43 C'est de lui que tous les prophètes rendent ce témoignage que quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés. " |
Il faut analyser cette phrase mot par mot. « Tous les prophètes » : il importe ici que ce soit « tous », et non « chacun ». Chaque prophète n’a pas parlé du Messie, chaque prophète n’a pas parlé du pardon des péchés... Mais tous ensemble ils ouvrent aux hommes le dessein de Dieu sur le salut par le sacrifice rédempteur du Christ pour le pardon de nos péchés.
« Rendent témoignage » : nous sommes habitués à ce que les prophètes anticipent l’avenir, tandis que le témoignage est le récit de ce qui est déjà arrivé. Mais la prophétie se distingue justement de la prévision en ce qu’un homme y raconte un fait qui lui a été révélé, quel que soit le temps auquel appartient ce fait, passé, présent ou futur. Ainsi, le prophète est le témoin d’un fait.
« Recevra... par Son nom ». Imaginons ce tableau : on nous a envoyé par la poste une invitation, un laissez-passer pour une prochaine distribution de certains cadeaux bien concrets. Après avoir lu l’invitation, nous pouvons dire : « Je n’ai pas besoin de ces cadeaux », ou : « Je ne crois pas qu’on les donnera là-bas », ou : « Je n’ai pas le temps », ou : « Comme c’est mal présenté », ou : « Est-ce vraiment avec un bout de papier pareil que je vais recevoir quelque chose ? » - ET NE PAS Y ALLER ! Pour y aller, il nous faut prendre au sérieux cette invitation et ce à quoi elle nous invite. Dieu nous invite à entrer dans Sa vie par le pardon de nos péchés ; l’invitation vivante, la lettre vivante qui nous est adressée, est le Fils de Dieu, Son nom, qui nous est donné comme laissez-passer vers Dieu ; il nous faut simplement faire confiance et recevoir ce nom comme un trésor, comme le gage de la vie éternelle, puis venir à Dieu et présenter ce laissez-passer.
42 et il nous a enjoint de proclamer au Peuple et d'attester qu'il est, lui, le juge établi par Dieu pour les vivants et les morts. |
43 C'est de lui que tous les prophètes rendent ce témoignage que quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés. " |
Lorsque nous parlons aujourd’hui du christianisme, nous avons le plus souvent en vue une nouvelle religion fondée par Jésus-Christ. La religion la plus juste, contenant toute la plénitude de la vérité, salvatrice, mais tout de même une religion. Pourtant, les apôtres, en témoignant du Christ, ne parlent d’aucune religion. Ils parlent de tout autre chose. Avant tout, bien sûr, du Messie, du Christ, qui est enfin venu et a manifesté au monde la force de Dieu. Le christianisme est avant tout le Christ Lui-même. Il commence par Lui, et Lui seul porte en Lui la plénitude de la vérité vivante et le salut.
Mais le christianisme n’est pas seulement le Christ Lui-même. Ce sont aussi nos relations avec Lui. Précisément les relations comme telles, et non ce que nous pensons de ces relations, ce que nous éprouvons et vivons à leur sujet, et encore moins les cérémonies et les rites qui les accompagnent. Tout cela peut être ou ne pas être, peut prendre telle ou telle forme, peut varier selon les lieux et les temps. Mais les relations avec le Christ sont absolument essentielles au christianisme: elles sont sa dimension humaine. Ces relations sont, à proprement parler, le Royaume que le Christ a apporté dans le monde.
Le lieu, désormais, ne joue plus de rôle: le souffle de Dieu, le souffle du Royaume, se perçoit aujourd’hui partout dans le monde. Il suffit du désir de celui qui cherche. Mais pour devenir non seulement invité du Royaume, mais son habitant, il faut aussi devenir sujet du Roi qui y règne. Ici, on ne peut se passer de relations avec le Christ, de relations profondément personnelles et toujours absolument uniques. Mais de telles relations incluent inévitablement aussi un élément de Jugement.
