1 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. |
2 Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit. |
3 Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? " |
4 Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, |
5 et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ? |
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " - |
7 " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " - |
8 " C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi. |
9 Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. " |
10 Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. " |
11 Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. |
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! " |
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu'il leur imposât les mains en priant; mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Jésus dit alors : " Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume des Cieux. " |
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route. |
En effet, tous ne peuvent pas accueillir cette parole. Si telle est « l’obligation de l’homme envers sa femme », si désormais tu ne peux plus vivre seulement pour toi-même mais es devenu une seule chair (c’est-à-dire un seul corps, une seule personne) avec quelqu’un d’autre, et si tu n’es absolument pas prêt à faire un tel pas, alors mieux vaut ne pas se marier. Car les pharisiens, exprimant comme toujours le point de vue commun à l’humanité, demandent à Jésus s’il n’est pas possible de joindre l’utile à l’agréable. Ne pourrait-on pas être une seule chair pendant quelque temps, jusqu’à ce que la situation devienne vraiment difficile et pénible, puis reculer ? Il semble que pratiquement tous les dilemmes moraux de l’humanité moderne relèvent de cette catégorie de questions : comment faire pour que tout aille bien sans que rien ne soit difficile ? En réponse, le Christ ne leur reproche ni la lâcheté, ni l’irresponsabilité, ni l’égoïsme, mais la dureté du cœur : l’incapacité à voir la beauté du dessein de Dieu sur l’unité de l’homme et de la femme, et l’incapacité d’aimer véritablement et profondément. Il semble que tous nos problèmes liés au mariage et à la famille proviennent précisément de la dureté du cœur, de la mort de l’organe de l’amour.
1 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. |
2 Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit. |
3 Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? " |
4 Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, |
5 et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ? |
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " - |
7 " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " - |
8 " C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi. |
9 Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. " |
10 Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. " |
11 Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. |
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! " |
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu'il leur imposât les mains en priant; mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Jésus dit alors : " Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume des Cieux. " |
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route. |
Remarquons que la question du divorce est posée par les pharisiens, habitués à éclaircir les subtilités juridiques. Mais des subtilités de l'interprétation de la loi, Jésus les ramène au sens de la création de l'homme et de la femme, à la possibilité de leur unité, donnée par Dieu, qui dépasse les dispositions humaines. En même temps, le Christ remarque que la prescription de Moïse concernant le divorce est dictée par des causes humaines. Par là, Il a Lui-même attesté que, parmi ce que la tradition a conservé, il existe aussi des éléments humains. Mais ils n'annulent pas le fait que, dans son fondement, la Révélation nous est donnée d'en haut. Et voici que Jésus proclame l'indissolubilité du mariage comme norme établie dès l'origine.
À notre époque, il est difficile de recevoir ces paroles et plus difficile encore de les accomplir. Les mariages se défont facilement et ne sont pas considérés comme des unions permanentes ; même pour beaucoup de ceux qui viennent à l'Église, il est déjà trop tard pour observer le commandement de l'unicité du mariage. Peut-être les paroles que celui qui peut comprendre comprenne serviront-elles de consolation. Mais l'attitude indulgente envers ceux qui ne sont pas capables d'accomplir le commandement dans toute son exactitude n'annule pas ce qui est établi comme norme, qui aurait dû prévaloir dans le monde.
Il est difficile de comprendre pourquoi les disciples tentaient d'empêcher les enfants de venir au Christ. Peut-être pensaient-ils que seuls des adultes, capables de comprendre Ses paroles, osaient venir au Maître. Mais Il peut devenir proche à tout âge.
L'appel du Christ à laisser les enfants venir à Lui et à ne pas les en empêcher répond à la question de savoir à partir de quel moment l'éducation chrétienne et l'entrée dans l'Église sont possibles. Il ne faut pas attendre l'âge de raison ; Il nous aime dès le sein maternel et peut se révéler à nous à tout âge.
1 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. |
2 Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit. |
3 Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? " |
4 Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, |
5 et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ? |
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " - |
7 " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " - |
8 " C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi. |
9 Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. " |
10 Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. " |
11 Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. |
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! " |
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu'il leur imposât les mains en priant; mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Jésus dit alors : " Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume des Cieux. " |
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route. |
En effet, tous ne peuvent pas accueillir cette parole. Si telle est « l’obligation de l’homme envers sa femme », si désormais tu ne peux plus être par toi-même, mais que tu es devenu une seule chair, c’est-à-dire un seul corps, un seul être humain, avec quelqu’un d’autre, et si tu n’es absolument pas prêt à un tel pas — alors il vaut mieux ne pas se marier. Car les pharisiens, comme toujours, exprimant le point de vue humain général, demandent à Jésus : ne peut-on pas concilier d’une manière ou d’une autre l’agréable et l’utile ? Ne peut-on pas être une seule chair pour un certain temps, jusqu’à ce que cela devienne tout à fait difficile et mauvais, puis — se retirer ?
