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RÉFLEXIONS pour 2Th 3:7-8

Car vous savez bien comment il faut nous imiter. Nous n'avons pas eu une vie désordonnée parmi vous,
nous ne nous sommes fait donner par personne le pain que nous mangions, mais de nuit comme de jour nous étions au travail, dans le labeur et la fatigue, pour n'être à la charge d'aucun de vous:
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En évoquant dans son épître à l'Église de Thessalonique le fait que, pendant leur mission dans cette ville, Paul et ses compagnons gagnaient leur vie par leur propre travail, l'apôtre veut avant tout rappeler certaines normes morales. En effet, pourquoi la communauté ecclésiale devrait-elle nourrir ceux qu'elle n'a ni invités ni attendus comme hôtes, surtout si ces gens ont l'intention de rester longtemps dans la ville ?

La coutume exigeait que l'hospitalité soit accordée pendant trois jours. Chacun pouvait alors demander à être logé sans même expliquer en détail qui il était, d'où il venait, où il allait ni pourquoi il s'était mis en route. Mais si l'invité voulait rester plus longtemps, cela n'était possible qu'avec l'accord de celui qui le recevait. Quiconque comptait demeurer longtemps en mission devait au moins prévenir de son arrivée, et mieux encore, convenir de la possibilité de son séjour dans la ville avec la communauté ou avec les personnes précises chez qui et aux frais desquelles il comptait vivre. Cependant, la tentation était grande, en s'abritant derrière des discours sur l'œuvre de Dieu, de profiter de l'hospitalité pas tout à fait volontaire de ses hôtes, accordée par respect moins pour les invités eux-mêmes que pour Celui au nom duquel ils parlaient.

Mais il ne s'agissait pas seulement de cela. Il est aussi question d'une responsabilité toute simple, la responsabilité de l'œuvre de Dieu. Et c'est déjà une question spirituelle, comme toute question de responsabilité ou d'irresponsabilité. Tout simplement parce que, sans attitude responsable envers sa propre vie, il ne peut être question d'aucune spiritualité. Or la conviction que la communauté ecclésiale locale ou l'un de ses membres doit obligatoirement t'aider à accomplir la mission confiée par Dieu constitue un exemple d'irresponsabilité, et même un exemple assez frappant. En effet, qu'une tâche soit confiée par Dieu ou par un homme, elle relève de la responsabilité de celui-là seul à qui elle a été confiée. Et de personne d'autre.

On ne peut compter sur de l'aide que si cette même tâche n'a pas été confiée à soi seul, mais aussi à quelqu'un d'autre. Si rien de tel n'a eu lieu, on ne peut compter sur l'aide de personne. Il sera bien sûr merveilleux que des volontaires se présentent. Mais on ne peut exiger leur apparition ni de Dieu ni des hommes. Et s'il n'y a pas de volontaires, il faut accomplir soi-même sa tâche. Seul, s'il le faut. À condition, bien entendu, d'être certain qu'elle a réellement été confiée par Dieu.

Autres réflexions

 
Pour 2Th 3:6-18
Or nous vous prescrivons, frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, de vous tenir à distance de tout frère qui mène une vie désordonnée et ne se conforme pas à la tradition que vous avez reçue de nous.
Car vous savez bien comment il faut nous imiter. Nous n'avons pas eu une vie désordonnée parmi vous,
nous ne nous sommes fait donner par personne le pain que nous mangions, mais de nuit comme de jour nous étions au travail, dans le labeur et la fatigue, pour n'être à la charge d'aucun de vous:
non pas que nous n'en ayons le pouvoir, mais nous entendions vous proposer en nous un modèle à imiter.
10 Et puis, quand nous étions près de vous, nous vous donnions cette règle: si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus.
11 Or nous entendons dire qu'il en est parmi vous qui mènent une vie désordonnée, ne travaillant pas du tout mais se mêlant de tout.
12 Ceux-là, nous les invitons et engageons dans le Seigneur Jésus Christ à travailler dans le calme et à manger le pain qu'ils auront eux-mêmes gagné.
13 Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.
14 Si quelqu'un n'obéit pas aux indications de cette lettre, notez-le, et, pour sa confusion, cessez de frayer avec lui;
15 cependant ne le traitez pas en ennemi, mais reprenez-le comme un frère.
16 Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps et de toute manière. Que le Seigneur soit avec vous tous.
17 Ce salut est de ma main, à moi Paul. C'est le signe qui distingue toutes mes lettres. Voici quelle est mon écriture.
18 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous.
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Certains mots perdent tout leur sens lorsque nous les répétons machinalement jour après jour. Qui se souvient que la formule de salutation russe...  Lire la suite

Certains mots perdent tout leur sens lorsque nous les répétons machinalement jour après jour. Qui se souvient que la formule de salutation russe « zdravstvouïtié » est littéralement un souhait de bonne santé ? Même des personnes peu croyantes peuvent souhaiter à quelqu'un : « Eh bien, que Dieu t'aide ! », sans penser le moins du monde à Dieu. Tout cela serait-il donc absurde, au point qu'il vaudrait mieux ne pas mentionner le nom du Seigneur ? Or, il est très important pour l'apôtre Paul d'écrire une bénédiction à tous ses destinataires. Paul prononce-t-il le nom de Dieu en vain ? Non. Il comprend très bien ce qu'il écrit ; bien plus, il s'efforce de formuler ses bénédictions de manières différentes pour que ceux qui liront sa lettre ne survolent pas sa conclusion (« Ah, ce ne sont que des formules de politesse »), mais lisent le texte attentivement. Il est probablement important pour Dieu aussi que nous parlions de Lui, non pas machinalement, mais consciemment ; que nous n'excluions pas Son nom de notre langage, mais que chaque fois que nous Le nommons, nous nous adressions réellement à Lui.

