24 lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris.
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Parlant du ministère terrestre du Sauveur, Pierre, comme les autres apôtres, accorde une attention particulière à sa mort sur la croix. Et il voit le sens de cette mort précisément dans le fait qu'elle a rendu possible pour les fidèles une libération complète du pouvoir du péché, en leur ouvrant la justice dans toute sa plénitude. Que veut-il donc dire ?
Bien sûr, les exemples de justes qui terminaient leur vie en martyrs étaient déjà bien connus du peuple juif à cette époque, et beaucoup d'entre eux appartenaient à des temps assez récents. Chaque exemple de ce genre devenait un témoignage vivant que la justice est plus importante que la vie ; que la question principale de la vie humaine n'est pas de savoir combien de temps vivre, ni même de vivre ou de mourir, mais comment vivre et comment mourir. Et la mort de Jésus sur la croix en était une preuve magnifique, d'autant que, contrairement à l'homme ordinaire, déchu, la mort n'était pas du tout inévitable pour lui : il faisait son choix en étant délivré de l'idée qu'il lui faudrait tôt ou tard mourir, idée qui rend pour certains plus supportable la pensée d'une fin martyre prochaine.
Mais si la mort martyre de Jésus avait été simplement la mort d'un juste et d'un témoin, elle ne se serait distinguée en rien de la mort de ceux qui étaient morts pour leur justice ou pour leur témoignage longtemps avant sa venue dans le monde. Une telle mort peut être un exemple pour les autres, mais elle ne peut délivrer personne du péché qui, dans notre monde déchu, pèse sur chacun. Or justement, Jésus n'est pas mort simplement comme témoin du Royaume. Il est mort pour ce Royaume qu'il a apporté au monde. S'il avait renoncé à son chemin terrestre, et dans le monde déchu ce chemin devait inévitablement se terminer par une mort violente, le Royaume ne serait pas entré dans notre monde, demeurant étranger à lui. Alors, bien sûr, il n'aurait pu être question d'aucune victoire sur le péché, ni d'aucune plénitude de justice. Alors, dans le monde, rien n'aurait changé ; il serait encore aujourd'hui tel qu'il était pendant de nombreux millénaires avant la venue du Christ.
Et l'apôtre, bien entendu, le comprend parfaitement. Il comprend qui est Jésus et ce qu'il a fait. Et il le rappelle aux destinataires de son épître : car sans une telle compréhension, il n'y a pas de christianisme.
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Pour 1P 2:24
24 lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris.
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Parlant du ministère terrestre du Sauveur, Pierre, tout comme les autres apôtres, prête une attention spéciale sur Sa mort sur la croix. Et c’est notamment le sens d’une telle mort qu’il voit en ce qu'elle a rendu possible aux fidèles la libération totale du pouvoir du péché, leur ouvrant la justice dans toute la plénitude...
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Parlant du ministère terrestre du Sauveur, Pierre, tout comme les autres apôtres, prête une attention spéciale sur Sa mort sur la croix. Et c’est notamment le sens d’une telle mort qu’il voit en ce qu'elle a rendu possible aux fidèles la libération totale du pouvoir du péché, leur ouvrant la justice dans toute la plénitude. Qu'est-ce qu’il veut dire? Bien sûr, les exemples des justes, qui finissaient leur vie en martyr, en ce moment du peuple juif étaient déjà bien connus, et plusieurs d'entre eux se rapportaient aux temps relativement récents. Chacun d’un tel exemple devenait le témoignage vivant du fait que la justice est plus importante que la vie, que la principale question de la vie humaine n’est pas combien de temps nous allons vivre, et même pas allons-nous vivre ou mourir, mais plutôt comment vivre et comment mourir.
La mort de Jésus sur la croix était une formidable preuve de cela, d'autant plus que, à la différence de l’homme ordinaire déchu, pour Lui la mort n'était pas du tout inévitable: Il avait fait Son choix, étant délivré de l'idée que tôt ou tard il Lui faudra mourir, qui facilite à certains l'idée de la fin rapide de tourments. Mais si la mort de Jésus était simplement la mort d’un juste et témoin, elle ne se distinguerait en rien de la mort de ceux qui sont morts pour leur justice ou leur témoignage longtemps avant Son arrivée au monde. Une telle mort peut être un exemple pour les autres, mais elle ne peut délivrer personne du péché, qui dans notre monde déchu pèse sur chacun. Et c’est là le problème, que Jésus est mort pas simplement comme un témoin du Royaume. Il est mort pour ce Royaume, qu'Il a apporté au monde.
S’Il refusait Son chemin terrestre (et dans le monde déchu ce chemin devait s'achever inévitablement par une mort violente), le Royaume ne serait pas entré dans notre monde, et lui restant étranger. Et alors, on ne parlerait bien sûr d’aucune victoire sur le péché, d’aucune plénitude de la justice. Rien alors n’allait changer dans le monde en général, et il resterait aujourd'hui tel qu’il était plusieurs millénaires avant la venue du Christ. Et l'apôtre, certainement, comprend parfaitement cela. Il comprend, qui est Jésus et ce qu'Il a fait. Et rappelle cela aux destinataires de son message : car sans une telle compréhension, il n’y a pas le christianisme.
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