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RÉFLEXIONS pour Mt 18:18

18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
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Le Seigneur Jésus-Christ parle de cela pour la première fois aux disciples en Mt 16:19. Là, à l'Église, en la personne de l'apôtre Pierre qui vient de confesser le Christ comme Fils du Dieu vivant, est donné le pouvoir qui n'appartient qu'à Dieu : pardonner les péchés des hommes. Ici de nouveau, le Seigneur Jésus donne à ses disciples, première communauté chrétienne, le pouvoir de pardonner les péchés et souligne que le pardon donné par l'Église s'accomplit non seulement sur la terre, mais aussi au ciel, c'est-à-dire dans l'éternité.

Il est compréhensible et logique que ce que Dieu accomplit au ciel se reflète dans la vie terrestre des hommes. Mais ici nous voyons que le Seigneur a voulu établir dans l'Église un autre lien : ce qu'elle accomplit ici s'étend jusqu'au ciel. L'Église transmet aux hommes le pardon divin, et le péché confessé dans le sacrement ecclésial de la pénitence est pardonné ; il n'existe plus.

Habituellement, nous pensons que le Seigneur parle du pouvoir comme d'un droit ou d'une capacité, d'une force de donner le pardon. Mais lui-même parle d'une nature toute différente du pouvoir dans le Royaume des Cieux. Ses paroles doivent plutôt être comprises ainsi : il confie à l'Église un ministère dont l'essence est de transmettre son pardon. C'est le sens même de l'existence de l'Église et de ses sacrements, car par les mains des apôtres, c'est le Christ lui-même qui donne ce pardon.

Ces paroles ont encore un sens très important : le temps terrestre de notre vie est inestimable ; nous ne pouvons bâtir des relations avec les hommes qu'ici, tant qu'il y a du temps. Tant que nous vivons sur la terre, nous pouvons essayer de réparer quelque chose, pardonner et rouvrir notre coeur aux personnes qui nous ont offensés, demander nous-mêmes pardon à ceux que nous avons offensés. Nous mourrons avec le « capital » spirituel que nous aurons accumulé. Et si nous mourons avec le non-pardon dans le coeur, comment pourrons-nous être dans le Royaume du pardon et de l'amour ?

Autres réflexions

 
Pour Mt 18:18
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
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Le seigneur Jésus Christ parle de ceci pour la première fois dans Mt 16:19 lorsqu’Il caractérise l’Église en la personne de Pierre, après que ce...  Lire la suite

Le seigneur Jésus Christ parle de ceci pour la première fois dans Mt 16:19 lorsqu’Il caractérise l’Église en la personne de Pierre, après que ce dernier L’ait professé Fils du Dieu Vivant ; ensuite est donné le pouvoir n’appartenant qu’a Dieu de pardonner aux gens les péchés. Le seigneur Jésus donne encore ici à ses disciples la première communauté chrétienne, le pouvoir de pardonner les péchés et souligne que tout pardon accordé par l’Église ne s’accompli pas seulement sur la terre mais aussi au ciel c'est-à-dire dans l’éternité.

Il est clair et logique que ce que Dieu a accompli au ciel se reflète dans la vie terrestre des Hommes. Nous voyons ici que Le seigneur a voulu établir dans l’Église un autre rapport : ce que l’Église accomplie sur terre s’étend jusqu’au ciel. L’Église transmet le pardon divin aux gens, et le péché professé dans le sacrement religieux qu’est la pénitence est remis et n’existe plus.

Nous pensons d’habitude que le Seigneur parle du pouvoir comme étant notre faculté ou capacité, ou encore notre force de pardonner. Mais Il parle tout à fait d’un autre pouvoir, qui est dans le Royaume des Cieux. Il faudrait mieux comprendre les mots de Jésus ainsi : Il confie à l’Église un service, dont le but consiste à transmettre Ses pardons. C’est en ceci le sens de l’existence de l’Eglise et de ses sacrements, en effet c’est Jésus Christ lui-même qui donne ce pardon aux mains des apôtres.

