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RÉFLEXIONS pour Lc 9:17

17 Ils mangèrent et furent tous rassasiés, et ce qu'ils avaient eu de reste fut emporté : douze couffins de morceaux !
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Les quatre Évangiles parlent de la multiplication miraculeuse des pains, racontant les repas pour plusieurs milliers de personnes que Jésus organisait comme signe du Royaume de Dieu qui vient. En lui il n'y aura plus ni hostilité, ni faim, ni indifférence; c'est pourquoi tous les hommes se rassembleront autour de la table de Dieu pour le festin. C'est précisément ce que Jésus commence à accomplir, affirmant ainsi que le Royaume est venu: chacun peut venir à Lui et manger le «pain de vie».

Chacun peut venir, mais des disciples les plus proches sera exigé l'effort spirituel le plus important: comprendre plus profondément encore le sens de ces repas, voir en leur Maître non seulement le messager du Royaume, mais aussi son Centre, l'Oint autour duquel toutes les nations se rassembleront à la table de Dieu. Ayant reconnu Son mystère, ils devront entendre des paroles étranges et terribles sur les épreuves proches qui attendent le Christ et Ses disciples. L'évangéliste montre comment les disciples avancent peu à peu sur le chemin de la foi, connaissant toujours davantage leur Maître, prenant sur eux un poids toujours plus grand de foi, une foi qui ne parle pas toujours de joie et de victoires. Peut-être espère-t-il que ses lecteurs passeront eux aussi par ce chemin.

Autres notes

 
Pour Lc 9:12-18
12 Le jour commença à baisser. S'approchant, les Douze lui dirent : " Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et fermes d'alentour pour y trouver logis et provisions, car nous sommes ici dans un endroit désert. "
13 Mais il leur dit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils dirent : " Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons. A moins peut-être d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. "
14 Car il y avait bien cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : " Faites-les s'étendre par groupes d'une cinquantaine. "
15 Ils agirent ainsi et les firent tous s'étendre.
16 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, les bénit, les rompit et il les donnait aux disciples pour les servir à la foule.
17 Ils mangèrent et furent tous rassasiés, et ce qu'ils avaient eu de reste fut emporté : douze couffins de morceaux !
18 Et il advint, comme il était à prier, seul, n'ayant avec lui que les disciples, qu'il les interrogea en disant : " Qui suis-je, au dire des foules ? "
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On peut difficilement douter que la multiplication miraculeuse des pains, qui rassasia une foule de plusieurs milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons, ait été encore...  Lire la suite

On peut difficilement douter que la multiplication miraculeuse des pains, qui rassasia une foule de plusieurs milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons, ait été encore l’une des nombreuses manifestations du Royaume mentionnées dans l’Évangile. Une manifestation à laquelle ne s’attendaient ni les gens venus écouter Jésus, ni même les apôtres: ce n’est pas pour rien que les disciples demandaient à Jésus s’ils ne devaient pas aller acheter du pain pour toute cette foule qui L’entourait. Mais Il agit autrement, donnant non seulement aux apôtres, mais aussi à tous les présents, de voir ce qu’est le Royaume, où la nature est entièrement soumise à l’esprit.

Mais pour sentir le souffle du Royaume, il fallait entrer dans ce Royaume. Bien sûr, le moyen le plus simple d’y entrer était de tenir, au sens figuré et parfois même au sens propre, la main de Jésus. Mais Il veut manifestement que ceux qui avancent forment une chaîne spirituelle, dont les membres puissent aussi se tenir les uns aux autres. C’est manifestement dans ce but qu’Il ordonne aux disciples de faire asseoir le peuple par groupes de cinquante.

Il faut remarquer que, dans le judaïsme, le nombre dix et les nombres multiples de dix ont en général un sens particulier. En effet, dix personnes, plus précisément dix hommes ayant atteint la majorité religieuse, suffisent pour former une assemblée de prière, pour organiser une communauté qui sera considérée comme une synagogue. Et Jésus, de toute évidence, n’organise pas la foule au hasard: Il la transforme en une communauté fondée sur des groupes distincts de cinquante personnes.

