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RÉFLEXIONS pour 1Co 1:18

18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
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L'apôtre Paul part de la représentation anthropomorphique de Dieu, répandue aussi bien dans l'Antiquité qu'aujourd'hui. On ne peut pas dire que, sur ce chemin, on ne puisse rien trouver de valable : certains jugements sensés y sont tout de même possibles. Ainsi, en partant de notre faible puissance, nous pensons la toute-puissance de Dieu ; en comparant avec notre intelligence, nous nous représentons Sa sagesse et Son omniscience. La comparaison avec nos limites nous aide à toucher la vérité de Son absence de limites et de Sa transcendance.

Mais cette méthode de pensée théologique cache en elle un danger sérieux : nous pensons que Dieu nous ressemble et nous Le représentons comme un homme, seulement très « grand ». Instinctivement, il nous semble que là où un faible petit homme n'arrivera à rien, Dieu réussira tout. Là où nous souffrons et mourons, Dieu sortira vainqueur. C'est bien ce qui se produit en réalité, mais pas du tout comme nous nous le représentons.

Dans la logique ordinaire, il aurait été naturel qu'au jardin de Gethsémani le Christ « mobilise » ces douze légions d'anges dont Il parlait à Pierre, que les anges dispersent les gardes et mettent les grands prêtres « à nu ». Mais il se produit quelque chose de tout à fait autre, d'absurde, selon la parole de l'apôtre Paul (la « folie » des traductions synodale et slavonne correspond au moria du texte grec, qui signifie « sottise, absurdité, folie »). Ou bien la force de Dieu ne consiste pas en ce que nous pensons, ou bien Sa victoire ne s'obtient pas du tout par la force, comme le dit le prophète Zacharie. Et le Seigneur accepte la mort sur la Croix.

Les Hellènes et les Juifs, auditeurs de l'apôtre Paul, dès qu'ils entendaient dire que Dieu avait souffert sur la Croix, se détournaient de lui. Dieu ne peut pas souffrir : telle était la conviction commune de tout le monde antique, d'où procèdent tous les raisonnements théologiques sur l'impassibilité de la divinité. L'absurdité, de ce point de vue, des événements évangéliques a engendré toute une série de conflits et d'hérésies à l'époque du Nouveau Testament : les chrétiens n'arrivaient pas à unir l'assurance helléno-juive de l'impassibilité de Dieu avec la foi en Jésus crucifié. Ce ne sont pas des années, comme on aurait pu s'y attendre, mais des siècles et des siècles qui s'y consacrent... Parce que derrière la parole de la Croix se tient le plus grand mystère de l'amour de Dieu, fondement incompréhensible de la Révélation biblique.

Autres réflexions

 
Pour 1Co 1:18
18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
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L'image des deux chemins dont parle l'apôtre, le chemin du salut et le chemin de la perdition, plonge ses racines profondément dans la tradition yahviste puis juive. Le chemin de la justice, dans la Torah comme dans d'autres livres bibliques, est considéré comme un chemin de salut, tandis que le chemin du péché est un chemin de perdition. Et pourtant...  Lire la suite

L'image des deux chemins dont parle l'apôtre, le chemin du salut et le chemin de la perdition, plonge ses racines profondément dans la tradition yahviste puis juive. Le chemin de la justice, dans la Torah comme dans d'autres livres bibliques, est considéré comme un chemin de salut, tandis que le chemin du péché est un chemin de perdition. Et pourtant, le tableau n'est pas si simple.

Dès la période préchrétienne, et même prébiblique, beaucoup se demandaient pourquoi le juste souffre du mal dans lequel gît le monde, et pourquoi sa justice n'est pas récompensée selon ses mérites. Ce thème résonne avec une force particulière dans les livres bibliques, ce qui n'a rien d'étonnant : le Dieu de la Bible est en effet le Dieu bon, qui a donné à Son peuple la Torah et l'appelle sur le chemin de la justice. Pourquoi donc laisse-t-Il si souvent les Siens à la merci du mal dont le monde est rempli ?

La mort du Sauveur sur la croix est la réponse à cette question. Bien sûr, l'homme déchu, même avec les meilleures intentions, trouverait plus simple de s'imaginer un monde idéal où la justice serait aussitôt récompensée et le mal aussitôt puni. Seulement, dans un tel monde, personne n'aurait plus aucune chance de salut : il n'existe pas d'hommes sans péché sur la terre. Jésus aurait pu entrer dans le monde en vainqueur triomphant, mais alors Il serait resté seul dans le Royaume. Or telle n'était pas la volonté de Son Père. Un tel triomphe du Royaume n'aurait laissé la moindre chance à aucun être humain. La volonté du Père, exprimée plusieurs siècles avant la venue du Christ dans le monde par la bouche de l'un des prophètes, est que le pécheur ne meure pas, mais qu'il se convertisse et vive.

