Bible-Centre

La Bible en cinq ans pour le 25 décembre 2024

La Bible de Jérusalem (fr)

1 Jean, Chapitre 5,  vers 6-21

III. Aux sources de la charité et de la foi> 5 À la source de la foi., Compléments> 14 La prière pour les pécheurs., 18 Résumé de l’épître.
C’est lui qui est venu
par eau et par sang : Jésus Christ,
non avec l’eau seulement
mais avec l’eau et avec le sang.
Et c’est l’Esprit qui rend témoignage,
parce que l’Esprit est la Vérité.
Il y en a ainsi trois à témoigner :
l’Esprit, l’eau, le sang,
et ces trois tendent au même but.
Si nous recevons le témoignage des hommes,
le témoignage de Dieu est plus grand.
Car c’est le témoignage de Dieu,
le témoignage que Dieu a rendu à son Fils.
10 Celui qui croit au Fils de Dieu
a ce témoignage en lui.
Celui qui ne croit pas en Dieu
fait de lui un menteur,
puisqu’il ne croit pas au témoignage
que Dieu a rendu à son Fils.
11 Et voici ce témoignage :
c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle
et que cette vie est dans son Fils.
12 Qui a le Fils a la vie ;
qui n’a pas le Fils n’a pas la vie.
13 Je vous ai écrit ces choses,
à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu,
pour que vous sachiez
que vous avez la vie éternelle.
14 Nous avons en Dieu cette assurance
que, si nous demandons quelque chose
selon sa volonté,
il nous écoute.
15 Et si nous savons qu’il nous écoute
en tout ce que nous lui demandons,
nous savons que nous possédons
ce que nous lui avons demandé.
16 Quelqu’un voit-il son frère
commettre un péché
ne conduisant pas à la mort,
qu’il prie
et Dieu donnera la vie à ce frère.
Il ne s’agit pas de ceux qui commettent le péché
conduisant à la mort ;
car il y a un péché qui conduit à la mort,
pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il faut prier.
17 Toute iniquité est péché
mais il y a tel péché
qui ne conduit pas à la mort.
18 Nous savons que quiconque est né de Dieu
ne pèche pas ;
l’Engendré de Dieu le garde
et le Mauvais n’a pas prise sur lui.
19 Nous savons que nous sommes de Dieu
et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais.
20 Nous savons que le Fils de Dieu est venu
et qu’il nous a donné l’intelligence
afin que nous connaissions le Véritable.
Nous sommes dans le Véritable,
dans son Fils Jésus Christ.
Celui-ci est le Dieu véritable
et la Vie éternelle.
21 Petits enfants,
gardez-vous des idoles...
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

6 t) L’eau et le sang qui coulèrent du côté de Jésus, lorsqu’il fut ouvert par la lance.


7 u) Le texte des vv. 7-8 est surchargé dans la Vulg. par une incise (ci-dessous entre parenthèses) absente des mss grecs anciens, des vieilles versions et des meilleurs mss de la Vulg., et qui semble être une glose marginale introduite plus tard dans le texte « Car il y en a trois qui témoignent (dans le ciel le Père, le Verbe et l’Esprit Saint, et ces trois sont un ; et il y en a trois qui témoignent sur terre) l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois sont un. »


8 v) Les trois témoignages convergent. Le sang et l’eau se joignent à l’Esprit, 2.20, 27 ; Jn 3.5 ; 4.1, pour témoigner, cf. Jn 3.11, en faveur de la mission du Fils qui donne la vie, v. 11 ; Jn 3.15.


14 w) Comme dans l’évangile, cf. Jn 21, la conclusion, qui devrait terminer l’écrit, est suivie d’une note additionnelle.


16 x) Sur ce péché d’une gravité exceptionnelle les destinataires de l’épître étaient sans doute renseignés. Ce peut être le péché contre l’Esprit, contre la vérité, cf. Mt 12.31, ou l’apostasie des antichrists, 2.18-29 ; He 6.4-8, etc.


17 y) « qui ne conduit pas à la mort »; var. (Vulg.) « qui conduit à la mort ».


18 z) Trois phrases commençant par « Nous savons » récapitulent les grandes certitudes et espérances chrétiennes développées dans l’épître.


18 a) Jésus, cf. Jn 1.13, 18. — Var. (Vulg.) « la génération ».


20 b) Dieu, le seul vrai, Jn 17.3, cf. Jn 8.31 ; 1 Th 1.9 ; Ap 3.14, et le seul véritablement connu pour ce qu’il est Vie et Amour.


21 c) Dernière adjuration provoquée par le rappel du seul Véritable. — Les « idoles », sans doute au sens métaphorique, peuvent désigner le paganisme, ou encore les « idoles du cœur » (Qumrân) qui détournent l’homme de la foi et de l’amour. — Vulg. ajoute « Amen ».


En plus de l’évangile, trois épîtres nous ont été conservées par la tradition sous le nom de Jean. Elles offrent avec l’évangile sous sa forme actuelle une telle parenté littéraire et doctrinale qu’il est difficile de ne pas les attribuer au même auteur, probablement ce « Jean l’Ancien » dont parlait Papias (cf. 2 Jn 1 ; 3 Jn 1). La troisième épître est vraisemblablement la première en date ; elle tend à régler un conflit d’autorité qui avait surgi dans une des Églises relevant de l’autorité de Jean. La deuxième épître met en garde une autre Église particulière contre la propagande de faux docteurs niant la réalité de l’Incarnation. Quant à la première épître, de beaucoup la plus importante, elle se présente plutôt comme une lettre encyclique destinée aux communautés d’Asie, menacées par les déchirements des premières hérésies. Jean y a condensé l’essentiel de son expérience religieuse ; partant de thèmes parallèles successifs (lumière, 1 Jn 1.5s ; justice, 1 Jn 2.29s ; amour, 1 Jn 4.7-8s ; vérité, 1 Jn 5.6s), il veut montrer le lien intime qui existe entre notre état d’enfants de Dieu et la rectitude de notre vie morale, considérée comme fidélité au double commandement de la foi en Jésus et de l’amour fraternel (1 Jn 3.23-24). C’est un des écrits du NT les plus marqués par la pensée qui s’exprime dans les écrits de la secte de Qumrân : le double dualisme « lumière-ténèbres » et « vérité-mensonge » (1 Jn 1.5-7 ; 2.9-11 ; 2.21-22) ; le discernement des « esprits » (2 Jn 4.1-6) qui se termine par l’opposition entre « esprit de vérité et esprit d’erreur », comme à Qumrân. Dans l’évangile, une telle influence qumranienne est limitée à de rares passages, spécialement 3.19-21.

1 Jn 2.18-21 fait état d’un schisme qui se serait produit dans les milieux « johanniques ». Face à des dissidents tentés par la gnose, pour qui seul le message du Fils de Dieu compte, l’épître rappelle que le Sauveur du monde (1 Jn 4.14) était aussi un homme de chair (1 Jn 4.2 ; 2 Jn 7) et de sang (1 Jn 1.7 ; 5.5-6), avec un nom bien humain, Jésus (1 Jn 1.7 ; 2.22 ; 4.3 ; 5.1, 5), et que le disciple doit suivre son exemple (1 Jn 2.6 ; 3.16-18 ; 4.11, 20). De fait, la première épître contient une des affirmations les plus bouleversantes de toute la Bible : « Dieu est Amour » (1 Jn 4.8, 16).

Réduire

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.