Bible-Centre

Réflexions pour  11 août 2026

 
Pour 2P 1:16 

Pierre parle ici avant tout de sa propre expérience de communion avec le Christ. Mais il ne pense pas seulement au fait d'avoir été avec Jésus pendant son ministère terrestre. L'apôtre attire surtout l'attention sur son expérience au mont Thabor, sur l'expérience de la Transfiguration. Et sur sa rencontre avec Jésus ressuscité, qui lui avait prédit qu'il mourrait en martyr. Ce sont précisément ces paroles du Sauveur, adressées à Pierre après sa résurrection, que l'apôtre se rappelle lorsqu'il dit qu'il devra bientôt « quitter cette demeure », désignant manifestement son corps physique et donc sa vie terrestre.

Pour l'apôtre, comme on le voit, l'essentiel n'est pas l'expérience de la simple proximité avec Jésus, mais celle de vivre avec lui la réalité du Royaume qu'il a apporté dans le monde. La Transfiguration comme la Résurrection sont des expériences du Royaume, et c'est sur elles que Pierre concentre son attention. Il témoigne en premier lieu de sa propre expérience du Royaume — comme le font d'ailleurs tous les apôtres, car le christianisme n'est rien d'autre que la vie dans le Royaume.

Mais, à côté de sa propre expérience, Pierre en invoque une autre : celle des prophètes. C'est l'expérience qui se reflète dans la Sainte Écriture des Juifs — les livres prophétiques faisant déjà partie de la Sainte Écriture du judaïsme à l'époque évangélique. C'était une référence à la fois à la Sainte Écriture et à la Tradition, car la Tradition se fondait sur les livres prophétiques non moins que sur la Torah. Pour Pierre, toutefois, la Tradition est inconcevable sans ce que l'on appelle parfois aujourd'hui sa composante charismatique. Pour interpréter correctement les textes des livres prophétiques, il faut avoir la même expérience spirituelle que les prophètes, ou du moins une expérience semblable. Autrement, on n'arrivera à rien.

Telle est l'essence de la véritable Tradition, avec un T majuscule : il est impossible de la conserver comme on conserve des aliments enfermés dans un bocal. Pour la Tradition avec un T majuscule, conserver signifie recréer et revivre, en rendant présent ici et maintenant ce que les auteurs des textes concernés avaient vécu en leur temps. La véritable Tradition devient alors une partie de l'expérience du Royaume et, par conséquent, une partie de la nouvelle Tradition, désormais chrétienne. Elle devient aussi une partie de l'expérience de l'Église, car l'Église est le Royaume sur la terre.

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Pierre parle ici avant tout de sa propre expérience de communion avec le Christ. Mais il ne pense pas seulement au fait d'avoir été avec Jésus pendant son ministère terrestre. L'apôtre attire surtout l'attention sur son expérience liée à...

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Pierre parle ici avant tout de sa propre expérience de communion avec le Christ. Mais il ne pense pas seulement au fait d'avoir été avec Jésus pendant son ministère terrestre. L'apôtre attire surtout l'attention sur son expérience liée à...  Lire la suite

 
Pour 2Co 2:14-17 

Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul nous propose une sorte d'icône verbale. Elle peut être rapprochée de la vision d'Isaïe dans le Temple de Jérusalem ou des images de l'Apocalypse. Sur cette icône se révèle le Dieu auquel nous rendons grâce. L'action de grâce fait de nous non pas de simples spectateurs, mais des participants à ce qui est représenté : telle est la loi de la vie spirituelle.

L'apôtre parle ensuite de Dieu à l'œuvre, de Celui qui a dit de Lui-même : « Je t'ai fait sortir d'Égypte d'une main forte et d'un bras étendu. » Son action n'est limitée par aucune condition ; Il nous fait toujours triompher dans le Christ. Mais voici le prodige : de quel triomphe s'agit-il ? Le triomphe dans le Christ se révèle être la diffusion par Dieu du parfum de la connaissance de Lui-même, semblable au murmure d'une brise légère manifesté au prophète Élie.

« Le parfum de la connaissance de Dieu » est une expression quelque peu raffinée, car l'original grec dit simplement « l'odeur de Sa connaissance ». Qui ne se souvient des contes de l'enfance où l'on disait que « cela sent la Russie » ? L'odeur est le signe perceptible de la présence de quelque chose d'invisible. Dieu est invisible, mais le peuple Le connaît, et cela flotte dans l'air, rendant Sa présence perceptible.

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Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul nous propose une sorte d'icône verbale. Elle peut être rapprochée de la vision d'Isaïe dans le Temple de Jérusalem ou des images de l'Apocalypse. Sur cette icône se révèle le Dieu auquel nous rendons...

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Pour Mt 18:1-5 

Les disciples demandent à Jésus qui est considéré comme le plus grand dans le Royaume des Cieux. Cette question ressemble aux disputes scolastiques sur le nombre d'anges pouvant tenir sur la pointe d'une aiguille, car elle est purement théorique. Sans comprendre ce qu'est le Royaume de Dieu, ils discutent de la manière dont sa hiérarchie est organisée. De même, ils se partagent les places à la droite et à la gauche du Sauveur dans la vie du siècle à venir, sans se rendre compte qu'ils demandent pour eux-mêmes les couronnes du martyre.