Il y a encore un autre sens à ces paroles à savoir: La durée terrestre de notre vie est inestimable, pendant qu’il y a encore du temps nous ne pouvons construire des relations avec les gens qu’ici-bas. Nous pouvons essayer de corriger quelque chose, pardonner et ouvrir de nouveau le cœur à ceux qui nous ont offensés, et demander pardon a ceux que nous avons offensés pendant que nous vivons encore sur terre. Alors nous pourrions mourir avec ce capital spirituel que nous avons accumulé sur terre ; Mais si nous mourons avec un cœur sans pardon, comment pourrions nous être dans le Royaume du pardon et d’amour ?

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Pour Mt 18:18-22
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
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Nous ne pouvons manquer de remarquer que, dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, le Christ nous révèle la manière dont Dieu a voulu être présent dans notre monde...  Lire la suite

Nous ne pouvons manquer de remarquer que, dans la lecture évangélique d'aujourd'hui, le Christ nous révèle la manière dont Dieu a voulu être présent dans notre monde. Là où deux ou trois sont réunis en Son nom, Il est là au milieu de nous. C'est précisément cette union entre nous en Son nom que Dieu attend de nous, et lorsqu'elle se réalise, Il vient immanquablement à nous. Car si deux d'entre nous s'accordent pour demander ensemble quelque chose à Dieu, Il ne peut pas ne pas être présent, puisque c'est précisément pour un tel accord, une telle union, qu'Il nous a créés. L'inverse est vrai aussi : pour nous trouver en présence de Dieu et venir à Lui, nous devons nous accorder les uns avec les autres. Cela signifie que ce ne sont plus nos problèmes personnels qui deviennent importants pour nous, mais une autre personne et sa vie. Et c'est là un aspect essentiel de notre ressemblance avec Dieu.

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Pour Mt 18:15-35
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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Dans un différend avec un frère, et plus généralement avec tout « prochain », l'homme est appelé à choisir la démarche la plus difficile...  Lire la suite

Dans un différend avec un frère, et plus généralement avec tout « prochain », l'homme est appelé à choisir la démarche la plus difficile : non pas pardonner avec condescendance à celui qui se trompe, ni oublier ses sottises, mais tout au contraire admettre la possibilité d'avoir soi-même tort ! Si tu n'as pas réussi à t'entendre avec ce frère, demande-toi : « Et si c'était moi le coupable ? » et appelle une troisième personne capable de juger objectivement. Mais même alors, même si le jugement objectif de ce tiers s'avère être en ta faveur, fais encore un effort sur toi-même : mets en doute ta propre victoire et soumets l'affaire à l'instance suprême, l'assemblée de ceux qui se réunissent au nom du Christ, où Lui-même pourra vous départager et révéler Sa volonté à ceux qui voudront l'entendre. Car il est si facile de croire que l'on a raison, et si difficile de croire à la possibilité réelle du jugement de Dieu sur la terre...

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Pour Mt 18:15-35
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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Dans la parabole, l'incommensurabilité de nos dettes mutuelles et du pardon de Dieu est soulignée : une myriade de talents vaut un million de fois plus que cent deniers...  Lire la suite

Dans la parabole, l'incommensurabilité de nos dettes mutuelles et du pardon de Dieu est soulignée : une myriade de talents vaut un million de fois plus que cent deniers (un tel numéral n'existe tout simplement pas en grec). C'est comme si, ayant reçu un appartement en cadeau, nous arrachions un rouble à quelque mendiant (on peut imaginer des comparaisons encore plus grandioses). D'un autre côté, une dette de cent deniers est aussi une somme : l'offense infligée par nos proches peut être très amère.

Nous devons tous quelque chose les uns aux autres ; tous, d'une manière ou d'une autre, nous blessons et nous nous sentons blessés. Mais lorsque Dieu entre dans l'écheveau compliqué et confus de nos offenses mutuelles et de nos anciennes dettes, Il rompt tout l'équilibre moral et matériel de nos relations humaines. Cela se produit lorsque, face au malheur, nos désaccords et nos querelles pâlissent, ou lorsque, sur le lit de mort, la vie acquiert une telle gravité que les offenses et les blessures que nous nous sommes infligées les uns aux autres paraissent absurdes.

