9 Quoi! Voler, tuer, commettre l'adultère, se parjurer, encenser Baal, suivre des dieux étrangers que vous ne connaissez pas,
10 puis venir se présenter devant moi en ce Temple qui porte mon nom, et dire : "Nous voilà en sûreté!" pour continuer toutes ces abominations!
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Par le prophète Jérémie, Dieu adresse Sa parole au peuple d’Israël. Son indignation vient de ce que des gens qui n’observent pas les commandements, et ne cherchent pas beaucoup à les observer, viennent au Temple et pensent que tout va bien pour eux, car ils appartiennent au peuple de Dieu. Dieu s’oppose catégoriquement à cette idée de « salut collectif », où chacun pris séparément est pécheur, mais tous ensemble sont « sauvés ».
Il est difficile de se défaire du sentiment qu’une telle représentation n’a pas disparu au cours des deux mille cinq cents ans écoulés. N’arrive-t-il pas que nous pensions que l’essentiel pour notre salut est d’entrer dans la « bonne » Église, d’y être « comme tout le monde », et qu’alors nous pouvons non seulement nous considérer comme pécheurs, mais continuer à l’être ? Il n’y aurait pas besoin de foi personnelle, de relation personnelle avec le Christ, de repentir profond et d’aspiration à la sainteté. Il n’y aurait pas de responsabilité personnelle pour ses actes et ses pensées, car le salut nous appartiendrait du fait de notre appartenance à l’Église. Mais du point de vue de Dieu, c’est tout le contraire : notre appartenance à la « bonne » Église, au Corps du Christ, est déterminée par nos relations personnelles avec le Christ et par notre responsabilité personnelle devant Lui.
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