C’est manifestement cette forme que, selon le dessein du Sauveur, le Royaume devait prendre dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore transfiguré: il devait devenir un ensemble de communautés, de communautés comprenant ceux qui cherchent le Royaume et ceux qui ont déjà eu le temps de participer à sa vie. C’est ainsi que devait se former et grandir la chaîne spirituelle de ceux qui cherchent le salut et le Royaume. Mais elle était nécessaire non seulement pour aider ceux qui cherchent le Royaume, mais aussi pour que le Royaume lui-même reçoive la forme de son existence dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore transfiguré jusqu’au bout. Une forme qui lui permettrait de grandir, en accueillant toujours de nouveaux hommes, en conquérant toujours de nouveaux cœurs.

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Pour Lc 9:1-27
Ayant convoqué les Douze, il leur donna puissance et pouvoir sur tous les démons, et sur les maladies pour les guérir.
Et il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons.
Il leur dit : " Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent ; n'ayez pas non plus chacun deux tuniques.
En quelque maison que vous entriez, demeurez-y, et partez de là.
Quant à ceux qui ne vous accueilleront pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. "
Étant partis, ils passaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.
Hérode, le tétrarque, apprit tout ce qui se passait, et il était fort perplexe, car certains disaient : " C'est Jean qui est ressuscité d'entre les morts " ;
certains : " C'est Élie qui est reparu " ; d'autres : " C'est un des anciens prophètes qui est ressuscité ".
Mais Hérode dit : " Jean ! moi je l'ai fait décapiter. Quel est-il donc, celui dont j'entends dire de telles choses ? " Et il cherchait à le voir.
10 À leur retour, les apôtres lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Les prenant alors avec lui, il se retira à l'écart, vers une ville appelée Bethsaïde.
11 Mais les foules, ayant compris, partirent à sa suite. Il leur fit bon accueil, leur parla du Royaume de Dieu et rendit la santé à ceux qui avaient besoin de guérison.
12 Le jour commença à baisser. S'approchant, les Douze lui dirent : " Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et fermes d'alentour pour y trouver logis et provisions, car nous sommes ici dans un endroit désert. "
13 Mais il leur dit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils dirent : " Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons. A moins peut-être d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. "
14 Car il y avait bien cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : " Faites-les s'étendre par groupes d'une cinquantaine. "
15 Ils agirent ainsi et les firent tous s'étendre.
16 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, les bénit, les rompit et il les donnait aux disciples pour les servir à la foule.
17 Ils mangèrent et furent tous rassasiés, et ce qu'ils avaient eu de reste fut emporté : douze couffins de morceaux !
18 Et il advint, comme il était à prier, seul, n'ayant avec lui que les disciples, qu'il les interrogea en disant : " Qui suis-je, au dire des foules ? "
19 Ils répondirent : " Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des anciens prophètes est ressuscité. " -
20 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? " Pierre répondit : " Le Christ de Dieu. "
21 Mais lui leur enjoignit et prescrivit de ne le dire à personne.
22 " Le Fils de l'homme, dit-il, doit souffrir beaucoup, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. "
23 Et il disait à tous : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
24 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera.
25 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il se perd ou se ruine lui-même?
26 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, de celui-là le Fils de l'homme rougira, lorsqu'il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges.
27 " Je vous le dis vraiment, il en est de présents ici même qui ne goûteront pas la mort, avant d'avoir vu le Royaume de Dieu. "
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La lecture d'aujourd'hui nous propose plusieurs événements que Luc relie entre eux, en faisant les maillons d'une même chaîne. Le passage commence par la description de la manière dont Jésus...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous propose plusieurs événements que Luc relie entre eux, en faisant les maillons d'une même chaîne. Le passage commence par la description de la manière dont Jésus envoie les douze apôtres prêcher (v. 1–10), se poursuit par l'histoire de la multiplication miraculeuse des pains (v. 11–17), et s'achève par le récit de la confession de Pierre, qui comprend un entretien de Jésus (v. 18–27). Et ce lien, bien sûr, n'est pas fortuit. Car Jésus envoie ses disciples témoigner du Royaume, et témoigner non seulement par la parole, mais aussi par les actes, de sorte que le témoignage soit confirmé par une manifestation visible du Royaume, comme les guérisons (v. 1–2). Et la prédication des apôtres, on le voit, eut du succès, attirant l'attention non seulement du peuple, mais aussi des autorités (v. 7–9).

