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RÉFLEXIONS pour Jb 19:25-27

25 Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
26 Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu.
27 Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument.
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Résonnant entre le 5ème et 4èmes siècles av. J. C., simultanément avec le sermon des derniers prophètes de l'Ancien testament, ces mots ont intégré tout l'espoir de l'humanité et tout notre espoir pour le salut. Deux siècles ne sont pas passés depuis ce jour, lorsque dans la captivité babylonienne, Dieu a ouvert au prophète Ezéchiel Sa volonté sur la résurrection des mort, et voici, l'auteur du livre de Job fait de cette révélation une définitive conclusion. Job, dont le nom est devenu nominal pour la désignation de la souffrance humaine, voit son salut non pas en ce que tous ses malheurs cesseront : en effet, on ne peut pas simplement «déléaturer» de la mémoire une vraie souffrance éprouvée. Non, Job espère que la gloire du Tout-puissant se manifestera dans sa chair souffrante. La douleur et la mort étant jusqu'à là des signes d’éloignement extrême de Dieu, la Source de la Vie, deviennent pour Job la place de la rencontre avec le Rédempteur et Défenseur.

Pour l’Orient ancien, pas moins que pour le monde moderne, est importante la foi de Job que «de la poussière» sera rétablie cette même chair, dans laquelle il souffre à présent. Premièrement, alors devient catégoriquement déplacée l’idée de "la réincarnation l'âme», supprimant l'expérience tragique de la réelle vie humaine. Et, deuxièmement, la souffrance cesse d'être l’incarnation d’une absurdité cruelle seulement dans la perspective de la résurrection. En effet, si la vie de l’homme s'achève avec sa mort, sa souffrance est alors seulement le signe de la victoire du mal, et rien de plus. Aucun oubli ne peut guérir la tragique expérience de la vie vécue par l’homme, il est impossible d'oublier une vraie souffrance, comme la grippe de l'année passée. Il est juste impossible de négliger la mort - elle ne peut être vaincue que par l'intervention du Rédempteur, lorsque dans la résurrection du Christ la mort cesse d'être telle et devient la Révélation de la Vie. Ici nous entrons en contact avec le secret du salut, et il sera probablement à peine rationnel de l'expliquer. Mais on peut l’essayer, et ce secret peut devenir la seule source de lumière dans l'obscurité de la désolation.

Encore dans ces mots de Job sonne l'espoir tout à fait inattendu inexplicable en ce que l’homme peut être donné dans chair de voir l’Invisible. L'auteur du livre de Job n’est pas en pas en mesurer de détourner le regard de cet espoir, et c'est pour quoi il met dans la bouche de son héros les mots : «mes reins en moi se consument.». En effet, cette rencontre signifie la restitution de ce qu'était détruit par le crime d'Adam. Seule la victoire du Rédempteur sur le péché rend cette rencontre face à face de nouveau possible.

Autres réflexions

 
Pour Jb 19:25-27
25 Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
26 Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu.
27 Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument.
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Ce sont les paroles d'un homme qui n'a pas vécu jusqu'à la Résurrection du Christ, mais qui a vécu dans son cœur la rencontre avec le Crucifié et le Ressuscité...  Lire la suite

Ce sont les paroles d'un homme qui n'a pas vécu jusqu'à la Résurrection du Christ, mais qui a vécu dans son cœur la rencontre avec le Crucifié et le Ressuscité. C'est Job, ce même Job qui est devenu synonyme de malheurs et d'infortunes. Ce même Job dont Goethe a utilisé le prologue du livre. Job, qui osa demander à Dieu jugement et justice. Job, à qui Dieu répondit d'une voix redoutable, ironique et très aimante : « Qui est celui qui obscurcit la Providence par des paroles sans intelligence ? Où étais-tu quand Je mesurais les fondements de la terre ? ». Job, à qui il ne fallut plus rien, ni jugement, ni même justice, ni encore moins prospérité. Dieu avait répondu à son cri ! « Auparavant je n'avais entendu parler de Toi que par l'oreille ; maintenant mes yeux Te voient. C'est pourquoi je me retire et je me repens dans la poussière et la cendre ». Job, qui cherche le sens de la souffrance et trouve le Tout-Puissant Lui-même, et Dieu Lui-même devient sa consolation. Et de Job aussi nous pouvons dire qu'il est un exemple de fidélité à Dieu, de droiture et de profondeur de la personne.

