Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 1Th 1:2-3

2 Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières.
3 Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l’activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus Christ.
Masquer

Certaines expressions employées par Paul peuvent sembler un peu étranges. La foi agissante est encore assez compréhensible : Paul lui-même a dit à plusieurs reprises que la foi sans les œuvres n'est que paroles vides, et il n'était pas le seul à le dire. Mais le « dur labeur de l'amour » — non pas le « travail accompli avec amour », mais bien le « labeur de l'amour » — ainsi que la « constance de l'espérance en notre Seigneur Jésus-Christ » (ce que la traduction synodale russe appelle la « patience de l'espérance ») peuvent susciter des questions et de la perplexité. En effet, dans notre monde, l'amour est généralement associé aux sentiments et aux émotions : lorsque nous disons aimer quelque chose, nous voulons le plus souvent dire que cela nous plaît. Malheureusement, il nous arrive souvent d'« aimer » de la même façon notre prochain — tant qu'il nous est sympathique. Les auteurs des livres bibliques entendent généralement par amour une attitude qui consiste à vouloir du bien à son prochain, qu'il nous soit sympathique ou non. Pourtant, une attitude est une chose, et un dur labeur en est une autre. Les actes d'amour sont compréhensibles, mais comment l'attitude elle-même peut-elle devenir un travail ?

Peut-être cela semble-t-il effectivement un peu étrange dans les conditions du monde non transfiguré. Pourtant, même ici, il faut entretenir les relations, sans quoi elles se défont peu à peu. Mais pour le Royaume, entretenir les relations revêt une importance particulière : c'est là une tâche à part entière et très sérieuse. Car ce sont précisément les relations qui constituent la structure du Royaume : leur profondeur et leur solidité déterminent non seulement la plénitude qui se révélera à celui qui les construit, mais aussi la mesure de la plénitude de la révélation du Royaume au monde, la profondeur de son action spirituelle sur le monde non transfiguré.

La « constance de l'espérance » devient alors, elle aussi, plus compréhensible : dans les circonstances ordinaires, l'espérance signifie au fond la confiance en quelqu'un qui a fait certaines promesses et la certitude que celui qui les a faites ne nous trompera pas, qu'il s'agisse de Dieu ou d'un être humain. Mais dans le Royaume, la confiance seule ne suffit pas : la certitude suppose ici non pas simplement une connaissance intérieure, mais une visée intentionnelle — celle-là même qui est aussi à la base de toute relation. Et cette visée est toujours un effort, même lorsqu'elle tend, comme dans le cas de la constance, à préserver ce que des forces extérieures cherchent à détruire. Paul, semble-t-il, décrit toutes les relations entre chrétiens non plus comme des relations entre habitants du monde non transfiguré, mais comme des relations entre habitants du Royaume. Car il était parfaitement évident pour lui que le christianisme est précisément la vie dans le Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde.

Autres réflexions

 
Pour 1Th 1:1-10
1 Paul, Silvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous grâce et paix.
2 Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières.
3 Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l’activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus Christ.
4 Nous le savons, frères aimés de Dieu, vous avez été choisis.
5 Car notre Évangile ne s’est pas présenté à vous en paroles seulement, mais en puissance, dans l’action de l’Esprit Saint, en surabondance. De fait, vous savez comment nous nous sommes comportés au milieu de vous pour votre service.
6 Et vous vous êtes mis à nous imiter, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole, parmi bien des tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint :
7 vous êtes ainsi devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et d’Achaïe.
8 De chez vous, en effet, la Parole du Seigneur a retenti, et pas seulement en Macédoine et en Achaïe, mais de tous côtés votre foi en Dieu s’est répandue, si bien que nous n’avons plus besoin d’en rien dire.
9 On raconte là-bas comment nous sommes venus chez vous, et comment vous vous êtes tournés vers Dieu, abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et véritable,
10 dans l’attente de son Fils qui viendra des cieux, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.
Masquer
Évoquant la naissance de l'Église de Thessalonique, Paul parle de la proximité du Royaume et de l'action du souffle de Dieu qu'ont éprouvées tous ceux qui y ont participé...  Lire la suite

Évoquant la naissance de l'Église de Thessalonique, Paul parle de la proximité du Royaume et de l'action du souffle de Dieu qu'ont éprouvées tous ceux qui y ont participé. D'après les paroles de l'apôtre, la présence de Dieu s'était alors manifestée avec une force particulière, aussi bien dans la vie des nouveaux convertis pris individuellement que dans celle de toute la communauté en train de se constituer. Paul exhorte maintenant les frères de Thessalonique à ne pas oublier ni perdre ce qui leur a été donné.

