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RÉFLEXIONS pour Jn 10:1-10

1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
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Aujourd’hui, Jésus nous dit qu’Il est le berger et la porte de Ses brebis. L’image du berger est claire et familière. Mais pourquoi Jésus relie-t-Il deux choses apparemment différentes : « Je suis la porte des brebis » et « tous ceux qui sont venus avant Moi sont des voleurs et des brigands » ? Quel rapport les voleurs et les brigands ont-ils avec une porte ? Apparemment, le rapport est bien direct. « Tous ceux qui sont venus » avant Jésus étaient des hommes qui prétendaient au rôle de chefs du peuple. Comme tous les chefs, ils promettaient de conduire le peuple vers un « avenir radieux ». Le peuple d’Israël se souvenait encore que le seul avenir radieux ne pouvait se trouver que dans le Royaume de Dieu. Mais Jésus dit que l’unique porte de ce Royaume, c’est Lui-même. Il est impossible d’y entrer par un autre chemin, par une porte dérobée. C’est pourquoi tous ceux qui promettent de conduire les hommes au Royaume en contournant Jésus sont des voleurs et des brigands, car ils cherchent à dérober les brebis du Seigneur en les attirant par des promesses qu’ils savent mensongères.

Autres réflexions

 
Pour Jn 10:1-10
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
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Aujourd'hui Jésus nous dit qu'Il est le pasteur et la porte pour Ses brebis. L'image du pasteur est claire et habituelle. Mais pourquoi Jésus lie-t-Il deux choses apparemment différentes...  Lire la suite

Aujourd'hui Jésus nous dit qu'Il est le pasteur et la porte pour Ses brebis. L'image du pasteur est claire et habituelle. Mais pourquoi Jésus lie-t-Il deux choses apparemment différentes : « Je suis la porte des brebis » et « tous ceux qui sont venus avant Moi sont des voleurs et des brigands » ? Quel rapport les voleurs et les brigands ont-ils avec la porte ?

Il semble pourtant qu'il soit direct. « Tous ceux qui sont venus » avant Jésus sont des gens qui prétendaient au rôle de chefs du peuple. Comme il est propre à tous les chefs, ils promettaient de conduire le peuple vers un « avenir radieux ». Le peuple d'Israël se souvenait encore que le seul avenir radieux ne peut être que dans le Royaume de Dieu. Or Jésus dit que l'unique porte vers ce Royaume, c'est Lui-même. Y entrer par un autre chemin, par une entrée de service, est impossible. Voilà pourquoi tous ceux qui promettent de conduire les gens dans le Royaume en contournant Jésus sont des voleurs et des brigands, car ils essaient de voler les brebis du Seigneur en les attirant par des promesses sciemment fausses.

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Pour Jn 10:1-9
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
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Le Christ se « nomme » souvent comme un objet inanimé. Tantôt il est une pierre, tantôt du pain, puis de l'eau; aujourd'hui, il est une porte. Chaque fois, il se compare à un objet avec lequel...  Lire la suite

Le Christ se « nomme » souvent comme un objet inanimé. Tantôt il est une pierre, tantôt du pain, puis de l'eau; aujourd'hui, il est une porte. Chaque fois, il se compare à un objet avec lequel nous avons affaire presque constamment. De nos jours, vivre sans « contact » régulier avec une porte est assez difficile: celui qui entre dans un bâtiment par une ouverture non destinée à cet usage est un voleur et un brigand. Notre Seigneur Jésus-Christ est précisément la porte par laquelle nous pouvons entrer dans la maison de notre Père céleste. Le chemin vers Dieu passe seulement par lui: « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi », dira le Seigneur un peu plus tard (Jn 14:6).

On peut essayer de passer par les fenêtres ou par la cheminée, ou encore creuser un tunnel, mais pourquoi? On peut sans doute aller vers Dieu par des chemins détournés, poursuivre quelque « grâce particulière », chercher à se donner de l'importance et faire semblant que nous pouvons faire nous-mêmes quoi que ce soit pour notre propre salut, mais pourquoi? Pourquoi, si le chemin est droit? « Rendez droits ses sentiers » (Mt 3:3).