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Pour Mt 18:15-35
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
21 Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? »
22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois.
23 « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
24 L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents.
25 Cet homme n’ayant pas de quoi rendre, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d’éteindre ainsi la dette.
26 Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s’y tenait prosterné en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. »
27 Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette.
28 En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge et le serrait à l’étrangler, en lui disant : « Rends tout ce que tu dois. »
29 Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant : « Consens-moi un délai, et je te rendrai. »
30 Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû.
31 Voyant ce qui s’était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître.
32 Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t’en ai fait remise, parce que tu m’as supplié ;
33 ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? »
34 Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû.
35 C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
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La lecture d’aujourd’hui est consacrée à l’un des thèmes évangéliques les plus importants : le pardon des péchés. Le sens de la parabole comme celui de l’enseignement se résume à ceci : Dieu ne nous pardonne nos péchés que si...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui est consacrée à l’un des thèmes évangéliques les plus importants : le pardon des péchés. Le sens de la parabole comme celui de l’enseignement se résume à ceci : Dieu ne nous pardonne nos péchés que si nous sommes nous-mêmes prêts à pardonner les péchés de ceux qui pèchent contre nous.

On interprète parfois cette exigence comme un appel au pardon indistinct de tout. Mais une lecture plus attentive du texte montre qu’il n’en est pas du tout ainsi. En effet, ce pardon indistinct suppose souvent que la personne offensée ne remarque tout simplement pas le péché commis contre elle ou n’y prête pas attention. Dans les milieux chrétiens, on entend même parfois des appels à apprendre à ignorer les péchés de son prochain, y compris ceux qui sont dirigés contre nous. Cependant, dans la pratique, une telle ignorance conduit habituellement tôt ou tard à une explosion émotionnelle, dans laquelle toutes les blessures accumulées se déversent au dehors, au point qu’il ne reste aucune trace de l’apparence de paix.

Jésus, Lui, n’appelle nullement à ignorer le péché ; au contraire, Il juge nécessaire d’appeler les choses par leur nom, ouvertement et, si nécessaire, en présence de témoins, parfois même publiquement, dans l’assemblée de l’Église (v. 15-17). Bien sûr, une telle explication peut mener non seulement à la réconciliation, mais aussi à la rupture ; cependant, dans tous les cas, les choses auront été clarifiées dans les relations entre les personnes, et ce n’est qu’alors que le pardon et la restauration des relations deviendront possibles.

Ce n’est pas un hasard si l’enseignement parle aussi de l’assemblée des fidèles (v. 19-20) : elle est impossible tant que les relations ne sont pas restaurées. Mais on ne peut les restaurer en ne remarquant pas le péché ou en l’ignorant ; cela n’est possible que par le repentir, d’une part, et par le pardon du péché, d’autre part.

Et cela n’a rien d’étonnant : il est ici question de la vie spirituelle, où les relations, aussi bien entre les personnes qu’entre chaque personne et Dieu, passent au premier plan. Ne pas remarquer le péché, faire comme si rien ne s’était passé entre frères, signifierait dès le départ construire ces relations sur le mensonge, ce qui serait une grave erreur spirituelle.

Mais une erreur non moins grande serait d’absolutiser le péché, de le considérer comme quelque chose qui aurait désormais rendu à jamais impossibles des relations normales entre frères. Bien sûr, dans notre monde encore non transfiguré, les conséquences d’un péché commis consciemment et délibérément étaient effectivement tenues pour irréversibles ; mais nous ne vivons déjà plus dans les temps anciens, nous vivons à l’époque du Royaume qui vient et se révèle, et désormais le péché, même commis consciemment, ne peut avoir de conséquences irréversibles si celui qui l’a commis se repent sincèrement de ce qu’il a fait. Et si nous vivons dans le Royaume, nous saurons discerner la personne derrière son péché, et donc nous saurons aussi lui pardonner ; sinon, un seul péché commis contre nous détruira pour toujours nos relations avec elle.

Mais nous ne pouvons compter sur le pardon de nos propres péchés que dans le Royaume. Dieu n’exige pas de nous de pardonner les péchés du prochain parce que, sans cela, nous ne serions pas assez bons pour Lui et pour le Royaume ; simplement, en ne manifestant pas la disposition à tout pardonner au prochain et à recommencer une relation avec lui, nous refusons aussi le Royaume, où tout commence précisément à partir d’une page blanche, y compris pour nous-mêmes.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Pour ce jour du Saint-Esprit, citons des paroles de l'office composées par saint Théophane le Marqué...  Lire la suite

Pour ce jour du Saint-Esprit, citons des paroles de l'office composées par saint Théophane le Marqué, qui vécut dans la première moitié du IXe siècle.

