Bible-Centre

Réflexions pour  9 août 2026

 

Pour Paul, la résurrection du Christ d'entre les morts est la pierre angulaire de tout le christianisme. D'ailleurs, le christianisme a toujours reposé précisément sur la foi en la résurrection de chaque personne d'entre les morts, ainsi que sur la conviction que la résurrection du Sauveur avait inauguré ce processus. Et il ne s'agit pas seulement du fait que, sans vie après la mort, la vie terrestre d'une personne se révèle en grande partie dépourvue de sens.

Dans l'Antiquité, la croyance en l'immortalité de l'âme et en la rétribution après la mort était propre aux Égyptiens, en partie aux Grecs, ainsi qu'à certains autres peuples. Mais la Bible parle d'autre chose. Il ne s'agit pas ici du fait qu'une partie de la personne humaine, fût-elle la plus importante, subsiste après la mort et que la personne continue ainsi à vivre, en gardant mémoire et conscience d'elle-même. La Bible parle de davantage : elle parle de la résurrection, du retour à la vie de la personne tout entière, et d'une vie pleine, non de la vie partielle et limitée que serait inévitablement celle de l'âme seule. Car, malgré toute son importance, l'âme n'est qu'une partie de la personne humaine, et non la personne dans son intégralité.

Mais pour que la résurrection de l'être humain devienne possible, le monde devait changer. La mort et le mal qui l'avait engendrée devaient être chassés du monde dans lequel ils étaient entrés après la Chute. Le monde devait redevenir le Royaume de Dieu, tel qu'il avait déjà été au premier jour de la création : en ce premier jour, il n'y avait dans le monde ni ténèbres ni mal ; il était entièrement pénétré par la lumière de la présence de Dieu, qui faisait de lui le Royaume du Dieu vivant et parfaitement réel. C'est précisément ainsi que Dieu veut voir le monde, et il ne se contente de rien de moins. Selon son dessein, l'être humain doit devenir un habitant de ce monde et y acquérir une plénitude de vie inconcevable aujourd'hui.

La résurrection du Christ d'entre les morts est devenue le centre de ce processus. Le salut de l'être humain consiste à prendre part à la résurrection universelle ; autrement, il lui faudra renoncer au Royaume. L'apôtre comprend parfaitement tout cela et ne se lasse pas de le rappeler aux autres, car rester à l'écart de ce qui se passe signifie tout perdre. Le christianisme perd alors lui aussi tout son sens, se transformant en religion, en enseignement—bref, en quelque chose qui ne peut, par lui-même, faire participer à la vie du Royaume. Et vivre de discours sur un Royaume vers lequel on ne marche pas signifie véritablement être le plus malheureux des êtres humains.

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Pour Paul, la résurrection du Christ d'entre les morts est la pierre angulaire de tout le christianisme. D'ailleurs, le christianisme a toujours reposé précisément sur la foi en la résurrection de chaque personne d'entre les morts, ainsi que sur la conviction que la résurrection du Sauveur avait inauguré ce processus. Et il ne s'agit pas seulement du fait que...

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Pour Paul, la résurrection du Christ d'entre les morts est la pierre angulaire de tout le christianisme. D'ailleurs, le christianisme a toujours reposé précisément sur la foi en la résurrection de chaque personne d'entre les morts, ainsi que sur la conviction que la résurrection du Sauveur avait inauguré ce processus. Et il ne s'agit pas seulement du fait que...  Lire la suite

 
Pour Mt 17:14-23 

Dans ce récit, nous rencontrons un malheur auquel les forces humaines n'ont pas réussi à remédier. Cela nous arrive souvent. Que faire ? « Amenez-le-Moi », dit le Sauveur. Le Seigneur nous indique le chemin lorsqu'il semble que nous avons épuisé tous les moyens et que plus rien ne peut aider. Les disciples demandent pourquoi ils n'ont pas pu eux-mêmes chasser les démons. « Parce que vous avez peu de foi », ou « pas de foi », comme l'indiquent certains manuscrits.