Droit ne veut pas dire facile. Tout ne s'améliorera pas aussitôt comme par un coup de baguette magique. Mais l'essentiel est que le Seigneur « appelle ses propres brebis une à une et les mène dehors » (Jn 10:3). Il nous conduira, nous les brebis aveugles, « par un chemin qu'ils ne connaissent pas; je les ferai marcher par des sentiers qu'ils ignorent; devant eux je changerai les ténèbres en lumière et les passages tortueux en lignes droites. Cela, je le ferai pour eux, je ne les abandonnerai pas » (Is 42:16).

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Pour Jn 10:1-9
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
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Aujourd’hui l’évangéliste nous transmet des paroles du Christ exceptionnelles, essentielles pour notre vie...  Lire la suite

Aujourd’hui l’évangéliste nous transmet des paroles du Christ exceptionnelles, essentielles pour notre vie. Ce sont les paroles où Il dit qu’Il est le Bon Pasteur et la Porte des brebis.

Il n’est pas inutile de rappeler ici que, dans l’ancienne Palestine, on ne gardait pas les brebis comme on garde les vaches en Russie. Nous nous représentons le pasteur comme un pauvre petit paysan qui marche derrière le troupeau et pousse le bétail avec un lourd fouet. Des chiens qui aboient et mordent les talons de ceux qui tentent de s’écarter complètent ce tableau peu attrayant. Hélas, instinctivement, nous comprenons les paroles du Christ disant qu’Il est le Pasteur selon ce qui est plus familier à notre culture. En Orient, au contraire, le berger des brebis marche devant son troupeau, choisissant le chemin parmi les rochers et les précipices. Il doit souvent s’arrêter dans un passage étroit et laisser passer les brebis une à une, car il n’y a pour elles d’autre chemin que l’endroit où se tient le berger.

Voilà précisément ce qu’est pour nous le Bon Pasteur, qui nous conduit à la vie. Nous Le suivons, et sur le chemin étroit il ne nous est possible de passer qu’en nous serrant contre Lui, en nous attachant à Dieu, comme le dit la Bible. C’est pourquoi le pastorat du Christ est pour nous un grand don. Et pour recevoir tout don de Dieu, il faut le demander, le désirer ardemment, en user et en rendre grâce. De même, pour que le Seigneur soit notre Pasteur, il faut le désirer de toutes nos forces, écouter Sa voix et Le remercier de nous paître.

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Pour Jn 10:1-18
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit,
et le loup s’en empare et les disperse.
13 C’est qu’il est mercenaire
et ne se soucie pas des brebis.
14 Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît
et que je connais le Père,
et je dépose ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis
qui ne sont pas de cet enclos ;
celles-là aussi, il faut que je les mène ;
elles écouteront ma voix ;
et il y aura un seul troupeau,
un seul pasteur ;
17 c’est pour cela que le Père m’aime,
parce que je dépose ma vie,
pour la reprendre.
18 Personne ne me l’enlève ;
mais je la dépose de moi-même.
J’ai pouvoir de la déposer
et j’ai pouvoir de la reprendre ;
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
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À la différence des savants traités théologiques, à la différence des définitions de foi dirigées contre telle ou telle erreur, la Sainte Écriture parle des mystères de Dieu avec une extrême retenue et une grande pudeur. Beaucoup de choses sont entourées d'un silence respectueux...  Lire la suite

À la différence des savants traités théologiques, à la différence des définitions de foi dirigées contre telle ou telle erreur, la Sainte Écriture parle des mystères de Dieu avec une extrême retenue et une grande pudeur. Beaucoup de choses sont entourées d'un silence respectueux; beaucoup ne sont indiquées que par une brève allusion ou une parabole. Les paroles du Christ dans la lecture d'aujourd'hui sont un moment rare où l'évangéliste transmet sobrement les paroles du Fils de Dieu lui-même touchant aux réalités ineffables.

Le Seigneur dit: « Le Père m'aime, parce que je donne ma vie afin de la reprendre ». En écoutant ces paroles, il faut sans doute se souvenir des limites du langage humain; et pourtant il est important d'essayer de comprendre de quoi, et surtout pourquoi, le Seigneur parle ainsi. Puisque l'Esprit de Dieu a inspiré l'évangéliste pour qu'il se souvienne de ces paroles et les écrive, cela signifie qu'il a voulu que nous les entendions et les comprenions.

