14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
19 Alors les disciples, s'approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " - |
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
La vie s'accomplit par la parole qui sort de la bouche de Dieu. Celui qui veut vivre doit écouter. C'est pourquoi la prière la plus importante de l'Ancien Testament, entendue aujourd'hui, commence par ces mots : « Écoute, Israël. »
Dans l'épisode évangélique d'aujourd'hui, les disciples n'ont pas pu chasser le démon et donner la vie au malheureux garçon. Sans doute est-ce parce qu'ils prononçaient leurs propres paroles, et non celles de Dieu. Pour que les paroles que nous prononçons puissent venir de Dieu, il nous faut un lien constant avec Lui — ce lien que l'Évangile appelle la foi.
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
19 Alors les disciples, s'approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " - |
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
La vie s’accomplit par la parole qui sort de la bouche de Dieu. Celui qui veut vivre doit écouter. C’est pourquoi la prière la plus importante de l’Ancien Testament, que nous avons lue aujourd’hui, commence par ces mots : « Écoute, Israël. » Dans l’épisode évangélique d’aujourd’hui, les disciples n’ont pas pu chasser le démon et rendre la vie au malheureux enfant. C’est probablement parce qu’ils prononçaient LEURS PROPRES paroles et non celles de Dieu. Pour que les paroles que nous prononçons puissent être des paroles venant de Dieu, il nous faut un lien constant avec Lui, ce lien que l’Évangile appelle la foi.
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
Les paroles de Jésus Christ concernant la force de la foi ne peuvent ne pas nous affecter ; car nous comprenons aussitôt que nous ne sommes même pas proches d’un tel degré. La question qui se pose est celle à savoir : est ce seulement ceci que le Seigneur veut dire a Ses disciples ? Jésus répond à leur question : pourquoi ils n’ont pas pu guérir le garçon possédé ? La réponse de Jésus touche toute la vie humaine. Le seigneur dit que la victoire sur les mauvais esprits terrestres se remporte par la force de la foi, de la prière et du jeûne. Toute la vie humaine peut donc être une arme pour la lutte contre le mal.
Il est aussi très important pour nous d’avoir conscience que les paroles de Jésus sont en dernière lieu une reproche aux disciples et nous, gens de peu de foi. Au contraire ces paroles peuvent être un stimule pour commencer à chercher la foi. Il est clair que la foi est un don de Dieu, on ne peut pas l’éduquer, on ne peut pas l’apprendre, on ne peut pas l’imposer, on peut juste la demander. Mais pour obtenir ce don il faut beaucoup le vouloir, et ne pas croire que tout va bien. Car si nous croyions en effet comme Dieu le veut, nous aurions pu déplacer les montagnes.
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
Les paroles de Jésus Christ concernant la force de la foi ne peuvent ne pas nous affecter ; car nous comprenons aussitôt que nous ne sommes même pas proches d’un tel degré. La question qui se pose est celle à savoir : est ce seulement ceci que le Seigneur veut dire a Ses disciples ? Jésus répond à leur question : pourquoi ils n’ont pas pu guérir le garçon possédé ? La réponse de Jésus touche toute la vie humaine. Le seigneur dit que la victoire sur les mauvais esprits terrestres se remporte par la force de la foi, de la prière et du jeûne. Toute la vie humaine peut donc être une arme pour la lutte contre le mal.
Il est aussi très important pour nous d’avoir conscience que les paroles de Jésus sont en dernière lieu une reproche aux disciples et nous, gens de peu de foi. Au contraire ces paroles peuvent être un stimule pour commencer à chercher la foi. Il est clair que la foi est un don de Dieu, on ne peut pas l’éduquer, on ne peut pas l’apprendre, on ne peut pas l’imposer, on peut juste la demander. Mais pour obtenir ce don il faut beaucoup le vouloir, et ne pas croire que tout va bien. Car si nous croyions en effet comme Dieu le veut, nous aurions pu déplacer les montagnes.
