Le sujet sur la résurrection générale apparaît assez tôt dans le sermon prophétique. Comme on voit, Isaïe de Jérusalem parle déjà de cela assez distinctement. Quant au sujet de l'au-delà, que ce soit bon ou mauvais, on ne dit pratiquement rien de cela dans les livres bibliques, et ce qui est tout de même mentionné, n’est pas lié avec les révélations reçues par les auteurs des livres correspondants, mais est emprunté de l'expérience païenne avant l’existence de la Bible. Et il n’y a rien de surprenant en cela. En effet, qu'est-ce que c'est cet au-delà, dont est écrit beaucoup, par exemple, dans les livres sacrés égyptiens et grecs? En fin de compte, c’est un certain état, que l'on peut appeler vie complète seulement dans un certain sens.
Certes, la conscience dans cet état posthume, que décrivent ces sources, reste chez l’homme, ce n’est pas ici ce shéol biblique, pas ce monde de ténèbres, où strictement parlant, il n’y a pas de vie en général. Mais en effet, l’homme, comme l'a conçu et créé Dieu, n'est pas réduit à la seule conscience, bien que la conscience soit en effet la base de la vie spirituelle de l’homme. L’homme est un être possédant la nature, psychique, tout comme physique. Et cette nature lui est nécessaire notamment pour une vie spirituelle complète.
Puisque la préservation de la conscience seulement, bien que dans toute sa plénitude et clarté, n’est pas suffisante pour une telle vie. Et Dieu a révélé au peuple qu'à la fin du chemin de chacun, attend non pas l'au-delà, mais la résurrection, ce retour à la vie dans toute sa plénitude transformée, dont on peut seulement trouver digne de l’homme, comme de l'image de Dieu.