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Pour Jb 19:25-26
25 Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
26 Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu.
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Voici pourquoi le très souffreteux Job est plus proche de dieu que ses amis dévots. Ils essaient de voir dans le malheur de Job la logique de Dieu, Sa juste récompense pour le péché et par cela justifier en quelque sorte la punition de l'innocent...  Lire la suite

Voici pourquoi le très souffreteux Job est plus proche de dieu que ses amis dévots. Ils essaient de voir dans le malheur de Job la logique de Dieu, Sa juste récompense pour le péché et par cela justifier en quelque sorte la punition de l'innocent. Job ne peut pas être d’accord avec cela, il comprend que le mal est illogique, irrationnelle, qu’il ne faut ni ignorer, ni justifier la souffrance, mais qu’il faut sortir d’elle, même en hurlant et en s'indignant. Et s’attacher à Dieu, à Sa présence dans la vie, à Son salut. Et dans cet attachement à Dieu, s'ouvre Job ce qui était caché à ses interlocuteurs : le Défenseur est vivant, c'est-à-dire Celui qui «soldera les comptes» de Job et le sortira des souffrances, Celui qui arrêtera la désagrégation et la mort, Celui qui éliminera la barrière entre lui et Dieu. Et il commence à voir clairement ici qu’il s’agit non seulement de l’immortalité de l’âme, mais aussi de la véritable vie spirituelle-corporelle avec Dieu. Et très important le mot «une fois» ne s’agit pas de la réincarnation dit Job, mais de la vraie résurrection en son corps, restauré à partir de la poussière.

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Pour Jb 19:25-26
25 Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
26 Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu.
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Voici pourquoi le très souffreteux Job est plus proche de dieu que ses amis dévots. Ils essaient de voir dans le malheur de Job la logique de Dieu, Sa juste récompense pour le péché et par cela justifier en quelque sorte la punition de l'innocent...  Lire la suite

Voici pourquoi le très souffreteux Job est plus proche de dieu que ses amis dévots. Ils essaient de voir dans le malheur de Job la logique de Dieu, Sa juste récompense pour le péché et par cela justifier en quelque sorte la punition de l'innocent. Job ne peut pas être d’accord avec cela, il comprend que le mal est illogique, irrationnelle, qu’il ne faut ni ignorer, ni justifier la souffrance, mais qu’il faut sortir d’elle, même en hurlant et en s'indignant. Et s’attacher à Dieu, à Sa présence dans la vie, à Son salut. Et dans cet attachement à Dieu, s'ouvre Job ce qui était caché à ses interlocuteurs : le Défenseur est vivant, c'est-à-dire Celui qui «soldera les comptes» de Job et le sortira des souffrances, Celui qui arrêtera la désagrégation et la mort, Celui qui éliminera la barrière entre lui et Dieu. Et il commence à voir clairement ici qu’il s’agit non seulement de l’immortalité de l’âme, mais aussi de la véritable vie spirituelle-corporelle avec Dieu. Et très important le mot «une fois» ne s’agit pas de la réincarnation dit Job, mais de la vraie résurrection en son corps, restauré à partir de la poussière.