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
19 Alors les disciples, s'approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " - |
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
21 |
Descendu de la montagne de la Transfiguration, le Christ se replonge dans le monde où les forces des ténèbres accablent les malheureux. Mais ceux à qui Il a donné la force de résister aux ténèbres ne viennent pas à bout du ministère qui leur a été confié. Et voici qu'un homme, dont le fils est tourmenté par un esprit impur, s'adresse directement au Christ. Bien sûr, le Christ ne laisse pas sa demande sans réponse et chasse le démon. Mais Il n'avait pas choisi Ses disciples pour qu'ils reculent devant les forces du mal.
Ici, juste après la transfiguration, nous voyons le contraste entre ce qui est manifesté par le Christ et ce que, en Son absence, les apôtres font, ou plutôt ne parviennent pas à faire. Et nous voyons alors Sa colère à l'égard des disciples.
Dans les pages de l'Évangile, nous rencontrons plus d'une fois des épisodes où le visage de Jésus paraît sévère. Pour quelqu'un dont l'image du Christ a été formée jadis par des images mièvres, la réalité de l'Évangile peut paraître peu gracieuse. Mais l'amour du Christ n'est pas de la sentimentalité: c'est un amour authentique, qui prend sur lui la douleur pour l'être aimé. Et qui crie souvent de douleur.
Cependant, Sa remarque sur le jeûne et la prière nous amène à penser que les disciples ont essayé d'agir autrement, peut-être par des méthodes “populaires”, ou plus simplement par des procédés éloignés de ce qui est vraiment biblique. Si tel est le cas, le reproche irrité adressé aux disciples pour leur incrédulité se comprend d'autant mieux. (Remarquons qu'en appelant les disciples génération incrédule et pervertie, le Christ a presque repris la définition donnée auparavant aux pharisiens: génération mauvaise et adultère. Les disciples se sont ainsi trouvés assimilés aux pharisiens).
Mais, après leur avoir fait une remontrance, Il ne disperse pas les disciples; Il continue patiemment à les instruire.
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
19 Alors les disciples, s'approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " - |
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
21 |
22 Comme ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : " Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, |
23 et ils le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera. " Et ils en furent tout consternés. |
Dans ce récit, nous rencontrons un malheur auquel les forces humaines n'ont pas réussi à remédier. Cela nous arrive souvent. Que faire ? « Amenez-le-Moi », dit le Sauveur. Le Seigneur nous indique le chemin lorsqu'il semble que nous avons épuisé tous les moyens et que plus rien ne peut aider. Les disciples demandent pourquoi ils n'ont pas pu eux-mêmes chasser les démons. « Parce que vous avez peu de foi », ou « pas de foi », comme l'indiquent certains manuscrits.
Cette réponse nous oblige à réfléchir à ce qu'est notre propre foi et à la manière d'en mesurer la grandeur : est-elle petite ou grande ? Souvent, nous rappelant les paroles suivantes du Sauveur : « Je vous le dis, si vous aviez de la foi gros comme un grain de moutarde et si vous disiez à cette montagne : “Déplace-toi d'ici jusque-là”, elle se déplacerait », et constatant que rien ne bouge à nos paroles, nous sommes enclins à rabaisser notre foi. Mais nous ne devons pas oublier le caractère particulier du langage de Jésus, rempli de symboles, d'hyperboles et d'images poétiques éclatantes. Dans la littérature rabbinique, on appelait « déplaceurs de montagnes » les maîtres capables d'interpréter les passages les plus difficiles de l'Écriture. Lorsque nous disons que la foi accomplit des miracles, nous devons comprendre les « miracles » eux-mêmes conformément à l'esprit de l'Évangile, et non à celui de nos désirs pécheurs.
