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RÉFLEXIONS pour Mt 16:6

6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
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Les paroles de Jésus ne sont pas toujours faciles à comprendre, et au début leur vrai sens reste caché même à ses disciples. Ce n'est qu'après les explications du Maître qu'ils comprennent qu'il ne s'agit pas de pain, mais des enseignements caractéristiques de ces deux partis religieux. Essayons de comprendre ce que Jésus veut dire.

Le Christ parle du levain dans d'autres cas aussi. C'est l'image de quelque chose de petit qui, en entrant dans un certain milieu, agit sur lui et en change les propriétés. Tels sont, avertit Jésus, les enseignements des pharisiens et des sadducéens: ils sont capables d'empoisonner tout le peuple de Dieu.

En quoi consiste donc la toxicité de ces enseignements? Dans le passage parallèle de l'Évangile selon Luc (Lc 12:1), le levain des pharisiens est appelé hypocrisie. Le légalisme des pharisiens, la réduction de la relation avec Dieu à l'observation d'une liste formelle de commandements au lieu d'un véritable changement intérieur, voilà le poison de l'hypocrisie. Si le peuple de Dieu, ou le nouveau peuple de Dieu, l'Église, est imprégné de ce poison, il ne reste plus en lui de place pour l'amour.

Le levain des sadducéens est appelé dans l'Évangile selon Marc le levain d'Hérode (Mc 8:15). Les sadducéens étaient non pas tant un parti religieux qu'un parti politique, qui cherchait avant tout le pouvoir terrestre, étatique. Et là encore nous voyons qu'une telle approche peut elle aussi devenir pour l'Église une tentation mortellement dangereuse. Elle est appelée non pas à chercher la force au sens « mondain », mais à manifester la force de Dieu, la force de la justice, la force de l'amour.

Autres réflexions

 
Pour Mt 16:6
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
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La religiosité, est-ce bien ou mal? Si on la compare à l’incroyance complète, c’est sans doute bien. Mais examinons tout de même ce que c’est  Lire la suite

La religiosité, est-ce bien ou mal? Si on la compare à l’incroyance complète, c’est sans doute bien. Mais examinons tout de même ce que c’est. La religion est notre système humain de tentatives pour rétablir le lien avec Dieu, selon telle ou telle représentation humaine de Lui. Cela suppose que le lien est rompu et que Dieu est quelque part loin. En ce sens, le christianisme propose quelque chose de totalement opposé: ce n’est pas nous qui rétablissons le lien avec Dieu, mais Lui-même; Dieu n’est pas éloigné, Il est «avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde». Mais il existe toujours, toujours, la tentation de réduire la foi vivante, les relations vivantes avec Dieu, à une religion. Jésus met Ses disciples en garde contre ce danger, et même contre deux types d’une telle «religiosité»: celle des pharisiens, lorsque l’accomplissement prend la place des relations d’amour, accomplissement des commandements, du devoir, des rites; et celle des sadducéens, lorsque nos intérêts humains, personnels et sociaux, passent au premier plan, et que l’Église se transforme en combinat au service de ces intérêts. Le Christ dit que ces mélanges sont dangereux même en petites quantités, parce qu’un peu de levain fait lever toute la pâte.

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Pour Mt 16:6-12
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
7 Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : « C’est que nous n’avons pas pris de pains. »
8 Le sachant, Jésus dit : « Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n’avez pas de pains ?
9 Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés ?
10 Ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées ?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
12 Alors ils comprirent qu’il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
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Le fait que le Seigneur appelle ses disciples à se garder du levain des pharisiens et des sadducéens signifie avant tout que le danger de s'en imprégner est tout à fait réel pour eux...  Lire la suite

Le fait que le Seigneur appelle ses disciples à se garder du levain des pharisiens et des sadducéens signifie avant tout que le danger de s'en imprégner est tout à fait réel pour eux. Dans certaines circonstances, la tentation devient si grande qu'il est presque impossible d'y résister. Car le « levain des pharisiens et des sadducéens », cette forme légaliste de relation avec Dieu, simplifie considérablement la vie. Tu sais ce qui est exigé de toi, tu sais comment y parvenir, et tu agis dans la direction indiquée. La difficulté principale est que les pharisiens sont certains que rien d'autre ne leur est demandé.

