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RÉFLEXIONS pour Jon 2:1

Yahvé fit qu'il y eut un grand poisson pour engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits.
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Chaque chapitre du livre du prophète Jonas est un exposé schématique, bref et précis, du comportement d'un homme confronté à la volonté de Dieu. Sachant ce qu'il doit faire, Jonas s'enfuit, tente de se cacher, refuse même de prier et, par conséquent, se retrouve dans une situation sans issue. Il est facile de remplacer le ventre de la baleine par quelque chose de plus compréhensible et familier : la maladie, les échecs, la dépression, la solitude ou l'incompréhension. Tout ce qui nous prive de la volonté de vivre et nous plonge dans le désespoir. Tout ce qui est pour nous une conséquence évidente de notre désobéissance à Dieu, de notre péché. Tout cela est le ventre de la baleine, où nous comprenons soudain qu'il n'est possible d'en sortir qu'en nous tournant vers Celui qui fait agir même les lois de la nature comme il plaît à Sa volonté.

Autres réflexions

 
Pour Jon 2:8
Tandis qu'en moi mon âme défaillait, je me suis souvenu de Yahvé, et ma prière est allée jusqu'à toi en ton saint Temple.
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A première vue, à peine le Dieu d’Abraham et de Moïse semblera à quelqu'un, miséricordieux, surtout si on s'oriente sur Son image de l'Ancien Testament. Mais est-ce que nous comprenons correctement ce que c'est cette miséricorde, dont parle le prophète? Par miséricorde nous...  Lire la suite

A première vue, à peine le Dieu d’Abraham et de Moïse semblera à quelqu'un, miséricordieux, surtout si on s'oriente sur Son image de l'Ancien Testament. Mais est-ce que nous comprenons correctement ce que c'est cette miséricorde, dont parle le prophète? Par miséricorde nous sous-entendons le plus souvent une certaine indulgence, la volonté de pardonner à quelqu’un ses faiblesses non pas par amour pour lui, mais par indifférence des péchés qu’il a commis, peut-être dans le secret espoir qu'un jour on nous «pardonnera» aussi indulgemment nos péchés et nos faiblesses.

Le Dieu d'Israël n'est pas comme ça : Il est exigeant et, selon la parole des Saintes Ecritures, «jaloux», non parce qu'Il ait besoin de l’adoration de qui que ce soit, mais parce que autrement, si l’homme ne se rend pas dans Ses mains entièrement, sans réserve et sans regarder en arrière, Il ne pourra pas purifier et sanctifier une telle personne, et donc, ne pourra pas aussi le joindre à la vie nouvelle, à la vie de Son Royaume. Cette tâche est bien sûr incompatible avec la miséricorde, comme nous la comprenons assez souvent.

Mais avec ce sens, dans lequel le mot «miséricorde» est utilisé dans les livres bibliques, notre compréhension de la miséricorde n'a rien de commun. La miséricorde dans la Bible est la volonté de faire à quelqu’un plus que ce sur quoi il a droit d'après la loi ou l'accord, bien plus que ce qu’il est obligé de faire. Une telle volonté est aussi possible lorsque l'affaire concerne des relations entre les hommes, elle s’est avérée assez souvent pour ceux recevant l'aide un vrai salut dans des situations difficiles et parfois critiques.

Quand cela concerne Dieu, Sa miséricorde est pour l’homme le seul espoir. Seul parce qu'après la chute l’homme a perdu tous droits à tout sorte de futur proprement humain, étant beaucoup plus proche du monde animal, que de Dieu, à l'image duquel il était créé. À l'échelle moins globale, ayant en vue seulement la seule histoire du peuple de Dieu, on pourrait dire que ce peuple a perdu le droit sur tout ce qu’il lui était dû conformément à l’alliance conclue sur Sinaï: car les conditions de l’union conclue à cette époque étaient violées par le peuple plus d'une fois.

Il restait seulement à espérer que Dieu pardonnera Son peuple et lui donnera encore une chance de tout recommencer si ce n’est pas de nouveau, alors au moins, sur une feuille blanche. Cette volonté de Dieu de pardonner et donner encore une chance est Sa miséricorde. Certes, les dieux des païens pouvaient aussi être parfois miséricordieux envers ses fans, mais miséricordieux notamment au sens humain du mot. Il n’y a rien de surprenant ici : car ces dieux étaient créés par l’homme pour lui-même à son image. Voici seulement dans une situation critique, lorsqu’on avait besoin de l'aide, ils ne pouvaient aider en rien. Tout comme ne peut aider l’homme une «miséricorde» le poussant aux péchés et vices.

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Pour Jon 2:8
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Pour quoi l’homme pourrait laisser celui qui se comporte envers lui avec miséricorde ? Et qu’est-ce que dans un tel cas cette personne perdrait? Si nous parlons des relations entre Dieu et Son peuple, l'ampleur de la perte est immédiatement visible...  Lire la suite

Pour quoi l’homme pourrait laisser celui qui se comporte envers lui avec miséricorde ? Et qu’est-ce que dans un tel cas cette personne perdrait? Si nous parlons des relations entre Dieu et Son peuple, l'ampleur de la perte est immédiatement visible. Il s’agit, ni plus ni moins du salut, de la possibilité d'entrer dans le Royaume de Dieu, dont le peuple ne peut recevoir que dans le cas où Dieu lui manifeste Sa miséricorde. La miséricorde signifie, avant tout, la volonté de faire à quelqu’un plus qu’il ne le mérite, plus que ce sur quoi il a droit d'après la loi ou l'accord conclu.

Tous les prophètes d'Israël témoignent unanimement que l'union-testament conclut avec Dieu sur le mont Sinaï était violée par le peuple plus d'une fois, et chacune de ces violations, au fond, devenait sa rupture. L'union rompue privait le peuple de toutes ces possibilités, qui lui étaient apparues sur Sinaï. Il restait seulement à espérer sur la miséricorde de Dieu, que Dieu accomplira tout de même la promesse faite au peuple sur Sinaï. Dans une telle situation n'importe quel refus de la miséricorde de Dieu a l'air d’une vraie folie. Pourquoi plusieurs se décident aussi facilement à cela ? Peut-être, parce qu’ils ne se rendent simplement pas compte de toute la profondeur du problème et de toute la gravité de la situation. Mais autre chose est possible : le peuple veut une vie tranquille.

En effet, même un Dieu miséricordieux reste exigeant ou, en s'exprimant dans le langage biblique «jaloux». Il est prêt à donner à Son peuple encore une chance, mais Son exigence en ce qui concerne les commandements, le chemin de la justice et en général tout ce qui est lié à la vie spirituelle, est la même. Les dieux païens sont créés le plus souvent par les gens à leur image, et ce n'est pas étonnant que l’homme est plus confortable avec de tels dieux: le sentiment religieux (et il existe chez chacun) est satisfait, vu qu’aucune exigence incommode les dieux créés par l’homme, ne présenteront bien sûr à leur créateur. Sauf que dans une situation critique ces dieux n'aideront pas et n'ouvriront pas le Royaume.

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