RÉFLEXIONS pour Jc 5:1-6
Et cela parle aussi de nous... Nous avons tellement envie de dire : quel rapport cela peut-il bien avoir avec moi ?! Je n’ai pratiquement jamais vu d’argent, et le peu que je possède—peut-on vraiment appeler cela de l’argent ? Est-ce donc une richesse ?
Et pourtant, cela parle bien de nous. Jacques ne dit pas que la simple possession d’argent entrave terriblement la relation avec Dieu. Il parle de ce qui se produit lorsqu’un homme se fie à la richesse et considère cette richesse comme son appui. C’est alors que, pour cette richesse, il oublie Dieu et dépouille son prochain... Et lorsqu’on traite ainsi la richesse, elle rouille. Mais enfin, l’or peut-il rouiller ? C’est précisément là toute la question. Chacun de nous possède des richesses qui peuvent rouiller et périr si nous plaçons en elles notre espérance, si nous ne comptons que sur elles, si nous pensons à elles plus qu’à notre prochain et à Dieu, si nous les aimons plus que le Seigneur... Quelles sont ces richesses ? Pour l’un, ce sont ses dons et ses capacités. Pour un autre, son temps ; pour un autre encore, sa liberté. Bref, de telles richesses sont ce à quoi nous ne pourrions pas renoncer maintenant. Et à présent, en toute honnêteté, rappelons-nous ce qui constitue pour nous une telle richesse—et relisons encore une fois le passage.