Mais il ne faut pas penser que toute manifestation de légalisme parmi les disciples du Christ doive nécessairement être considérée comme le résultat du péché. L'apôtre Paul appelle la Loi un « pédagogue » — un guide des enfants dans la traduction synodale russe — qui conduit au Christ. Ce pédagogue enseigne à l'homme la fidélité et la confiance, le repentir et l'espérance, la crainte de Dieu et la consécration de toute sa vie à Dieu. Il serait naïf de croire que l'on peut sauter cette étape du développement religieux ou la contourner sans la remarquer. Dans le Sermon sur la montagne, le Seigneur dit aux disciples que leur justice doit dépasser celle des scribes et des pharisiens, et ce mot est très précis.

Beaucoup de personnes et, peut-être, des peuples entiers qui n'étaient pas encore apparus sur la scène culturelle au moment de la venue du Christ passent d'une manière ou d'une autre par cette école de la Loi dans leur développement religieux, mais désormais au sein de l'Église. Peut-être est-ce là aussi le rôle historique de l'islam... Quoi qu'il en soit, le passage parallèle chez l'évangéliste Luc dit : « Gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. » C'est donc précisément dans l'hypocrisie que réside le danger pour le chrétien.

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Pour Mt 16:6-12
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
7 Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : « C’est que nous n’avons pas pris de pains. »
8 Le sachant, Jésus dit : « Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n’avez pas de pains ?
9 Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés ?
10 Ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées ?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
12 Alors ils comprirent qu’il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
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Que veut donc dire Jésus lorsqu'Il met Ses disciples en garde contre l'enseignement des pharisiens et des sadducéens ? Et de quel « enseignement » s'agit-il au juste ? En effet, parler de...  Lire la suite

Que veut donc dire Jésus lorsqu'Il met Ses disciples en garde contre l'enseignement des pharisiens et des sadducéens ? Et de quel « enseignement » s'agit-il au juste ? En effet, s'il est possible de parler d'un enseignement pharisien unifié, ce n'est qu'avec beaucoup de réserves : la diversité des écoles et des opinions était telle qu'on ne pouvait parler que d'un ensemble relativement restreint de représentations plus ou moins communes et de notions interprétées de façon plus ou moins semblable. Le cas des sadducéens était encore plus complexe : ce n'était pas une confrérie religieuse, mais plutôt un parti religieux, qui se distinguait des pharisiens surtout par une attitude de réserve critique envers tout ce qui dépassait le cadre de la Torah, y compris la tradition prophétique, dont l'autorité était incontestée dans la Synagogue. Mais le mot grec correspondant désigne l'enseignement non pas simplement comme une conception théologique, mais comme une certaine logique et une manière de penser. Jésus entend probablement quelque chose de cet ordre. Il y avait manifestement, dans l'approche et la logique tant des pharisiens que des sadducéens, quelque chose d'incompatible avec le Royaume. Mais quoi exactement ? On sait que les sadducéens, dont les représentants étaient surtout liés aux dirigeants du Temple et à l'aristocratie locale, étaient d'abord des hommes politiques, et seulement ensuite des chefs religieux ; cela vaut avant tout pour les dirigeants du Temple. La primauté de la politique et de l'opportunité politique déterminait toutes leurs décisions et leurs actions. C'est avant tout de ce point de vue qu'ils considéraient tout mouvement messianique, comme d'ailleurs tout autre mouvement. Le Royaume ne les intéressait pas ; seule les intéressait l'influence que ses témoins pouvaient exercer sur la situation religieuse et politique. Une telle approche excluait évidemment d'emblée toute possibilité de participer au Royaume. À première vue, les pharisiens se trouvaient dans une meilleure situation spirituelle : ils constituaient le noyau spirituel de la Synagogue, où la tradition prophétique, et donc messianique, avait toujours joué un rôle non moins important que la Torah. Mais les pharisiens avaient un autre problème : ils étaient profondément religieux, à tel point que leur religiosité était tout pour eux. Au fond, cela n'a rien d'étonnant : toute religion saisit toujours l'homme tout entier, déterminant complètement sa vie. Mais la religion est en elle-même spirituellement ambivalente : elle peut aussi bien favoriser la formation et le développement spirituels de l'homme que les freiner. Et, bien sûr, aucune religion ne peut contenir en elle-même, dans ses formes établies, la plénitude de la révélation liée au Royaume. Cela n'a rien d'étonnant : même la religion la plus profonde et la plus riche spirituellement ne reste qu'une forme dont se revêt la vie spirituelle de l'homme, tandis que le Royaume est la vie elle-même dans toute sa plénitude, inconcevable pour le monde non transfiguré où toutes les religions sont nées et existent. C'est pourquoi celui qui cherche le Royaume devra dépasser le cadre de sa propre religiosité pour y participer. Or la religiosité est toujours totalisante et s'oppose toujours à un tel dépassement, et toute idéologie religieuse, quel que soit son fondement, justifie ces obstacles. Ainsi, ni les hommes politiques de la religion avec leur pragmatisme politique, ni les personnes religieuses qui absolutisent leur religion ne sont aptes au Royaume, à moins de renoncer à ce qui les empêche de l'accueillir et d'y entrer. À ce que Jésus a appelé « le levain des pharisiens et des sadducéens ».

