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RÉFLEXIONS pour Lc 17:3-4

Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
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« Si ton frère pèche contre toi, reprends-le... », nous dit aujourd'hui le Seigneur. Pour un homme non croyant, qui ne vit pas en Dieu mais lit l'Évangile avec un certain intérêt extérieur, ces paroles peuvent sembler contredire d'autres paroles de l'Évangile. « Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment diras-tu à ton frère : Laisse-moi ôter la paille de ton œil, alors qu'il y a une poutre dans ton œil ? » (Mt 7,4). Comment peut-on reprendre quelqu'un pour quoi que ce soit, si l'on n'est soi-même pas mieux ?..

En réalité, une telle divergence apparente reflète un problème intérieur très sérieux et profond, ou une tension intérieure, chez tout vrai chrétien. Il arrive très rarement que quelqu'un nous offense consciemment, gravement, alors que nous sommes pleinement innocents de notre côté. Bien sûr, cela arrive, mais assez rarement ; en règle générale, nous avons affaire à des conflits ordinaires où chaque partie est coupable en quelque chose. Et bien sûr, chacune considère comme son « saint » devoir d'appeler l'autre partie au repentir. Et elle se réjouit à la pensée qu'elle va maintenant pardonner. Cela ne mène qu'à l'escalade du conflit.

Ce n'est pas cela, pas du tout cela, que le Seigneur veut de nous. Il nous semble que ces paroles de Jésus contiennent un avertissement très sérieux adressé à des personnes tout à fait différentes. Le fait est que, parmi les chrétiens, on rencontre très souvent des personnes vulnérables, bonnes, mais... portées à la dépression et à un autodénigrement excessif. Et si quelqu'un les offense, la première pensée qui leur vient à l'esprit est : « C'est ma faute, j'ai fait quelque chose de travers. » En réalité, ce sont des personnes qui souffrent d'un immense manque d'amour à leur égard, des personnes seules. Si l'on regarde, parmi les jeunes en bonne santé physique qui fréquentent les églises, elles constituent l'écrasante majorité. Et à cause de ce type de perception d'elles-mêmes, leur point le plus douloureux est souvent la peur d'être encore moins aimées. C'est pourquoi, si quelqu'un de leur entourage les offense, elles ne le « reprendront » jamais, parce qu'elles craignent de s'attirer la défaveur de cette personne, de perdre en quelque chose une part de son amour ; tel est le fond. Mais dans leur esprit, elles recouvrent cette peur de pieuses exhortations adressées à elles-mêmes au sujet de leur humilité, de leur amour chrétien capable de supporter les humiliations, et finalement des paroles de l'Évangile selon Matthieu que nous avons citées aujourd'hui dans un sens antithétique. De telles personnes gardent pendant des années le souvenir de petites offenses. Non parce qu'elles sont rancunières, mais parce que le passage à travers ces offenses a été lié pour elles à l'accumulation de nombreuses peurs et douleurs différentes.

Et c'est cela que le Seigneur ne veut pas. Il veut que nous comprenions sobrement que nous..., que je ne suis pas le dernier et le plus terrible pécheur du monde, que je suis entouré de personnes qui peuvent elles aussi se tromper et pécher. Il veut que nous surmontions notre propre égocentrisme et que nous nous souvenions que notre but, dans la collaboration avec Dieu, est de diminuer le mal, que nous prenions conscience de la responsabilité de cette collaboration. Il veut que nous percevions notre repentir et celui de l'autre comme la joie d'un renouvellement de l'amour mutuel. Quelque chose de semblable à ce moment où, dans l'enfance, nous nous réconciliions avec nos parents après une punition. La joie et l'amour, voilà ce que Dieu veut. Il ne veut pas les larmes ni les souffrances, et il veut encore moins que les larmes et les souffrances soient recouvertes de piété et placées sur un piédestal, ce qui est devenu une habitude de la grande littérature psychologique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, habitude issue encore des traditions du romantisme du XVIIIe siècle. « La souffrance élève l'âme », comme on l'entend souvent dans les milieux semi-intellectuels... Simplement, ils n'ont pas vu des personnes que la souffrance a écrasées, déformées au point qu'on distingue à peine la personnalité de cet homme. Cela, le Seigneur ne le veut certainement pas.

