David appelle le Seigneur son rocher, une forteresse imprenable qui l'a maintes fois sauvé de ses ennemis. Non seulement lorsque des ennemis armés attaquent, mais même lorsque la mort et l'enfer approchent et que le salut paraît impossible, nous pouvons nous tourner vers le Seigneur : Il nous entend et vient à notre secours. Il vient en ébranlant le ciel et la terre ; Sa majesté n'est comparable à rien de ce qui existe dans le monde créé, et les images des forces de la nature employées par le psalmiste ne peuvent nous en donner qu'une idée approximative.
Mais, bien qu'Il soit Lui-même au-dessus de tout, le Seigneur retire du milieu de l'océan des calamités une minuscule créature humaine ; ici se révèle une autre grandeur, peut-être moins immédiatement visible, mais non moins bouleversante—la grandeur de Sa miséricorde. Au milieu d'un univers qui frappe l'imagination, sa propre existence paraît parfois si insignifiante à l'homme, et l'observation de « quelques » commandements plus insignifiante encore.
Mais rien de tout cela n'est insignifiant aux yeux du Seigneur, porteur de la justice.