Nous venons au Christ tels que nous sommes, avec tous nos problèmes et nos péchés. Il faudra se débarrasser des problèmes, être purifié des péchés et de leurs conséquences. Sans l’évaluation correspondante de la part du Christ et sans une relecture suivie de repentir de la part de celui qui cherche le Royaume, rien ne pourra se faire. Mais si le chrétien parcourt ce chemin, il n’a plus à attendre d’autre Jugement: son Jugement, il l’a traversé. Car pour ceux qui vivent dans le Royaume, il n’y a pas de Jugement. Pour eux, il y a la vie du Royaume. En abondance.
37 Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée : Jésus de Nazareth, ses débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean ; |
38 comment Dieu l'a oint de l'Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable; car Dieu était avec lui. |
39 Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Lui qu'ils sont allés jusqu'à faire mourir en le suspendant au gibet, |
40 Dieu l'a ressuscité le troisième jour et lui a donné de se manifester, |
41 non à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts; |
42 et il nous a enjoint de proclamer au Peuple et d'attester qu'il est, lui, le juge établi par Dieu pour les vivants et les morts. |
43 C'est de lui que tous les prophètes rendent ce témoignage que quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés. " |
En parlant du Christ et du Royaume, Pierre décrit la dynamique spirituelle liée à la diffusion du Royaume dans le monde, dynamique à laquelle l’homme prend part de la façon la plus directe. Le Christ ressuscité apparaît d’abord à ceux qui l’ont accueilli pendant son ministère terrestre, et eux, à leur tour, témoignent de la résurrection devant les autres.
À première vue, un tel témoignage peut ne pas paraître le plus efficace: le processus se révèle long et pas toujours fructueux, à cause des témoins eux-mêmes comme à cause de la méfiance, si propre à l’homme déchu, envers tout ce qui touche à la réalité spirituelle. N’aurait-il pas été plus simple que le Sauveur apparaisse lui-même au monde, comme il décrit son apparition à la fin des temps? Alors, tous auraient sûrement été convaincus et auraient cru!
Et pourtant Jésus ne le fait pas. L’une des raisons peut être son respect de notre liberté: il ne veut pas nous écraser par l’évidence de sa force qui dépasse toute compréhension humaine, force qui nous deviendrait évidente s’il nous apparaissait dans toute la plénitude de sa divinité. Il n’a pas besoin de disciples qui l’auraient choisi non librement, par amour, mais sous la contrainte, sous l’influence d’une force supérieure et écrasante.
Il y a encore une autre raison: notre salut. Si toute la plénitude du Royaume avait été manifestée au monde dès les jours de la résurrection, ce qui était tout à fait possible, il y aurait eu peu de sauvés. Bien sûr, Dieu ne peut garantir le salut de personne; il ne peut que donner à chacun tout ce qui est nécessaire et suffisant pour être sauvé, ce qu’il fait par le Messie qu’il a envoyé.
Mais la participation des hommes au processus de révélation du Royaume dans notre monde déjà en voie de transfiguration, bien qu’il ne soit pas encore transfiguré jusqu’au bout, rend le salut plus proche et plus accessible à ceux qui cherchent. D’un côté, le triomphe plein et définitif du Royaume est repoussé, donnant à ceux qui ne se sont pas encore décidés un temps supplémentaire pour choisir et prendre une décision. De l’autre, la participation d’hommes concrets, vivants, qui vivent déjà maintenant de la vie du Royaume et peuvent en témoigner, aide ceux qui cherchent à comprendre que le Royaume n’est pas seulement la manifestation de la force de Dieu, mais aussi le souffle de l’amour de Dieu. Elle rend plus probable que ceux qui choisissent Dieu et le Royaume le choisissent non seulement parce qu’il est plénitude de force, mais avant tout parce qu’il est plénitude d’amour.