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
19 Alors les disciples, s'approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " - |
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
21 |
22 Comme ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : " Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, |
23 et ils le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera. " Et ils en furent tout consternés. |
24 Comme ils étaient venus à Capharnaüm, les collecteurs du didrachme s'approchèrent de Pierre et lui dirent : " Est-ce que votre maître ne paie pas le didrachme ? " - |
25 " Mais si ", dit-il. Quand il fut arrivé à la maison, Jésus devança ses paroles en lui disant : " Qu'en penses-tu, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils taxes ou impôts ? De leurs fils ou des étrangers ? " |
26 Et comme il répondait : " Des étrangers ", Jésus lui dit : " Par conséquent, les fils sont exempts. |
27 Cependant, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l'hameçon, saisis le premier poisson qui montera, et ouvre-lui la bouche : tu y trouveras un statère ; prends-le et donne-le-leur, pour moi et pour toi. " |
La Résurrection est le centre même de la Bonne Nouvelle, mais elle est aussi la nouvelle la plus difficile à recevoir pour nous. Lorsque les disciples entendirent Jésus annoncer Sa mort et Sa Résurrection, ils « furent profondément attristés » ; ils n’entendirent que les paroles sur la mort, et ne comprirent pas celles sur la Résurrection.
Cela n’a rien d’étonnant : la mort et la corruption constituent le fondement de notre expérience de la vie ; partout autour de nous règnent la perte, la maladie et la peine. C’est pourquoi nous ne doutons pas que la mort ait touché le Christ ; il est facile d’y croire, car elle touche tous les hommes. Mais avec la Résurrection, c’est plus difficile : nous ne sommes pas toujours capables de connaître cette réalité par expérience. Elle nous paraît trop bonne pour être vraie. Elle n’est entrée dans la vie des apôtres que lorsqu’ils ont vu de leurs propres yeux le Christ ressuscité. Elle peut entrer dans notre vie de la même manière que dans la leur : par la rencontre pascale, par la foi et par l’amour.
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
19 Alors les disciples, s'approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : " Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ? " - |
20 " Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car, je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. " |
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22 Comme ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : " Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, |
23 et ils le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera. " Et ils en furent tout consternés. |
24 Comme ils étaient venus à Capharnaüm, les collecteurs du didrachme s'approchèrent de Pierre et lui dirent : " Est-ce que votre maître ne paie pas le didrachme ? " - |
25 " Mais si ", dit-il. Quand il fut arrivé à la maison, Jésus devança ses paroles en lui disant : " Qu'en penses-tu, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils taxes ou impôts ? De leurs fils ou des étrangers ? " |
26 Et comme il répondait : " Des étrangers ", Jésus lui dit : " Par conséquent, les fils sont exempts. |
27 Cependant, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l'hameçon, saisis le premier poisson qui montera, et ouvre-lui la bouche : tu y trouveras un statère ; prends-le et donne-le-leur, pour moi et pour toi. " |
Les disciples n'avaient-ils donc pas même une foi grosse comme un grain de moutarde, puisqu'ils n'ont pas pu chasser le démon du jeune homme ? Mais nous avons lu qu'auparavant ils y parvenaient : le Seigneur Lui-même leur avait donné autorité sur les esprits impurs.
Apparemment, la force de la foi n'est pas simplement le degré de notre certitude concernant telle ou telle vérité sur Dieu ou sur le monde. Le Seigneur lie en un tout la foi et la prière, c'est-à-dire la communion avec Dieu. Il ne s'agit donc pas de certitude, mais de proximité avec Dieu, d'unité intérieure avec Lui. Ce n'est pas un hasard si le Seigneur mentionne le jeûne : en jeûnant, l'homme puise sa force vitale non dans la nourriture, mais dans la communion avec Dieu, il vit de Sa vie. Une telle unité ne nous est pas donnée une fois pour toutes. Aujourd'hui nous pouvons être plus proches de Dieu, demain plus éloignés, même si cela n'est pas toujours déterminé par nos impressions subjectives. Par conséquent, ce qui sépare la foi de l'incrédulité n'est pas le doute sur l'existence de Dieu, mais la fermeture intérieure à Lui : l'absence de prière, l'absence d'élan vers Lui.
