Bible-Centre

La réflexion principale pour le 1 janvier 2025

Paul accorde une très grande valeur à l’amour fraternel, même lorsqu’il s’agit de chaque membre particulier de l’Église. Aujourd’hui, une telle manière de voir nous paraîtrait sans doute un peu étrange. Nous sommes davantage habitués à penser que c’est nous qui avons besoin de l’amour de l’Église, et non elle du nôtre. Mais pour Paul, comme on le voit, le processus est réciproque. Rien d’étonnant à cela. En effet, si l’Église était une organisation, même religieuse, prise comme un tout, elle dépasserait toujours et en tout chacun de ses membres, même le plus remarquable. Mais l’Église n’est pas une organisation religieuse : elle est une communauté de personnes qui vivent dans le Royaume. Ici, il existe des relations profondes et personnelles entre les personnes, mais il n’existe pas cette totalité ou cet ensemble qui serait d’avance plus important que n’importe quelle personne particulière. Le Royaume ne connaît ni masse, ni collectif, ni ensemble. Il ne connaît que la personne particulière. Et l’Église (la véritable, celle qui s’écrit avec une majuscule) ne connaît pas non plus la foule ni le collectif ; elle ne connaît que la personne particulière et la communauté, comme communion de telles personnes dans toute la profondeur et l’unicité de leurs relations entre elles. Ici, chaque personne est donc vraiment importante. Et l’amour de chacun peut vraiment soutenir toute l’Église (l’apôtre, dans la tradition de l’Église primitive, appelle les membres de l’Église des « saints »). Il apparaît alors que non seulement chacun dépend de l’Église, mais que l’Église dépend de chacun. Elle en dépend, bien sûr, non pas comme nous dépendons les uns des autres dans le monde non transfiguré, incapables de nous passer les uns des autres et en même temps incapables de vivre les uns avec les autres, mais comme on dépend les uns des autres dans le Royaume, en étant liés par des relations qu’on ne peut évidemment en aucun cas considérer comme obligatoires au sens où le monde non transfiguré comprend les obligations, mais qui nous sont pourtant absolument nécessaires, tout comme nous sont nécessaires les personnes auxquelles ces relations nous lient et sans lesquelles nous n’aurions personne avec qui partager cette plénitude de la vie du Royaume que nous recevons en y ayant part. Et cette disponibilité au partage est sans doute ce qui distingue le Royaume du monde non transfiguré. Ici, on entre en relation pour recevoir ; là-bas, pour donner. Et chacun qui donne, chacun qui est prêt à partager ce qu’il possède, devient dans le Royaume une figure visible. Visible au point que toute l’Église le connaît.

RÉFLEXIONS

 

La forme que Paul a choisie pour parler à Philémon est très intéressante. Regardons : Paul est un vieillard, comme il le dit lui-même... 

 

D'après le contexte, Onésime, dont Paul mentionne le nom au début de la lettre, était l'esclave de Philémon, sans doute converti au Christ avec son maître. Plus tard, il devint compagnon et aide de Paul... 

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