Autres réflexions

 
Pour Lc 17:3-4
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Combien de fois faut-il pardonner à celui qui t'a fait du mal? Jusqu'où doivent aller la miséricorde et le pardon? Autrement dit, quelle mesure de pardon sera suffisante...  Lire la suite

Combien de fois faut-il pardonner à celui qui t'a fait du mal? Jusqu'où doivent aller la miséricorde et le pardon? Autrement dit, quelle mesure de pardon sera suffisante? Pour des personnes formées par la loi, cette question paraît naturelle, et c'est pourquoi les disciples la posent au Christ. L'évangéliste Matthieu, au chapitre 18, rapporte une question semblable de Pierre; l'évangéliste Luc, dans la lecture d'aujourd'hui, transmet lui aussi les paroles du Christ sur le pardon répété sept fois, sans mentionner de question.

Pour comprendre ce que dit le Seigneur, il est important de garder à l'esprit que «sept» est le nombre qui symbolise toute plénitude, et cela était bien connu des disciples du Christ. Au fond, le Seigneur rejette la représentation juive d'une «mesure» du pardon. Le pardon, la miséricorde, la compassion envers les hommes, y compris ceux qui nous font du mal, ne peuvent jamais être suffisants. Nous n'avons pas la possibilité de cesser de pardonner au motif que nous l'avons déjà fait un certain nombre de fois. C'est ce que disent aujourd'hui les paroles du Christ: «si sept fois dans le jour il pèche... et sept fois il revient... pardonne-lui». C'est ce que disent les paroles transmises par Matthieu: «non pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois». C'est ce que dit le commandement d'aimer les ennemis. Les relations entre les hommes ne se construisent pas sur la pesée des dettes et des pardons. L'Évangile, dans son ensemble, considère le pardon des hommes comme notre devoir, mais non pas devant les hommes: devant Dieu. C'est là tout l'enjeu.

Le Seigneur en parle très souvent. L'illustration la plus vive en est peut-être Sa parabole du créancier impitoyable, qu'Il raconta en réponse à la question de Pierre sur le nombre de fois où il faut pardonner. Dans la pratique, cela est très important, parce qu'il est difficile d'accomplir les paroles du Christ sur le pardon multiple et constant. Bien plus, comme le dit le Seigneur Lui-même, «aux hommes cela est impossible». Mais si nous pardonnons non par nos forces humaines, non parce qu'il faut, les dents serrées, accomplir le commandement, mais par fidélité à Dieu, indépendamment de ceux à qui nous pardonnons, cela devient pour nous une rencontre avec Dieu Lui-même.

L'évangéliste Luc transmet à ce sujet une parole du Christ importante, mais très difficile à traduire. Avant le commandement de pardonner toujours, de nombreuses fois, le Seigneur dit aux disciples: «Prenez garde à vous-mêmes» (ainsi traduit la version synodale). Le texte slavon propose la variante «Soyez attentifs à vous-mêmes», et la Vulgate rend cette expression par les mots «adtendite vobis». Le grec prosehete heautois contient deux nuances principales. Cette expression signifie d'abord «surveillez-vous, prêtez attention à vous-mêmes». C'est un appel à la réflexion, à l'analyse de ses actes, de ses décisions et de ses expériences intérieures. Le Seigneur appelle les disciples à entrer en eux-mêmes, afin que le pardon ne soit pas pour eux un paiement mesuré en échange des actes des hommes, mais une rencontre avec Dieu agissant dans leur vie.

