34 " N'allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
35 Car je suis venu opposer l'homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère:
36 on aura pour ennemis les gens de sa famille.
37 " Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.
38 Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n'est pas digne de moi.
39 Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera.
40 " Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.
41 " Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste en tant que juste recevra une récompense de juste.
42 " Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. "
1 Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Masquer
Ce n’est pas la paix, mais l’épée que le Christ apporte au milieu des hommes. Pendant des siècles, beaucoup ont tenté de justifier par ces paroles leur propre esprit belliqueux. Il est vrai qu’en même temps ces pseudo-guerriers ne voulaient pas remarquer que le mot épée n’est pas ici synonyme du mot guerre. (Car le Christ n’a pas dit : « ce n’est pas la paix que J’ai apportée, mais la guerre ».) N’oublions pas que l’épée (dans la traduction slavonne, le couteau) n’est pas seulement un instrument de meurtre, mais aussi un outil qui coupe. Par cette épée sont coupés les liens entre des proches si, sur les questions spirituelles les plus importantes, ils ne peuvent ni trouver un accord ni parvenir à la tolérance religieuse. Mais le choix qui tranche les anciens liens est souvent inévitable lorsque ces liens anciens ne tirent pas seulement vers d’anciennes connaissances et relations familiales, mais vers les péchés d’autrefois.
Il ne s’ensuit pas que les chrétiens doivent commencer une hostilité. Non, nous sommes appelés à porter l’amour dans le monde qui nous entoure. Mais telle est la réalité : il n’est pas toujours facile, pour ceux qui nous entourent, de comprendre ceux à qui la foi a ouvert une autre vie. C’est pourquoi la rupture survient souvent sans être à l’initiative des chrétiens.
Beaucoup de ceux qui lisent l’Évangile ont du mal à recevoir les paroles selon lesquelles celui qui aime ses proches plus que le Christ n’est pas digne de Lui. On croit y voir du despotisme, la négation de tous les liens humains naturels... Heureusement, nous avons affaire ici à ce paradoxe de l’Évangile qui nous révèle la profondeur de l’amour du Christ pour nous. Car notre amour « naturel » pour ceux qui nous sont chers est, reconnaissons-le, imparfait. Mais en plaçant le Christ au centre de notre cœur, nous pouvons recevoir de Lui les ressources d’un amour si fort pour nos proches que nous ne pourrions jamais le leur offrir en les mettant à la première place.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.
Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.