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Pour Mt 16:1-28
1 Les Pharisiens et les Sadducéens s’approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l’épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
2 Il leur répondit : « Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
3 et à l’aurore : Mauvais temps aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel vous savez l’interpréter, et pour les signes des temps vous n’en êtes pas capables !
4 Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. » Et les laissant, il s’en alla.
5 Comme ils passaient sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
7 Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : « C’est que nous n’avons pas pris de pains. »
8 Le sachant, Jésus dit : « Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n’avez pas de pains ?
9 Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés ?
10 Ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées ?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
12 Alors ils comprirent qu’il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : « Au dire des gens, qu’est le Fils de l’homme ? »
14 Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou quelqu’un des prophètes. » —
15 « Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? »
16 Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
17 En réponse, Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. »
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : « Dieu t’en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t’arrivera point ! »
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! »
24 Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie ? Ou que pourra donner l’homme en échange de sa propre vie ?
27 « C’est qu’en effet le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d’ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant avec son Royaume.
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La foi est l’une des réalités les plus mystérieuses au monde. D’où naît chez l’homme la disposition à s’adresser clairement et sans équivoque à un homme nommé Jésus...  Lire la suite

La foi est l’une des réalités les plus mystérieuses au monde. D’où naît chez l’homme la disposition à s’adresser clairement et sans équivoque à un homme nommé Jésus et à Lui dire : « Tu es le Christ », c’est-à-dire l’Oint, le Roi que tous les peuples de la terre attendent avec espérance ? Dans le cas des contemporains et compatriotes de Jésus, on peut peut-être l’expliquer par leur représentation du Messie comme héros national libérateur. Mais comment l’expliquer aujourd’hui, alors que chacun sait que l’action de Jésus a conduit à Son exécution ? Reconnaître seulement qu’il est aujourd’hui possible de s’adresser à Lui exige déjà de l’homme certaines conceptions du monde inhabituelles. Ces questions restent sans réponse dans l’Évangile. Ou plutôt, sans réponse humaine : « la chair et le sang », c’est-à-dire l’homme livré à lui-même, n’ont aucune raison de prononcer ces paroles. C’est un mystère. C’est l’action, en l’homme, de son Père céleste, qui le conduit vers Son Fils unique...