Mais l'expression grecque que cite l'évangéliste possède encore une autre nuance, qui n'a pas échappé au bienheureux Jérôme et qui se remarque dans les traductions suivant la Vulgate. On peut essayer de la rendre par les mots: «Tenez bon, appliquez-vous, rassemblez-vous». «Tendez vos forces»: voilà ce qui est très important. Le pardon dont parle le Seigneur n'est pas un «état d'âme» dans lequel on pardonne «tout seul». C'est un travail qui exige recueillement et effort. Quand les chrétiens disent que l'Église est l'armée du Christ, c'est précisément le pardon qui constitue la ligne de front du combat auquel cette armée est appelée à participer. Il nous importe donc de veiller sur nous-mêmes et de nous rappeler que le pardon n'est pas un paiement que nous apportons aux hommes, ni un sacrifice offert à Dieu: c'est un miracle que Dieu accomplit en nous.

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Pour Lc 17:3-4
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
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Combien de fois faut-il pardonner quelqu’un qui nous a offensés? Jusqu’où devraient s’étendre la miséricorde et le pardon? Autrement dit, quelle mesure du pardon sera t-elle suffisante? Cette question parait naturelle pour les gens qui ont été éduqués selon la loi, voila pourquoi les disciples l’ont posée à Jésus...  Lire la suite

Combien de fois faut-il pardonner quelqu’un qui nous a offensés? Jusqu’où devraient s’étendre la miséricorde et le pardon? Autrement dit, quelle mesure du pardon sera t-elle suffisante? Cette question parait naturelle pour les gens qui ont été éduqués selon la loi, voila pourquoi les disciples l’ont posée à Jésus. L’Évangéliste Matthieu parle dans le 18e chapitre d’une question semblable posée par Pierre, l’évangéliste Luc transmet aussi dans la lecture d’aujourd’hui les mots de Jésus concernant le septuple pardon, ne mentionnant pas la question. Pour mieux comprendre ce que dit le Seigneur, il est important de savoir que «sept» est un chiffre symbolisant toute sorte de plénitude, et les disciples de Jésus le connaissaient très bien.

Le Seigneur récuse au clair la conception juive de la “mesure” du pardon. Le pardon, la miséricorde, la compassion envers les gens (y compris ceux qui nous font du mal), ne pourront jamais être suffisants. Nous n’avons pas cette possibilité d’arrêter de pardonner sous prétexte que nous l’avons déjà fait maintes fois. Les mots de Jésus nous parlent aujourd’hui de cela «si sept fois le jour il pèche… et que sept fois il revienne…, tu lui remettras". En ceci consiste le commandement sur l’amour envers les ennemis. La relation entre les hommes ne se construit pas à travers le pesage des devoirs et des pardons. L’Évangile considère en générale le pardon des gens comme notre devoir, pas un devoir envers les gens, mais plutôt envers Dieu – toute la question en est là.

Le Seigneur parle beaucoup de fois à propos de cela. La plus brillante illustration peut être  Sa parabole concernant l’impitoyable prêteur, dont Il apporta en réponse à la question de Pierre à savoir combien de fois pardonner.  Ceci est très important dans la vie pratique, car il est difficile d’accomplir les paroles de Jésus sur les multiples pardons et constamment. En outre, comme le Seigneur le dit Lui-même «c’est impossible à l’homme». Pourtant si nous pardonnons non avec notre propre force, non parce qu’il faut, accomplir les commandements en «serrant les dents», mais pour la fidélité envers Dieu – indépendamment de celui que nous pardonnons, alors cela devient  pour nous une rencontre avec Dieu même.

L’évangéliste Luc transmet des importantes mais très difficile pour la traduction paroles de Jésus concernant ceci. Avant le précepte de toujours pardonner, le Seigneur dit à ses disciples maintes fois «prenez garde à vous» (c’est la traduction de la Bible de Jérusalem), le Vulgate transmet «adtendite vobis». Le grec «prosehete heautois» comprend deux grandes nuances. Cette expression principalement veut dire: «veillez sur vous-même, prêtez attention sur vous-même». C’est un appel à la réflexion, à l’analyse de nos propres actes, nos propres décisions et émotions. Le Seigneur appelle Ses disciples à s’examiner, pour que le pardon ne soit pas pour eux un paiement mesuré des actes des gens, mais plutôt une rencontre avec Dieu, agissant dans notre vie. Mais cette expression grecque que rapporte l’évangéliste à une autre nuance, n’échappant furtivement pas du Béat Hiéronyme et apercevable dans les traductions suivant le Vulgate. On peut essayer de transmettre cette nuance par les paroles «courage, faites des efforts, prenez-vous en main». «Efforcez-vous» - voici ce qui est vraiment très important. Le pardon dont parle le Seigneur ici  n’est pas un «état de l’âme», comme ci on se pardonnait soi-même. C’est un travail qui demande concentration et efforts.  Lorsque les chrétiens disent que l’Eglise est l’armée du Christ, c’est justement le pardon qui est le bord avant du combat, où devrait participer cette armée. Il est important que nous fassions attention et toujours nous rappeler que le pardon n’est pas un paiement que nous apportons aux gens, et ni un sacrifice à Dieu – le pardon est un miracle que Dieu accompli en nous.