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Pour Jb 19:21-27
21 Pitié, pitié pour moi, ô vous mes amis! car c'est la main de Dieu qui m'a frappé.
22 Pourquoi vous acharner sur moi comme Dieu lui-même, sans vous rassasier de ma chair?
23 Oh! je voudrais qu'on écrive mes paroles, qu'elles soient gravées en une inscription,
24 avec un ciseau de fer et du plomb, sculptées dans le roc pour toujours!
25 Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
26 Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu.
27 Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument.
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Le cri de Job est pour nous un reproche. Bien souvent, nous ne savons pas quoi faire lorsque nous sommes confrontés au malheur d'un proche. Et, parce que nous ne comprenons pas... nous déployons une activité fébrile et dénuée de sens...  Lire la suite

Le cri de Job est pour nous un reproche. Bien souvent, nous ne savons pas quoi faire lorsque nous sommes confrontés au malheur d'un proche. Et, parce que nous ne comprenons pas... nous déployons une activité fébrile et dénuée de sens. Nous nous précipitons pour consoler, expliquer, réprimander, essuyer les larmes, analyser la situation... et nous ne faisons ainsi qu'aggraver la souffrance de la personne. Si l'on ne possède pas soi-même la paix, on ne peut pas la partager avec son prochain. On ne peut donner ce que l'on n'a pas. C'est ce qui arrive aux amis de Job : toutes leurs paroles ne font qu'aggraver la situation. Il ne pouvait en être autrement. Le problème de Job se situe dans sa relation personnelle avec Dieu. Deux personnes seulement prennent part à cette relation : Job lui-même et Dieu Lui-même. Personne d'autre ne peut « y participer ». Cela signifie-t-il qu'il faut vite s'écarter de celui qui souffre et le laisser seul ? Non plus. Il faut rester près de lui lorsque notre présence est nécessaire, mais sans intervenir dans la situation ni décider à sa place.

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Pour Jb 19:1-29
Job prit la parole et dit:
Jusqu'à quand allez-vous me tourmenter et m'écraser par vos discours?
Voilà dix fois que vous m'insultez et me malmenez sans vergogne.
Même si je m'étais égaré, mon égarement resterait en moi seul.
Mais, en vérité, quand vous pensez triompher de moi et m'imputer mon opprobre,
sachez que Dieu lui-même m'a fait du tort et enveloppé de son filet.
Si je crie à la violence, pas de réponse; si j'en appelle, point de jugement.
Il a dressé sur ma route un mur infranchissable, mis des ténèbres sur mes sentiers.
Il m'a dépouillé de ma gloire, ôté la couronne de ma tête.
10 Il me sape de toutes parts pour me faire disparaître; il déracine comme un arbre mon espérance.
11 Enflammé de colère contre moi, il me considère comme son adversaire.
12 Ensemble ses troupes sont arrivées; elles ont frayé vers moi leur chemin d'approche, campé autour de ma tente.
13 Mes frères, il les a écartés de moi, mes relations s'appliquent à m'éviter.
14 Mes proches et mes familiers ont disparu, les hôtes de ma maison m'ont oublié.
15 Mes servantes me tiennent pour un intrus, je suis un étranger à leurs yeux.
16 Si j'appelle mon serviteur, il ne répond pas, quand de ma bouche je l'implore.
17 Mon haleine répugne à ma femme, ma puanteur à mes propres frères.
18 Même les gamins me témoignent du mépris: si je me lève, ils se mettent à dauber sur moi.
19 Tous mes intimes m'ont en horreur, mes préférés se sont retournés contre moi.
20 Mes os sont collés à ma peau et à ma chair, ah! si je pouvais m'en tirer avec la peau de mes dents!
21 Pitié, pitié pour moi, ô vous mes amis! car c'est la main de Dieu qui m'a frappé.
22 Pourquoi vous acharner sur moi comme Dieu lui-même, sans vous rassasier de ma chair?
23 Oh! je voudrais qu'on écrive mes paroles, qu'elles soient gravées en une inscription,
24 avec un ciseau de fer et du plomb, sculptées dans le roc pour toujours!
25 Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
26 Une fois qu'ils m'auront arraché cette peau qui est mienne, hors de ma chair, je verrai Dieu.
27 Celui que je verrai sera pour moi, celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger. Et mes reins en moi se consument.
28 Lorsque vous dites: " Comment l'accabler, quel prétexte trouverons-nous en lui? "
29 craignez pour vous-mêmes l'épée, car la colère s'enflammera contre les fautes, et vous saurez qu'il y a un jugement.
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Il n’est pas étonnant que Job ressente comme une offense l’attitude envers lui et envers ses paroles exprimée par Bildad...  Lire la suite