L'apôtre touche ici à un problème spirituel important auquel les individus comme les communautés entières se heurtent inévitablement dans leur vie spirituelle. Il s'agit du rapport entre deux composantes que, dans le langage du christianisme contemporain, on pourrait appeler l'une charismatique et l'autre ascétique. Bien entendu, il ne s'agit pas de l'ascèse comme mortification de la chair, mais comme un processus de structuration spirituelle de soi-même et de sa vie autour de l'axe spirituel normalement constitué par la relation qui unit l'homme à Dieu.

C'est qu'une vie spirituelle pleine est tout simplement impossible sans intervention directe de Dieu, du moins si l'on entend la vie spirituelle au sens de la Bible. Toute relation avec Dieu commence par le fait qu'Il manifeste Sa présence dans la vie d'une personne, et parfois d'une communauté entière. Cette présence est généralement vécue avec une grande intensité : faisant irruption dans la vie de l'homme, le souffle de Dieu le saisit habituellement tout entier, et l'homme le vit subjectivement comme une conversion rapide et profonde.

Mais si tout se limite à cette expérience, l'élan est bientôt suivi d'un déclin. Rien d'étonnant : le souffle de Dieu n'est pas encore tout ; il importe de reconnaître derrière lui la présence de la volonté divine. Cette reconnaissance exige un engagement dans la relation avec Dieu bien plus grand que celui nécessaire à la conversion. Pour se convertir, il suffit d'être prêt à vivre quelque chose d'inhabituel ; pour reconnaître la volonté de Dieu, il faut un effort actif et orienté de la volonté humaine, possible seulement lorsque l'homme comprend ce qu'il veut et ce vers quoi il tend, et qu'il est prêt à un travail de longue haleine.

Ces efforts orientés vers un but, qui impliquent notamment de se rassembler intérieurement, une sorte de mobilisation nécessaire à l'accomplissement de la tâche fixée, sont précisément les efforts ascétiques au sens propre. Paul les rappelle aux destinataires de sa lettre, en faisant observer qu'ils y sont jusqu'ici parvenus : autrement, il serait difficile de comprendre ses paroles sur l'« œuvre de la foi » et le « labeur de l'amour ». C'est cette association qui permettait à l'Église de Thessalonique de vivre une vie spirituelle pleine.

Masquer
 
Pour 1Th 1:1-10
1 Paul, Silvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous grâce et paix.
2 Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières.
3 Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l’activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus Christ.
4 Nous le savons, frères aimés de Dieu, vous avez été choisis.
5 Car notre Évangile ne s’est pas présenté à vous en paroles seulement, mais en puissance, dans l’action de l’Esprit Saint, en surabondance. De fait, vous savez comment nous nous sommes comportés au milieu de vous pour votre service.
6 Et vous vous êtes mis à nous imiter, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole, parmi bien des tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint :
7 vous êtes ainsi devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et d’Achaïe.
8 De chez vous, en effet, la Parole du Seigneur a retenti, et pas seulement en Macédoine et en Achaïe, mais de tous côtés votre foi en Dieu s’est répandue, si bien que nous n’avons plus besoin d’en rien dire.
9 On raconte là-bas comment nous sommes venus chez vous, et comment vous vous êtes tournés vers Dieu, abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et véritable,
10 dans l’attente de son Fils qui viendra des cieux, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.
Masquer
Ainsi, la foi, l’amour fraternel et la persévérance grandissent dans la communauté de Thessalonique. C’est magnifique ! Paul va sûrement féliciter les fidèles ? Eh bien, non...  Lire la suite

Ainsi, la foi, l’amour fraternel et la persévérance grandissent dans la communauté de Thessalonique. C’est magnifique ! Paul va sûrement féliciter les fidèles ? Eh bien, non. Certes, il reconnaît que tout va bien dans la communauté. Mais le mérite des croyants eux-mêmes n’y est pas très grand. Avant tout, Paul estime nécessaire de remercier Dieu ; bien plus, il souligne que cela n’est que justice. Ainsi, lorsque nous oublions de Le remercier et que nous nous attribuons tout le mérite, ou même que nous l’attribuons à quelqu’un d’autre—à un être humain plutôt qu’à Dieu—nous agissons injustement.