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Pour Lc 17:3
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
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En parlant des relations à l’intérieur de la communauté, le Sauveur appelle à une sincérité totale et demande de ne pas cacher les offenses et les malentendus, s’il y en a...  Lire la suite

En parlant des relations à l’intérieur de la communauté, le Sauveur appelle à une sincérité totale et demande de ne pas cacher les offenses et les malentendus, s’il y en a. En effet, les règles de bienséance ne sont bonnes que tant qu’il n’est pas nécessaire de bâtir avec ceux qui sont proches des relations sérieuses et profondes.

On peut ne pas prêter attention aux offenses et aux malentendus là où les relations sont purement fonctionnelles: après tout, s’il ne s’agit que de collègues, toute la communication peut se limiter au lieu de travail, et là, pour le bien de l’affaire, il vaut sans doute mieux ne pas fouiller profondément dans les relations. Bien sûr, dans ce cas, le péché ne cesse pas d’être péché; plus encore, il ne cesse pas d’empoisonner les relations des deux personnes, celle qui blesse et celle qui se sent blessée. Mais il peut ne pas affecter le fonctionnement de ces personnes, d’ordinaire jusqu’à un certain moment. Il en va autrement dans la communauté: il s’agit ici d’un chemin commun vers Dieu, et toutes les relations y sont absolument importantes, parce qu’il faudra les emporter avec soi sur ce chemin.

S’il y a ici des non-dits, des offenses non exprimées, un péché qui alourdit les relations, tout cela devra être résolu, ou bien il faudra venir à Dieu avec ses péchés et ses offenses. Mais là-bas, auprès de Dieu, dans le Royaume, il n’y a pas de place pour le péché ni pour les offenses. Il faut donc régler tout cela en chemin. Et le faire de telle sorte que le chemin, déjà difficile, ne devienne pas insupportable. Or il le deviendra à coup sûr si l’on fait semblant qu’il n’y a pas de problèmes, comme cela arrive parfois lorsque les gens essaient de se guider, dans la vie spirituelle, par quelque schéma ou règle de comportement «idéal», habituellement d’origine religieuse.

Alors, on cherche ordinairement à se voir soi-même et les autres non tels qu’ils sont, mais tels qu’ils devraient être selon l’idéal inventé, et l’on se comporte en conséquence, en communiquant non avec des personnes réelles, mais avec des personnes imaginées. C’est alors qu’on cherche d’ordinaire à taire les problèmes: les personnes idéales ne devraient pas en avoir. Les «vrais chrétiens» ne devraient pas se vexer; donc, «chez nous», il ne peut pas y avoir d’offenses. En réalité, bien sûr, offenses et malentendus sont bien présents: dans le monde déchu, on ne peut pas s’en passer, et ils font leur œuvre en détruisant les relations réelles entre des personnes réelles.

Voilà pourquoi le Sauveur conseille d’appeler les choses par leur nom: l’offense offense, le malentendu malentendu, et de tout dire directement, tel quel. Alors apparaît la possibilité d’examiner ces problèmes réels qui, si on les laisse suivre leur cours, peuvent détruire la communauté. Et la possibilité du pardon apparaît aussi: car pour pardonner, il faut comprendre qui est coupable envers toi et en quoi; de même, on ne peut demander pardon que lorsque l’on comprend en quoi l’on est coupable envers les autres. Mieux vaut rendre les problèmes visibles et les résoudre que les laisser tout détruire.

