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RÉFLEXIONS pour Jn 15:8-27

C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela
pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu
et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent,
et moi et mon Père.
25 Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi :
Ils m’ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
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Jésus construit Son entretien avec les disciples sur un contraste : Je vous donne le commandement de vous aimer les uns les autres, parce que le monde vous hait. Dans le monde, il y a la haine ; entre vous, l'amour. Deux questions surgissent aussitôt. Premièrement, l'amour des disciples peut-il l'emporter sur la haine du monde, si le monde est toujours plus grand et si les disciples eux-mêmes ne savent pas vraiment aimer ? Deuxièmement, il est évident que la situation n'est pas du tout aussi polarisée : dans le monde, qui ne croit pas au Christ, l'amour est toujours présent, car les hommes ne peuvent pas vivre tout à fait sans amour ; et parmi les chrétiens, l'amour n'est pas non plus l'hôte le plus fréquent, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour la première question, on peut seulement remarquer qu'il ne s'agit pas de l'amour propre des disciples, mais de la miséricorde du Père ; quant à savoir qui est le plus fort, Dieu ou le mal du monde, c'est une question adressée au plus profond de notre être, puisqu'elle n'a pas de réponse « extérieure ». Quant à la polarité, il ne s'agit manifestement pas de la division entre « croyants et incroyants », car on ne voit pas comment les séparer, mais de l'opposition entre le Christ et le « monde », là encore à l'intérieur de chaque homme.

Autres réflexions

 
Pour Jn 15:8-27
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela
pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu
et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent,
et moi et mon Père.
25 Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi :
Ils m’ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
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En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus les appelle sans cesse à l'amour mutuel. Ce n'est pas étonnant si l'on se souvient que le christianisme n'est rien d'autre que la vie dans le Royaume, et donc la vie dans l'amour. L'amour n'est évidemment pas l'unique caractéristique du Royaume. La vie du Royaume, c'est...  Lire la suite

En parlant du Royaume à ses disciples, Jésus les appelle sans cesse à l'amour mutuel (v. 9-12, 17). Ce n'est pas étonnant si l'on se souvient que le christianisme n'est rien d'autre que la vie dans le Royaume, et donc la vie dans l'amour. L'amour n'est évidemment pas l'unique caractéristique du Royaume. La vie du Royaume, c'est aussi le souffle de Dieu qui le pénètre et les manifestations de la puissance divine qui accompagnent partout Jésus pendant son ministère terrestre. Mais, dans notre monde encore imparfaitement transfiguré, l'amour propre à ceux qui portent le Royaume se révèle manifestement son témoignage le plus éclatant.

La force, par exemple, est bien connue du monde non transfiguré. Qui plus est, dans le monde qui gît au pouvoir du mal, il y en a parfois même trop. La force permet parfois de soumettre les hommes, mais il est impossible de les forcer à aimer. Des relations imposées par la force, et donc involontaires, ne conviennent pas au Royaume. Dans le monde déchu, la force ne sera guère perçue comme une alternative à l'ordre existant. On pourrait dire la même chose des phénomènes spirituels en eux-mêmes, car le monde déchu connaît lui aussi une sorte de spiritualité. Bien sûr, les phénomènes spirituels propres à la nature déchue diffèrent essentiellement et qualitativement des influences spirituelles qui viennent du Royaume. Mais ils peuvent parfois leur ressembler extérieurement, et la différence peut paraître imperceptible à celui qui ne voit que l'extérieur. Il apparaît ainsi que la spiritualité en elle-même ne signifie pas encore nécessairement l'apparition d'une alternative aux lois de ce monde.

Pour qu'une telle alternative apparaisse, il importe que chacun puisse non seulement voir clairement que les disciples et les fidèles du Christ possèdent une certaine spiritualité, mais aussi discerner ce qu'elle est. À cet égard, le témoignage de l'amour qui pénètre toutes les relations dans le Royaume se révèle le meilleur: l'amour mutuel montre visiblement au monde précisément ce qu'il ne possède pas et ce qui lui manque tant. C'est pourquoi, à la différence de la force et de la spiritualité comme telles, l'amour peut devenir l'alternative à l'ordre du monde existant que le monde désire tant et redoute tant. Il la redoute parce que, du point de vue des lois de notre monde encore non transfiguré, les relations d'amour sont réellement contre nature; la nature et la société, qui ne s'en est pas beaucoup éloignée, suivent d'autres principes, comptant sur la force, l'avantage et l'efficacité.

Il n'est pas étonnant que ceux qui veulent vivre autrement dans ce monde y deviennent un corps étranger (v. 18-19). Mais certains sont prêts au moins à essayer de trouver une alternative. Ceux qui vivent selon les lois du Royaume ne seront donc pas seulement persécutés: il y aura aussi des hommes prêts à écouter leur témoignage et à suivre leur chemin (v. 20). Pourtant, les disciples et les fidèles du Christ ne devraient apparemment ni tenter d'éviter les persécutions, ni espérer un succès massif de leur prédication, car, selon les paroles de Jésus, « le serviteur n'est pas plus grand que son maître ». Seul le témoignage importe fondamentalement. Chacun décide lui-même comment y répondre.

