Les lieux où l’on accomplissait les rites païens étaient devenus si chers au peuple que la prophétie compare l’attachement qu’il avait pour eux à l’attachement envers ses propres fils. Mais les fils sont ceux à qui il revient d’hériter de tout ce que possèdent les parents ; or ce que les parents possèdent leur a été donné par le Seigneur. Il en résulte qu’ils s’apprêtent à transmettre Ses dons à de faux dieux, qui Lui sont odieux. Mais de tels actes sont déjà plus qu’un détournement du Seigneur : c’est la profanation des dons de Son amour.
En entendant l’avertissement selon lequel ceux qui s’éloignent de Dieu seront inscrits dans la poussière, nous nous rappelons Ses paroles dites au premier homme après que celui-ci se fut pour la première fois détourné de Lui : tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. La poussière sera dispersée par le vent, et l’on n’en trouvera plus la trace ; tout ce en quoi les apostats mettent leur espérance finira en poussière. Nous nous rappelons aussi comment Jésus écrivait sur la terre, sur cette même poussière, au moment où les accusateurs Lui avaient amené la pécheresse. Ces épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament sont sans doute liés, et ce qui fut écrit sur la poussière rappela aux pécheurs leurs propres fautes.
Mais le prophète rappelle de nouveau que les pécheurs reçoivent aussi la possibilité de corriger leurs voies. Par le prophète, le Seigneur les appelle à se souvenir du jour du sabbat ; dans ce contexte, cela signifie davantage qu’une simple observance d’une tradition établie : cela veut dire consacrer tout son être et toute sa vie au Seigneur, comme le septième jour Lui est consacré.