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Pour Lc 17:3-10
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
Les apôtres dirent au Seigneur : " Augmente en nous la foi. "
Le Seigneur dit : " Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : "Déracine-toi et va te planter dans la mer", et il vous aurait obéi !
" Qui d'entre vous, s'il a un serviteur qui laboure ou garde les bêtes, lui dira à son retour des champs : "Vite, viens te mettre à table" ?
Ne lui dira-t-il pas au contraire : "Prépare-moi de quoi dîner, ceins-toi pour me servir, jusqu'à ce que j'aie mangé et bu ; après quoi, tu mangeras et boiras à ton tour" ?
Sait-il gré à ce serviteur d'avoir fait ce qui lui a été prescrit?
10 Ainsi de vous ; lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire. "
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Aujourd'hui, nous lisons le récit de l'évangéliste Luc sur un dialogue quelque peu énigmatique au sujet de la foi entre le Seigneur et Ses disciples. À première vue...  Lire la suite

Aujourd'hui, nous lisons le récit de l'évangéliste Luc sur un dialogue quelque peu énigmatique au sujet de la foi entre le Seigneur et Ses disciples. À première vue, la réponse du Christ est difficile à relier à la demande des disciples d'augmenter en eux la foi. Il est possible que, comme le font souvent les évangélistes, Luc rapporte les paroles du Christ de manière beaucoup plus détaillée que le contenu de la question des disciples. Dans une telle situation, nous devons essayer, à partir de ce que répond le Seigneur, de deviner ce que les disciples avaient à l'esprit. En outre, les évangélistes nous rapportent souvent des dialogues où une personne venant au Christ Lui pose une question, et où le Seigneur répond volontairement non pas à la forme extérieure, prononcée à haute voix, de la question, mais à ce qui, au fond du coeur, a poussé cette personne à la poser. Il est très vraisemblable qu'aujourd'hui encore nous voyions précisément un tel dialogue.

Ainsi, les disciples demandent qu'on leur « ajoute » de la foi (« augmente » dans le texte synodal rend un mot grec qui signifie, au sens arithmétique, addition et non multiplication). Si l'on peut s'exprimer ainsi, ils demandent que la quantité de foi soit augmentée, qu'on leur en donne plus qu'ils n'en ont eux-mêmes et que les autres. À en juger par la réponse du Christ, la demande des disciples ressemble à la demande de pouvoir s'asseoir à Sa droite et à Sa gauche. Le Seigneur dit que ce qui importe n'est pas la « quantité » de foi. Même une petite « quantité », une foi comme un grain de moutarde, selon l'expression du Sauveur, transforme le monde.

Et ensuite le Seigneur dit aux disciples que l'homme ne doit pas attendre de récompense pour avoir fait ce qui lui était prescrit. Comment cette pensée s'accorde-t-elle avec la précédente ? Il s'agit probablement du fait que les disciples, ayant déjà assimilé ce que le Seigneur dit de l'importance de la foi pour le salut de l'homme, demandent qu'on leur donne une foi qui les « distingue avantageusement » aux yeux de Dieu.

Ils ont déjà compris que Dieu n'a pas besoin d'une vénération extérieure, mais de la foi. « Voici, nous avons tout quitté et nous t'avons suivi », dit un jour Pierre au Christ... Maintenant, les disciples demandent apparemment qu'on leur donne une telle foi qu'ils puissent dire : « Voici, nous avons une grande foi ; que nous arrivera-t-il pour cela ? » C'est précisément à une telle question que le Seigneur répond par les paroles selon lesquelles la foi capable de déplacer les montagnes est comparable à l'accomplissement du devoir envers le Maître, et ne permet pas de parler de mérites. C'est, bien sûr, une révélation très importante sur Dieu et sur l'homme, surtout si on la compare avec la parabole des ouvriers de la onzième heure.