24 Il entra dans Césarée le jour suivant. Corneille les attendait et avait réuni ses parents et ses amis intimes. |
25 Au moment où Pierre entrait, Corneille vint à sa rencontre et, tombant à ses pieds, se prosterna. |
26 Mais Pierre le releva en disant : " Relève-toi. Je ne suis qu'un homme, moi aussi. " |
27 Et tout en s'entretenant avec lui, il entra. Il trouve alors les gens qui s'étaient réunis en grand nombre, |
28 et il leur dit : " Vous le savez, il est absolument interdit à un Juif de frayer avec un étranger ou d'entrer chez lui. Mais Dieu vient de me montrer, à moi, qu'il ne faut appeler aucun homme souillé ou impur. |
29 Aussi n'ai-je fait aucune difficulté pour me rendre à votre appel. Je vous le demande donc, pour quelle raison m'avez-vous fait venir ? " |
30 Corneille répondit : " Il y a maintenant trois jours, j'étais en prière chez moi à la neuvième heure et voici qu'un homme surgit devant moi, en vêtements resplendissants. |
31 Il me dit : "Corneille, ta prière a été exaucée, et de tes aumônes on s'est souvenu auprès de Dieu. |
32 Envoie donc quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre. Il loge dans la maison du corroyeur Simon, au bord de la mer. " |
33 Aussitôt je t'ai donc fait chercher, et toi, tu as bien fait de venir. Nous voici donc tous devant toi pour entendre ce qui t'a été prescrit par Dieu. " |
34 Alors Pierre prit la parole et dit : " Je constate en vérité que Dieu ne fait pas acception des personnes, |
35 mais qu'en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable. |
36 " Il a envoyé sa parole aux Israélites, leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ : c'est lui le Seigneur de tous. |
37 Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée : Jésus de Nazareth, ses débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean ; |
38 comment Dieu l'a oint de l'Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable; car Dieu était avec lui. |
39 Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Lui qu'ils sont allés jusqu'à faire mourir en le suspendant au gibet, |
40 Dieu l'a ressuscité le troisième jour et lui a donné de se manifester, |
41 non à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts; |
42 et il nous a enjoint de proclamer au Peuple et d'attester qu'il est, lui, le juge établi par Dieu pour les vivants et les morts. |
43 C'est de lui que tous les prophètes rendent ce témoignage que quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés. " |
44 Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. |
45 Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. |
46 Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : |
47 " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? " |
48 Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. |
La rencontre de Pierre avec Corneille fut un événement marquant. Marquant avant tout du point de vue de l’histoire de l’Église : il s’agit de la première expérience du Royaume vécue par un homme qui n’avait aucun lien avec le peuple juif. On pourrait bien sûr se rappeler aussi l’eunuque éthiopien, mais rien n’est dit de son expérience au moment du baptême. Ici, en revanche, l’auteur sacré décrit en substance une nouvelle Pentecôte à l’échelle locale, liée à la maison de Corneille. Il serait toutefois plus juste d’appeler cet événement une continuation de la Pentecôte, qui toucha cette fois des hommes fidèles au Dieu d’Israël, mais sans aucun lien avec le peuple juif. Pierre y voit l’accomplissement de ce dont avaient parlé les anciens prophètes.
Avant même l’exil à Babylone, il leur avait été révélé qu’avec la venue du Messie, Dieu deviendrait le Dieu non seulement des Juifs, mais aussi des païens en quête de vérité, quel que soit leur peuple. Ce temps était désormais venu, mais pas tout à fait comme beaucoup de Juifs croyants l’avaient imaginé. À cette époque, la plupart des Juifs, même chrétiens, étaient convaincus que celui qui cherchait le Messie et le Royaume devait d’abord devenir juif en embrassant le judaïsme. L’identité juive était alors un phénomène ethnoconfessionnel, et quiconque embrassait pleinement le judaïsme était considéré comme juif. Ce n’est qu’ensuite, une fois devenu juif, que l’homme pouvait espérer davantage. En réalité, les choses se révélèrent différentes.