C'est pourquoi le Royaume entre dans le monde comme discrètement, sans s'imposer à personne par la force et sans planer sur personne comme la menace d'un châtiment immédiat pour le moindre péché. Voilà aussi, sans doute, pourquoi toutes les tentatives de créer sur la terre un royaume de justice universelle, qu'elles soient fondées sur la religion ou sur l'anti-religion, se sont invariablement terminées par d'immenses effusions de sang, sans aucun rapport avec la justice. Et Paul indique le chemin du Royaume comme l'unique chemin sur lequel le triomphe de la justice est possible. Un triomphe qui conduit non à la perdition, mais au salut.

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Pour 1Co 1:18
18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
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L'apôtre Paul s’appuie sur la répandue représentation anthropomorphique de Dieu et dans l'ancienneté, et aujourd’hui. On ne saurait dire qu’on ne puisse trouver rien qui vaille sur ce chemin...  Lire la suite

L'apôtre Paul s’appuie sur la répandue représentation anthropomorphique de Dieu et dans l'ancienneté, et aujourd’hui. On ne saurait dire qu’on ne puisse trouver rien qui vaille sur ce chemin: certains jugements sains sont toujours possibles ici. Ainsi, en s'appuyant sur notre petite force, nous pensons l’omnipotence de Dieu, en comparant avec notre raison, nous imaginons Sa sagesse et Son omniscience.

La comparaison avec notre déficience nous aide à toucher à la vérité de Son infini et Sa transcendance. Mais cette méthode de penser de Dieu cache en soi un danger essentiel : nous pensons que Dieu est semblable à nous et nous le présentons comme un homme, seulement très "grand". Il nous semble instinctivement que là, où rien n’a marché pour un homme faible, tout réussira à Dieu.

Là, où nous souffrons et mourons, Dieu sortira vainqueur. C’est vraiment ce qui se passe en réalité, mais pas du tout comme nous imaginons. Il aurait été, dans une logique ordinaire, naturel si le Christ “avait mobilisé” dans le jardin des oliviers ces mêmes douze légions d’anges dont il avait parlé à Pierre, et les anges auraient dispersé les gardes et auraient mis les grand-prêtres «en plein jour». Mais se produit quelque chose de tout à fait différente, absurde, selon le mot de l'apôtre Paul ("folie" des traductions Louis Segond et La Bible de Jérusalem - est moria dans le texte grec, signifiant «bêtise, absurdité, insanité»). Soit la puissance de Dieu ne consiste pas en ce que nous pensons, soit Sa victoire n’est pas remportée par la force, comme le dit le prophète Zacharie. Et le Dieu accepte la mort sur une Croix.

Les Hellènes et les Juifs, les auditeurs de l'apôtre Paul, dès qu'ils ont entendu que Dieu a souffert sur la Croix, ils se sont éloignés de lui. Dieu ne peut pas souffrir - telle est la conviction commune de toute l’antiquité, où viennent tous ces raisonnements théologiques sur l’impassibilité de Dieu. L'absurdité de ce point de vue des événements évangéliques a engendré une variété de conflits et d’hérésies à l'époque du Nouveau Testament: les chrétiens n’ont pas pu réussir à unir l'assurance hellénico-judaïque en l’impassibilité de Dieu avec la foi en Jésus Crucifié. Non les années, comme on aurait pu s’attendre, mais des siècles et des siècles partent sur cela... Car derrière le mot sur la Croix, se cache le plus grand secret de l'amour de Dieu - l’inscrutable base de la Révélation biblique.