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Pour Jn 15:8-27
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela
pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu
et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent,
et moi et mon Père.
25 Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi :
Ils m’ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
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Comme elles sont poignantes, ces paroles sur l’amour qui donne « sa vie pour ses amis »... Face à ces paroles, je ressens...  Lire la suite

Comme elles sont poignantes, ces paroles sur l’amour qui donne « sa vie pour ses amis »... Face à ces paroles, je ressens de la perplexité et je comprends que cela est impossible par les seules forces humaines ; je prends donc conscience que moi-même, je n’aime pas... Combien faut-il aimer pour mourir pour les autres ? Nous n’avons devant nous qu’un seul exemple, le principal et le plus important pour chacun de nous : Jésus Christ. Combien il aime chacun de nous, puisqu’il est allé à la mort pour nous ! Et non pas simplement à la mort, mais à un supplice qui dépasse toutes les limites, lui qui était sans péché et sans faute. C’est justement là que se trouve l’essentiel : le regarder, en comprenant que lui seul peut aimer ainsi et partager cet amour avec ceux qui croient en lui ; nous réjouir de notre salut, venu par le Seigneur et son sacrifice, au lieu de nous affliger de ne pas pouvoir aimer ainsi par nous-mêmes. Alors il pourra accomplir en nous, comme en beaucoup d’autres, quelque chose qui soit digne de son nom. C’est ainsi, par exemple, qu’il a agi à travers Maximilien Kolbe et Mère Marie qui, dans les camps de concentration, ont pris dans les chambres à gaz la place de ceux qui avaient été condamnés à mort.

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Pour Jn 15:9-17
Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela
pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
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En parlant de l'amour comme d'un commandement nouveau, Jésus demande avant tout que chaque chrétien soit prêt à « déposer sa vie pour ses amis ». On comprend généralement cela comme la disposition à donner sa vie pour ses amis. Pourtant le verbe grec correspondant ne signifie pas...  Lire la suite

En parlant de l'amour comme d'un commandement nouveau, Jésus demande avant tout que chaque chrétien soit prêt à « déposer sa vie pour ses amis ». On comprend généralement cela comme la disposition à donner sa vie pour ses amis. Pourtant le verbe grec correspondant ne signifie pas « donner », mais précisément « poser », « placer », et non pas « à la place de », mais précisément « pour », « en faveur de » ses amis. Il ne s'agit donc manifestement pas du sacrifice de soi, ou du moins pas seulement de cela; il faut plutôt parler des relations qui unissent les hommes vivant de cet amour dont Jésus a aimé chacun. Mais qu'est-ce que cet amour qui est le sien, l'amour du Royaume? En quoi se distingue-t-il de l'amour connu des hommes bien avant sa venue dans le monde?

Avant tout en ceci: l'amour humain n'a jamais été total. Il demeurait seulement une intention, une relation, et en ce sens il était une réalité spirituelle. Mais le milieu dans lequel existaient les relations d'amour était naturel, psychique: l'homme, en effet, demeurait dans l'état déchu un être avant tout naturel, et le psychisme est lui aussi de la nature, seulement d'un genre particulier.

Jésus, lui, parle de l'amour du Royaume, de ce Royaume où le milieu même de la communion n'est pas naturel, mais spirituel. Là, l'amour peut être manifesté dans une plénitude absolue: les relations et le milieu du Royaume se correspondent pleinement. Mais la vie de l'homme dans le Royaume ne peut appartenir à lui seul.

Jésus lui-même l'explique simplement: celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, mais celui qui la lui remet et en fait une part de la vie de son Royaume la conserve. Et il la conserve dans une plénitude introuvable dans le monde déchu. Mais si cela est vrai de la vie du Royaume comme totalité, cela l'est aussi lorsque sont en jeu les relations des habitants du Royaume entre eux: eux non plus ne s'appartiennent jamais seulement à eux-mêmes; leur vie n'est jamais, et ne peut jamais être, quelque chose d'isolé, comme l'est la vie de l'homme dans le monde non transfiguré.

Bien sûr, dans le Royaume aussi chacun vit sa propre vie, et non celle d'un autre. Mais si, dans le monde déchu, les frontières de cette vie se trouvent souvent fermées à toute interaction, dans le Royaume elles sont toujours ouvertes. Là, cette ouverture est sans danger: puisque la vie de chacun est déterminée par le souffle de Dieu, personne n'abuse de cette ouverture comme cela arrive parfois dans le monde déchu.

Et les possibilités qu'offre une telle ouverture sont immenses: si cela est nécessaire, chacun peut à tout moment céder entièrement à un autre son espace de vie, lorsque le besoin s'en présente. Il ne reste pas de problèmes insolubles pour les habitants du Royaume, car il n'y a pas non plus de barrières entre eux. Il n'y a donc pas de barrières pour le souffle de Dieu qui les unit. Chacun vit d'une vie pleine, qui appartient à la fois à lui-même et à quiconque veut participer à cette plénitude et y prendre part.

C'est une telle vie que le Sauveur commande à ses disciples. Elle est, au fond, le christianisme lui-même.

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Pour Jn 15:9-17
Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
11 Je vous dis cela
pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
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L’amour du Père pour le Fils se manifeste dans leur union indissoluble, et le Seigneur nous propose de demeurer, nous aussi, dans ce même amour. Sommes-nous prêts à un tel amour ?  Lire la suite

L’amour du Père pour le Fils se manifeste dans leur union indissoluble, et le Seigneur nous propose de demeurer, nous aussi, dans ce même amour. Sommes-nous prêts à un tel amour — non pas même à aimer ainsi nous-mêmes, car il est clair que nous n’y sommes pas prêts, mais à le recevoir du Christ ? Recevoir l’amour ne peut être passif, cela exige des efforts en réponse ; mais répondons-nous toujours activement à l’amour du Christ ? Pourtant, même sans recevoir de réponse, Il continue de nous aimer.

Ce ne sont pas des serviteurs, mais des amis qu’Il a appelés les disciples, non seulement ceux qui étaient près de Lui, mais tous ceux qu’Il a appelés à Le suivre. Il veut nous élever à une hauteur qu’il est difficile d’atteindre sans Lui ; avant même que l’ascension ne commence, la tête tourne déjà.

Mais si nous ne sommes pas pour Lui des serviteurs, cela signifie que nous ne devons pas non plus être les serviteurs les uns des autres. Pourtant, nous voulons dominer, et il est donc difficile d’accueillir Son don ; nous sommes tentés de répéter après le disciple : « éloigne-Toi de moi, car je suis un homme pécheur ». Le Christ peut effectivement S’éloigner si nous L’en supplions avec insistance ; Il ne S’impose pas par la force. Mais Il vient en libérateur, et celui qui Le rejette de sa propre volonté demeure esclave du péché.