Dieu indiqua clairement à Pierre qu’il n’existe pour Lui aucune barrière infranchissable entre un Juif et le représentant de n’importe quel autre peuple, pourvu qu’il s’agisse de quelqu’un qui cherche le Royaume. Le judaïsme n’est qu’un moyen, non une fin. Il est nécessaire comme forme dont se revêt la Révélation. Mais cette forme n’est pas absolue, et il peut très bien arriver que des païens récemment convertis trouvent le Messie et entrent dans le Royaume sans s’identifier à elle d’aucune manière.
C’est ce qui arriva à Corneille. Il n’embrassa pas le judaïsme et ne devint pas juif, mais le souffle du Royaume descendit sur lui, et il entra dans le Royaume. Il ne restait que le baptême, car pour devenir habitant du Royaume, il faut se séparer de sa vie passée, ce qui est impossible sans baptême. Mais Dieu ne demanda rien de plus à Corneille ni aux siens. La fidélité à Dieu et au Christ se révéla suffisante. Cela se comprend : le Royaume n’est pas fondé sur la religion, mais sur cette fidélité.
1 Il y avait à Césarée un homme du nom de Corneille, centurion de la cohorte Italique. |
2 Pieux et craignant Dieu, ainsi que toute sa maison, il faisait de larges aumônes au peuple juif et priait Dieu sans cesse. |
3 Il eut une vision. Vers la neuvième heure du jour, l'Ange de Dieu - il le voyait clairement - entrait chez lui et l'appelait : " Corneille ! " |
4 Il le regarda et fut pris de frayeur. " Qu'y a-t-il, Seigneur ? " demanda-t-il. - " Tes prières et tes aumônes, lui répondit l'Ange, sont montées devant Dieu, et il s'est souvenu de toi. |
5 Maintenant donc, envoie des hommes à Joppé et fais venir Simon, surnommé Pierre. |
6 Il loge chez un certain Simon, un corroyeur, dont la maison se trouve au bord de la mer. " |
7 Quand l'ange qui lui parlait fut parti, Corneille appela deux de ses domestiques ainsi qu'un soldat pieux, de ceux qui lui étaient attachés, |
8 et après leur avoir tout expliqué, il les envoya à Joppé. |
9 Le lendemain, tandis qu'ils faisaient route et approchaient de la ville, Pierre monta sur la terrasse, vers la sixième heure, pour prier. |
10 Il sentit la faim et voulut prendre quelque chose. Or, pendant qu'on lui préparait à manger, il tomba en extase. |
11 Il voit le ciel ouvert et un objet, semblable à une grande nappe nouée aux quatre coins, en descendre vers la terre. |
12 Et dedans il y avait tous les quadrupèdes et les reptiles, et tous les oiseaux du ciel. |
13 Une voix lui dit alors : " Allons, Pierre, immole et mange. " |
14 Mais Pierre répondit : " Oh non ! Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur ! " |
15 De nouveau, une seconde fois, la voix lui parle : " Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé. " |
16 Cela se répéta par trois fois, et aussitôt l'objet fut remporté au ciel. |
17 Tout perplexe, Pierre était à se demander en lui-même ce que pouvait bien signifier la vision qu'il venait d'avoir, quand justement les hommes envoyés par Corneille, s'étant enquis de la maison de Simon, se présentèrent au portail. |
18 Ils appelèrent et s'informèrent si c'était bien là que logeait Simon surnommé Pierre. |
19 Comme Pierre était toujours à réfléchir sur sa vision, l'Esprit lui dit : " Voilà des hommes qui te cherchent. |
20 Va donc, descends et pars avec eux sans hésiter, car c'est moi qui les ai envoyés. " |
21 Pierre descendit auprès de ces hommes et leur dit : " Me voici. Je suis celui que vous cherchez. Quel est le motif qui vous amène ? " |
22 Ils répondirent : " Le centurion Corneille, homme juste et craignant Dieu, à qui toute la nation juive rend bon témoignage, a reçu d'un ange saint l'avis de te faire venir chez lui et d'entendre les paroles que tu as à dire. " |
23 Pierre les fit alors entrer et leur donna l'hospitalité. Le lendemain, il se mit en route et partit avec eux; quelques-uns des frères de Joppé l'accompagnèrent. |
