1 Eh bien, maintenant les riches! Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver.
2 Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers.
3 Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous: elle dévorera vos chairs; c'est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours!
4 Voyez: le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des Armées.
5 Vous avez vécu sur terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage.
6 Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste pas.
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Et cela parle aussi de nous... Nous avons tellement envie de dire : quel rapport cela peut-il bien avoir avec moi ?! Je n’ai pratiquement jamais vu d’argent, et le peu que je possède—peut-on vraiment appeler cela de l’argent ? Est-ce donc une richesse ?
Et pourtant, cela parle bien de nous. Jacques ne dit pas que la simple possession d’argent entrave terriblement la relation avec Dieu. Il parle de ce qui se produit lorsqu’un homme se fie à la richesse et considère cette richesse comme son appui. C’est alors que, pour cette richesse, il oublie Dieu et dépouille son prochain... Et lorsqu’on traite ainsi la richesse, elle rouille. Mais enfin, l’or peut-il rouiller ? C’est précisément là toute la question. Chacun de nous possède des richesses qui peuvent rouiller et périr si nous plaçons en elles notre espérance, si nous ne comptons que sur elles, si nous pensons à elles plus qu’à notre prochain et à Dieu, si nous les aimons plus que le Seigneur... Quelles sont ces richesses ? Pour l’un, ce sont ses dons et ses capacités. Pour un autre, son temps ; pour un autre encore, sa liberté. Bref, de telles richesses sont ce à quoi nous ne pourrions pas renoncer maintenant. Et à présent, en toute honnêteté, rappelons-nous ce qui constitue pour nous une telle richesse—et relisons encore une fois le passage.
Autres réflexions
Pour Jc 5:1-9
1 Eh bien, maintenant les riches! Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver.
2 Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers.
3 Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous: elle dévorera vos chairs; c'est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours!
4 Voyez: le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des Armées.
5 Vous avez vécu sur terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage.
6 Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste pas.
7 Soyez donc patients, frères, jusqu'à l'Avènement du Seigneur. Voyez le laboureur: il attend patiemment le précieux fruit de la terre jusqu'aux pluies de la première et de l'arrière-saison.
8 Soyez patients, vous aussi; affermissez vos cœurs, car l'Avènement du Seigneur est proche.
9 Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin de n'être pas jugés. Voyez: le Juge se tient aux portes!
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L’apôtre Jacques utilise la métaphore de l’or et de l’argent rouillés pour indiquer non pas le côté matériel...
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L’apôtre Jacques utilise la métaphore de l’or et de l’argent rouillés pour indiquer non pas le côté matériel de la vie, mais les buts et le sens de toute accumulation. L’expérience accumulée, la gloire et la reconnaissance comme spécialiste, comme grand acteur, comme personne à qui les affaires réussissent, les titres universitaires : voilà cet or et cet argent qui rouillent et témoigneront contre nous. Et les buts que nous nous fixons sont notre trésor. Ils signifient très peu pour l’avenir. Et aucun succès en ce monde n’est requis pour aimer ses proches, ses amis, ses voisins et ses connaissances. Pour le croyant, pour l’homme entré dans la vie de l’Église, qui lit l’Évangile, la conscience de la petitesse et de l’invisibilité de nos succès devant le monde et devant Dieu doit devenir fondamentale. Quand l’Apôtre dit : « Affligez-vous, pleurez et gémissez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse », il appelle à prêter attention au fait que nous recherchons la joie et l’allégresse, que nous chassons loin de nous les pensées difficiles et pénibles. Or il n’y a pas de joie dans le monde. Nous portons la joie dans nos cœurs. Et cette joie vient de Dieu. Lui seul peut nous la donner. Nous, nous cherchons dans ce monde un substitut à la relation avec Lui. Et nous comprenons que nous devons faire le bien, nous en sentons le besoin ; mais la miséricorde accomplie et l’aide apportée ne nous donnent pas de joie si, à travers elles, nous ne glorifions pas Dieu, si nous ne Le remercions pas de la possibilité d’aider et d’être auprès de celui qui est dans le besoin.
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