Ensuite arriva ce que, peut-être, même les apôtres n'attendaient pas. Le miracle de la multiplication des pains, on le voit, fut une surprise même pour eux. Pour nourrir la foule rassemblée, ils étaient prêts à agir par les méthodes les plus ordinaires (v. 12–13), tandis que Jésus attendait autre chose d'eux: Il leur ordonna de se comporter comme s'ils se trouvaient dans le Royaume (v. 14–16). Et alors se produisit réellement ce qui ne pouvait aucunement se produire selon les lois de notre monde, encore non transfiguré, mais qui est possible dans le Royaume: une petite quantité de nourriture suffit à tous, et même avec surabondance, si bien que, si la foule rassemblée avait été encore plus nombreuse, chacun en aurait eu assez (v. 17).

Ce fut pour tous, et avant tout bien sûr pour les apôtres eux-mêmes, une expérience très importante du Royaume. Jusque-là, ils avaient été témoins de la manière dont la puissance du Royaume agit dans le monde encore non transfiguré, dans un monde où son action se manifeste, d'une façon ou d'une autre, en s'opposant au mal dans lequel ce monde demeure. Mais maintenant les apôtres virent le Royaume de l'intérieur, tel qu'il sera lorsque le monde sera entièrement transfiguré et renouvelé. Une telle expérience du séjour dans le Royaume triomphant ne pouvait évidemment pas rester sans trace, et la confession de Pierre en fut peut-être la conséquence (v. 18–20).

Alors Jésus avertit ses disciples qu'avant que la victoire du Royaume, qu'ils avaient déjà eu en partie l'occasion de voir, devienne complète, Lui-même devra passer par la croix, et ceux qui Le suivront devront partager cette croix avec Lui (v. 21–27). Ainsi, en faisant participer ses disciples au Royaume, Jésus leur parle en même temps du prix du Royaume. Du prix de la transfiguration du monde et de sa délivrance du mal dans lequel la chute l'a plongé.

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Pour Lc 9:1-27
Ayant convoqué les Douze, il leur donna puissance et pouvoir sur tous les démons, et sur les maladies pour les guérir.
Et il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons.
Il leur dit : " Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent ; n'ayez pas non plus chacun deux tuniques.
En quelque maison que vous entriez, demeurez-y, et partez de là.
Quant à ceux qui ne vous accueilleront pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. "
Étant partis, ils passaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.
Hérode, le tétrarque, apprit tout ce qui se passait, et il était fort perplexe, car certains disaient : " C'est Jean qui est ressuscité d'entre les morts " ;
certains : " C'est Élie qui est reparu " ; d'autres : " C'est un des anciens prophètes qui est ressuscité ".
Mais Hérode dit : " Jean ! moi je l'ai fait décapiter. Quel est-il donc, celui dont j'entends dire de telles choses ? " Et il cherchait à le voir.
10 À leur retour, les apôtres lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Les prenant alors avec lui, il se retira à l'écart, vers une ville appelée Bethsaïde.
11 Mais les foules, ayant compris, partirent à sa suite. Il leur fit bon accueil, leur parla du Royaume de Dieu et rendit la santé à ceux qui avaient besoin de guérison.
12 Le jour commença à baisser. S'approchant, les Douze lui dirent : " Renvoie la foule, afin qu'ils aillent dans les villages et fermes d'alentour pour y trouver logis et provisions, car nous sommes ici dans un endroit désert. "
13 Mais il leur dit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils dirent : " Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons. A moins peut-être d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. "
14 Car il y avait bien cinq mille hommes. Mais il dit à ses disciples : " Faites-les s'étendre par groupes d'une cinquantaine. "
15 Ils agirent ainsi et les firent tous s'étendre.
16 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, les bénit, les rompit et il les donnait aux disciples pour les servir à la foule.
17 Ils mangèrent et furent tous rassasiés, et ce qu'ils avaient eu de reste fut emporté : douze couffins de morceaux !
18 Et il advint, comme il était à prier, seul, n'ayant avec lui que les disciples, qu'il les interrogea en disant : " Qui suis-je, au dire des foules ? "
19 Ils répondirent : " Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des anciens prophètes est ressuscité. " -
20 " Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je ? " Pierre répondit : " Le Christ de Dieu. "
21 Mais lui leur enjoignit et prescrivit de ne le dire à personne.
22 " Le Fils de l'homme, dit-il, doit souffrir beaucoup, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. "
23 Et il disait à tous : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
24 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera.
25 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il se perd ou se ruine lui-même?
26 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, de celui-là le Fils de l'homme rougira, lorsqu'il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges.
27 " Je vous le dis vraiment, il en est de présents ici même qui ne goûteront pas la mort, avant d'avoir vu le Royaume de Dieu. "
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Luc ne fait qu'effleurer toute une série d'événements dont les autres évangélistes, surtout Matthieu, parlent plus en détail. Il accorde la place principale à la confession de Pierre et aux paroles de Jésus sur sa mort et sa résurrection prochaines. Cette présentation a sa logique. Tout d'abord...  Lire la suite