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Pour Mt 16:1-28
1 Les Pharisiens et les Sadducéens s’approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l’épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
2 Il leur répondit : « Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
3 et à l’aurore : Mauvais temps aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel vous savez l’interpréter, et pour les signes des temps vous n’en êtes pas capables !
4 Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. » Et les laissant, il s’en alla.
5 Comme ils passaient sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
7 Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : « C’est que nous n’avons pas pris de pains. »
8 Le sachant, Jésus dit : « Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n’avez pas de pains ?
9 Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés ?
10 Ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées ?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
12 Alors ils comprirent qu’il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
13 Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question : « Au dire des gens, qu’est le Fils de l’homme ? »
14 Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou quelqu’un des prophètes. » —
15 « Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? »
16 Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
17 En réponse, Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux.
18 Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié. »
20 Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.
21 À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter.
22 Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : « Dieu t’en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t’arrivera point ! »
23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! »
24 Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.
25 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Que servira-t-il donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie ? Ou que pourra donner l’homme en échange de sa propre vie ?
27 « C’est qu’en effet le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite.
28 En vérité je vous le dis : il en est d’ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant avec son Royaume.
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La lecture d'aujourd'hui nous raconte la confession de Pierre, précédée des conversations de Jésus avec les pharisiens au sujet des signes (« prodiges ») et avec les disciples au sujet du « levain des pharisiens et des sadducéens ». Elle s'achève par la description du dialogue de Pierre avec Jésus, au cours duquel...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous raconte la confession de Pierre (v. 13-20), précédée des conversations de Jésus avec les pharisiens au sujet des signes (« prodiges », v. 1-4) et avec les disciples au sujet du « levain des pharisiens et des sadducéens » (v. 5-12). Elle s'achève par la description du dialogue de Pierre avec Jésus, au cours duquel Jésus parle de Son disciple avec assez de rudesse (v. 21-28).

Manifestement, l'événement central ici est précisément la confession de Pierre, qui reconnaît en Jésus le Messie-Christ promis par Dieu, tandis que le peuple Le tenait pour un prophète (v. 14-16). Alors Jésus, confirmant la conclusion de Pierre, dit qu'il n'a pu le comprendre que grâce à une révélation venant de Dieu (v. 17).

Il semblerait que les disciples de Jésus n'étaient pas les seuls à attendre le Messie : aux temps évangéliques, les attentes messianiques étaient très vives dans le peuple juif. Mais justement, Jésus ressemblait moins que tout au Messie qu'attendaient le peuple et les rabbins savants. Le peuple attendait un Messie-roi qui libérerait la Judée du pouvoir de Rome ; les rabbins savants et les théologiens scribes voulaient voir un Messie qui correspondrait à leurs théories théologiques. Ce n'est pas par hasard que les pharisiens et les sadducéens demandent à Jésus de leur montrer l'un de ces signes messianiques par lesquels, selon leurs propres conceptions, on pouvait seulement reconnaître le Messie. Et Jésus refuse, non parce que, bien sûr, cela Lui aurait été difficile, mais parce qu'Il ne voulait « s'inscrire » dans aucun concept théologique et n'avait pas l'intention de « correspondre » aux représentations de qui que ce soit. Accepter un tel Messie, ne correspondant à aucune norme ni opinion communément admise, en qui la majorité était prête à voir plutôt un impie et un transgresseur de la Torah qu'un Messie, n'était réellement possible que par révélation.

Peu après cela, le temps vint pour Pierre et les autres disciples d'apprendre la croix et la Résurrection (v. 21), et il apparut alors que cette connaissance était insupportable pour l'homme. Accepter un Messie persécuté et souffrant était encore possible, d'autant que l'image du Messie souffrant était bien connue de tout Juif croyant par le livre d'Isaïe, mais se résigner à Sa défaite complète se révéla absolument impensable ; or la mort sur la croix était perçue par Pierre et les autres apôtres seulement comme une défaite. Quant à la réalité de la résurrection en général et de la Résurrection du Christ en particulier, elle n'était pour eux qu'une perspective lointaine, si bien que, même lorsqu'Il ressuscita, ils ne purent pas encore longtemps y croire jusqu'au bout.