24 Il entra dans Césarée le jour suivant. Corneille les attendait et avait réuni ses parents et ses amis intimes. |
25 Au moment où Pierre entrait, Corneille vint à sa rencontre et, tombant à ses pieds, se prosterna. |
26 Mais Pierre le releva en disant : " Relève-toi. Je ne suis qu'un homme, moi aussi. " |
27 Et tout en s'entretenant avec lui, il entra. Il trouve alors les gens qui s'étaient réunis en grand nombre, |
28 et il leur dit : " Vous le savez, il est absolument interdit à un Juif de frayer avec un étranger ou d'entrer chez lui. Mais Dieu vient de me montrer, à moi, qu'il ne faut appeler aucun homme souillé ou impur. |
29 Aussi n'ai-je fait aucune difficulté pour me rendre à votre appel. Je vous le demande donc, pour quelle raison m'avez-vous fait venir ? " |
30 Corneille répondit : " Il y a maintenant trois jours, j'étais en prière chez moi à la neuvième heure et voici qu'un homme surgit devant moi, en vêtements resplendissants. |
31 Il me dit : "Corneille, ta prière a été exaucée, et de tes aumônes on s'est souvenu auprès de Dieu. |
32 Envoie donc quérir à Joppé Simon, surnommé Pierre. Il loge dans la maison du corroyeur Simon, au bord de la mer. " |
33 Aussitôt je t'ai donc fait chercher, et toi, tu as bien fait de venir. Nous voici donc tous devant toi pour entendre ce qui t'a été prescrit par Dieu. " |
34 Alors Pierre prit la parole et dit : " Je constate en vérité que Dieu ne fait pas acception des personnes, |
35 mais qu'en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable. |
36 " Il a envoyé sa parole aux Israélites, leur annonçant la bonne nouvelle de la paix par Jésus Christ : c'est lui le Seigneur de tous. |
37 Vous savez ce qui s'est passé dans toute la Judée : Jésus de Nazareth, ses débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean ; |
38 comment Dieu l'a oint de l'Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable; car Dieu était avec lui. |
39 Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Lui qu'ils sont allés jusqu'à faire mourir en le suspendant au gibet, |
40 Dieu l'a ressuscité le troisième jour et lui a donné de se manifester, |
41 non à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts; |
42 et il nous a enjoint de proclamer au Peuple et d'attester qu'il est, lui, le juge établi par Dieu pour les vivants et les morts. |
43 C'est de lui que tous les prophètes rendent ce témoignage que quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés. " |
44 Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. |
45 Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. |
46 Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : |
47 " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? " |
48 Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. |
C'est le récit de la manière dont Dieu a séparé une fois pour toutes son Église de toute forme de nationalisme. Pour Dieu, il n'existe pas de « peuples impurs », il n'existe pas de « pays parias » ; il est également miséricordieux envers tous (justes et injustes), et quiconque agit selon la justice, dans quelque peuple que ce soit, lui est agréable.
Voilà pour la théorie. Mais dans la pratique, nous, chrétiens, sommes trop souvent devenus porteurs de toutes sortes d'« anti-ismes » : antisémitisme, anti-islamisme, antiaméricanisme, et ainsi de suite. Les hésitations de l'apôtre Pierre peuvent encore s'expliquer par le fait qu'il avait été élevé dans les notions de séparation et d'élection divine de son peuple. Mais par quoi peut-on justifier notre conduite ?
Heureusement, Dieu agit activement pour vaincre ces préjugés pécheurs : il suffit que les proches et les amis de Corneille entendent de Pierre les premières paroles de la Bonne Nouvelle, et il répand sur eux son Esprit, montrant ainsi que son Église est pour tous.
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||