Dans le Sermon sur la montagne, le Seigneur Jésus-Christ explique lui-même très clairement ces paroles en disant : « ne résistez pas au méchant ». Dans la société humaine, y compris en Israël à l'époque de la vie terrestre du Christ, l'opinion répandue est que la violence doit être vengée...
Dans le Sermon sur la montagne, le Seigneur Jésus-Christ explique lui-même très clairement ces paroles en disant : « ne résistez pas au méchant ». Dans la société humaine, y compris en Israël à l'époque de la vie terrestre du Christ, l'opinion répandue est que la violence doit être vengée. Les commandements fondamentaux de l'Ancien Testament cherchent seulement à encadrer cette vengeance, en exigeant que la rétribution de la violence corresponde à la violence elle-même.
Cependant, dit le Seigneur, il est impossible de vaincre le mal et la violence de cette manière. Que faire alors ? Par toute sa vie, le Seigneur nous montre la voie pour résister au mal ; c'est la voie de l'amour et du pardon, de la fidélité à Dieu et de l'acceptation de la souffrance. Jésus lui-même a été conduit à la Croix par ce chemin, et seule la Résurrection du Christ témoigne à tous ses disciples que c'est l'unique voie pour résister au mal.
En ce qui concerne la phrase spécifique qui a suscité votre question, on ne peut nier qu'elle est choquante. Mais vous conviendrez qu'un tel degré extrême de renoncement à la violence comme réponse à la violence s'est avéré plus que mémorable. Même dans les sociétés athées, par le biais de la culture, elle s'imprègne dans l'esprit des gens, nous forçant à y réfléchir.
En pratique, le désir de suivre ces paroles fait que dans la souffrance que les hommes nous infligent, nous ne sommes pas seuls : le Seigneur prend cette souffrance sur Lui. Et si nous Lui consacrons notre refus de la violence, Il nous accorde une joie incomparable, qu'aucune violence ne peut nous enlever. La seule chose qu'il faut garder à l'esprit est que chacun de nous est appelé à réagir de cette manière à la violence qui nous est infligée personnellement. La violence infligée aux autres exige une attitude différente.