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Pour Jn 15:9-10
Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez en mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez en mon amour,
comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père
et je demeure en son amour.
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Au fond, deux chemins sont devant nous : suivre le Christ en écoutant Sa Parole, ou nous détourner de Lui. Jésus nous appelle...  Lire la suite

Au fond, deux chemins sont devant nous : suivre le Christ en écoutant Sa Parole, ou nous détourner de Lui. Jésus nous appelle, frappe aux portes de nos cœurs (voir Ap 3,20) et demande : « Demeurez dans Mon amour » (Jn 15,9). Il aime déjà, indépendamment de qui nous sommes, de la manière dont nous nous comportons et de ce que nous faisons, mauvais ou bon. Rien ne nous séparera de Son Amour (voir Rm 8,35-39).

Mais, bien que l'Amour soit proche, on peut ne pas l'accueillir. Ne pas le voir, ou le mépriser en n'y prêtant aucune attention. Pourtant il existe, et il est éternel. Voilà pourquoi le Seigneur nous appelle à demeurer dans cet amour. Afin qu'Il puisse nous donner la vie, les forces pour vivre et, enfin, l'éternité, l'Amour même. En entrant dans cet Amour, chacun de nous ne répond pas seulement à l'Amour de Celui qui l'a créé, mais entre aussi dans l'Éternité, coopérant à l'œuvre de son salut.

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Pour Jn 15:12-17
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
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Dans ce passage, le Seigneur révèle aux disciples l’essence du commandement qu’Il leur laisse. Et la mesure de l’amour à laquelle Il les appelle se révèle égale à la mort. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » : telle est cette mesure. Jésus appelle...  Lire la suite

Dans ce passage, le Seigneur révèle aux disciples l’essence du commandement qu’Il leur laisse. Et la mesure de l’amour à laquelle Il les appelle se révèle égale à la mort. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » : telle est cette mesure. Jésus appelle à s’oublier soi-même, à ne pas penser à son propre confort ni à son avantage, à « ne pas chercher son intérêt », à donner et non à exiger. Mourir à soi-même et ressusciter pour ses amis : voilà ce commandement nouveau.

Nous savons que le Christ Lui-même nous a aimés précisément selon cette mesure suprême, en donnant Sa vie sur la Croix. Et, en nous efforçant d’aimer nos proches, nous pénétrons peu à peu ce mystère de l’amour divin. En accomplissant librement cette alliance, nous cessons d’être des serviteurs et devenons Ses amis, ceux qui « savent ce que fait le maître » et comprennent vraiment ce que Jésus a « entendu du Père ».

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Pour Jn 15:12-17
12 Voici quel est mon commandement :
vous aimer les uns les autres
comme je vous ai aimés.
13 Nul n’a plus grand amour que celui-ci :
déposer sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis,
si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas
ce que fait son maître ;
mais je vous appelle amis,
parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ;
mais c’est moi qui vous ai choisis
et vous ai établis
pour que vous alliez et portiez du fruit
et que votre fruit demeure,
afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donne.
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
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Le texte d’aujourd’hui attire bien sûr d’abord l’attention sur le commandement nouveau que le Christ nous donne comme le seul nécessaire à la vie...  Lire la suite

Le texte d’aujourd’hui attire bien sûr d’abord l’attention sur le commandement nouveau que le Christ nous donne comme le seul nécessaire à la vie. Mais aujourd’hui, je voudrais souligner la ligne que Jésus trace littéralement en deux mots et qui contient toute l’histoire des relations entre l’homme et Dieu. Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle amis. Et la mesure de l’amour pour les amis devient la mort de Dieu pour la vie des hommes.

En lisant à la suite l’Évangile selon Jean, on a sans cesse envie d’accélérer le rythme et de ne pas s’arrêter au sens littéral des paroles prononcées par Jésus, parce que leur simplicité ne laisse aucune échappatoire. Une possibilité de choix nous est donnée, mais ce choix se situe entre les mots « oui » et « non ». Et, en choisissant « oui », la foi en l’amour de Dieu pour chacun, en Sa mort et Sa résurrection, dans trois jours seulement nous entendrons, près du tombeau vide, Jésus dire à Marie Madeleine : « ...va vers mes frères ». Ainsi, en passant par la mort, Dieu est devenu notre frère.

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Pour Jn 15:17-27
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu
et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent,
et moi et mon Père.
25 Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi :
Ils m’ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
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Le passage du Dernier entretien du Christ avec les disciples que nous lisons aujourd’hui nous révèle comment le Seigneur Lui-même regarde les disciples. Le fait est qu’Il les assimile en réalité...  Lire la suite

Le passage du Dernier entretien du Christ avec les disciples que nous lisons aujourd’hui nous révèle comment le Seigneur Lui-même regarde les disciples. Le fait est qu’Il les assimile en réalité à Lui-même. Le monde a d’abord haï le Christ, puis Ses disciples. Ils n’appartiennent pas au monde. On a gardé la parole du Christ, on gardera aussi la parole des disciples. Enfin, témoigner de Jésus sera l’œuvre de l’Esprit de vérité, qui procède du Père, et des disciples.

Et tout cela, le Seigneur le dit en expliquant le commandement : « Aimez-vous les uns les autres ». Cela signifie que la ressemblance à Dieu et l’adoption filiale (car c’est bien de cela qu’il s’agit) ne proviennent pas de qualités surhumaines particulières de ces pêcheurs galiléens, mais du fait qu’ils accompliront ce commandement. Par conséquent, les paroles du Christ s’adressent aussi à tous ceux qui suivent les disciples du Christ dans l’Église, qu’Il a Lui-même fondée précisément par ces disciples.