Il n’est pas étonnant que Job ressente comme une offense l’attitude envers lui et envers ses paroles exprimée par Bildad (v. 2-3). Car ce qu’il a dit, il ne l’a pas dit sous le coup de la colère ni par manque de réflexion ; pour lui, tout est absolument sérieux, et l’on veut de nouveau l’accuser de péché, même involontaire, et faire de lui un objet de dérision (v. 3) ! Job, lui, continue d’insister sur ce qu’il a déjà dit plus d’une fois. Il accuse Dieu de ses malheurs, convaincu non sans raison que, sans la volonté de Dieu, rien de ce qu’il a dû vivre ne lui serait arrivé (v. 6-24). Et pourtant Job est certain que, si un jour seulement il pouvait rencontrer Dieu face à face, la situation changerait radicalement. Le souffrant rattache désormais ses espérances au Messie, qu’il appelle, selon la tradition formée dans le judaïsme postexilique, le Rédempteur (v. 25).

Il est intéressant de noter que Job parle maintenant de résurrection, même s’il la comprend de manière assez naturaliste (v. 25-26). Visiblement, Job rattache à la résurrection et à la venue du Messie avant tout la possibilité de voir Dieu face à face et de régler personnellement avec Lui tous ses problèmes. Quant aux amis de Job, selon les paroles du souffrant, ils se conduisent non comme des justes, mais comme des impies. Au lieu de soutenir le juste souffrant, ils profitent de l’occasion pour s’affirmer à ses dépens (v. 5-6). Il demande miséricorde à ses amis (v. 21-22), tout en comprenant qu’il n’a aucune miséricorde à attendre d’eux. Il peut sembler que ces accusations soient trop sévères, que ses amis, tout en se trompant sur le fond, ne veuillent tout de même pas de mal à Job.

Mais le problème est plus profond qu’il ne peut paraître. Les amis de Job ne sont pas seulement incapables de comprendre Job ; ils ne veulent pas et craignent d’entrer dans ce qui tourmente le souffrant. Et cette peur a un caractère religieux : Éliphaz, Bildad et Tsophar craignent simplement de perdre cette assurance que donne à l’homme la conscience de sa propre rectitude religieuse. Et cette peur a un caractère religieux : Éliphaz, Bildad et Tsophar craignent simplement de perdre cette assurance que donne à l’homme la conscience de sa propre rectitude religieuse. Job, lui, ne montre nullement une telle rectitude ; au contraire, il n’est déjà plus sûr de rien, et ses amis tentent de le soutenir. Mais ils le font comme en descendant vers le souffrant depuis la hauteur de leur propre rectitude. Ils sont absolument certains que tout ce qui arrive à Job est un malentendu qu’ils doivent l’aider à résoudre, qu’ils ont raison en tout, et que Job se trompe dans ses jugements ou bien n’est plus maître de lui à cause des malheurs et des calamités qui se sont abattus sur lui. L’idée que Job puisse avoir raison leur paraît si terrible qu’ils sont plus disposés à admettre la folie, un trouble passager de leur ami, que leur propre erreur. Une telle position, naturellement, ne pouvait que paraître offensante à Job lui-même : sa situation était déjà grave, et de ses amis il ne voyait rien d’autre qu’une « aide » méprisante et compatissante, qui ne lui était d’aucune utilité.

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