Dans cette lecture du livre de l'Exode, si l'on regarde avec plus d'attention, on peut voir une image de Dieu que nous n'associons pas d'ordinaire à l'Ancien Testament : l'image de Celui pour qui la miséricorde est au-dessus de la justice. Au début, tout se déroule comme prévu : il est clair que ne pas voler, ne pas offenser, ne pas opprimer, ne pas écraser, tout cela est juste. Mais à la fin apparaît quelque chose d'inattendu et de pas tout à fait juste : « Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil ».
Réfléchissons : on ne prend tout de même pas un gage pour son propre plaisir ; le gage est la garantie que l'argent, ou toute autre chose prêtée, sera rendu. Ainsi, ne pas rendre le gage tant qu'on n'a pas récupéré ce qui a été prêté est tout à fait logique et juste. Mais le Seigneur dit : « Pense à l'homme : avec quoi dormira-t-il ? » Du point de vue de la pure justice, la question est déplacée ; après tout, s'il a donné son vêtement en gage, ce sont ses problèmes personnels. Mais Dieu avance un argument irréfutable : « Quand il criera vers Moi, Je l'entendrai, car Je suis miséricordieux ».
La miséricorde est au-dessus de la justice. C'est la voix de Jésus. Et il ne sert à rien d'essayer de séparer le Dieu de l'Ancien Testament et le Dieu du Nouveau Testament. Il est le Vivant et le Véritable, Il est Un.