Luc ne fait qu'effleurer toute une série d'événements dont les autres évangélistes, surtout Matthieu, parlent plus en détail. Il accorde la place principale à la confession de Pierre et aux paroles de Jésus sur sa mort et sa résurrection prochaines. Cette présentation a sa logique. Tout d'abord, le Sauveur donne à ses disciples de ressentir la puissance du Royaume et d'apprendre par leur propre expérience comment cette puissance agit dans le monde. Et pas seulement à eux: la multiplication miraculeuse de cinq pains et de deux poissons pour nourrir des milliers de personnes n'est elle aussi possible que dans le Royaume. Rien d'étonnant à cela: lorsqu'il s'agit du Royaume, il est plus facile de montrer que de raconter. Cependant, même ceux qui ne s'intéressaient pas auparavant au témoignage du Christ commencent à le remarquer, par exemple Hérode, qui redoutait en général tous les mouvements messianiques susceptibles de menacer son pouvoir.

C'est précisément pourquoi, aussitôt après la confession de Pierre, Jésus explique aux disciples combien le messianisme qu'il a apporté au monde est différent. Bien sûr, les apôtres ne comprirent pleinement tout ce que Jésus leur disait que le jour de la Pentecôte. Mais c'est juste après la confession de Pierre qu'il commença à leur parler de son messianisme et de son chemin. Il s'efforce en quelque sorte de tout clarifier dès le départ, afin que ses disciples n'associent pas son ministère messianique aux conceptions messianiques populaires traditionnelles.

Dès le commencement, le Sauveur fait tout son possible pour que ses disciples comprennent autant qu'ils le peuvent de ce qu'ils devront comprendre pleinement en son temps. Cela se comprend: le Golgotha était devant eux. Il fallait préparer autant que possible les disciples à ce qui les attendait, et ce qui les attendait, c'était le choc lié à l'effondrement complet de toute leur vision et de tout leur sentiment du monde. Seule l'expérience du Royaume pouvait les aider à le surmonter—non pas le royaume terrestre des représentations populaires, mais le véritable Royaume, celui que le Sauveur a apporté au monde.

Les apôtres acquirent l'expérience du Royaume, autant qu'elle était alors possible, après être partis prêcher seuls, sans leur Maître. Les nouvelles conceptions du Royaume se révélèrent plus difficiles: elles n'entraient pas dans la tête des disciples, ne trouvaient pas place dans leur conscience. Il ne restait plus qu'à se fier à leur intuition et, surtout, aux relations personnelles qui les liaient à Jésus. Pourtant, il dit aux apôtres tout ce que les paroles humaines peuvent exprimer au sujet de son chemin terrestre et de son ministère terrestre. Ensuite, chacun accueille de ses paroles autant qu'il est capable d'en accueillir.

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Lectures du  8 juin 2025

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