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Pour 2Th 3:6-18
Or nous vous prescrivons, frères, au nom du Seigneur Jésus Christ, de vous tenir à distance de tout frère qui mène une vie désordonnée et ne se conforme pas à la tradition que vous avez reçue de nous.
Car vous savez bien comment il faut nous imiter. Nous n'avons pas eu une vie désordonnée parmi vous,
nous ne nous sommes fait donner par personne le pain que nous mangions, mais de nuit comme de jour nous étions au travail, dans le labeur et la fatigue, pour n'être à la charge d'aucun de vous:
non pas que nous n'en ayons le pouvoir, mais nous entendions vous proposer en nous un modèle à imiter.
10 Et puis, quand nous étions près de vous, nous vous donnions cette règle: si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus.
11 Or nous entendons dire qu'il en est parmi vous qui mènent une vie désordonnée, ne travaillant pas du tout mais se mêlant de tout.
12 Ceux-là, nous les invitons et engageons dans le Seigneur Jésus Christ à travailler dans le calme et à manger le pain qu'ils auront eux-mêmes gagné.
13 Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.
14 Si quelqu'un n'obéit pas aux indications de cette lettre, notez-le, et, pour sa confusion, cessez de frayer avec lui;
15 cependant ne le traitez pas en ennemi, mais reprenez-le comme un frère.
16 Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps et de toute manière. Que le Seigneur soit avec vous tous.
17 Ce salut est de ma main, à moi Paul. C'est le signe qui distingue toutes mes lettres. Voici quelle est mon écriture.
18 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous.
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En parlant de la nécessité pour chacun de travailler et de gagner son pain par son propre labeur, Paul, manifestement...  Lire la suite

En parlant de la nécessité pour chacun de travailler et de gagner son pain par son propre labeur, Paul rattache manifestement à ce mode de vie la fidélité à cette «tradition», selon sa propre expression, que lui-même et ses compagnons ont laissée à l'Église de Thessalonique (v. 6–10). En mentionnant certains frères qui ne font rien, mais seulement, selon la définition de Paul, «s'agitent», il conseille de se tenir à distance d'eux, non pour les traiter comme des ennemis, mais, semble-t-il, pour ne pas prendre part à une agitation qui n'apporte aucun bien à personne (v. 11–15). Le contexte de l'épître dans son ensemble permet de penser que les frères agités mentionnés par l'apôtre ne s'agitaient pas seulement à cause du désordre de leur propre caractère, mais aussi sans doute parce qu'ils attendaient avec une tension excessive le jour du retour du Sauveur.

Une attente si tendue, peut-être même fébrile, ne pouvait pas ne pas susciter dans la communauté ecclésiale une sorte d'effervescence «eschatologique», si familière à beaucoup d'Églises de toutes les époques. Paul était manifestement un adversaire résolu de la diffusion, dans les Églises, de ce genre d'états d'esprit. Et il ne s'agit pas seulement, évidemment, du fait qu'ils n'aidaient nullement la vie spirituelle normale et pleine, mais au contraire ne faisaient que l'entraver, comme toute agitation l'entrave en général. Il s'agit avant tout du fait qu'ils détournaient les chrétiens de la tâche principale: la sanctification et le témoignage, sans lesquels la diffusion du Royaume est impossible. En effet, tout le sens de l'épître de Paul à l'Église de Thessalonique se ramène à ceci: le retour du Sauveur est inséparable de l'avènement et de la révélation du Royaume dans le monde; ce retour même n'est possible que comme achèvement du processus de transfiguration de la création, processus déterminé avant tout par l'activité des témoins du Royaume. Or l'attente fébrile de la Seconde Venue au temps de l'apôtre (comme d'ailleurs à toutes les autres époques) s'accompagnait manifestement de tout sauf du témoignage rendu au Royaume. Il n'y a rien d'étonnant à cela: une telle attente excessivement émotionnelle signifie avant tout que, pour ceux qui attendent, le Royaume est encore devant eux; pour eux, l'histoire du Royaume n'a pas encore commencé, elle ne commencera qu'au jour de la Seconde Venue, qui, au fond, sera pour eux non la seconde, mais la première: car la première, dont témoignent les évangélistes, n'a rien changé pour eux, n'ayant exercé aucune influence sur leur vie.

Pour les chrétiens qui vivent une vie spirituelle normale et pleine, le Royaume est déjà une réalité, même s'il ne s'est pas encore révélé dans toute sa plénitude; pour ceux qui attendent fébrilement la Seconde Venue, il n'est qu'un pressentiment émouvant, qui agite l'esprit et le cœur, et qui a bien sûr très peu de rapport avec la vie du Royaume. Et Paul conseille aux fidèles de se tenir à distance des frères agités non parce qu'il les hait ou les méprise, mais parce que la participation des fidèles à une telle agitation ne sera utile ni aux agités ni aux fidèles eux-mêmes. Elle ne rapprochera pas les premiers du Royaume, et elle ne peut qu'en éloigner les seconds. On ne peut entrer dans le Royaume qu'en cessant de s'agiter et en commençant à vivre, ce à quoi Paul appelle tous ses frères thessaloniciens.

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