Il n'est pas étonnant que Pierre ne puisse se résigner à l'idée de la nécessité de la mort du Maître (v. 22). Mais Jésus demeure ici aussi inflexible : on ne peut pas s'arrêter à mi-chemin, on ne peut pas accepter le Messie sans accepter Son chemin. L'homme qui agit ainsi se transforme de disciple en adversaire (v. 23). Il n'y a qu'un seul chemin vers le Royaume (v. 24-27), et l'on ne peut y parvenir qu'en le parcourant jusqu'au bout.

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Pour Mt 16:1-12
1 Les Pharisiens et les Sadducéens s’approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l’épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
2 Il leur répondit : « Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
3 et à l’aurore : Mauvais temps aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel vous savez l’interpréter, et pour les signes des temps vous n’en êtes pas capables !
4 Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. » Et les laissant, il s’en alla.
5 Comme ils passaient sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
7 Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : « C’est que nous n’avons pas pris de pains. »
8 Le sachant, Jésus dit : « Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n’avez pas de pains ?
9 Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés ?
10 Ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées ?
11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
12 Alors ils comprirent qu’il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.
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L'amère ironie est que les pharisiens et les sadducéens savaient discerner les nuances les plus fines du ciel, mais n'ont pas remarqué...  Lire la suite

L'amère ironie est que les pharisiens et les sadducéens savaient discerner les nuances les plus fines du ciel, mais n'ont pas remarqué la venue du Christ, alors que mûrissaient des changements décisifs dans les relations entre Dieu et les hommes. Aujourd'hui, nous pouvons voir toutes sortes de signes dans le ciel et sur la terre, mais nous ne comprenons toujours pas que le temps est venu de vivre autrement. Le temps est venu de vivre dans l'unité et l'amour avec Dieu et avec nos prochains ; le temps de l'humanité dans les relations entre les personnes est venu. Quel dommage que nous ne le voyions pas, et combien terrible peut être le rappel qu'il manque de l'amour dans le monde.

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Pour Mt 16:1-6
1 Les Pharisiens et les Sadducéens s’approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l’épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
2 Il leur répondit : « Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
3 et à l’aurore : Mauvais temps aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel vous savez l’interpréter, et pour les signes des temps vous n’en êtes pas capables !
4 Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. » Et les laissant, il s’en alla.
5 Comme ils passaient sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
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Les pharisiens et les sadducéens s'approchent de Jésus et lui demandent de leur montrer un signe venant du ciel. Le mot employé ici, semeion, signifie « signe », mais aussi « preuve »...  Lire la suite

Les pharisiens et les sadducéens s'approchent de Jésus et lui demandent de leur montrer un signe venant du ciel. Le mot employé ici, semeion, signifie « signe », mais aussi « preuve ». Voici ce qu'ils demandent : prouve-nous de façon évidente, par quelque action particulière, que tu es Celui qui doit venir. En réponse, le Seigneur dit quelque chose de très important. Il souligne la capacité des pharisiens à tirer des conclusions des observations météorologiques les plus simples. Cela n'exige ni connaissances particulières de la part de l'homme, ni « actions » particulières dans le ciel, mais seulement de l'observation et la capacité de tirer les conclusions logiques les plus élémentaires.

Or les pharisiens, qui en sont incontestablement capables, devraient pouvoir tirer des conclusions tout aussi simples sur la vie, leur époque et eux-mêmes. S'ils exigent une preuve, ce phénomène ne relève pas de l'histoire spirituelle, mais de leur psychologie religieuse. Ils ne veulent tout simplement pas accepter l'évidence, et c'est pourquoi le Seigneur les appelle hypocrites. Pour nous, il importe de comprendre que Dieu se révèle à nous et que, pour le saisir, il suffit de tirer les conclusions les plus simples. Si nous ne voyons pas Dieu, c'est principalement par manque de volonté, non par incapacité. Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent et les pauvres annoncent joyeusement la Bonne Nouvelle : pour une personne sans parti pris, cela suffit à tirer la conclusion que l'apôtre Pierre formulera dans les versets suivants de ce chapitre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

En pratique, cela signifie que, pour le rencontrer, nous avons avant tout besoin non d'illuminations mystiques venant de Dieu — cela dépend de sa volonté et de son appel —, mais de la capacité de voir la vie, les personnes et les événements tels qu'ils sont.

