Bible-Centre

La réflexion principale pour le 12 février 2025

En parlant du fondement spirituel posé par Dieu, Paul cite deux passages du Livre des Psaumes et de cette littérature que nous appelons aujourd'hui sapientielle, ou écrits des sages : « YHWH connaît les siens » et « que se détourne de l'iniquité quiconque confesse le nom de YHWH ». Ces deux paroles résument l'enseignement yahviste et juif sur la justice tel que nous le trouvons dans la Bible. La justice n'est pas affaire humaine, mais affaire de Dieu. Dieu seul est juste, à Lui seul la justice appartient comme quelque chose d'inaliénable. À l'homme, au contraire, elle n'appartient pas. Pour l'homme, la justice n'est ni une propriété ni une qualité ; elle est seulement l'état dans lequel l'homme peut demeurer, et ce séjour contredit la nature humaine déchue.

En un certain sens, on pourrait dire que l'homme ne peut être juste qu'en dépit de lui-même, non pas de son vrai lui-même, bien sûr, mais de ce qu'il est devenu après la chute. Or demeurer dans l'état de justice n'est possible à l'homme que lorsque Dieu le « connaît », en présence de Dieu. Certes, Dieu voit et connaît chacun d'une manière ou d'une autre ; personne ne peut se cacher de Lui nulle part. Mais Sa présence immédiate auprès de l'homme n'est pas simplement la connaissance du fait que tel homme vit dans le monde, ni même cette omniscience grâce à laquelle aucun coeur humain n'est caché à Dieu.

Ici se manifeste toujours la volonté de Dieu directement tournée vers un homme concret ; et cela est impossible si l'homme lui-même ne cherche pas Dieu et ne tend pas à la communion avec Lui. C'est grâce à une telle aspiration que l'homme devient pour Dieu « l'un des Siens », non pas au sens où il deviendrait le favori de Dieu, mais au sens de la conscience des relations de l'homme avec Dieu. Mais cette conscience suppose aussi autre chose : celui qui prend conscience de ses relations avec Dieu et les met au premier plan doit aussi ordonner sa vie en conséquence, en ayant en vue la Torah, et d'abord la Torah intérieure.

Ce n'est que si le commandement devient pour l'homme un impératif intérieur, spirituel et moral, que l'homme pourra non seulement prendre conscience de ses relations avec Dieu, mais aussi les rendre stables. Et lorsque les relations avec Dieu sont stables, le péché conscient et volontaire ne peut plus avoir place dans la vie de l'homme. Bien sûr, chacun peut trébucher et tomber, mais cela se produit d'ordinaire en dehors de la volonté de l'homme. Cette construction de relations conscientes et stables avec Dieu est précisément le fondement spirituel dont parle l'apôtre.

RÉFLEXIONS

 

Paul appelle Timothée à éviter les disputes inutiles et stériles, qui n'apportent rien à personne et ne font que détruire la paix intérieure de ceux qui y prennent part... 

 

« Rappelle ces choses, en conjurant devant le Seigneur de ne pas se livrer à des disputes de mots, qui ne servent à rien, sinon à la ruine de ceux qui écoutent ». C'est sans doute une règle majeure de santé ecclésiale, de santé pour les personnes portées à une activité... 

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