Avant de monter vers le Père, Jésus, en envoyant les disciples prêcher, leur adresse une parole d'envoi. Il les appelle à annoncer la bonne nouvelle au monde entier, à « toute la création », puis il énumère les miracles qui doivent accompagner ceux qui auront cru. Ces signes de la présence divine paraissent tout simplement fantastiques, et la tentation est grande de les comprendre non pas littéralement, mais de manière figurée. Pourtant, dans les derniers versets de ce chapitre, Marc dit clairement que leur prédication s'accomplissait avec « la confirmation de la parole par les signes qui l'accompagnaient ».
Combien souvent nous ne prêchons que par la parole, nous racontons les vérités évangéliques, mais nous ne les incarnons pas dans notre propre vie. C'est de cela que le Sauveur nous met en garde avant son Ascension, en insistant sur le fait que les paroles doivent être accompagnées de signes. Notre foi, bien sûr, n'est pas aussi forte qu'elle l'était chez les apôtres, et nous ne pouvons pas guérir les malades par notre ombre, comme Pierre. Ce que nous pouvons faire, c'est seulement espérer que le Seigneur lui-même accomplira le miracle, et essayer, selon nos forces, de soulager la souffrance du prochain. Ce sera le signe réel de notre foi vivante.