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Pour Jn 15:17-18
17 Ce que je vous commande,
c’est de vous aimer les uns les autres.
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
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Jésus construit son entretien avec les disciples sur un contraste: je vous donne le commandement de vous aimer les uns les autres parce que le monde vous hait. Dans le monde, la haine; entre vous, l'amour. Deux questions surgissent aussitôt ici...  Lire la suite

Jésus construit son entretien avec les disciples sur un contraste: je vous donne le commandement de vous aimer les uns les autres parce que le monde vous hait. Dans le monde, la haine; entre vous, l'amour.

Deux questions surgissent aussitôt ici. Premièrement, l'amour des disciples peut-il vaincre la haine du monde, si le monde est toujours plus grand, et si les disciples eux-mêmes ne savent pas vraiment aimer? Et deuxièmement, il est évident que la situation n'est pas du tout aussi polarisée: dans le monde qui ne croit pas au Christ, l'amour est toujours présent, car les hommes ne peuvent pas vivre tout à fait sans amour; et parmi les chrétiens, l'amour, pour le dire doucement, n'est pas non plus l'hôte le plus fréquent.

À propos de la première question, on peut seulement remarquer qu'il ne s'agit pas de l'amour propre des disciples, mais de la miséricorde du Père; quant à savoir qui est le plus fort, Dieu ou le mal du monde, c'est une question adressée au plus profond de notre être, puisqu'il n'existe pas de réponse « extérieure ». Quant à la polarité, il ne s'agit manifestement pas de diviser entre « croyants et incroyants », car on ne voit pas comment les répartir, mais de l'opposition du Christ et du « monde » à l'intérieur, encore une fois, de chaque personne.

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Pour Jn 15:18-21
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
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Et voici que résonnent de nouveau des paroles de consolation… Mais pas seulement de consolation : aussi de cette miséricorde et de cet amour du Seigneur dont chaque personne a tant besoin. Jésus souffre déjà, se heurtant...  Lire la suite

Et voici que résonnent de nouveau des paroles de consolation… Mais pas seulement de consolation : aussi de cette miséricorde et de cet amour du Seigneur dont chaque personne a tant besoin. Jésus souffre déjà, se heurtant à l’éloignement et au refus de la part de ceux qui L’entourent. Que doivent donc attendre ceux qui Le suivront ? Oui, la croissance de l’Église, la joie des païens et bien d’autres grâces (voir, par exemple, Ac 4:33, 6:7, 13:48), mais en même temps le refus.

Cela n’est pas dit pour que nous nous fixions sur la lutte, mais pour que les vierges aient de l’huile dans leurs lampes (voir Mt 25:1-13). Et le Seigneur dit dans le passage d’aujourd’hui que la situation où les chrétiens sont persécutés est naturelle, parce que Lui-même est persécuté. Le monde demeure le monde, et l’on y trouvera toujours des personnes qui s’opposent à Sa parole.

Pourtant, dans ces mêmes lignes, nous voyons un soutien et un encouragement étonnants. Car si l’on ne t’accueille pas, tu partages avec Lui Son sort, et donc tu es à Lui.

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Pour Jn 15:18-21
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
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Jésus dit : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. La conséquence paraît tout à fait évidente : si Jésus a été persécuté, pourquoi Ses disciples ne le seraient-ils pas ? Ce qui n’est pas évident, c’est autre chose...  Lire la suite

Jésus dit : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. La conséquence paraît tout à fait évidente : si Jésus a été persécuté, pourquoi Ses disciples ne le seraient-ils pas ? Ce qui n’est pas évident, c’est autre chose. Il dit que le serviteur n’est pas plus grand que son maître, puis Il poursuit : « S’ils ont gardé Ma parole, ils garderont aussi la vôtre. » Ainsi, par la grâce du maître, le serviteur reçoit aussi Son privilège : parler avec autorité. Dans quelle situation la parole des disciples peut-elle être « avec autorité », comme celle du Maître ? La réponse est simple : lorsqu’il s’agit de la même parole ou, plus exactement, de la même Parole qui s’est faite chair et a habité parmi nous. Lorsque c’est Lui-même qui parle et agit à travers eux.

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Pour Jn 15:20-21
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
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En parlant de l’inévitabilité des persécutions qui attendent les chrétiens, Jésus en définit en même temps clairement la cause. Ses paroles montrent que ces persécutions ne peuvent pas être appelées religieuses, pas plus que le christianisme ne peut être appelé une religion. Jésus ne parle en effet d’aucune nouvelle religion. Il parle d’une vie nouvelle. De la vie du Royaume qu’Il a apporté...  Lire la suite

En parlant de l’inévitabilité des persécutions qui attendent les chrétiens, Jésus en définit en même temps clairement la cause. Ses paroles montrent que ces persécutions ne peuvent pas être appelées religieuses, pas plus que le christianisme ne peut être appelé une religion. Jésus ne parle en effet d’aucune nouvelle religion. Il parle d’une vie nouvelle. De la vie de ce Royaume qu’Il a apporté dans le monde. Et du fait que cette vie nouvelle est incompatible avec la vie du monde dans son état présent. S’il s’était agi de religion, l’opposition aurait peut-être pu être évitée.

Toute religion possède habituellement une certaine capacité d’adaptation. Toutes les religions, d’une manière ou d’une autre, se sont adaptées et s’adaptent dans une certaine mesure aux exigences de ce monde, et les religions nées sur le sol chrétien ne font pas exception. Mais adapter la vie du Royaume à la vie de ce monde, personne n’y est jamais parvenu. Sous aucune forme de ce monde, ni séculière ni religieuse. Ce n’est pas par hasard que le judaïsme lui-même, devenu le milieu religieux et, dans une certaine mesure, la forme religieuse d’existence de l’Église primitive, n’a pas accepté le christianisme.

