Le ministère terrestre du Sauveur commence par son baptême et la descente sur lui du Saint-Esprit, suivis des épreuves au désert. À première vue, cela peut sembler quelque peu étrange, car Jésus est né dans le monde en portant déjà en lui toute la plénitude de Dieu. Que pouvait-il recevoir au moment où le souffle de Dieu descendait sur lui ? Que lui manquait-il ?...
Le ministère terrestre du Sauveur commence par son baptême et la descente sur lui du Saint-Esprit, suivis des épreuves au désert. À première vue, cela peut sembler quelque peu étrange, car Jésus est né dans le monde en portant déjà en lui toute la plénitude de Dieu. Que pouvait-il recevoir au moment où le souffle de Dieu descendait sur lui ? Que lui manquait-il ? Et quel était le sens des épreuves qu'il traversa ensuite au désert ?
S'il lui avait simplement fallu parcourir la terre, même en manifestant au monde toute la plénitude divine et humaine, puis quitter ce monde comme l'avaient quitté tous ceux qui y avaient vécu avant lui, rien de tout cela ne lui serait peut-être arrivé. Mais il est le Messie, et il devait manifester au monde le Royaume dans toute sa plénitude. Il ne lui suffisait pas de naître Dieu-homme. C'était une condition nécessaire du ministère qui lui avait été confié. Mais le ministère lui-même consistait en autre chose : il fallait que son caractère unique cesse d'être quelque chose qui n'appartenait qu'à lui et qu'il soit ouvert au monde. Il devait non seulement se manifester comme Roi, mais aussi ouvrir le chemin de son Royaume à tous ceux qui cherchent. Avec lui, quelque chose de plus grand que lui-même devait entrer dans le monde—plus grand non par la plénitude, mais par l'étendue.
Et cette réalité plus grande, son Royaume, devait être ouverte au monde dans son unité avec le Père. Le Saint-Esprit—la plénitude du souffle du Père—a rendu possible cette manifestation du Royaume au monde. Les épreuves au désert qu'il traversa immédiatement après la descente du Saint-Esprit sur lui furent une mise à l'épreuve non seulement de lui comme homme, ni même comme Dieu-homme, mais comme le Roi qu'il devait devenir pour ce Royaume.
Ce n'est pas par hasard qu'elles étaient toutes liées, d'une manière ou d'une autre, à cette unique question essentielle : quel Roi seras-tu ? Comment régneras-tu : selon les lois du monde déchu, en utilisant les faiblesses et les vices humains, ou comme le Roi du Royaume de Dieu ? Le bon choix signifiait l'affermissement du Royaume ; le mauvais, l'effondrement dès le début du ministère. Et ce fut un choix parfaitement libre de Jésus, libre à la manière humaine : le choix par lequel commença son ministère de Messie.