera-t-elle le frère qui n'est pas encore spirituellement affermi à devenir plus fort et à s'enraciner dans la vie du Royaume, ou bien, au contraire, ne fera-t-elle que lui infliger une blessure intérieure dont il devra peut-être se remettre pendant plus d'un jour ? La nourriture, pour la vie spirituelle, n'est certes pas un facteur décisif ; mais que se passera-t-il si la question de la nourriture devient une pierre d'achoppement pour ceux qui ne sont pas encore prêts à la plénitude de la liberté du Royaume (v. 8-9) ? Leurs corps, bien sûr, ne seront pas souillés par la nourriture, mais les tourments de conscience au sujet d'un péché commis, fût-il imaginaire, peuvent très bien souiller leur âme et les gêner sur le chemin spirituel (v. 7).

Le principe de la « Torah naturelle » fonctionne ici aussi : de même que Dieu juge les païens conformément au niveau de leur développement moral, de même Il juge les personnes religieuses selon la mesure de leur religiosité. Et si une personne religieuse, imitant extérieurement cette liberté spirituelle qu'elle ne possède pas en réalité, se met à violer des normes et des règles qu'au fond d'elle-même elle considère comme obligatoires pour elle, une telle violation deviendra pour elle un péché bien réel. Ainsi, la démonstration de la liberté spirituelle devant ceux qui n'y sont pas prêts peut se révéler spirituellement destructrice pour eux (v. 9-11).

Ce n'est pas étonnant, car la liberté spirituelle n'est pas tout à fait la même chose que la liberté de choix dans notre monde qui n'est pas encore transfiguré. Ici, elle n'est qu'une possibilité ; là, elle est déjà réalisation. Et si l'homme ne sait pas encore utiliser les possibilités que lui offre la vie du Royaume, il vaut mieux qu'il use de la mesure de liberté qu'il peut supporter sans se briser spirituellement. Tous les autres doivent tenir compte de cette mesure s'ils ne veulent pas blesser leur prochain ni détruire l'oeuvre commencée par le Sauveur (v. 12-13).

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Pour 1Co 8:8-9
Ce n’est pas un aliment qui nous fera comparaître en jugement devant Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de plus ; et si nous en mangeons, nous n’avons rien de moins.
Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasion de chute.
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La nourriture dite offerte aux idoles était un problème assez sérieux pour les premiers chrétiens. Le problème tenait au fait qu'une même communauté ecclésiale pouvait fort bien réunir des Juifs et d'anciens païens récemment convertis. Il importe de se rappeler...  Lire la suite

La nourriture dite offerte aux idoles était un problème assez sérieux pour les premiers chrétiens. Le problème tenait au fait qu'une même communauté ecclésiale pouvait fort bien réunir des Juifs et d'anciens païens récemment convertis. Il importe de se rappeler ceci: le paganisme de masse des temps évangéliques n'était déjà plus un phénomène profondément religieux. Ceux que nous appelons païens, il serait plus exact de les appeler simplement des gens séculiers; la plupart d'entre eux, avant leur conversion au Christ, pensaient peu à la religion, s'ils y pensaient jamais. Ces gens mangeaient habituellement la nourriture qui leur était familière, sans penser du tout, ou peut-être en oubliant complètement, que, formellement, la viande achetée par exemple au marché de la ville avait été consacrée aux dieux protecteurs de ce même marché.

Il en résultait que, formellement, toute la nourriture vendue sur les marchés était consacrée aux dieux païens, elle était toute offerte aux idoles, mais les anciens païens convertis au Christ ne s'en inquiétaient pas plus qu'avant leur conversion. Ils ne pensaient tout simplement à aucun dieu ni à aucune religion lorsqu'ils faisaient leurs achats au marché de la ville, ni avant leur conversion, ni après. Les chrétiens d'origine juive, eux, prenaient tout cela beaucoup plus au sérieux: ils n'achetaient jamais de viande ni d'autres produits au marché de la ville; ils avaient leurs propres boutiques, où tous les produits étaient garantis casher.