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Pour Mt 16:1-6
1 Les Pharisiens et les Sadducéens s’approchèrent alors et lui demandèrent, pour le mettre à l’épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel.
2 Il leur répondit : « Au crépuscule vous dites : Il va faire beau temps, car le ciel est rouge feu ;
3 et à l’aurore : Mauvais temps aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Ainsi, le visage du ciel vous savez l’interpréter, et pour les signes des temps vous n’en êtes pas capables !
4 Génération mauvaise et adultère ! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas. » Et les laissant, il s’en alla.
5 Comme ils passaient sur l’autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
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La réponse de Jésus à la demande des pharisiens de leur montrer un « signe venant du ciel » paraît quelque peu étrange. D'après le sens de ses paroles, il faut conclure qu'ils disposaient de suffisamment d'informations et n'avaient besoin d'aucun autre signe...  Lire la suite

La réponse de Jésus à la demande des pharisiens de leur montrer un « signe venant du ciel » paraît quelque peu étrange. D'après le sens de ses paroles, il faut conclure qu'ils disposaient de suffisamment d'informations et n'avaient besoin d'aucun autre signe. Le seul signe auquel Jésus fait manifestement allusion en parlant du « signe du prophète Jonas » est sa mort et sa résurrection. Que veut-il donc dire lorsqu'il affirme que, même sans signes, les pharisiens ont tout ce qu'il faut pour comprendre la situation? Et quel est ce « signe venant du ciel » qu'ils lui demandent?

En parlant d'un « signe venant du ciel », les interlocuteurs de Jésus entendaient apparemment une preuve de sa messianité. Il existait au sujet de telles preuves certaines idées généralement admises, selon lesquelles le Messie devait donner des signes connus de l'appui d'en haut, des signes visibles et compréhensibles pour tous. Il y avait manifestement parmi les pharisiens des hommes prêts à voir en Jésus le Messie, mais un Messie « comme il faut ». Or il n'avait aucune intention de devenir ce Messie « comme il faut ».

Il dit directement à ceux qui exigeaient des signes: vous en avez vu assez pour prendre une décision; si vous étiez honnêtes envers vous-mêmes, il ne vous serait pas plus difficile de décider que de comprendre, à l'aspect du ciel, s'il faut bientôt attendre un temps clair ou pluvieux. En effet, tout au long de son ministère terrestre, Jésus a donné à quiconque voulait voir bien assez de témoignages de la proximité et de l'action du Royaume qu'il avait apporté dans le monde. Celui qui voulait voir pouvait voir tout ce qui était nécessaire. Seul ne voyait ni ne remarquait l'évidence celui qui ne voulait pas voir, celui pour qui ses propres représentations religieuses et ses conceptions théologiques étaient plus importantes que le Royaume et le témoignage qui lui est rendu.

Jésus n'avait aucune intention d'entrer dans le jeu de tels hommes. Non que leurs idées fussent meilleures ou pires que d'autres, mais parce que la position qu'ils avaient adoptée les séparait d'avance du Royaume. Ils n'étaient prêts à l'accepter qu'à leurs propres conditions. Or les conditions de l'entrée dans le Royaume n'étaient nullement déterminées par eux et n'étaient pas du tout telles qu'ils l'imaginaient. Ceux qui désiraient le Royaume devaient choisir entre le Royaume et leur religiosité. Et Jésus n'avait aucune intention de leur cacher ce fait.

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Lectures du  21 juin 2026

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