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RÉFLEXIONS pour Jn 10:11

11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
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Comme auparavant, Jésus utilise des mots-symboles tirés de la vie familière des gens pour exprimer Qui Il est et pourquoi Il est venu. Cette fois, Il se nomme berger, prêt à protéger et à garder le troupeau, même au prix de Sa propre vie.

Comme les autres images, cette petite parabole ne peut rien prouver à personne. Bien que le Seigneur dise que les brebis connaissent le berger à sa voix, la plupart d'entre elles préfèrent ne pas s'en souvenir et ne pas l'accepter. Cette image ne peut qu'aider celui qui fait déjà confiance à Jésus à mieux Le comprendre, à se convaincre lui-même de la vérité de Ses paroles, à entendre encore une fois, depuis les pages de l'Évangile, une voix familière l'appeler par son nom ; car dans ce troupeau, chaque brebis est unique et vaut la vie du berger. Celui qui sait par la foi pourquoi et pour qui le Seigneur est mort et ressuscité peut maintenant prendre conscience de combien il est infiniment proche et cher au Bon Pasteur, qui donne Sa vie pour les brebis.

Autres réflexions

 
Pour Jn 10:11
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
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Depuis les temps anciens, les Israélites pratiquaient l'élevage, en élevant avant tout des brebis. C'est sans doute pour cela que la Bible parle tant des bergers et des brebis, et plus d'une fois Dieu utilise les réalités de la vie pastorale comme images indiquant les relations entre lui et les hommes...  Lire la suite

Depuis les temps anciens, les Israélites pratiquaient l'élevage, en élevant avant tout des brebis. C'est sans doute pour cela que la Bible parle tant des bergers et des brebis, et plus d'une fois Dieu utilise les réalités de la vie pastorale comme images indiquant les relations entre lui et les hommes. Jésus fait de même dans sa prédication. Pour nous aujourd'hui, ces images ne sont peut-être pas aussi claires que pour les gens qui écoutaient Jésus il y a vingt siècles: la plupart d'entre nous ne sait des brebis que ceci, qu'elles donnent de la laine et de la viande, et qu'en général elles sont blanches, duveteuses et inoffensives. Par conséquent, le soin que leur donne le berger ne nous paraît pas quelque chose de particulier: d'abord elles sont si mignonnes, et ensuite il a bien besoin d'elles!

En réalité, tout n'est pas exactement ainsi. Ceux qui connaissent la réalité disent que les brebis sont des animaux sales, stupides et méchants, et que les aimer n'a rien de naturel. Quant à la tentative d'expliquer le soin du bon berger pour les brebis par l'intérêt, par l'attente de futurs bénéfices, laine et viande, elle se brise sur son sacrifice de lui-même: s'il donne sa vie pour les brebis, il ne recevra plus rien d'elles! Il y a donc ici pour le berger une autre motivation: l'amour désintéressé pour les brebis et l'accomplissement de la volonté du maître des brebis. Alors cette image utilisée par Jésus ajoute quelques couleurs nouvelles, qui permettent de voir l'attitude du Christ envers nous et son service pour nous sous une lumière nouvelle.

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Pour Jn 10:1-21
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit,
et le loup s’en empare et les disperse.
13 C’est qu’il est mercenaire
et ne se soucie pas des brebis.
14 Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît
et que je connais le Père,
et je dépose ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis
qui ne sont pas de cet enclos ;
celles-là aussi, il faut que je les mène ;
elles écouteront ma voix ;
et il y aura un seul troupeau,
un seul pasteur ;
17 c’est pour cela que le Père m’aime,
parce que je dépose ma vie,
pour la reprendre.
18 Personne ne me l’enlève ;
mais je la dépose de moi-même.
J’ai pouvoir de la déposer
et j’ai pouvoir de la reprendre ;
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
19 Il y eut de nouveau scission parmi
les Juifs à cause de ces paroles.
20 Beaucoup d’entre eux disaient : « Il a un démon ; il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? »
21 D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque. Est-ce qu’un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? »
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Jésus ne parlait habituellement pas directement de Sa messianité. Mais Il y faisait souvent allusion. Et Ses paroles sur Lui-même comme bon berger sont aussi une allusion. En ce temps-là, en effet, les prétendants au rôle de Messie étaient nombreux. Déjà à l'époque des Maccabées, environ un siècle et demi avant la venue du Sauveur, commence une nouvelle poussée de messianisme...  Lire la suite

Jésus ne parlait habituellement pas directement de Sa messianité. Mais Il y faisait souvent allusion. Et Ses paroles sur Lui-même comme bon berger sont aussi une allusion. En ce temps-là, en effet, les prétendants au rôle de Messie étaient nombreux. Déjà à l'époque des Maccabées, environ un siècle et demi avant la venue du Sauveur, commence une nouvelle poussée de messianisme. Un messianisme politique. On attend le Messie comme libérateur, d'abord du pouvoir d'une dynastie séculière, puis du pouvoir des Romains. On L'attend comme un grand Roi terrestre.

Or les représentations juives traditionnelles du Messie ne supposaient nullement qu'il faille nécessairement naître Messie. On pouvait le devenir, de même que deviennent prophètes ceux que Dieu a appelés au service prophétique. C'est pourquoi de faux messies apparaissaient comme de faux prophètes. Et tout se terminait, au mieux, par rien, au pire par une tragédie. Les autorités romaines n'encourageaient absolument pas le messianisme politique, et elles réprimaient rapidement et impitoyablement tout mouvement de masse. Il arrivait souvent que le « messie » nouvellement apparu disparaisse alors, tandis que les répressions tombaient sur les simples participants du mouvement. Toutefois, cela n'arrêtait pas les insensés et les aventuriers du messianisme. Ce n'est pas par hasard que Jésus les appelle « voleurs et brigands » : ils n'étaient certainement pas de vrais pasteurs pour leur troupeau.