Le Seigneur explique l'amour du Père céleste (même si, de notre point de vue, cet amour ne se prête absolument à aucune explication) par le fait que le Fils donne sa vie. Il faut ici noter deux choses importantes. L'amour dont parle Jésus n'est pas simplement une relation entre des Personnes, de même que le don de la vie n'est pas simplement un acte héroïque. L'un et l'autre parlent de la nature même du Dieu immuable; c'est pourquoi, dans son épître, l'évangéliste Jean écrit de lui qu'il est Amour. De plus, selon les principes du langage biblique, nous voyons que le Seigneur met en parallèle l'amour du Père pour lui et le don qu'il fait de sa vie. Au fond, c'est une seule et même nature, manifestée différemment par le Père et par le Fils. Puisque la vie du Fils de Dieu nous est donnée, ces paroles sont pour nous une espérance inestimable.

Et encore: pour que nous puissions vivre, ressentir et, autant que possible, apprécier cet amour de Dieu, il est nécessaire d'entendre les paroles du Christ disant qu'il nous donne sa vie dans une liberté parfaite, sans contrainte des circonstances extérieures. Uniquement parce que nous lui sommes chers.

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Pour Jn 10:1-21
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit,
et le loup s’en empare et les disperse.
13 C’est qu’il est mercenaire
et ne se soucie pas des brebis.
14 Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît
et que je connais le Père,
et je dépose ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis
qui ne sont pas de cet enclos ;
celles-là aussi, il faut que je les mène ;
elles écouteront ma voix ;
et il y aura un seul troupeau,
un seul pasteur ;
17 c’est pour cela que le Père m’aime,
parce que je dépose ma vie,
pour la reprendre.
18 Personne ne me l’enlève ;
mais je la dépose de moi-même.
J’ai pouvoir de la déposer
et j’ai pouvoir de la reprendre ;
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
19 Il y eut de nouveau scission parmi
les Juifs à cause de ces paroles.
20 Beaucoup d’entre eux disaient : « Il a un démon ; il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? »
21 D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque. Est-ce qu’un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? »
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Pourquoi escalader la clôture si la porte est ouverte? Peut-être par crainte d'être refoulé à la porte; mais alors, même après l'avoir « escaladée », on vous demandera de partir. Ou peut-être par espièglerie, comme dans l'enfance, lorsque...  Lire la suite

Pourquoi escalader la clôture si la porte est ouverte? Peut-être par crainte d'être refoulé à la porte; mais alors, même après l'avoir « escaladée », on vous demandera de partir. Ou peut-être par espièglerie, comme dans l'enfance, lorsqu'on aimait passer par la fenêtre pour ne pas respecter des règles de conduite devenues lassantes. Mais l'espièglerie n'a pas sa place ici: il est question de choses extrêmement sérieuses.

Derrière le refus du Christ se cache habituellement le désir de se passer de lui, ainsi que la conviction présomptueuse que nos propres forces suffisent pour mener une vie juste. Si l'on succombe à la tentation de l'autosuffisance, on risque de ne pas remarquer que ce qui paraissait être « nos propres forces et nos propres moyens » n'est en réalité ni à nous, ni même une force, mais une illusion soufflée par une source trouble.

C'est pourquoi, si sévères que puissent paraître les paroles sur les voleurs et les brigands venus auparavant — et elles peuvent aussi s'appliquer à beaucoup de ceux qui sont venus après —, elles sont justes. Les chefs et les faux prophètes pour lesquels les hommes ne sont qu'un moyen de réaliser leurs propres projets ne cessent de les envoyer à la mort, et l'on n'en voit pas encore la fin.

Mais le bon berger ne conduit pas le troupeau pour le tondre et l'égorger, mais pour le mener vers de bons pâturages. Toute comparaison a ses limites, y compris celle des hommes avec un troupeau; mais n'oublions pas que chacun de nous est unique pour le Bon Pasteur et qu'il connaît chacun par son nom.