Il semble que presque tous les dilemmes moraux de l’humanité contemporaine entrent dans cette catégorie de questions : comment faire pour que tout aille bien, et que cela ne soit pas difficile ? En réponse, le Christ ne les accuse pas de lâcheté, ni d’irresponsabilité, ni d’égoïsme, mais de dureté de cœur, d’incapacité à voir la beauté du dessein de Dieu sur l’unité de l’homme et de la femme, d’incapacité à aimer vraiment profondément. Il semble que tous nos problèmes liés au mariage et à la famille proviennent précisément de la dureté du cœur, de la mort de l’organe de l’amour.
1 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. |
2 Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit. |
3 Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? " |
4 Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, |
5 et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ? |
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " - |
7 " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " - |
8 " C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi. |
9 Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. " |
10 Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. " |
11 Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. |
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! " |
« Peut-on divorcer pour n’importe quelle raison ? » Autrement dit, existe-t-il quelque chose qui lie un homme et une femme lorsque leurs sentiments ne les attirent plus aussi fortement l’un vers l’autre ? Quelles réponses peut-on entendre à cette question ? « Rien ne les lie » (c’est-à-dire qu’on peut divorcer pour n’importe quelle raison) ; « les engagements mutuels les lient » (mais quelle est la valeur de la parole humaine ?) ; « le devoir envers la société les lie » (mais l’amour n’est guère comparable, en valeur, au devoir civique...) ; « les enfants les lient » (oui, si l’on en tient compte).
Le Christ donne une autre réponse : l’homme et la femme sont liés par le dessein de la création, c’est-à-dire que c’est Dieu Lui-même qui les unit. Et Il ne le fait pas au moyen de commandements et d’interdictions du divorce, car la loi ne peut pas engendrer l’amour, ce dont la loi de Moïse tient sagement compte ; Il les unit par Sa présence au sein même des relations, agissant par Sa sagesse et Son amour en ceux qui Lui font confiance.
1 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. |
2 Des foules nombreuses le suivirent, et là il les guérit. |
Nous ne pouvons manquer de remarquer que, dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, le Christ nous révèle la manière dont Dieu a voulu être présent dans notre monde. Là où deux ou trois sont réunis en Son nom, Il est là au milieu de nous. C'est précisément cette union entre nous en Son nom que Dieu attend de nous, et lorsqu'elle se réalise, Il vient immanquablement à nous. Car si deux d'entre nous s'accordent pour demander ensemble quelque chose à Dieu, Il ne peut pas ne pas être présent, puisque c'est précisément pour un tel accord, une telle union, qu'Il nous a créés. L'inverse est vrai aussi : pour nous trouver en présence de Dieu et venir à Lui, nous devons nous accorder les uns avec les autres. Cela signifie que ce ne sont plus nos problèmes personnels qui deviennent importants pour nous, mais une autre personne et sa vie. Et c'est là un aspect essentiel de notre ressemblance avec Dieu.
3 Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? " |
4 Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, |
5 et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ? |
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " - |
7 " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " - |
8 " C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi. |
9 Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. " |
10 Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. " |
11 Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. |
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! " |
Jean-Baptiste est mort pour avoir condamné le second mariage d'Hérode Antipas. Peut-être les Pharisiens interrogent-ils Jésus afin de Le provoquer à prononcer des paroles qui irriteraient également le tétrarque. À cette époque, le divorce dans les familles juives avait généralement lieu à l'initiative de l'homme ; les cas inverses étaient extrêmement rares et exigeaient des circonstances particulières. Si un homme manquait à la fidélité, on considérait qu'il péchait envers l'autre homme avec la femme duquel il avait péché. Jésus, en revanche, parle de fidélité à sa propre épouse, établissant ainsi l'égalité de l'homme et de la femme dans le mariage, et cela était nouveau. Mais il y a plus encore. Le Seigneur nous ramène à Son dessein originel sur nous. Il nous unit dans l'amour mutuel afin que personne ne puisse plus nous séparer. Car celui qui n'a pas appris la fidélité envers une seule personne ne peut connaître la fidélité envers le Dieu unique. C'est pourquoi, dans la symbolique biblique—comme on le voit particulièrement clairement, par exemple, dans l'Apocalypse de Jean le Théologien—l'inconduite sexuelle devient souvent le symbole du paganisme.
