Bible-Centre

La réflexion principale pour le 14 avril 2025

Chez les chrétiens d’aujourd’hui, l’idée est assez répandue qu’une alliance avec Dieu remplace en quelque sorte une autre. Ainsi, l’alliance avec Noé aurait été remplacée par l’alliance avec Abraham, l’alliance avec Abraham à son tour par celle avec Moïse, puis avec David, et au sommet de la pyramide se trouverait l’alliance conclue par Jésus-Christ, alliance nouvelle, messianique et définitive, annulant toutes les précédentes, qui, avec la venue du Christ, cesseraient automatiquement d’être en vigueur.

Sans doute en serait-il ainsi s’il ne s’agissait que d’un contrat juridique. Une telle logique serait alors parfaitement compréhensible et absolument juste : si des modifications sont apportées, à l’initiative de l’une des parties, à un contrat conclu entre elles, l’ancienne version du contrat cesse automatiquement d’être en vigueur. Mais il ne s’agit pas ici d’un contrat au sens juridique ; il s’agit d’une alliance, de relations qui lient Dieu à Son peuple et à certains de ses représentants.

Or une alliance et des relations supposent une certaine dynamique ; elles peuvent et doivent s’approfondir et se remplir d’un contenu nouveau au fil de leur développement. Et une nouvelle étape des relations, dans ce cas, n’annule ni ne dévalorise la précédente. Du moins tant que l’étape précédente, ou les étapes précédentes, restent actuelles ne serait-ce que pour une seule personne. Même la venue du Christ et l’approche du Royaume ne changent rien ici de manière fondamentale : car ce qui importe dans ce cas, ce sont les personnes concrètes.

Bien sûr, le Royaume qui approche change beaucoup de choses objectivement, mais l’homme demeure homme. Et s’il existe sur la terre des gens qui restent, par exemple, au stade de l’alliance avec Noé, cette alliance elle-même restera actuelle précisément pour de telles personnes. Ce qui vient d’être dit est encore plus vrai de l’alliance avec Abraham ou avec Moïse : la Torah est entrée dans le monde grâce à l’alliance avec Moïse, et elle demeure actuelle pour les chrétiens aussi, du moins si l’on parle de la Torah intérieure. Mais ceux qui s’en tiennent à l’alliance noachique, ou, comme la majorité des Juifs au temps de Paul, à l’alliance abrahamique, ne doivent pas être considérés comme rejetés par Dieu.

La porte leur reste toujours ouverte. Ils ont parcouru une certaine partie du chemin dans leurs relations avec Dieu, en s’arrêtant à une étape donnée, mais cela ne signifie pas que leur chemin soit terminé. Dieu les attend toujours. Et l’apôtre en est certain : lorsque ceux qui se sont arrêtés saisiront leur possibilité d’avancer plus loin et d’entrer dans le Royaume, ce sera un grand jour dans l’histoire de l’Église et dans leur propre histoire. Un jour comparable au jour de la résurrection universelle des morts.

RÉFLEXIONS

 

Réfléchissant aux destinées historiques de son peuple, Paul ne le sépare pas de ce... 

 

Personne ne connaît le Père. Mais le Seigneur nous révèle Son Père... 

Questions - réponses

 Pourquoi le peuple d'Israël a-t-il quitté sa patrie et peut-on considérer cela comme un châtiment infligé à ce peuple par Dieu parce qu'ils n'ont pas accepté Son Fils et la Nouvelle Alliance ?
 

Vous avez presque raison, à l'exception du mot "châtiment". Il ne correspond pas à l'essence de la question, et le Seigneur rejette d'ailleurs cette façon de raisonner par l'intermédiaire des prophètes... 

 Si le chemin vers Dieu passe par le Christ, qu'adviendra-t-il d'Israël ?
 

Contrairement à l'Ancienne, la Nouvelle Alliance est conclue avec chaque personne individuellement, indépendamment de son origine... 

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