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Pour Lc 17:3-10
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
Les apôtres dirent au Seigneur : " Augmente en nous la foi. "
Le Seigneur dit : " Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : "Déracine-toi et va te planter dans la mer", et il vous aurait obéi !
" Qui d'entre vous, s'il a un serviteur qui laboure ou garde les bêtes, lui dira à son retour des champs : "Vite, viens te mettre à table" ?
Ne lui dira-t-il pas au contraire : "Prépare-moi de quoi dîner, ceins-toi pour me servir, jusqu'à ce que j'aie mangé et bu ; après quoi, tu mangeras et boiras à ton tour" ?
Sait-il gré à ce serviteur d'avoir fait ce qui lui a été prescrit?
10 Ainsi de vous ; lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire. "
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«...nous sommes des serviteurs inutiles, parce que nous avons fait ce que nous devions faire...» Ces paroles peuvent nous blesser. Nous pouvons dire...  Lire la suite

«...nous sommes des serviteurs inutiles, parce que nous avons fait ce que nous devions faire...» Ces paroles peuvent nous blesser. Nous pouvons dire au Seigneur: Mais Toi-même, Tu nous as dit: Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai entendu de mon Père (Jn 15:15). Mais il y a une différence: là, Il ne nous appelle pas serviteurs; ici, Il nous invite à nous appeler nous-mêmes serviteurs. Et quelle différence, si tout simplement je ne suis déjà «plus esclave, mais fils» (Ga 4:7)? C'est une question contre laquelle se heurtent chaque fois les amateurs de matérialisme objectif ou les adversaires de l'idéalisme subjectif. Voici une décision du parti selon laquelle je ne suis déjà plus pionnier, mais komsomol, et personne ne peut me dire «sois prêt!», mais exclusivement et seulement «le parti a dit: il faut». En réalité, tout n'est pas du tout ainsi, et il n'y a pas d'univocité; le monde est plus riche et plus vaste que nos mots et nos concepts. Le Seigneur donne certains repères de sens auxquels nous devons nous tenir, mais le chemin entre eux relève de notre créativité personnelle. Il y a des moments de tendresse, et des moments de sévérité. Et tout est rempli de sens s'il y a l'amour. C'est pourquoi aucune phrase de l'Évangile prise isolément ne possède l'autorité divine que celui-ci possède dans son intégralité. Mais en outre, il est important de comprendre le sens plus prosaïque des paroles du Seigneur aujourd'hui: souvent, l'esclave, une fois libéré, n'apprend pas la liberté, mais asservit ceux qui la lui ont donnée. Il ne suffit pas d'être un ancien esclave pour devenir fils. Il y a encore un long chemin entre ces deux notions. Et chacun de nous doit parcourir ce long chemin. Tout l'Évangile n'a pas été dit, il est seulement en train d'être dit; il n'a pas été fait, il est seulement en train de se faire. «Le christianisme ne fait que commencer», comme l'a dit un saint martyr contemporain.

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Pour Lc 17:1-19
Puis il dit à ses disciples : " Il est impossible que les scandales n'arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent !
Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une pierre à moudre et être jeté à la mer que de scandaliser un seul de ces petits.
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
Les apôtres dirent au Seigneur : " Augmente en nous la foi. "
Le Seigneur dit : " Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : "Déracine-toi et va te planter dans la mer", et il vous aurait obéi !
" Qui d'entre vous, s'il a un serviteur qui laboure ou garde les bêtes, lui dira à son retour des champs : "Vite, viens te mettre à table" ?
Ne lui dira-t-il pas au contraire : "Prépare-moi de quoi dîner, ceins-toi pour me servir, jusqu'à ce que j'aie mangé et bu ; après quoi, tu mangeras et boiras à ton tour" ?
Sait-il gré à ce serviteur d'avoir fait ce qui lui a été prescrit?
10 Ainsi de vous ; lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire. "
11 Et il advint, comme il faisait route vers Jérusalem, qu'il passa aux confins de la Samarie et de la Galilée.
12 À son entrée dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre et s'arrêtèrent à distance;
13 ils élevèrent la voix et dirent : " Jésus, Maître, aie pitié de nous. "
14 A cette vue, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et il advint, comme ils y allaient, qu'ils furent purifiés.
15 L'un d'entre eux, voyant qu'il avait été purifié, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix
16 et tomba sur la face aux pieds de Jésus, en le remerciant. Et c'était un Samaritain.
17 Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
18 Il ne s'est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ! "
19 Et il lui dit : " Relève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "
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Le paradoxe du Royaume de Dieu pénètre dans les domaines les plus intimes de la vie humaine. Aujourd’hui, au centre du paradoxe se trouve la foi...  Lire la suite