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Pour Jn 10:1-21
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit,
et le loup s’en empare et les disperse.
13 C’est qu’il est mercenaire
et ne se soucie pas des brebis.
14 Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît
et que je connais le Père,
et je dépose ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis
qui ne sont pas de cet enclos ;
celles-là aussi, il faut que je les mène ;
elles écouteront ma voix ;
et il y aura un seul troupeau,
un seul pasteur ;
17 c’est pour cela que le Père m’aime,
parce que je dépose ma vie,
pour la reprendre.
18 Personne ne me l’enlève ;
mais je la dépose de moi-même.
J’ai pouvoir de la déposer
et j’ai pouvoir de la reprendre ;
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
19 Il y eut de nouveau scission parmi
les Juifs à cause de ces paroles.
20 Beaucoup d’entre eux disaient : « Il a un démon ; il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? »
21 D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque. Est-ce qu’un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? »
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Jésus ne parlait habituellement pas directement de Sa messianité. Mais Il y faisait souvent allusion. Et Ses paroles sur Lui-même comme bon berger sont aussi une allusion. En ce temps-là, en effet, les prétendants au rôle de Messie étaient nombreux. Déjà à l'époque des Maccabées, environ un siècle et demi avant la venue du Sauveur, commence une nouvelle poussée de messianisme...  Lire la suite

Jésus ne parlait habituellement pas directement de Sa messianité. Mais Il y faisait souvent allusion. Et Ses paroles sur Lui-même comme bon berger sont aussi une allusion. En ce temps-là, en effet, les prétendants au rôle de Messie étaient nombreux. Déjà à l'époque des Maccabées, environ un siècle et demi avant la venue du Sauveur, commence une nouvelle poussée de messianisme. Un messianisme politique. On attend le Messie comme libérateur, d'abord du pouvoir d'une dynastie séculière, puis du pouvoir des Romains. On L'attend comme un grand Roi terrestre.

Or les représentations juives traditionnelles du Messie ne supposaient nullement qu'il faille nécessairement naître Messie. On pouvait le devenir, de même que deviennent prophètes ceux que Dieu a appelés au service prophétique. C'est pourquoi de faux messies apparaissaient comme de faux prophètes. Et tout se terminait, au mieux, par rien, au pire par une tragédie. Les autorités romaines n'encourageaient absolument pas le messianisme politique, et elles réprimaient rapidement et impitoyablement tout mouvement de masse. Il arrivait souvent que le « messie » nouvellement apparu disparaisse alors, tandis que les répressions tombaient sur les simples participants du mouvement. Toutefois, cela n'arrêtait pas les insensés et les aventuriers du messianisme. Ce n'est pas par hasard que Jésus les appelle « voleurs et brigands » : ils n'étaient certainement pas de vrais pasteurs pour leur troupeau.

Et cela n'a rien d'étonnant : car ces gens ne considéraient pas ces troupeaux comme les leurs. Il ne s'agit pas seulement du fait qu'ils étaient des imposteurs. Il s'agit aussi du caractère même du messianisme politique. De la représentation du Royaume, qui apparaissait aux partisans de ce messianisme comme une réalité elle aussi purement politique, et donc entièrement terrestre. Un tel royaume terrestre ne pouvait pas être construit sans victimes. La guerre inévitable et les bouleversements qui s'ensuivaient, politiques et sociaux, étaient impossibles sans victimes. Bien sûr, tout était justifié par la grandeur du but. Mais cela ne soulageait pas ceux qui mouraient.

Seul Jésus a apporté au monde le Royaume qu'il n'était pas nécessaire d'établir par la force. Pour lequel il n'était pas nécessaire de combattre les pouvoirs de ce monde. Il a lui aussi exigé un sacrifice, mais ce sacrifice fut le Sauveur Lui-même. C'est pourquoi Il avait le droit de parler de Lui-même comme du véritable pasteur de Son troupeau : car Il est devenu la porte du Royaume pour chacun de ceux qui cherchent et n'en a perdu aucun.