Ce qui, dans le judaïsme, dépassait les cadres proprement religieux, c’est-à-dire la tradition de la Révélation vivante, l’enseignement sur la Torah intérieure et sur la Torah vivante, a été accepté et assimilé par le christianisme (même si quelque chose s’en est ensuite perdu). Mais le judaïsme comme religion n’est jamais devenu une partie organique de la vie chrétienne. Et cela ne tient pas aux païens nouvellement convertis, mais au fait que le christianisme, comme vie nouvelle, n’entrait dans aucun cadre religieux. Même dans ceux qui faisaient partie du sol où il avait grandi. Et la religiosité née sur le sol du christianisme historique s’est elle aussi révélée trop étroite pour la vie chrétienne.

Ce n’est pas par hasard que l’histoire chrétienne a connu si souvent des cas où des justes chrétiens (ou, comme on les appelle dans certaines Églises, des saints), qui cherchaient la plénitude de la vie du Royaume et la trouvaient, étaient persécutés précisément par des hommes religieux et par des autorités religieuses, désormais chrétiennes. La religion fait partie de ce monde, et lorsqu’elle rencontre le Royaume et sa vie, cette particularité se manifeste nécessairement. Voilà pourquoi Jésus parle de l’inévitabilité des persécutions. Jusqu’à la fin des temps. Jusqu’au triomphe complet du Royaume. Et jusqu’à la transfiguration complète de la nature même de ce monde.

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Pour Jn 15:18-16:4
18 « Si le monde vous hait,
sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous.
19 Si vous étiez du monde,
le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n’êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tirés du monde,
pour cette raison, le monde vous hait.
20 Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi ils vous persécuteront ;
s’ils ont gardé ma parole,
la vôtre aussi ils la garderont.
21 Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé.
22 Si je n’étais pas venu
et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché.
23 Qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché ;
mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent,
et moi et mon Père.
25 Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi :
Ils m’ont haï sans raison.
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
« Je vous ai dit cela
pour vous éviter le scandale.
On vous exclura des synagogues.
Bien plus, l’heure vient
où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu.
Et cela, ils le feront
pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi.
Mais je vous ai dit cela,
pour qu’une fois leur heure venue,
vous vous rappeliez que je vous l’ai dit.
« Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement,
parce que j’étais avec vous.
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Le Christ ne promet pas à ceux qui Le suivent les commodités de la vie ni la prospérité terrestre. Nous sommes clairement avertis : si quelqu'un voulait voir dans le christianisme un moyen de résoudre les problèmes accumulés et un instrument pour atteindre le confort, il s'est trompé de porte...  Lire la suite

Le Christ ne promet pas à ceux qui Le suivent les commodités de la vie ni la prospérité terrestre. Nous sommes clairement avertis : si quelqu'un voulait voir dans le christianisme un moyen de résoudre les problèmes accumulés et un instrument pour atteindre le confort, il s'est trompé de porte. D'ailleurs, le Seigneur ne nous refuse nullement Son aide : lorsque la solution de ces problèmes est nécessaire, Il est prêt à répondre à nos demandes et nous donne le droit et la possibilité de récolter aussi des fruits terrestres. Mais en plaçant au centre de notre attention non Dieu Lui-même, mais Ses dons, nous nous détournons de Lui — peut-être involontairement, sans y penser, mais cela ne change rien au fond de l'affaire.

Si nous choisissons le Christ, il nous faut être prêts à rencontrer l'opposition. L'appel à porter sa croix, adressé à chacun des disciples, découle d'une vision claire de la réalité du mal qui domine dans le monde. On peut, si on le veut, se soustraire à cet appel; cependant, alors, nous serons inévitablement vaincus par le mal. Le mal paraît souvent attirant et séduisant, mais son poids, à la différence du poids de la croix, écrasera et enfoncera dans la boue.

Nous sommes aussi avertis que beaucoup des persécuteurs seront convaincus de servir Dieu, mais le Christ a dit clairement de tels hommes qu'ils n'ont connu ni le Père ni le Fils. Les persécuteurs eux-mêmes ne seront pas d'accord avec un tel reproche et, en réponse, commenceront à invoquer leurs propres connaissances théologiques. Mais connaître des représentations au sujet de Dieu, ce n'est pas encore connaître Dieu Lui-même, et ici l'avertissement s'adresse à nous tous : les persécuteurs ne sont pas les seuls à risquer de faire cette substitution — comme le montre l'histoire, les persécutés, lorsque les circonstances changeaient, sont eux aussi devenus plus d'une fois persécuteurs...

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Pour Jn 15:26-16:4
26 Lorsque viendra le Paraclet,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
l’Esprit de vérité, qui vient du Père,
il me rendra témoignage.
27 Mais vous aussi, vous témoignerez,
parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.
« Je vous ai dit cela
pour vous éviter le scandale.
On vous exclura des synagogues.
Bien plus, l’heure vient
où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu.
Et cela, ils le feront
pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi.
Mais je vous ai dit cela,
pour qu’une fois leur heure venue,
vous vous rappeliez que je vous l’ai dit.
« Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement,
parce que j’étais avec vous.
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Dans notre monde, tout est lié : tout événement entraîne nécessairement autre chose, et nous ne pouvons pas toujours dire ce que ce sera. Par exemple, un sourire au prochain peut...  Lire la suite

Dans notre monde, tout est lié : tout événement entraîne nécessairement autre chose, et nous ne pouvons pas toujours dire ce que ce sera. Par exemple, un sourire au prochain peut lui remonter le moral, ou même l'aider à comprendre qu'il existe la joie et l'amour, et lui rendre le désir de vivre. L'huile tristement célèbre renversée par Annouchka peut devenir la cause d'une mort... Tout est lié, et les conséquences peuvent être très graves. Cela nous impose le devoir d'être extrêmement attentifs dans nos rapports avec le monde et avec ceux qui nous entourent, en comprenant que seul l'Amour entraîne toujours le bien.