Le paradoxe du Royaume de Dieu pénètre dans les domaines les plus intimes de la vie humaine. Aujourd’hui, au centre du paradoxe se trouve la foi. C’est peut-être le mot le plus difficile de la langue humaine, parce que nous l’utilisons presque toujours à mauvais escient. Par exemple, lorsque les disciples demandent à Jésus d’augmenter leur foi, il s’avère qu’ils ne demandent pas ce dont ils ont besoin. Ils pourraient déplacer des montagnes même avec une foi infime (« un grain de moutarde » est clairement quelque chose de très petit). Mais alors, qu’y a-t-il de plus important ? Pourtant le Christ prononce à plusieurs reprises, à l’adresse de différentes personnes, les paroles : « Ta foi t’a sauvé ». C’est ce qui se passe aussi avec le lépreux samaritain guéri : le miracle même de la guérison arrive en fait aux dix, mais « la foi a sauvé » seulement lui. Et quelle foi peut donc avoir cet hérétique ? Les autres, eux, sont allés se montrer aux prêtres, ce que leur foi exigeait justement. Dans les deux cas, le Christ entend manifestement par « foi » quelque chose qui n’est pas tout à fait ce que les disciples entendent par là, ni ce que nous entendons d’ordinaire, vous et moi.

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Pour Lc 17:1-19
Puis il dit à ses disciples : " Il est impossible que les scandales n'arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent !
Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une pierre à moudre et être jeté à la mer que de scandaliser un seul de ces petits.
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
Les apôtres dirent au Seigneur : " Augmente en nous la foi. "
Le Seigneur dit : " Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : "Déracine-toi et va te planter dans la mer", et il vous aurait obéi !
" Qui d'entre vous, s'il a un serviteur qui laboure ou garde les bêtes, lui dira à son retour des champs : "Vite, viens te mettre à table" ?
Ne lui dira-t-il pas au contraire : "Prépare-moi de quoi dîner, ceins-toi pour me servir, jusqu'à ce que j'aie mangé et bu ; après quoi, tu mangeras et boiras à ton tour" ?
Sait-il gré à ce serviteur d'avoir fait ce qui lui a été prescrit?
10 Ainsi de vous ; lorsque vous aurez fait tout ce qui vous a été prescrit, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire. "
11 Et il advint, comme il faisait route vers Jérusalem, qu'il passa aux confins de la Samarie et de la Galilée.
12 À son entrée dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre et s'arrêtèrent à distance;
13 ils élevèrent la voix et dirent : " Jésus, Maître, aie pitié de nous. "
14 A cette vue, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et il advint, comme ils y allaient, qu'ils furent purifiés.
15 L'un d'entre eux, voyant qu'il avait été purifié, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix
16 et tomba sur la face aux pieds de Jésus, en le remerciant. Et c'était un Samaritain.
17 Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
18 Il ne s'est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ! "
19 Et il lui dit : " Relève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "
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Comme on le voit d'après les paroles du Sauveur, la question de la foi est directement liée à la question de la vie spirituelle comme telle. Que signifie augmenter la foi ? Comment les disciples eux-mêmes comprenaient-ils l'augmentation de la foi ? Ils y mettaient sans doute quelque chose lié à cette assurance qu'ils éprouvaient...  Lire la suite