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Pour 1Co 1:18
18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
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Les racines de l'image des deux chemins, dont parle l'apôtre, — le chemin du salut et le chemin de la perdition, partent profondément de la tradition yahviste, et puis judaïque. Le chemin de la justice dans la Torah, et dans d'autres livres bibliques est considéré comme le chemin du salut, et le chemin du péché — comme le chemin à la perdition...  Lire la suite

Les racines de l'image des deux chemins, dont parle l'apôtre, — le chemin du salut et le chemin de la perdition, partent profondément de la tradition yahviste, et puis judaïque. Le chemin de la justice dans la Torah, et dans d'autres livres bibliques est considéré comme le chemin du salut, et le chemin du péché — comme le chemin à la perdition. Et tout de même le tableau n’est pas si simple. Déjà à l’époque préchrétienne et même prébiblique plusieurs réfléchissaient pourquoi le juste souffre de ce mal qui se trouve dans le monde, et sa justice n'est pas rémunérée selon le mérite. Ce sujet sonne particulièrement vivement dans les livres bibliques, ce qui n'est pas étonnant: car le Dieu de la Bible est un Dieu bon, Qui a donné la Torah à Son peuple et l’a exhorté de suivre le chemin de la justice. Pourquoi Il laisse ainsi assez souvent Ses gens seuls face à ce mal, qui est plein dans le monde?

La mort sur la croix du Sauveur est la réponse à cette question. Certes, il serait plus facile à l’homme déchu avec les meilleures intentions de s'imaginer un monde idéal, où la justice serait rémunérée immédiatement, et le mal aussi puni immédiatement. Mais seulement il ne resterait de chance au salut à personne dans un tel monde: car il n’ y a pas de gens sans péché sur terre. Jésus aurait pu entrer dans le monde en vainqueur triomphant, mais alors Il serait resté Seul dans le Royaume. Et ce n’était pas la volonté de Son Père. Une telle triomphe du Royaume ne laisserait aucune chance à personne. Mais la volonté du Père, exprimée encore quelques siècles avant l'arrivée au monde du Christ par la bouche d'un des prophètes, consiste à ce que le pécheur ne meurt pas, mais qu’il se repente et reste en vie.

Et c'est pourquoi le Royaume entre dans le monde en quelque sorte de manière inaperçue, sans s'imposer à personne avec force et ne profile à personne la menace du châtiment immédiat pour le moindre péché. C'est probablement pourquoi, toutes les tentatives de créer sur terre le Royaume de la justice générale (que ce soit sur un fondement religieux, ou antireligieux) s'achevaient invariablement par un grandiose carnage, n’ayant de relation avec aucune justice. Et Paul montre le chemin du Royaume, comme le seul chemin, sur lequel est possible le triomphe de la justice. Le triomphe conduisant non à la perdition, mais au salut.

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Pour 1Co 1:18-24
18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
19 Car il est écrit: Je détruirai la sagesse des sages, et l'intelligence des intelligents je la rejetterai.
20  Où est-il, le sage ? Où est-il, l'homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ?
21 Puisqu'en en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n'a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c'est par la folie du message qu'il a plu à Dieu de sauver les croyants.
22 Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse,
23 nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
24 mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
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«Nous adorons Ta Croix, ô Christ...» Que signifient pour nous ces paroles? Une compassion infinie pour le juste innocent, battu, nu, suspendu à ce bois. L'amour pour Lui, une gratitude sans limite...  Lire la suite

«Nous adorons Ta Croix, ô Christ...» Que signifient pour nous ces paroles? Une compassion infinie pour le juste innocent, battu, nu, suspendu à ce bois. L'amour pour Lui, une gratitude sans limite. Et encore la compréhension de combien notre propre croix est infiniment plus légère. Tous les problèmes qui semblent insupportables ne sont rien en comparaison de la mesure de souffrance qu'Il a prise sur Lui pour nous. «Toi qui as tant aimé Ton monde...»

Et encore d'autres paroles: «puis Il dit au disciple: voici ta mère». Sur ces paroles est édifiée l'Église, la plus solide des forteresses. Nous sommes tous adoptés comme fils et filles, et cela signifie que nous ne pourrons jamais être orphelins. L'orphelinat, c'est un mot venu d'une autre vie. Nous vivons souvent dans la prière la Passion du Christ, mais il est bien plus difficile de vivre les souffrances de Marie. Sa douleur physique à Lui est inconcevable, et sa douleur spirituelle à elle l'est aussi. Cette douleur embrasse le monde entier.