3 Des Pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent, pour le mettre à l'épreuve : " Est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif ? " |
4 Il répondit : " N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès l'origine, les fit homme et femme, |
5 et qu'il a dit : Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ? |
6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " - |
7 " Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? " - |
8 " C'est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l'origine il n'en fut pas ainsi. |
9 Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour " prostitution " - et en épouse une autre, commet un adultère. " |
10 Les disciples lui disent : " Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier. " |
11 Il leur dit : " Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. |
12 Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! " |
Décidons sérieusement pour nous-mêmes si nous faisons confiance à Jésus et aux paroles qu’Il prononce. Car si nous Lui faisons confiance, nous devons tirer des conclusions très précises du passage évangélique d’aujourd’hui :
13 Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu'il leur imposât les mains en priant; mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Jésus dit alors : " Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume des Cieux. " |
15 Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route. |
16 Et voici qu'un homme s'approcha et lui dit : " Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? " |
17 Il lui dit : " Qu'as-tu à m'interroger sur ce qui est bon ? Un seul est le Bon. Que si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. " - |
18 " Lesquels ? " lui dit-il. Jésus reprit : " Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas d'adultère, tu ne voleras pas, tu ne porteras pas de faux témoignage, |
19 honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. " |
20 " Tout cela, lui dit le jeune homme, je l'ai observé ; que me manque-t-il encore ? " - |
21 Jésus lui déclara : " Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi. " |
22 Entendant cette parole, le jeune homme s'en alla contristé, car il avait de grands biens. |
23 Jésus dit alors à ses disciples : " En vérité, je vous le dis, il sera difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux. |
24 Oui, je vous le répète, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux. " |
25 Entendant cela, les disciples restèrent tout interdits : " Qui donc peut être sauvé ? " disaient-ils. |
26 Fixant son regard, Jésus leur dit : " Pour les hommes c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible. " |
27 Alors, prenant la parole, Pierre lui dit : " Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t'avons suivi, quelle sera donc notre part ? " |
28 Jésus leur dit : " En vérité je vous le dis, à vous qui m'avez suivi : dans la régénération, quand le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous siégerez vous aussi sur douze trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. |
29 Et quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra bien davantage et aura en héritage la vie éternelle. |
30 " Beaucoup de premiers seront derniers, et de derniers seront premiers. " |
L’effroi des disciples se comprend : s’il est si difficile à un riche d’être sauvé, que dire alors des pauvres, qui souvent n’ont même pas la possibilité d’accomplir les prescriptions de la Loi ? Le Christ confirme leur intuition : le salut — c’est-à-dire le passage à une vie nouvelle avec Dieu, la délivrance de la haine et de l’incroyance — est tout simplement impossible. Il est impossible aux êtres humains ; Dieu seul peut l’accomplir. Les plus proches du salut sont donc ceux qui ne se croient pas d’avance capables de s’approcher de Dieu par leurs propres forces. Le jeune homme, qui observait depuis son enfance les principaux commandements, était manifestement une très bonne personne. Mais sa richesse — non pas l’argent, mais sa confiance dans sa capacité à « être parfait » — l’éloigne du message évangélique selon lequel « tout est possible à Dieu ». Il « s’en va tout triste », perdant ainsi sa « richesse d’esprit » et recevant la possibilité d’entrer dans le Royaume avec les disciples, non par sa propre justice, mais par la toute-puissance de l’amour de Dieu.
21 Alors Pierre, s'avançant, lui dit : " Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu'à sept fois ? " |
22 Jésus lui dit : " Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix-sept fois. |
23 " A ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d'un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. |
24 L'opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents. |
25 Cet homme n'ayant pas de quoi rendre, le maître donna l'ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d'éteindre ainsi la dette. |
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s'y tenait prosterné en disant : "Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. " |
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette. |
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l'étrangler, en lui disant : "Rends tout ce que tu dois. " |
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : "Consens-moi un délai, et je te rendrai. " |
30 Mais l'autre n'y consentit pas; au contraire, il s'en alla le faire jeter en prison, en attendant qu'il eût remboursé son dû. |
31 Voyant ce qui s'était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l'affaire à leur maître. |
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : "Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t'en ai fait remise, parce que tu m'as supplié ; |
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j'ai eu pitié de toi ?" |
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu'à ce qu'il eût remboursé tout son dû. |
35 C'est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. " |
1 Et il advint, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il quitta la Galilée et vint dans le territoire de la Judée au-delà du Jourdain. |
Au cœur de l’Évangile se trouve le message de l’amour. Au cœur de l’amour se trouve le pardon. La parabole racontée par le Seigneur place le pardon au centre même des relations humaines. Il est impossible de vouloir être pardonné sans vouloir pardonner. Le pardon est un lien réciproque entre les personnes, dans lequel les deux parties sont responsables du maintien de la relation. Pardonner non pas lorsque quelqu’un a expié sa faute, ni même lorsqu’il a demandé pardon, mais auparavant, par avance, sans laisser subsister dans son cœur le refus de pardonner : tel est le sens des paroles de Jésus au verset 22.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||