Dans la lecture d'aujourd'hui de l'Évangile selon Jean, Jésus parle aussi du lien entre tout ce qui arrive. Il annonce le témoignage de l'Esprit de Vérité, le Consolateur qui nous est envoyé (voir Jn 15:26). Or l'Esprit du Seigneur, qui vient remplir les coeurs de ceux qui croient en Lui, est un don de Dieu. Les paroles « Et vous aussi, vous rendrez témoignage » (Jn 15:27) disent qu'après le don vient notre travail : son emploi pour le service de Dieu, la transmission de l'Esprit aux autres, comme le faisaient les Apôtres. Si l'on ne partage pas ce que Dieu te donne, ce que tu t'es approprié disparaîtra tout simplement, comme se fane une fleur serrée fortement dans la main. Ainsi, si quelque chose est donné d'en haut, il faut l'utiliser, car rien n'est donné sans raison.

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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La vigne, le cep sont d'anciens symboles vétérotestamentaires d'Israël (Is 5:1-7; Ps 79:9). Jésus Lui-même utilise aussi ces images dans Ses paraboles (Mt 20:1-16; 21:28-46)...  Lire la suite

La vigne, le cep sont d'anciens symboles vétérotestamentaires d'Israël (Is. 5:1-7; Ps. 79:9). Jésus Lui-même utilise aussi ces images dans Ses paraboles (Mt. 20:1-16; 21:28-46). Et maintenant, s'entretenant seul avec les disciples, Il leur révèle le mystère de leur vocation nouvelle: rassemblés autour de Lui pour le repas messianique, ils se joignent au vrai cep, à Celui qui est le véritable Élu, formant un peuple nouveau. Leur appartenance à la vraie religion, au vrai peuple, à tout ce que revendiquent toujours tous les « orthodoxes », les « patriotes » et les « vrais croyants », se définit désormais non par la nationalité, ni par la confession, ni par quelque orientation que ce soit, mais uniquement par le fait de « demeurer » en Jésus, de vivre de Sa vie, de porter Son fruit...

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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Avant d’aller à la mort, Jésus adresse à Ses disciples les paroles les plus importantes. Il leur révèle l’essence même de ce que...  Lire la suite

Avant d’aller à la mort, Jésus adresse à Ses disciples les paroles les plus importantes. Il leur révèle l’essence même de ce que signifie être Son disciple. Chacun de nous est appelé à être un sarment sur la vigne, donc à être directement uni au Christ et nourri de la sève vivifiante, comme cela se produit dans une plante. Si l’on coupe une fleur de sa tige, si belle soit-elle, elle se flétrira inévitablement. De même, celui qui perd son lien avec Dieu perd la vie et devient incapable de porter du fruit.

L’Évangile indique à maintes reprises que ce lien avec le Seigneur se réalise par Sa Parole. Ici, Jésus S’adresse une fois encore aux apôtres et à nous tous, disant que « les paroles qui demeureront en vous » sont une condition nécessaire pour que le fruit apparaisse et que le sarment entier reste vivant. Et si cette condition est remplie, même ce qui paraît le plus incroyable devient possible ; alors, « demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé ».

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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En parlant de la parole par laquelle Il a purifié Ses disciples, Jésus témoigne de nouveau de Lui-même comme de la Torah vivante. C'est bien des paroles de la Torah que l'on disait alors qu'elles purifiaient l'homme. Il ne s'agissait évidemment pas d'apprendre par coeur le texte du Pentateuque et de le répéter dans l'espérance que...  Lire la suite

En parlant de la parole par laquelle Il a purifié Ses disciples, Jésus témoigne de nouveau de Lui-même comme de la Torah vivante. C'est bien des paroles de la Torah que l'on disait alors qu'elles purifiaient l'homme. Il ne s'agissait évidemment pas d'apprendre par coeur le texte du Pentateuque et de le répéter dans l'espérance que cette répétition même délivrerait celui qui répète de tous les péchés. Même si, à cette époque (comme d'ailleurs aujourd'hui), il y avait parmi les Juifs beaucoup de personnes qui connaissaient réellement le Pentateuque par coeur.

Mais il ne s'agissait pas d'apprendre le Pentateuque par coeur, il s'agissait de laisser le commandement de Dieu changer sa vie. D'abord intérieurement, puis extérieurement aussi. On ne regardait pas le commandement simplement comme une norme juridique, ni même morale, mais comme une révélation directe de la volonté de Dieu. Comme une intention de Dieu adressée à l'homme. Il fallait l'accueillir comme telle et construire sa propre vie en accord avec elle. Accorder ses intentions humaines avec celles de Dieu. C'est ce qu'on appelait alors la Torah intérieure. Celle-là même qui purifiait l'homme. Parce qu'elle devenait réellement une parole vivante de Dieu, capable de purifier. Et Jésus parle de la force purificatrice de Ses paroles. Il affirme ainsi que chacune de Ses paroles est parole de Dieu. Mais la purification par la parole ne suffit pas à elle seule. Il faut encore garder l'unité essentielle avec le Christ, sinon la vie pleine dans le Royaume est impossible. Essentielle signifie une unité où l'on vit avec Lui d'une seule vie.

Comme les sarments sur la vigne : leur vie normale n'est possible que tant qu'ils demeurent unis à cette vigne. Pourtant, la seule participation ne suffit pas : il faut encore que cette même vie se poursuive dans le sarment lui-même. Les sarments secs, comme les branches sèches des arbres, ne servent à rien, ils ne sont qu'un poids pour l'arbre ou pour la vigne. Il ne suffit pas d'être près de Jésus et de participer à Sa vie, il ne suffit pas de faire l'expérience du souffle du Royaume comme réalité, il faut encore devenir soi-même le réceptacle et le porteur de cette vie et de ce souffle.