Source de vie en qui nous croyons, flot de bonté, Saint-Esprit de Dieu, rends la vie à mon intelligence morte et, par Ton action, relève-la pour chanter Ta divinité.

Ô Esprit de sagesse et de crainte de Dieu, Esprit de vérité, de conseil et d'intelligence, Toi qui donnes la paix, demeure en nous, afin que, sanctifiés par Ta présence, nous chantions sans cesse dans la nuit : nous Te glorifions, Ami des hommes.

Tout-Puissant et Seigneur de tous, Toi qui préserves toute la création de la corruption, accorde-nous la sanctification et l'illumination, afin que, rassasiés de Ta lumière, nous chantions sans cesse dans la nuit : nous Te glorifions, Ami des hommes.

Viens à nous, Esprit Saint, rends-nous participants de Ta sainteté, de la Lumière sans déclin, de la vie divine et de Tes dons parfumés, car Tu es le flot de la Divinité, procédant du Père par le Fils.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous...  Lire la suite

Il est très important qu'aujourd'hui précisément, jour du Saint-Esprit, l'Église nous rappelle la promesse du Seigneur d'être au milieu de nous lorsque nous nous réunissons en Son nom à deux ou trois. Au moment où le Christ prononçait ces paroles, les apôtres comprenaient difficilement comment le Maître pourrait toujours être présent avec tous ceux qui se réuniraient «en Son nom». Tant qu'ils ne l'avaient pas appris et vérifié de leurs propres yeux, par leur propre expérience, ces paroles demeuraient pour eux une énigme. Le Christ, le prévoyant, envoya tout de même aux apôtres ce «paquet» qui atteint son destinataire avec le temps.

Et c'est précisément le jour de la Pentecôte que ce paquet fut livré: «Mais le Défenseur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en Mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit» (Jn 14:26). Ce jour-là, l'Esprit donna aux apôtres le sentiment de la présence vivante de leur Maître au milieu d'eux, aussi réelle que lorsqu'ils marchaient ensemble sur les routes de Palestine. Et peut-être même plus réelle encore: l'Esprit «assurait» Sa présence à la fois au milieu d'eux et en chacun d'eux. Parce qu'ils étaient réellement réunis en Son nom.

Il est possible que les apôtres, en attendant la descente de l'Esprit, se soient occupés précisément de ce que Paul énumère dans l'épître aux Éphésiens (Ép 5:9-19). Car c'est là une incarnation tout à fait concrète des paroles «en Son nom», c'est vraiment ce qu'il convient de faire dans l'attente de l'Esprit. Mais en tout cas, les apôtres ont véritablement écouté les paroles du Christ et sont demeurés ensemble. Et cette disposition commune, cette attente fidèle pendant les dix jours depuis l'Ascension, était ce que le Seigneur voulait d'eux. Ce seul pas en réponse auquel Il fait beaucoup plus: Il répand sur nous Sa grâce.

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Pour Mt 18:10-20
10 « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux
11 [ ].
12 « À votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?
13 Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
14 Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde.
15 « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
16 S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.
18 « En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
19 « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.
20 Que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »
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Dans l'Église orthodoxe, on célèbre aujourd'hui le jour du Saint-Esprit. L'Épître aux Éphésiens nous rappelle que « le fruit de l'Esprit consiste en toute bonté, justice et vérité », et nous appelle...  Lire la suite

Aujourd'hui, l'Église orthodoxe célèbre le jour du Saint-Esprit. L'Épître aux Éphésiens nous rappelle que « le fruit de l'Esprit consiste en toute bonté, justice et vérité » (v. 9) et nous appelle à « être remplis de l'Esprit » (v. 18). Ce nouvel état de l'homme, l'apôtre Paul l'appelle « lumière dans le Seigneur »; l'apôtre Jean recourt lui aussi à cette image de la lumière lorsqu'il parle de l'amour fraternel entre les croyants (1 Jn 2:10). Dans l'esprit de l'amour, nous sommes appelés à « chercher ceux qui se sont égarés » (Mt 18:10-14), à résoudre les problèmes de nos relations (Mt 18:15-18) et enfin à recevoir la grâce de Dieu dans la prière unanime au nom du Christ et en sa présence, comme cela nous a été promis.

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