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Pour 1Co 1:18-31
18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
19 Car il est écrit: Je détruirai la sagesse des sages, et l'intelligence des intelligents je la rejetterai.
20  Où est-il, le sage ? Où est-il, l'homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ?
21 Puisqu'en en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n'a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c'est par la folie du message qu'il a plu à Dieu de sauver les croyants.
22 Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse,
23 nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
24 mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
26 Aussi bien, frères, considérez votre appel: il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés.
27 Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort;
28 ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est,
29 afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu.
30 Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption,
31 afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur.
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Poursuivant la discussion sur les disputes et sur ce qui les provoque, Paul, bien sûr, ne...  Lire la suite

Poursuivant la discussion sur les disputes et sur ce qui les provoque, Paul passe, bien sûr non par hasard, au thème de la sagesse humaine et de ses limites. Pour lui, il est évident que cette sagesse est incapable de comprendre le mystère du ministère terrestre du Sauveur et de Sa mort sur la croix (v. 18-21). Ici, l'apôtre reste fidèle à la tradition des « pauvres », formée dès l'époque des prophètes d'avant l'exil. À en juger par le Livre des Psaumes, il était déjà devenu clair alors, pour ceux qui cherchaient une vie spirituelle pleine et des relations profondes avec Dieu, que les seuls efforts humains ne suffisent pas pour acquérir la justice, que l'homme qui veut suivre Dieu doit renoncer à l'idée de ne compter que sur lui-même. Celui qui cherchait ne pouvait atteindre le but désiré qu'en se remettant entièrement à la volonté de Dieu. Ce n'est pas par hasard que ces personnes commencèrent à s'appeler « pauvres » : elles comprenaient que devant Dieu elles étaient semblables à des mendiants, même lorsque, selon les critères de ce monde, on pouvait les considérer comme sages et riches. Ce sont elles qui, plus que les autres, attendaient la venue du Messie et l'avènement du Royaume messianique ; ce sont de telles personnes que Jésus appelle bienheureuses en proclamant son avènement. Mais au temps des anciens prophètes comme au temps de Jésus, il y avait des gens qui préféraient leur propre sagesse au Royaume. Et Paul dit directement qu'il est inutile d'essayer de comprendre les mystères du Royaume par les seuls efforts humains.

On pourrait croire que ce n'est pas nécessaire, puisque Jésus les a Lui-même révélés à quiconque voulait voir et entendre, à quiconque était prêt à Lui faire confiance et à Le suivre. Mais seul pouvait agir ainsi celui qui avait vécu ce que vivaient les « pauvres » : la compréhension, malgré toute sa sagesse et tout son savoir, de sa complète impuissance en ce qui concerne le Royaume, que personne ne peut comprendre ni dans lequel personne ne peut entrer si Celui qui a apporté le Royaume dans le monde ne l'y introduit. C'est précisément la sagesse humaine qui exige des signes et des preuves même là où tout est évident (v. 21-24), car ces signes et ces preuves ne sont pas nécessaires pour se convaincre de l'authenticité de la réalité révélée, mais pour l'« inscrire » dans les cadres de la logique humaine, l'accorder et la relier à la sagesse terrestre, qui est impuissante ici. Et ce n'est qu'à ceux qui ont renoncé à de telles tentatives que s'ouvre le chemin du Royaume (v. 26-31). Avec cela, toute l'absurdité des disputes qui divisent les hommes dans ce monde leur devient compréhensible.

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Pour 1Co 1:18-31
18 Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est puissance de Dieu.
19 Car il est écrit: Je détruirai la sagesse des sages, et l'intelligence des intelligents je la rejetterai.
20  Où est-il, le sage ? Où est-il, l'homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ?
21 Puisqu'en en effet le monde, par le moyen de la sagesse, n'a pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c'est par la folie du message qu'il a plu à Dieu de sauver les croyants.
22 Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse,
23 nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
24 mais pour ceux qui sont appelés, Juifs et Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
26 Aussi bien, frères, considérez votre appel: il n'y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés.
27 Mais ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort;
28 ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n'est pas, pour réduire à rien ce qui est,
29 afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu.
30 Car c'est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et rédemption,
31 afin que, comme il est écrit, celui qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur.
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Ainsi, le Christ crucifié est « scandale pour les Juifs et folie pour les païens »...  Lire la suite

Ainsi, le Christ crucifié est « scandale pour les Juifs et folie pour les païens »... Le Seigneur tout-puissant n’aurait-Il vraiment pas pu trouver une solution qui ne soit ni scandaleuse ni apparemment insensée ? Il l’aurait pu. Mais Il ne l’a pas cherchée. Car Il ne s’est jamais fixé et ne se fixe jamais pour but d’être commode et confortable... Oui, Il aime l’homme, mais cela ne signifie pas qu’Il cesse d’être Lui-même. Il agit selon Ses propres lois. Et même s’il semble qu’Il « ne se comporte pas en Dieu », en réalité, Il ne cherche tout simplement pas à se conformer à nos idées de ce que Dieu devrait être.

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Lectures du  24 août 2025

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