Bien sûr, le souffle du Royaume qui enveloppe l'homme le change, et la rencontre avec le Christ ne passe pas sans laisser de trace ; mais si, après tout cela, l'homme ne change pas intérieurement, s'il ne devient pas lui-même, selon la parole de Paul, « temple du Saint-Esprit », lieu où l'Esprit demeure, on peut dire que toutes les rencontres ont été vaines et que toute l'expérience s'est perdue inutilement. C'est pour cela que le chrétien a besoin de la Torah intérieure : afin que ce qui a été reçu dans les rencontres avec le Christ et dans l'expérience du Royaume ne s'écoule pas de son âme comme l'eau à travers un crible. C'est seulement dans cette unité double de la Loi (la Torah intérieure) et de la grâce que la vie du Royaume est possible, non pas épisodique et fortuite, mais pleine.

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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En parlant de la parole par laquelle Il a purifié Ses disciples, Jésus témoigne de nouveau de Lui-même comme de la Torah vivante. C'est précisément des paroles de la Torah que l'on disait alors qu'elles purifiaient l'homme. Il ne s'agissait certes pas d'apprendre par cœur le texte du Pentateuque et de le répéter dans l'espoir que...  Lire la suite

En parlant de la parole par laquelle Il a purifié Ses disciples, Jésus témoigne de nouveau de Lui-même comme de la Torah vivante. C'est précisément des paroles de la Torah que l'on disait alors qu'elles purifiaient l'homme. Il ne s'agissait certes pas d'apprendre par cœur le texte du Pentateuque et de le répéter dans l'espoir que cette répétition même délivrerait celui qui répète de tous ses péchés. Même si, à cette époque, il y avait parmi les Juifs beaucoup de gens qui connaissaient réellement le Pentateuque par cœur, comme d'ailleurs aujourd'hui.

Mais il ne s'agissait pas d'apprendre le Pentateuque par cœur ; il s'agissait de laisser le commandement de Dieu changer sa vie. D'abord intérieure, puis extérieure. On ne regardait pas le commandement simplement comme une norme juridique ou même morale, mais comme une révélation directe de la volonté de Dieu. Comme l'intention de Dieu adressée à l'homme. Il fallait l'accueillir comme telle et bâtir sa propre vie en conformité avec elle. Accorder ses intentions humaines avec celles de Dieu. C'est ce qu'on appelait alors la Torah intérieure. Celle-là même qui purifiait l'homme. Parce qu'elle devenait réellement la parole vivante de Dieu, capable de purifier. Or Jésus parle de la force purificatrice de Ses paroles. Il affirme ainsi que chacune de Ses paroles est parole de Dieu. Mais la purification par la parole ne suffit pas. Il faut encore garder l'unité essentielle avec le Christ, sinon une vie plénière dans le Royaume est impossible. Essentielle signifie : vivre avec Lui d'une seule et même vie.

Comme les sarments sur la vigne : une vie normale n'est possible pour eux que tant qu'ils demeurent unis à cette vigne même. Cependant, une simple participation ne suffit pas : il faut encore que la même vie se poursuive dans le sarment lui-même. Les sarments secs, comme les branches sèches des arbres, ne servent à rien ; ils ne sont qu'un fardeau pour l'arbre ou pour la vigne. Il ne suffit pas d'être près de Jésus et de prendre part à Sa vie, il ne suffit pas d'éprouver le souffle du Royaume comme une réalité ; il faut encore devenir soi-même le réceptacle et le porteur de cette vie et de ce souffle.

Certes, le souffle du Royaume qui enveloppe l'homme le change, et la rencontre avec le Christ ne passe pas sans laisser de trace ; mais si, après tout cela, l'homme ne change pas intérieurement, ne devient pas lui-même, selon la parole de Paul, « temple du Saint-Esprit », lieu où l'Esprit demeure, on peut dire que toutes les rencontres ont été vaines et que toute l'expérience s'est perdue inutilement. C'est pour cela que le chrétien a besoin de la Torah intérieure, afin que ce qui a été reçu dans les rencontres avec le Christ et dans l'expérience du Royaume ne s'écoule pas de son âme comme l'eau à travers un tamis. C'est seulement dans cette double unité de la Loi, la Torah intérieure, et de la grâce que la vie du Royaume est possible, non pas épisodique et fortuite, mais plénière.

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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Avant d’aller à la mort, Jésus adresse à Ses disciples les paroles les plus importantes. Il leur révèle l’essence même de ce que...  Lire la suite

Avant d’aller à la mort, Jésus adresse à Ses disciples les paroles les plus importantes. Il leur révèle l’essence même de ce que signifie être Son disciple. Chacun de nous est appelé à être un sarment sur la vigne, donc à être directement uni au Christ et nourri de la sève vivifiante, comme cela se produit dans une plante. Si l’on coupe une fleur de sa tige, si belle soit-elle, elle se flétrira inévitablement. De même, celui qui perd son lien avec Dieu perd la vie et devient incapable de porter du fruit.

L’Évangile indique à maintes reprises que ce lien avec le Seigneur se réalise par Sa Parole. Ici, Jésus S’adresse une fois encore aux apôtres et à nous tous, disant que « les paroles qui demeureront en vous » sont une condition nécessaire pour que le fruit apparaisse et que le sarment entier reste vivant. Et si cette condition est remplie, même ce qui paraît le plus incroyable devient possible ; alors, « demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé ».