10 Et les disciples lui posèrent cette question : " Que disent donc les scribes, qu'Élie doit venir d'abord ? " |
11 Il répondit : " Oui, Élie doit venir et tout remettre en ordre ; |
12 or, je vous le dis, Élie est déjà venu, et ils ne l'ont pas reconnu, mais l'ont traité à leur guise. De même le Fils de l'homme aura lui aussi à souffrir d'eux. " |
13 Alors les disciples comprirent que ses paroles visaient Jean le Baptiste. |
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
Il n’est pas si simple de distinguer la prophétie de la prédiction, et en réponse aux paroles du Seigneur Jésus Christ sur la Résurrection, les disciples l’interrogent sur la venue d’Élie. Après que, lors de la Transfiguration du Seigneur, les disciples ont vu Moïse et Élie s’entretenir avec Lui, ils se souviennent de la prophétie de Malachie et posent leur question au Seigneur Jésus. Peut-être les disciples comprennent-ils la prophétie trop littéralement ? C’est précisément ce que le Seigneur leur dit d’abord, en indiquant que cette prophétie s’est accomplie en Jean Baptiste, prophète dans l’esprit et la puissance d’Élie. C’est ainsi que les disciples comprennent le Christ, et cette opinion était communément admise à l’époque apostolique. Des interprètes plus tardifs, toutefois, ont jugé la réponse du Christ incorrecte et se sont mis à affirmer qu’Élie viendra avant le second avènement, comme Jean est venu avant le premier.
Mais l’essentiel de la réponse du Christ est ailleurs. Il déplace la conversation de ce que Dieu devait accomplir, et de la question de savoir s’Il l’a accompli, vers la manière dont les hommes accueillent Ses envoyés. Pour parler en langage moderne, le problème n’est pas de savoir si Dieu a accompli avec assez de précision la prophétie de Malachie, mais que les hommes n’ont pas reconnu Son envoyé, n’ont pas accueilli sa prédication et l’ont tué. Le sens de la prophétie n’est donc pas dans la littéralité de son accomplissement, mais dans le fait que nous puissions devenir participants de l’œuvre de Dieu annoncée d’avance.
10 Et les disciples lui posèrent cette question : " Que disent donc les scribes, qu'Élie doit venir d'abord ? " |
11 Il répondit : " Oui, Élie doit venir et tout remettre en ordre ; |
12 or, je vous le dis, Élie est déjà venu, et ils ne l'ont pas reconnu, mais l'ont traité à leur guise. De même le Fils de l'homme aura lui aussi à souffrir d'eux. " |
13 Alors les disciples comprirent que ses paroles visaient Jean le Baptiste. |
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
Il n'est pas si simple de distinguer une prophétie d'une prédiction, et en réponse aux paroles du Seigneur Jésus Christ sur la Résurrection, les disciples L'interrogent sur la venue d'Élie. Après que, lors de la Transfiguration du Seigneur, les disciples voient Moïse et Élie s'entretenir avec Lui, ils se souviennent de la prophétie de Malachie et posent leur question au Seigneur Jésus. Peut-être les disciples comprennent-ils la prophétie de manière trop littérale ? C'est précisément ce que le Seigneur leur dit en premier lieu, en indiquant que cette prophétie s'est accomplie en Jean le Baptiste, prophète dans l'esprit et la puissance d'Élie. C'est ainsi que les disciples comprennent le Christ, et cette opinion était communément admise à l'époque apostolique. Des interprètes plus tardifs, toutefois, jugèrent la réponse du Christ incorrecte et se mirent à affirmer qu'Élie viendrait avant le second avènement, comme Jean avant le premier.
Mais l'essentiel dans la réponse du Christ est ailleurs. Il déplace la conversation de ce que Dieu devait accomplir, et de la question de savoir s'Il l'a accompli, vers la manière dont les hommes accueillent Ses envoyés. En langage moderne, le problème n'est pas de savoir si Dieu a accompli assez exactement la prophétie de Malachie, mais que les hommes n'ont pas reconnu Son envoyé, n'ont pas accueilli sa prédication et l'ont tué. Ainsi, le sens de la prophétie ne réside pas dans la littéralité de son accomplissement, mais dans le fait que nous puissions devenir participants de l'oeuvre de Dieu annoncée d'avance.