Comme on le voit d'après les paroles du Sauveur, la question de la foi est directement liée à la question de la vie spirituelle comme telle. Que signifie augmenter la foi ? Comment les disciples eux-mêmes comprenaient-ils l'augmentation de la foi ? Ils y mettaient sans doute quelque chose lié à cette assurance qu'ils éprouvaient lorsque, sur l'ordre de leur Maître, ils prêchaient le Royaume et voyaient avec joie que non seulement les hommes, mais aussi les esprits leur obéissaient. À cette époque, on liait habituellement ce sentiment de puissance à la foi, à sa présence ou à son absence. Jésus, Lui, parle d'autre chose. Il parle de la foi comme d'un état spirituel. Précisément et seulement spirituel. Après tout, toute manifestation de force intérieure chez l'homme est un phénomène naturel autant que spirituel. Il n'y a pas seulement ici l'élan spirituel comme tel, ni l'intention seule, mais aussi la nature et la psyché, qui répondent elles aussi à l'action spirituelle. Jésus, Lui, parle seulement de l'esprit. Seulement de la volonté. Seulement de l'intention.

L'esprit n'est pas la nature. Ici, les mesures quantitatives sont impossibles. Il n'y a pas plus ou moins d'esprit, de volonté. La volonté, si elle n'est pas morcelée ni dispersée dans l'espace intérieur (psychique) ou extérieur (physique), possède une force absolue. Non pas dans tout l'univers créé par Dieu, bien sûr (seule la volonté du Créateur Lui-même possède une telle force), mais en un point concret de cet univers, très certainement. C'est pourquoi une foi grosse comme un grain de moutarde suffit à déplacer une montagne. La foi n'est pas ici une force intérieure et encore moins une conviction quelconque, mais la plénitude de la relation avec Dieu. Cette même plénitude qui, tournée vers la création, devient la source d'une force infiniment puissante, pourvu qu'on la concentre entièrement sur quelque chose de concret. Mais atteindre une telle concentration n'est pas simple. Aucune méthode psychologique n'y aidera.

Cette concentration découle de cette plénitude de vie du Royaume qui, depuis la venue du Christ, est en principe ouverte à quiconque cherche. De cette plénitude même dont l'expérience permet de servir sans compter les mérites : nous avons fait ce que nous devions, nous ne sommes que des serviteurs qui ne méritent pas de récompense. De cette plénitude dont l'expérience fait comprendre que tout péché est absolument destructeur et que, même si le péché est inévitable dans le monde déchu, y prendre part est toujours, pour un habitant du Royaume, une catastrophe existentielle. De cette plénitude qui n'est possible que dans le Royaume et sans laquelle il n'y a pas de Royaume. Cette plénitude pour laquelle seule il vaut la peine de vivre.

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Pour Lc 17:1-6
Puis il dit à ses disciples : " Il est impossible que les scandales n'arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent !
Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une pierre à moudre et être jeté à la mer que de scandaliser un seul de ces petits.
Prenez garde à vous ! " Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s'il se repent, remets-lui.
Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : "Je me repens", tu lui remettras. "
Les apôtres dirent au Seigneur : " Augmente en nous la foi. "
Le Seigneur dit : " Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : "Déracine-toi et va te planter dans la mer", et il vous aurait obéi !
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Les paroles de Jésus sur les scandales sont souvent divisées en deux parties, et seule la première est retenue, celle qui dit que les scandales existent inévitablement dans ce monde...  Lire la suite

Les paroles de Jésus sur les scandales sont souvent divisées en deux parties, et seule la première est retenue, celle qui dit que les scandales existent inévitablement dans ce monde. À quoi bon nous épuiser et nous efforcer de vivre selon la loi de l'amour, si ces mêmes scandales doivent de toute façon nous atteindre ? En poussant ce raisonnement jusqu'à sa conclusion logique, certains disent qu'il n'y a aucune raison de considérer comme terrible l'acte de Judas, puisque le Messie aurait de toute façon été trahi. D'une certaine manière, cela revient à transformer le christianisme en fatalisme : la venue du mal est prédéterminée, alors pourquoi haïr les fruits du mal dans le monde et chercher à y renoncer ? Mais ce que Jésus nous propose est dépourvu de toute prédétermination : les scandales viendront, le péché est dans le monde, le mal existe et agit, mais ce n'est pas une raison pour devenir soi-même un instrument du mal et une source de scandale.

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Lectures du  18 janvier 2026

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