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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La lecture d’aujourd’hui nous permet de voir le fondement de ce que l’on appelle proprement le christianisme. Jésus dit à Ses  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui nous permet de voir le fondement de ce que l’on appelle proprement le christianisme. Jésus dit à Ses disciples : Je suis la vigne, et Mon Père est le vigneron (v. 1). L’image de la vigne était déjà, chez les anciens prophètes, le symbole du Royaume messianique. Et Jésus, en Se nommant vigne, témoigne de Lui-même comme de l’axe spirituel de ce Royaume. Il ne s’agit pas d’une nouvelle religion du Royaume fondée par Jésus. La vigne n’est pas un enseignement ni une religion, mais Jésus Lui-même. C’est Lui qui a apporté le Royaume dans le monde, et s’il peut exister, ce n’est que parce qu’Il en restera désormais le centre et le soutien. Jésus porte en Lui la plénitude de Dieu, et donc la plénitude du Royaume, inséparable de Sa Personne. Pour parler le langage philosophique, c’est une unité ontologique, qui ne peut être détruite. Et le Père est réellement le vigneron, car c’est précisément Sa force qui vivifie le Royaume, et Jésus manifeste au monde Sa plénitude (Jn 14:8–11).

Le christianisme est donc la vie dans le Royaume, une vie inséparable de la vie de Jésus Lui-même, qui compare Ses disciples aux sarments de la vigne (v. 4–5). Voilà proprement le christianisme au sens évangélique du mot : vivre d’une seule vie avec le Christ dans Son Royaume. Comme on le voit, on ne peut parler de christianisme que lorsque la vie des disciples du Christ est aussi inséparable de la vie du Sauveur que la vie du Sauveur Lui-même est inséparable de la vie du Père. L’unité du Royaume n’est pas définie par une communauté d’enseignement, de religion ou de morale, mais par une communauté de vie.

Et la vie dépend de la sincérité et de la confiance dans les relations entre Jésus et ceux qui cherchent le Royaume ; c’est pourquoi, manifestement, est nécessaire à ceux qui y entrent cette purification par la parole dont Jésus parle lorsqu’Il raconte à Ses disciples le Royaume (v. 3). Être chrétien signifie proprement vivre de la vie du Royaume, et tous les autres éléments de la tradition chrétienne ne sont nécessaires que pour la « purification par la parole » ; ils ne sont qu’un moyen nécessaire pour que les paroles de Jésus, prononcées une fois, résonnent encore et encore, devenant un repère pour les nouvelles générations qui cherchent le Royaume.

Aucun autre christianisme ne peut exister par définition : Jésus Lui-même indique de manière parfaitement univoque qu’Il est l’unique fondement du Royaume, et donc de l’Église. Toute alternative est, pour parler le langage du Sauveur, l’alternative du « sarment desséché », voué à la perte (v. 4–6).

Et ce n’est pas étonnant : dans le monde non transfiguré, qui gît dans le mal, il n’y a rien qui puisse donner la vie à l’homme qui cherche le Royaume. Le monde est vaste, mais la Source de la vie n’y est qu’une. L’accepter ou la rejeter, chacun en décide lui-même.

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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Nous sommes appelés à demeurer sur la vigne parce que, séparés d'elle, les sarments sont coupés de la source de la vie et se dessèchent rapidement. Ils sont libres de se détacher, mais ils n'en tireront aucun profit. Aucun des sarments greffés sur cette vigne ne peut...  Lire la suite

Nous sommes appelés à demeurer sur la vigne parce que, séparés d'elle, les sarments sont coupés de la source de la vie et se dessèchent rapidement. Ils sont libres de se détacher, mais ils n'en tireront aucun profit. Aucun des sarments greffés sur cette vigne ne peut demeurer stérile. Si le Jardinier nous appelle à porter du fruit, c'est précisément parce qu'il purifie sans cesse les sarments et les rend capables d'en porter, chacun selon sa mesure; il ne faut pas être troublé si cette mesure diffère pour chacun. Mais si nous refusons de porter du fruit et voulons nous installer confortablement sur la vigne sans faire d'effort, nous nous en détacherons. Nous sommes avertis que, dans ce cas, nous serons jetés dehors et nous dessécherons. D'ailleurs, nous commencerons à nous dessécher avant même la séparation visible de la vigne, car le sarment qui ne s'est pas encore entièrement rompu, mais qui se sépare intérieurement de la vigne, se prive déjà de la sève qui donne la vie.

Ce n'est pas un hasard si les sarments tombés de la vigne sont pris comme symbole de stérilité spirituelle. Une fois coupés, ils ne peuvent servir à fabriquer des objets, par exemple des paniers ou des clôtures, car ils sont trop fragiles lorsqu'ils sont secs. Même comme combustible, ils sont inférieurs aux autres branches: ils brûlent vite et donnent peu de chaleur...

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Pour Jn 15:1-8
« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit,
il l’enlève,
et tout sarment qui porte du fruit,
il l’émonde,
pour qu’il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purs
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit
s’il ne demeure pas sur la vigne,
ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne ;
vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi, et moi en lui,
celui-là porte beaucoup de fruit ;
car hors de moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est jeté dehors comme le sarment
et il se dessèche ;
on les ramasse et on les jette au feu
et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez ce que vous voudrez,
et vous l’aurez.
C’est la gloire de mon Père
que vous portiez beaucoup de fruit
et deveniez mes disciples.
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Tout sarment qui porte du fruit, le Père le purifie afin qu’il porte encore plus de fruit. Jésus dit que les disciples sont déjà purifiés par la parole qu’Il a annoncée, et que maintenant la tâche...  Lire la suite

Tout sarment qui porte du fruit, le Père le purifie afin qu’il porte encore plus de fruit. Jésus dit que les disciples sont déjà purifiés par la parole qu’Il a annoncée, et que maintenant la tâche est de demeurer en Lui.

Quelque chose en nous tend sans cesse vers l’indépendance, et c’est sans doute normal, car Dieu nous a créés libres. Mais lorsque nous commençons à chercher la liberté loin de Lui, tôt ou tard nous l’obtenons, et alors il apparaît que sans la Vigne vivante nous mourons, nous nous desséchons.

Cependant, le plus souvent, nous existons comme une branche fendue, qui semble encore unie à la vigne et se nourrir d’elle, mais cette union est fragile et la sève manque. De notre choix dépendra qu’elle se rompe définitivement ou qu’elle soit de nouveau greffée à la vigne.

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