32 Jamais on n'a ouï dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.
33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. "
34 Ils lui répondirent : " De naissance tu n'es que péché et tu nous fais la leçon ! " Et ils le jetèrent dehors.
Masquer
L’un des phénomènes de la religiosité est le prisme à travers lequel l’homme religieux regarde le monde. Un tel prisme existait aussi chez les pharisiens : ils étaient en effet des hommes profondément et, à bien des égards, sincèrement religieux. C’est pourquoi l’explication simple et assez évidente de ce qui se passait, dont se contenta l’aveugle-né guéri par Jésus, ne leur convenait pas : le guéri n’était pas aussi religieux que les pharisiens qui examinaient l’affaire, et, en un certain sens, c’était plus simple pour lui.
Il raisonne sans tenir compte des concepts religieux des pharisiens. Cet Homme m’a-t-Il guéri ? Il m’a guéri. Donc Dieu est avec Lui. Il ne peut en être autrement. D’autant plus que de telles guérisons n’avaient jamais eu lieu auparavant. Cas unique. Quelles autres preuves faudrait-il donc ?
Pour les pharisiens, cependant, tout n’est pas si simple. Ils ont d’autres critères. Et le critère principal n’est pas la présence ou l’absence de guérison. Ce n’est pas le fait de la manifestation et de l’action de la puissance de Dieu. L’essentiel, c’est la conformité à certains critères tirés de la tradition religieuse correspondante. De tels critères, bien sûr, sont inventés par les hommes. Mais, pour l’homme religieux, ils se présentent d’ordinaire comme donnés par Dieu et non inventés par les hommes. C’est pourquoi la conformité de ce qui arrive à ces critères prétendument révélés par Dieu est l’essentiel. Même si un miracle est là, on ne peut pas le tenir pour véritable s’il ne correspond pas aux critères religieux.
Les pharisiens qui enquêtent sur la guérison essaient précisément de faire cela, interrogeant encore et encore le guéri sur ce qui lui est arrivé. Ils cherchent à trouver au moins quelque prise pour obtenir une explication qui leur convienne. Mais il n’y a pas de prise. Et le guéri ne peut pas comprendre ce qu’on lui veut. Il a déjà tout expliqué. Et pour lui-même tout est clair. Les pharisiens assurent au guéri que l’Homme qui l’a guéri ne peut pas venir de Dieu : leurs critères religieux le disent clairement. Comment alors la guérison est-elle possible ?
Mais au guéri lui-même tous ces raisonnements paraissent simplement une théorie artificielle et inutile à personne. Il dit : je sais seulement que cet Homme m’a guéri ; quant à savoir comment cela s’est passé, qui Il est et d’où Il vient, vous êtes mieux placés que moi, débrouillez-vous.
Finalement, ne trouvant pas d’explication qui leur convienne, les pharisiens qui instruisent l’affaire chassent le guéri. Plus d’homme, plus de problème. Avec un peu de chance, l’affaire s’oubliera d’elle-même. Mais le guéri trouve le Sauveur. Lui, en tout cas, n’a rien perdu.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.
Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.