Masquer
 
Pour 1Th 1:1-10
1 Paul, Silvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus Christ. À vous grâce et paix.
2 Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières.
3 Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l’activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance, qui sont dus à notre Seigneur Jésus Christ.
4 Nous le savons, frères aimés de Dieu, vous avez été choisis.
5 Car notre Évangile ne s’est pas présenté à vous en paroles seulement, mais en puissance, dans l’action de l’Esprit Saint, en surabondance. De fait, vous savez comment nous nous sommes comportés au milieu de vous pour votre service.
6 Et vous vous êtes mis à nous imiter, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole, parmi bien des tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint :
7 vous êtes ainsi devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et d’Achaïe.
8 De chez vous, en effet, la Parole du Seigneur a retenti, et pas seulement en Macédoine et en Achaïe, mais de tous côtés votre foi en Dieu s’est répandue, si bien que nous n’avons plus besoin d’en rien dire.
9 On raconte là-bas comment nous sommes venus chez vous, et comment vous vous êtes tournés vers Dieu, abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et véritable,
10 dans l’attente de son Fils qui viendra des cieux, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.
Masquer
En commençant sa lettre à l'Église de Thessalonique, Paul mentionne le témoignage par lequel, à en juger par ses paroles...  Lire la suite

En commençant sa lettre à l'Église de Thessalonique, Paul mentionne le témoignage par lequel, à en juger par ses paroles, cette Église était connue dans toute la Grèce continentale, composée de deux régions: l'Achaïe et la Macédoine (v. 6-10). En même temps, l'apôtre décrit comme en passant le mécanisme qui rend possible un tel témoignage et la diffusion de la bonne nouvelle. Il rappelle son propre témoignage auprès des Thessaloniciens alors récemment convertis, ainsi que le témoignage de ses compagnons de service, dont Paul parle comme d'un témoignage non seulement en paroles, mais aussi par la puissance de l'Esprit de Dieu (v. 5). Et les nouveaux convertis ont reçu dans ce témoignage non seulement les paroles, mais aussi l'Esprit qui leur a ouvert le Royaume. Puis, à leur tour, ils se sont trouvés capables de porter plus loin le témoignage qu'ils avaient reçu, en poursuivant l'oeuvre commencée par l'apôtre.

La situation décrite par Paul est un exemple caractéristique de la manière dont la bonne nouvelle se répand dans le monde. L'Église n'est pas une organisation religieuse, mais une communauté de personnes qui vivent dans le Royaume. Sa tâche principale est de faire en sorte que le Royaume, avec sa vie et ses lois, radicalement différentes des lois de notre monde encore non transfiguré, soit présent dans le monde afin que celui-ci se transfigure et que chaque chercheur du Royaume puisse prendre part à la vie nouvelle. Mais alors il devient clair que la prédication du christianisme peut et doit être non pas un récit sur une nouvelle religion que le prédicateur propose à ceux qui cherchent la vérité, mais un témoignage sur ce Royaume et sur Celui qui l'a apporté dans le monde.

Un témoignage de ce genre sera évidemment perçu comme de vaines paroles si le témoin ne peut pas fournir des preuves que le Royaume dont il parle n'est ni une invention ni un rêve, mais une réalité authentique. Or la preuve, manifestement, ne peut être ici que son propre exemple. Chaque auditeur du prédicateur doit voir en lui-même les signes de son appartenance au Royaume, de même que chaque chercheur du Royaume doit voir un exemple visible de la vie du Royaume en venant à l'assemblée de la communauté des fidèles. Le Royaume ne se prouve par aucun argument; le seul argument ici ne peut être que l'expérience personnelle de celui qui y a pris part. Et Paul remercie Dieu pour ses frères thessaloniciens qui, comme on le voit, ont aidé beaucoup de ceux qui le cherchaient à vivre l'expérience du Royaume.

Masquer

Lectures du  18 octobre 2026

La Bible pour les débutants

Il n’y a pas de lecture pour dimanche

Lecture en trois ans

Il n’y a pas de lecture pour dimanche

La Bible en cinq ans

Il n’y a pas de lecture pour dimanche

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.