La lecture d'aujourd'hui est consacrée à deux thèmes : celui du divorce et celui de la participation des enfants aux conversations de Jésus. Dans le premier cas, il est intéressant de noter comment Jésus interprète les normes de la législation vétérotestamentaire. Il y distingue manifestement ce qui...
La lecture d'aujourd'hui est consacrée à deux thèmes : celui du divorce et celui de la participation des enfants aux conversations de Jésus. Dans le premier cas, il est intéressant de noter comment Jésus interprète les normes de la législation vétérotestamentaire. Il y distingue manifestement ce qui est révélé par Dieu comme commandement à suivre, de ce que Dieu permet à l'homme par condescendance envers sa faiblesse. Du point de vue de la loi vétérotestamentaire, le divorce est effectivement admissible : il aurait été impossible et dépourvu de sens d'exiger de l'homme pécheur la plénitude de la vie familiale et conjugale qui avait été donnée aux hommes avant la chute et qui fut ensuite perdue.
Il devient alors clair que le mariage et la vie familiale sont un don de Dieu, et que la fidélité dans la vie conjugale est un commandement donné pour tous les temps. La possibilité du divorce, elle, n'est nullement un don de Dieu, et certainement pas un commandement ; elle n'est qu'une concession à la faiblesse humaine, une concession forcée qui ne peut exister dans le Royaume de Dieu, où la plénitude de la vie ne suppose déjà plus aucune concession. Jésus place la barre extrêmement haut, mais ses exigences ne peuvent pas être moindres, car il les propose en ayant à l'esprit qu'elles s'adressent à ceux qui vivent non selon les lois de ce monde, mais selon les lois du Royaume de Dieu, où ces exigences ne sont nullement excessives, mais tout à fait ordinaires.
Il en va de même de la présence des enfants : dans un monde qui vit selon les lois qui nous sont habituelles, toute apparition d'enfants ne peut qu'interrompre une conversation sérieuse et la gêner. Mais dans le Royaume de Dieu, où, semble-t-il, la profondeur de la participation de l'homme à la communion dépend moins de son âge, la présence même d'un petit enfant à une conversation « d'adultes » peut très bien non seulement ne pas gêner, mais même animer la discussion. Telle est la différence entre les lois du monde qui nous est connu et familier et celles selon lesquelles vit le Royaume de Dieu.