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Pour Jn 10:1-21
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit,
et le loup s’en empare et les disperse.
13 C’est qu’il est mercenaire
et ne se soucie pas des brebis.
14 Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît
et que je connais le Père,
et je dépose ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis
qui ne sont pas de cet enclos ;
celles-là aussi, il faut que je les mène ;
elles écouteront ma voix ;
et il y aura un seul troupeau,
un seul pasteur ;
17 c’est pour cela que le Père m’aime,
parce que je dépose ma vie,
pour la reprendre.
18 Personne ne me l’enlève ;
mais je la dépose de moi-même.
J’ai pouvoir de la déposer
et j’ai pouvoir de la reprendre ;
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
19 Il y eut de nouveau scission parmi
les Juifs à cause de ces paroles.
20 Beaucoup d’entre eux disaient : « Il a un démon ; il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? »
21 D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque. Est-ce qu’un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? »
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La lecture de ce jour nous offre l'un des témoignages les plus clairs de Jésus sur Lui-même et sur Sa mission. Les anciens prophètes...  Lire la suite

La lecture de ce jour nous offre l'un des témoignages les plus clairs de Jésus sur Lui-même et sur Sa mission. Les anciens prophètes ont souvent comparé le peuple juif conduit par Dieu à un troupeau mené par un berger. Jésus reprend manifestement cette image dans Sa parabole (versets 1–5, 7–16). Il parle de Lui-même comme du véritable Pasteur, tel qu'Israël n'en a jamais vu et n'en verra jamais (versets 7–10).

À première vue, cette affirmation peut sembler étrange : au cours de ses nombreux siècles d'histoire, le peuple juif a eu des prophètes et de véritables maîtres spirituels. Mais Jésus ne parle manifestement ici ni des prophètes ni des maîtres ; Il parle des prétendants au rôle de Messie, qui étaient effectivement nombreux en Judée à l'époque évangélique. En général, ils appelaient le peuple à une guerre messianique, promettant aux insurgés un soutien d'en haut ; ces révoltes se terminaient par l'arrivée des légions romaines et une nouvelle répression sanglante. Mais les chefs de ces mouvements, généralement emportés par le fanatisme religieux, se souciaient peu des souffrances et de la mort de ceux qu'ils avaient entraînés : ils croyaient accomplir l'œuvre de Dieu, qui exigeait des sacrifices.

Ce n'est pas un hasard si Jésus les compare à des brigands qui ne viennent que pour « tuer, piller et détruire » (verset 10). Il ne s'agissait pas seulement de vies humaines perdues en vain, mais aussi du discrédit jeté sur l'idée même du Royaume messianique. Dans l'esprit des contemporains, celui-ci commençait à être associé au sang, à une guerre d'extermination impitoyable contre tous ceux qui ne soutenaient pas les insurgés. Il n'est pas étonnant que, durant la grande guerre messianique de l'an 70, lorsque Jérusalem était aux mains des chefs de la révolte et subissait un assez long siège romain, les atrocités des insurgés dans la ville assiégée aient, selon les témoignages de participants, largement dépassé les cruautés des soldats romains.

Et lorsque, comme c'était le plus souvent le cas, une révolte se terminait par une défaite avant même d'avoir vraiment commencé, les « messies » autoproclamés s'enfuyaient souvent, abandonnant à leur sort ceux qui leur avaient fait confiance. Ce n'est pas un hasard si les paraboles de Jésus présentent le mercenaire qui fuit les loups attaquant le troupeau (versets 12–13). Rien d'étonnant à cela : le chef qui ne s'appuie que sur ses forces humaines ou sur ses compagnons est inévitablement vaincu lorsqu'il affronte une force de même nature, mais très supérieure à la sienne. Son comportement dépend alors non plus de sa force extérieure, mais de sa force intérieure, qui dépend uniquement de sa relation avec Dieu après la défaite.

Or, dès l'origine, le Royaume apporté par Jésus ne supposait aucun appui extérieur : il n'avait besoin ni de soutien politique ni de soutien militaire pour exister et se répandre. Bien plus, la force du Royaume rendait fort même celui qui, du point de vue de notre monde encore non transformé, ne pouvait nullement vaincre et semblait voué à la défaite, voire à la mort. Jésus Lui-même n'avait aucun besoin d'une guerre messianique ; Il avait seulement à donner le Royaume à ceux qui étaient prêts à l'accueillir. Mais, à la différence des nombreux « messies » apparus à cette époque, la vie de Jésus n'appartenait qu'à Lui-même et ne dépendait pas des circonstances extérieures (versets 17–18). Tout comme Son Royaume.