10 Et les disciples lui posèrent cette question : " Que disent donc les scribes, qu'Élie doit venir d'abord ? " |
11 Il répondit : " Oui, Élie doit venir et tout remettre en ordre ; |
12 or, je vous le dis, Élie est déjà venu, et ils ne l'ont pas reconnu, mais l'ont traité à leur guise. De même le Fils de l'homme aura lui aussi à souffrir d'eux. " |
13 Alors les disciples comprirent que ses paroles visaient Jean le Baptiste. |
14 Comme ils rejoignaient la foule, un homme s'approcha de lui et, s'agenouillant, lui dit: |
15 " Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique et va très mal : souvent il tombe dans le feu, et souvent dans l'eau. |
16 Je l'ai présenté à tes disciples, et ils n'ont pas pu le guérir. " - |
17 " Engeance incrédule et pervertie, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand ai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi ici. " |
18 Et Jésus le menaça, et le démon sortit de l'enfant qui, de ce moment, fut guéri. |
« Élie doit venir d'abord... » Cela semblerait être une affirmation fondée sur la connaissance de l'Écriture. Pourtant, pour une raison ou une autre, elle n'aide pas les hommes à reconnaître dans les actes de Jean le Baptiste la venue d'Élie. Le problème tient sans doute à ce qu'il existe différentes connaissances de l'Écriture: l'une selon la lettre, l'autre selon l'esprit.
Il est remarquable que Satan, en tentant le Sauveur, citait lui aussi l'Écriture. « Les démons aussi croient » (Jc 2:19). Cela signifie que les démons peuvent eux aussi professer tout ce que professe un homme bon. Pourtant, il existe une différence essentielle. Saisir en quoi elle consiste et la comprendre réellement en profondeur nous est à tous infiniment nécessaire. Car l'une de nos expériences les plus douloureuses est de rencontrer parmi nos frères et sœurs dans la foi des hommes qui sont en réalité terrifiants.
Si l'on compare Élie et Jean selon la lettre, il peut effectivement sembler qu'ils soient deux hommes tout à fait différents. Élie tue les prêtres païens; Élie est tout entier tempête et feu. Il suffit de se rappeler comment les disciples de Jésus, Jacques et Jean, lui demandent s'ils peuvent, à l'exemple d'Élie, faire descendre le feu pour détruire les impies (Lc 9:52-56). Jean le Baptiste, lui, prononce certes des paroles menaçantes et accusatrices, mais il lave néanmoins quiconque vient à lui. Il accorde donc le pardon et agit par la miséricorde, non par la violence. Ces deux hommes sembleraient être tout à fait opposés. Et pourtant le Christ dit qu'Élie vient en Jean...
Mais il suffit de réfléchir à l'esprit de ces deux hommes. Il est clair que leur être prophétique lui-même, avec toute sa douleur devant la trahison envers Dieu, les unit et les rapproche infiniment. Mais quelque chose d'autre encore les unit: tous deux sont des hommes auxquels les tourments du doute ne sont pas étrangers. Élie demande la mort (1 R 19:4), et Jean lui aussi, dans l'attente de la mort, éprouve les tourments du désespoir et du doute: si Jésus n'est pas celui qui doit venir, il faut lutter pour sa vie, organiser une fuite, et ainsi de suite; s'il l'est, il faut accepter la mort. Au fond, c'est la même question de vie et de mort.
Il est remarquable de voir ce que dit Élie lorsqu'il demande la mort: « Prends ma vie, car je ne suis pas meilleur que mes pères. » Une telle humilité peut être comparée à celle qui anime Jean lorsqu'il dit: « Je ne suis pas digne de porter ses sandales » (Mt 3:11). La conscience que les deux prophètes ont d'eux-mêmes peut se fondre en une seule formule: « Je ne suis qu'un homme. »
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