Cette réponse nous oblige à réfléchir à ce qu'est notre propre foi et à la manière d'en mesurer la grandeur : est-elle petite ou grande ? Souvent, nous rappelant les paroles suivantes du Sauveur : « Je vous le dis, si vous aviez de la foi gros comme un grain de moutarde et si vous disiez à cette montagne : “Déplace-toi d'ici jusque-là”, elle se déplacerait », et constatant que rien ne bouge à nos paroles, nous sommes enclins à rabaisser notre foi. Mais nous ne devons pas oublier le caractère particulier du langage de Jésus, rempli de symboles, d'hyperboles et d'images poétiques éclatantes. Dans la littérature rabbinique, on appelait « déplaceurs de montagnes » les maîtres capables d'interpréter les passages les plus difficiles de l'Écriture. Lorsque nous disons que la foi accomplit des miracles, nous devons comprendre les « miracles » eux-mêmes conformément à l'esprit de l'Évangile, et non à celui de nos désirs pécheurs.

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Pour Rm 9:1-5 

Le peuple juif, comme tout peuple sur la terre, a sa propre histoire, déterminée en partie par les mêmes lois sociales qui régissent généralement l'histoire de tous les peuples. Mais outre cette histoire commune à tous, le peuple juif, en tant que peuple de Dieu, fait aussi partie d'une autre histoire : l'histoire de l'Alliance, l'histoire de ces relations de Dieu avec Son peuple et avec l'humanité tout entière qui constituent un processus spirituel intérieurement unifié. Dans ce processus, le peuple juif se trouve être l'axe même sur lequel tout repose et autour duquel tout tourne. Et il conservera cette qualité pour toujours, jusqu'à la Seconde Venue.

Mais toute personne née juive ne devient pas automatiquement un homme de Dieu. L'histoire d'Israël elle-même montre d'ailleurs que les frontières du peuple de Dieu et celles de la nation juive furent loin de toujours coïncider. À proprement parler, ce n'est qu'après l'exil à Babylone, lorsque le judaïsme devint une communauté ethnoconfessionnelle, qu'il fut possible de parler du peuple de Dieu, au moins formellement : avant l'exil, beaucoup de Juifs étaient païens dans les faits, et parfois aussi formellement. Bien plus, ils étaient alors majoritaires, ce qui rendit l'exil lui-même inévitable. Dans l'exil se détacha le reste dont avaient déjà parlé les prophètes antérieurs à l'exil, et c'est ce reste qui devint le fondement d'un judaïsme nouveau, postérieur à l'exil, qui existait désormais comme communauté ethnoconfessionnelle où, par définition, il ne pouvait y avoir de païens.

Mais voici que le Messie vint, et il apparut que la religiosité seule ne suffisait pas : il fallait vivre une vie spirituelle pleine pour Le reconnaître et Le suivre. Or, dans toute communauté religieuse, les personnes religieuses sont toujours plus nombreuses que celles qui vivent une vie spirituelle ou qui recherchent une telle vie. Un reste commence de nouveau à se dégager, cette fois non selon un principe religieux, mais selon un principe spirituel : ceux qui tiennent davantage à leur propre religiosité ne sont pas faits pour le Royaume.

Mais l'Alliance demeure en vigueur. Dieu ne renonce pas à une alliance une fois conclue. Les Juifs sont allés plus loin sur le chemin du Royaume que tout autre peuple, et personne ne pourra le leur enlever. En pratique, toutefois, cet avantage ne change rien pour eux : l'important ici n'est pas d'aller plus loin que les autres, mais d'atteindre le but. C'est ce qu'espère Paul et ce pour quoi il prie. Il veut que son peuple parcoure jusqu'au bout le chemin qu'il n'a parcouru qu'en partie. Jusqu'au Royaume lui-même.

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Le peuple juif, comme tout peuple sur la terre, a sa propre histoire, déterminée en partie par les mêmes lois sociales qui régissent généralement l'histoire de tous les peuples. Mais outre cette histoire...

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