30 Alors il leur enjoignit de ne parler de lui à personne.
31 Et il commença de leur enseigner : " Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32 et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33 Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : " Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
Masquer
« Prends ta croix et suis-moi… » Cela rappelle une histoire d’enfance, ou plutôt de demi-enfance. Un homme se trouva dans une situation désespérée, soit à cause de tragédies et de désordres familiaux, soit à cause du manque d’argent, au point de manquer même du nécessaire. Alors il implora Dieu avec reproche, disant que sa croix était trop lourde. Et le Seigneur lui dit : bien, qu’il en soit selon toi ; je t’inviterai au Ciel, et tu choisiras toi-même la croix qui sera à ta mesure. Il fit ainsi. Voilà donc cet homme qui marche, et tout autour se dressent des croix différentes, comme dans nos cimetières : il y en a de petites en bois, d’autres en métal, et d’autres encore, énormes, de pierre, plus hautes qu’un homme. Il marche, il marche, puis il voit une croix qui lui plaît : c’est celle-là, dit-il, que je choisis. Et le Seigneur, souriant, lui dit : mais c’est précisément ta croix.
En réalité, il est dit ici quelque chose de simple, simple mais important. Nous nous plaignons souvent de notre vie ; mais qu’on nous oblige à porter la croix d’un autre, et nous crierons aussitôt. Parce que nous sommes faibles et infirmes. Seul le Seigneur a pu faire en sorte que toutes nos petites croix se fondent en une seule, Sa Croix, par la puissance de Sa toute-bonne majesté. C’est pourquoi : « et je répète : si je vais mal, mon Dieu a connu pire, et la Mère de Dieu a souffert davantage » (N. S. Goumilev)
Mais pourquoi faut-il donc souffrir, pourquoi devons-nous porter ces maudites croix ? Pourquoi ne pouvait-on pas s’en passer ? Cette question n’a pas de réponse. Mais n’est-ce pas une joie d’être avec le Seigneur, n’est-ce pas une joie de faire en sorte qu’Il soit au moins un peu soulagé ? N’est-ce pas vrai ? Si c’est ainsi, il nous faut seulement le voir, comprendre qu’en portant notre croix, nous participons à la souffrance de Dieu et l’allégeons. Comment le voir ? Simplement en priant, et alors tu verras. Prier en se présentant à Dieu non sous une forme quelconque, mais dans toute simplicité, en Le remerciant pour cette joie suprême au monde : être nécessaire à quelqu’un.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.
Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.