Chose étonnante que la providence de Dieu. D'un côté, on ne peut en aucune manière la comprendre, et il peut même sembler qu'il ne vaille pas la peine d'essayer, parce que le Seigneur Lui-même dit : « Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55:8). D'un autre côté, le Seigneur dit que « celui qui fera la volonté de Dieu, celui-là est pour Moi un frère, une soeur et une mère » (Mc 3:35), et, par la bouche de l'apôtre Paul, l'Esprit nous commande : « Ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté de Dieu » (Ep 5:17).
Que faire alors ? Comment comprendre ce que, par définition, nous ne pouvons contenir en nous ? Il n'y a qu'une réponse : appeler en nous l'Auteur de ce dessein. Et s'Il est en toi, la question du discernement de la volonté de Dieu ne se pose tout simplement plus. Car plus tu es proche de Dieu, plus ton coeur est pur, plus tu vois Dieu (voir Mt 5:8), plus tes propres désirs deviennent ce que Dieu met réellement dans ton coeur. Il est follement difficile de se livrer à Dieu au point d'être toujours conduits par l'Esprit. C'est même douloureux, sans doute : douloureux pour notre égoïsme, pour notre vanité, qui n'ont aucune envie de « céder leurs positions ». Mais c'est possible. Il est possible de vivre d'une vie pleine.
Et aujourd'hui nous voyons l'un de ces hommes heureux : le diacre Philippe. Philippe est si ouvert aux « souffles » de l'Esprit qu'il accepte sans hésiter de partir on ne sait pourquoi, on ne sait où. Et l'Esprit le lui rend pleinement, en rompant l'ordre qui existait jusque-là et en lui accordant un don nouveau : « transmettre » le baptême dans l'Esprit.