Bien sûr, après la venue du Christ, tout ce qui vient d'être décrit n'avait plus d'importance de principe, d'autant moins pour les païens, à qui personne n'avait jamais demandé d'observer la cacherout. Néanmoins, lorsque des Juifs et d'anciens païens se retrouvaient à la même table, il arrivait que sur cette table apparaisse une nourriture formellement consacrée aux dieux païens; et si, pour les anciens païens, cette consécration ne signifiait absolument rien et ne changeait rien, pour les Juifs la situation devenait manifestement une occasion de chute. Ils ne parvenaient pas à se défaire de l'idée qu'ils péchaient contre Dieu en mangeant une nourriture consacrée aux dieux païens, et leur conscience les condamnait, bien qu'ils n'eussent objectivement aucune raison de s'inquiéter. Et dans une telle situation, Paul conseille de ne pas ignorer ce genre d'inquiétude. Il ne faut pas placer un frère dans une situation difficile pour lui et grosse d'une occasion de chute, si l'on peut l'éviter. Bien sûr, une question peut se poser: jusqu'où peuvent aller les exigences de ceux qui se scandalisent tantôt de ceci, tantôt de cela, et à quoi vaut-il vraiment la peine de renoncer pour tenir compte de la délicatesse religieuse d'autrui?

La réponse n'est pas difficile à trouver dans l'épître de l'apôtre: il y est question de choses spirituellement indifférentes pour celui qui est prêt à faire un pas vers l'autre. De ce qui ne touche pas l'essence de sa vie spirituelle. Pour un ancien païen, par exemple, il était totalement indifférent que la viande posée sur la table fût casher ou qu'elle eût été achetée au marché de la ville. Dans ce cas, il vaut mieux aller au-devant de celui pour qui cela n'est pas indifférent: car la vie spirituelle de l'ancien païen ne souffre nullement d'un tel pas.

Mais la vie spirituelle de son frère juif peut en souffrir: une discorde intérieure constante ne favorise nullement une vie spirituelle normale. Telle est la règle générale que Paul conseille de suivre: l'homme religieusement moins scrupuleux doit céder à l'homme religieusement plus scrupuleux dans la mesure où de telles concessions ne détruisent pas sa propre vie spirituelle. Alors beaucoup de problèmes de la vie ecclésiale se résoudront d'eux-mêmes, et il y aura davantage de paix dans les assemblées de l'Église.

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Pour 1Co 8:1-13
Pour ce qui est des viandes immolées aux idoles, « nous avons tous la science », c’est entendu. Mais la science enfle ; c’est la charité qui édifie.
Si quelqu’un s’imagine connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faut connaître ;
mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui.
Donc, pour ce qui est de manger des viandes immolées aux idoles, nous savons qu’« une idole n’est rien dans le monde » et qu’« il n’est de Dieu que le Dieu unique ».
Car, bien qu’il y ait, soit au ciel, soit sur la terre, de prétendus dieux — et de fait il y a quantité de dieux et quantité de seigneurs —,
pour nous en tout cas, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et vers qui nous allons, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui viennent toutes choses et par qui nous allons.
Mais tous n’ont pas la science. Certains, par suite de leur fréquentation encore récente des idoles, mangent les viandes immolées comme telles, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.
Ce n’est pas un aliment qui nous fera comparaître en jugement devant Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de plus ; et si nous en mangeons, nous n’avons rien de moins.
Mais prenez garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles occasion de chute.
10 Si en effet quelqu’un te voit, toi qui as la science, attablé dans un temple d’idoles, sa conscience à lui qui est faible ne va-t-elle pas se croire autorisée à manger des viandes immolées aux idoles ?
11 Et ta science alors va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort !
12 En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience, qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez.
13 C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, afin de ne pas causer la chute de mon frère.
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Aujourd’hui, nous lisons ces paroles étonnantes de l’apôtre Paul : « Si un aliment fait tomber mon frère, jamais plus je ne mangerai de viande, afin de ne pas faire tomber mon frère »...  Lire la suite

Aujourd’hui, nous lisons ces paroles étonnantes de l’apôtre Paul : « Si un aliment fait tomber mon frère, jamais plus je ne mangerai de viande, afin de ne pas faire tomber mon frère. » Paul comprend mieux que quiconque que les questions extérieures, comme la nourriture, les coutumes et les traditions, ne sont pas d’une importance primordiale. Comme il est agréable de dire : « Moi, je sais bien que tout cela n’a aucune importance ; je peux faire ce que je veux, et que les autres me regardent et m’envient »... Pour l’apôtre Paul, la nourriture n’est évidemment pas l’essentiel. L’essentiel pour lui, ce sont les hommes, ses frères. Afin de ne pas troubler un frère ni de le conduire à la condamnation, Paul est prêt à observer tous les rites et toutes les traditions, qu’ils aient un sens ou non.

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