Et cela n'a rien d'étonnant : car ces gens ne considéraient pas ces troupeaux comme les leurs. Il ne s'agit pas seulement du fait qu'ils étaient des imposteurs. Il s'agit aussi du caractère même du messianisme politique. De la représentation du Royaume, qui apparaissait aux partisans de ce messianisme comme une réalité elle aussi purement politique, et donc entièrement terrestre. Un tel royaume terrestre ne pouvait pas être construit sans victimes. La guerre inévitable et les bouleversements qui s'ensuivaient, politiques et sociaux, étaient impossibles sans victimes. Bien sûr, tout était justifié par la grandeur du but. Mais cela ne soulageait pas ceux qui mouraient.

Seul Jésus a apporté au monde le Royaume qu'il n'était pas nécessaire d'établir par la force. Pour lequel il n'était pas nécessaire de combattre les pouvoirs de ce monde. Il a lui aussi exigé un sacrifice, mais ce sacrifice fut le Sauveur Lui-même. C'est pourquoi Il avait le droit de parler de Lui-même comme du véritable pasteur de Son troupeau : car Il est devenu la porte du Royaume pour chacun de ceux qui cherchent et n'en a perdu aucun.

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Pour Jn 10:1-21
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans l’enclos des brebis, mais en fait l’escalade par une autre voie, celui-là est un voleur et un brigand ;
celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix, et ses brebis à lui, il les appelle une à une et il les mène dehors.
Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront pas un étranger ; elles le fuiront au contraire, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus leur tint ce discours mystérieux mais eux ne comprirent pas ce dont il leur parlait.
Alors Jésus dit à nouveau :« En vérité, en vérité, je vous le dis,
Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi
sont des voleurs et des brigands ;
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ;
il entrera et sortira,
et trouvera un pâturage.
10 Le voleur ne vient
que pour voler, égorger et faire périr.
Moi, je suis venu
pour qu’on ait la vie
et qu’on l’ait surabondante.
11 Moi, je suis le bon pasteur ;
le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.
12 Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur
et à qui n’appartiennent pas les brebis,
voit-il venir le loup,
il laisse les brebis et s’enfuit,
et le loup s’en empare et les disperse.
13 C’est qu’il est mercenaire
et ne se soucie pas des brebis.
14 Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent,
15 comme le Père me connaît
et que je connais le Père,
et je dépose ma vie pour mes brebis.
16 J’ai encore d’autres brebis
qui ne sont pas de cet enclos ;
celles-là aussi, il faut que je les mène ;
elles écouteront ma voix ;
et il y aura un seul troupeau,
un seul pasteur ;
17 c’est pour cela que le Père m’aime,
parce que je dépose ma vie,
pour la reprendre.
18 Personne ne me l’enlève ;
mais je la dépose de moi-même.
J’ai pouvoir de la déposer
et j’ai pouvoir de la reprendre ;
tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
19 Il y eut de nouveau scission parmi
les Juifs à cause de ces paroles.
20 Beaucoup d’entre eux disaient : « Il a un démon ; il délire. Pourquoi l’écoutez-vous ? »
21 D’autres disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque. Est-ce qu’un démon peut ouvrir les yeux des aveugles ? »
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Pourquoi escalader la clôture si la porte est ouverte? Peut-être par crainte d'être refoulé à la porte; mais alors, même après l'avoir « escaladée », on vous demandera de partir. Ou peut-être par espièglerie, comme dans l'enfance, lorsque...  Lire la suite

Pourquoi escalader la clôture si la porte est ouverte? Peut-être par crainte d'être refoulé à la porte; mais alors, même après l'avoir « escaladée », on vous demandera de partir. Ou peut-être par espièglerie, comme dans l'enfance, lorsqu'on aimait passer par la fenêtre pour ne pas respecter des règles de conduite devenues lassantes. Mais l'espièglerie n'a pas sa place ici: il est question de choses extrêmement sérieuses.

Derrière le refus du Christ se cache habituellement le désir de se passer de lui, ainsi que la conviction présomptueuse que nos propres forces suffisent pour mener une vie juste. Si l'on succombe à la tentation de l'autosuffisance, on risque de ne pas remarquer que ce qui paraissait être « nos propres forces et nos propres moyens » n'est en réalité ni à nous, ni même une force, mais une illusion soufflée par une source trouble.

C'est pourquoi, si sévères que puissent paraître les paroles sur les voleurs et les brigands venus auparavant — et elles peuvent aussi s'appliquer à beaucoup de ceux qui sont venus après —, elles sont justes. Les chefs et les faux prophètes pour lesquels les hommes ne sont qu'un moyen de réaliser leurs propres projets ne cessent de les envoyer à la mort, et l'on n'en voit pas encore la fin.

Mais le bon berger ne conduit pas le troupeau pour le tondre et l'égorger, mais pour le mener vers de bons pâturages. Toute comparaison a ses limites, y compris celle des hommes avec un troupeau; mais n'oublions pas que chacun de nous est unique pour le Bon Pasteur et qu'il connaît chacun par son nom.

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