La réponse de Jésus étonne par sa simplicité enfantine et son caractère éminemment concret. Il ne discute pas avec eux de ce qu'ils ne peuvent comprendre, mais prend pour exemple une réalité familière et proche. Le Christ ne parle ni des anges ni des archanges ; Il prend un enfant et montre en lui l'image d'un citoyen de Son Royaume. Il n'encourage pas ces conversations théoriques, mais dit directement ce qu'il faut être pour y entrer.

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Les disciples demandent à Jésus qui est considéré comme le plus grand dans le Royaume des Cieux. Cette question ressemble aux disputes scolastiques sur le nombre d'anges pouvant tenir sur la pointe d'une aiguille, car elle est purement théorique. Sans comprendre ce qu'est le Royaume de Dieu, ils discutent de...

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Les disciples demandent à Jésus qui est considéré comme le plus grand dans le Royaume des Cieux. Cette question ressemble aux disputes scolastiques sur le nombre d'anges pouvant tenir sur la pointe d'une aiguille, car elle est purement théorique. Sans comprendre ce qu'est le Royaume de Dieu, ils discutent de...  Lire la suite

 
Pour Lc 13:1-17 

Beaucoup s'interrogent souvent sur le sens de la souffrance. Il est parfois si difficile de comprendre pourquoi ce sont le plus souvent les plus innocents qui souffrent, car il semble tout naturel de penser que les souffrances sont envoyées en punition des péchés. C'est précisément cette question que l'on pose à Jésus au sujet d'une tragédie survenue à Jérusalem.

Mais Il la déplace sur un tout autre plan. Il ne nie pas le lien entre le péché et le châtiment, tout en disant que la pédagogie de Dieu repose sur Sa patience et Sa miséricorde. La question n'est plus : « Pourquoi tout va-t-il si mal alors que je n'ai rien fait de mal ?! », mais au contraire : « Pourquoi tout va-t-il si bien alors que je n'ai rien fait de bien ?! » Et Jésus Lui-même donne aussitôt la réponse : tout va si bien parce que Dieu nous offre une nouvelle chance de changer en mieux.

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Beaucoup s'interrogent souvent sur le sens de la souffrance. Il est parfois si difficile de comprendre pourquoi ce sont le plus souvent les plus innocents qui souffrent, car il semble tout naturel de penser que les souffrances sont envoyées en punition des péchés. C'est précisément cette question que l'on pose à Jésus au sujet d'une tragédie survenue à Jérusalem...

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Beaucoup s'interrogent souvent sur le sens de la souffrance. Il est parfois si difficile de comprendre pourquoi ce sont le plus souvent les plus innocents qui souffrent, car il semble tout naturel de penser que les souffrances sont envoyées en punition des péchés. C'est précisément cette question que l'on pose à Jésus au sujet d'une tragédie survenue à Jérusalem...  Lire la suite

 
Pour Ez 6:1-14 

Depuis les temps anciens, les montagnes symbolisaient la possibilité d'une communion entre Dieu et les hommes : c'est là qu'Il parlait avec Moïse comme avec Élie, et elles sont mentionnées plus d'une fois dans les psaumes. Mais vint le temps où elles furent souillées par les idoles et les rites païens. Les lieux où les hommes espéraient toucher la Source de la vie devinrent mortels.

Or c'est précisément maintenant que, comme au temps d'Élie, les œuvres des païens sont visibles partout où se porte le regard, que retentit la prophétie sur le reste fidèle. Malgré son petit nombre, ce reste devient le gage que le peuple tout entier ne périra pas sur de faux chemins et le germe de sa guérison des maux du péché. Hélas, beaucoup se détourneront du Seigneur et refuseront de recevoir de Lui le salut, continuant à mettre leur espoir dans des idoles mortelles. La terre sera souillée et dévastée par elles. Mais Celui vers qui le reste fidèle se tourne dans la prière, non seulement sur les montagnes, mais en tout lieu, a le pouvoir de purifier la terre et chacun de nous.

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Pour Dt 28:35-68 

Dans cette dernière partie des malédictions prononcées contre les apostats, le Seigneur montre au peuple comment toutes les joies de la vie — la famille, la maison, la récolte, une vie paisible — peuvent être détruites en un instant si les hommes oublient leur Dieu. Il ne s'agit pas pour Lui de les effrayer ni de les forcer à L'adorer sous la contrainte. C'est simplement que tous Ses dons (car tout bien vient d'en haut) n'existent que pour conduire l'homme en avant, à la rencontre de Celui qui les donne. Si quelqu'un se détourne de Dieu et L'oublie, cela signifie que tous ces biens n'ont pas accompli leur vocation, qu'ils sont devenus dépourvus de sens et qu'ils lui sont retirés.

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Dans cette dernière partie des malédictions prononcées contre les apostats, le Seigneur montre au peuple comment toutes les joies de la vie — la famille, la maison, la récolte, une vie paisible — peuvent être détruites en un instant si les hommes oublient leur Dieu. Il ne s'agit pas pour Lui de...

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Dans cette dernière partie des malédictions prononcées contre les apostats, le Seigneur montre au peuple comment toutes les joies de la vie — la famille, la maison, la récolte, une vie paisible — peuvent être détruites en un instant si les hommes oublient leur Dieu. Il ne s'agit pas pour Lui de...  Lire la suite

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