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Pour Jn 9:39-10:9
39 Jésus dit alors :« C’est pour un discernement
que je suis venu en ce monde :
pour que ceux qui ne voient pas voient
et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
40 Des Pharisiens, qui se trouvaient avec lui, entendirent ces paroles et lui dirent : « Est-ce que nous aussi, nous sommes aveugles ? »
41 Jésus leur dit :« Si vous étiez aveugles,
vous n’auriez pas de péché ;
mais vous dites : Nous voyons !
Votre péché demeure. »
1 « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
2 celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
4 Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
6 Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
7 Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
9 Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
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Que veut dire Jésus lorsqu'il parle de ceux qui sont venus avant lui? Si l'on considère l'aspect purement historique, la réponse est assez claire: il s'agit manifestement des nombreux prétendants à la messianité qui apparaissaient alors en Judée presque chaque jour, et qui apparaissaient pour...  Lire la suite

Que veut dire Jésus lorsqu'il parle de ceux qui sont venus avant lui? Si l'on considère l'aspect purement historique, la réponse est assez claire: il s'agit manifestement des nombreux prétendants à la messianité qui apparaissaient alors en Judée presque chaque jour, et qui apparaissaient pour, selon la parole de Jésus, « voler, tuer et détruire ». Tous, en effet, terminaient leur prédication par un appel à la révolte, à la guerre messianique, appel qui était presque toujours entendu, et les conséquences ne se faisaient pas attendre: l'armée romaine réprimait durement et impitoyablement tous ces mouvements. Jésus, lui, parle de lui-même comme du Pasteur qui prend soin des brebis et ne veut pas les perdre inutilement, car il a apporté dans le monde le Royaume, dont l'établissement n'exige aucune révolte.

Mais ce n'est là qu'un aspect de la question. En parlant des faux pasteurs, Jésus s'adresse aussi aux pharisiens: ce sont eux qu'il appelle aveugles, et il leur dit que s'ils reconnaissaient leur aveuglement, ils ne porteraient pas de péché. Or les pharisiens, dans leur ensemble, à la différence par exemple des zélotes, n'étaient pas partisans de la guerre sainte, bien qu'ils attendissent évidemment le Messie tout autant. De quoi donc Jésus les accuse-t-il? On ne pouvait certainement pas les accuser de négliger le soin des âmes: à cet égard, les maîtres pharisiens et les rabbins étaient très zélés. Mais vers quoi se dirigeait leur zèle? Avant tout, et cela n'a rien d'étonnant, vers l'éducation religieuse de leur troupeau.

Pourtant la religion, par elle-même, ne garantit pas encore une vie spirituelle pleine. Elle peut être une aide comme un obstacle sur le chemin du Royaume: si on en fait une fin en soi, les conséquences pour la vie spirituelle peuvent être très tristes. Les pharisiens ont toujours été enclins à cette absolutisation, même si, comme toujours en pareil cas, beaucoup dépendait des personnes concrètes. Mais, malheureusement, il y eut bien des guides prêts à sacrifier l'homme au nom des normes et des règles religieuses, et les paroles de Jésus s'appliquaient pleinement à eux.

Bien sûr, beaucoup de ceux qui devaient conduire les hommes sur le chemin spirituel n'y étaient objectivement pas prêts. Dans ce cas, il aurait suffi de reconnaître simplement leur incapacité pour se décharger de leur responsabilité: personne n'aurait plus attendu de direction de celui qui se serait reconnu tel. Mais ceux qui étaient prêts à un tel aveu étaient, comme d'habitude, très peu nombreux: qui donc voudrait signer sa propre incapacité pastorale?

Alors les pasteurs devenaient précisément ces faux pasteurs dont parlait Jésus. Et ils portaient un péché: car le mensonge est toujours péché, et le faux pastorat est un péché redoublé. Il y va ici du chemin de la justice et du chemin vers le Royaume, donc du salut, c'est-à-dire de ce avec quoi on ne peut pas jouer.

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