Bible-Centre

La réflexion principale pour le 18 août 2025

Pourquoi Dieu a-t-Il tant besoin de faiblesse et de folie pour, selon la parole de l'apôtre, confondre la sagesse et la force? La faiblesse et la folie réussissent-elles mieux à accomplir les tâches qu'Il leur confie? Ou bien Lui importe-t-il que tout observateur impartial comprenne: il ne s'agit pas de force ni de sagesse humaines; ni la force ni la sagesse de ce monde n'y sont pour rien, c'est la force de Dieu et la sagesse de Dieu?

Mais tout observateur impartial ne verra-t-il pas d'emblée qu'il existe des choses inexplicables dans le cadre du monde non transfiguré et de sa nature, et que c'est précisément dans la vie chrétienne que l'on rencontre le plus de ces choses inexplicables? Ou peut-être n'est-ce pas du tout cela? Alors de quoi s'agit-il? Peut-être de l'ambivalence de toute sagesse humaine et du caractère équivoque de toute force humaine? En effet, après la chute, la nature humaine est devenue en elle-même un instrument peu fiable, surtout pour une œuvre spirituelle sérieuse.

La psyché comme la physiologie d'un homme même parfaitement sain peuvent le trahir à tout moment. Et si la santé physique, même en cas de défaillance, n'est pas en mesure de gâter ou de déformer fondamentalement la mission d'un homme (dans le pire des cas, il peut simplement ne pas avoir le temps d'achever sur terre ce qui lui avait été confié, et Dieu devra alors se chercher un autre serviteur), la santé psychique, qui peut elle aussi connaître des défaillances (pas toujours perceptibles pour celui qui les subit), peut le trahir beaucoup plus gravement. Mais il ne s'agit pas seulement de la nature humaine blessée par le péché. Il s'agit avant tout du noyau spirituel de la personne humaine, que la chute a touché en premier lieu parce que c'est par lui qu'elle a commencé. L'auteur du Prologue du Livre de la Genèse a décrit le problème de façon brève et dense en disant que «toutes les pensées du cœur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse». Et il ne s'agit évidemment pas de dire que l'homme déchu serait par principe incapable de rien de bon.

Il s'agit du fait qu'à ce bien se mêle inévitablement le mal, qui devient comme une cuillerée de goudron dans un tonneau de miel. Et le seul moyen d'éviter cette cuillerée est de réduire au minimum les efforts proprement humains, de rendre le cœur du serviteur, idéalement, spirituellement tout à fait transparent à l'action de Dieu. C'est alors seulement que l'on pourra éviter l'influence de la nature humaine déchue, qui se manifeste dans chaque action et chaque intention humaines. Ou du moins réduire cette influence au point que la qualité des intentions, des pensées et des actes du serviteur de Dieu devienne acceptable pour le Royaume.

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