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RÉFLEXIONS pour Mc 8:18

18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
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Une série de questions amères, le Fils de l’homme les adresse aux gens rassemblés autour de lui. En effet, ils avaient été témoins des miracles bouleversants de Jésus, et eux-mêmes avaient voulu le faire roi; ils avaient entendu sa prédication de l’Évangile du Royaume et comprenaient que «jamais homme n’a parlé comme cet homme». Et maintenant, quoi donc: leurs yeux se sont-ils fermés? Leurs oreilles se sont-elles bouchées? Leur mémoire s’est-elle éteinte? Leur raison s’est-elle endormie? Leur cœur s’est-il endurci?

En répétant ces questions après Jésus, nous pouvons très facilement tomber dans le péché du jugement. Car lui pose ces questions avec douleur au cœur, parce qu’il aime ces hommes, tandis que nous ne faisons que nous élever au-dessus d’eux. Pour éviter cela, il est utile de tourner toutes ces questions vers nous-mêmes. Nous aussi, nous sommes témoins des miracles de Dieu dans notre vie, nous aussi, nous connaissons sa miséricorde. Où donc est notre amour en réponse, où est notre foi, où est la vie juste?

Autres réflexions

 
Pour Mc 8:18
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
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Le Fils de l’Homme pose une série de questions “acides” aux gens qui L’entourent. Ils étaient en effet témoins des formidables miracles de Jésus et voulaient eux mêmes Le faire roi, ils ont entendu Ses enseignements sur...  Lire la suite

Le Fils de l’Homme pose une série de questions “acides” aux gens qui L’entourent. Ils étaient en effet témoins des formidables miracles de Jésus et voulaient eux mêmes Le faire roi, ils ont entendu Ses enseignements sur le Royaume et ont compris que « aucun autre homme n’a parlé comme Lui ». Qu’est ce qui s’est passé maintenant – leurs yeux se sont fermés ? Les oreilles se sont renfermées ? La sclérose a-t-elle attaqué ? Y a-t-il eu un mutisme intellectuel? Le cœur s’est – il pétrifié ?

Nous pouvons très facilement tomber dans le péché de la condamnation en répétant ces questions de Jésus. Car Il leur pose ces questions avec la douleur dans le cœur, puisqu’Il aime ces gens ; et nous ne faisons que nous ennoblir devant eux en posant ces questions. Pour que ceci ne se produise pas, il serait mieux de poser à nous-mêmes ces questions. Car nous sommes aussi témoins des miracles de Dieu dans nos vies, puisque nous savons aussi Sa miséricorde. Où est alors notre amour en réponse, où est notre foi, où est la vie juste ?

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Pour Mc 8:14-21
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
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Les disciples de Jésus étaient pour la plupart des gens simples, et c’est pourquoi ils comprenaient Ses paroles si littéralement...  Lire la suite

Les disciples de Jésus étaient pour la plupart des gens simples, et c’est pourquoi ils comprenaient Ses paroles si littéralement. Ils entendent parler de levain, et décident aussitôt qu’il s’agit d’un manque de nourriture. Il leur semble que le Seigneur leur fait un reproche, qu’Il est mécontent parce qu’ils n’ont pas prévu de quoi se nourrir eux-mêmes et nourrir le peuple. Alors que les paroles du Christ étaient figurées et proposaient l’image de ce pharisaïsme qui pouvait commencer à se développer en eux. C’est de cela qu’Il les avertissait.

Les paroles du Sauveur sont assez dures; Il leur fait réellement un reproche, mais non parce qu’il n’y a pas de pain: parce qu’ils ne se souviennent pas du miracle de la multiplication, survenu si récemment. Il apparaît qu’ils sont tellement concentrés sur eux-mêmes, sur les choses dont ils s’accusent, qu’ils ne prêtent pas attention à ce qui se passe autour d’eux et oublient en un instant le miracle.

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Pour Mc 8:11-22
11 Les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui; ils demandaient de lui un signe venant du ciel, pour le mettre à l'épreuve.
12 Gémissant en son esprit, il dit : " Qu'a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. "
13 Et les laissant là, il s'embarqua de nouveau et partit pour l'autre rive.
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
22 Ils arrivèrent à Bethsaïde et on lui amène un aveugle, en le priant de le toucher.
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La demande d’un signe adressée à Jésus était tout à fait compréhensible : beaucoup étaient prêts à voir en Lui le Messie, et déjà, sinon tous, du moins la majorité Le tenaient pour prophète. Pourtant, pour reconnaître en...  Lire la suite

La demande d’un signe adressée à Jésus était tout à fait compréhensible : beaucoup étaient prêts à voir en Lui le Messie, et déjà, sinon tous, du moins la majorité Le tenaient pour prophète. Pourtant, pour reconnaître le Messie comme Messie, on attendait de Lui certains signes bien précis comme preuve de Sa messianité. Ces signes étaient liés aux représentations messianiques traditionnelles, en partie populaires et en partie théologiques ; la théologie messianique était particulièrement développée dans le milieu pharisien, ce qui n’a rien d’étonnant : ils se considéraient comme des messianistes, ce reste dont parlaient les anciens prophètes. Ils ne pouvaient absolument pas se tromper sur le Messie, d’où leur attention à la théologie messianique et leurs tentatives d’élaborer des critères univoques pour définir la messianité.

Mais Jésus, étant le Messie, n’allait se conformer aux critères de personne. Il manifestait simplement au monde le Royaume dans sa plénitude, dans l’amour et dans la puissance, et la puissance de Dieu agit d’ordinaire de manière très convaincante, il est vrai seulement pour ceux qui veulent voir. On pourrait dire : ouvre les yeux et regarde. Quels autres signes faut-il, à quels autres critères doit correspondre Celui qui peut non seulement guérir toute maladie, mais encore rendre la vie à un mort ?

Le problème, cependant, est que l’homme déchu possède un talent surprenant pour créer des illusions et une réalité illusoire dans laquelle il peut demeurer si pleinement que rien de l’extérieur n’a parfois plus aucun effet sur lui. Derrière des concepts bâtis sur ses propres illusions et mirages, l’homme déchu peut longtemps se cacher de toute réalité, même de la réalité du Royaume entrant dans le monde, qu’un « théologien » égaré par sa propre « réalité » peut très bien ne pas remarquer. Là, tous les signes et toutes les preuves sont réellement inutiles : ils passeront inaperçus, comme tout ce qui ne rentre pas dans le concept et dans la « réalité » à partir de laquelle il a été créé.

D’ailleurs, les disciples ne valent guère mieux, à leur manière, que ceux qui demandent un signe : eux aussi ne comprennent pas le Maître ; pour eux, le levain est lié au pain matériel, et ils sont sûrs que Jésus leur interdit de partager le pain avec les pharisiens et les sadducéens. Mais Lui parle en réalité de tout autre chose, non d’interdits alimentaires ni de rites. Le Royaume qu’Il a apporté dans le monde se révèle trop plein et trop libre même pour ceux qui L’ont suivi. C’est compréhensible : dans notre monde, la chute a touché chacun sans exception, sauf Lui. Un temps viendra où commencera le lent et difficile dépassement des conséquences de cette catastrophe à cause de laquelle le Royaume s’est trouvé fermé à l’homme, mais pour l’instant ce temps était encore à venir.

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Pour Mc 8:11-21
11 Les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui; ils demandaient de lui un signe venant du ciel, pour le mettre à l'épreuve.
12 Gémissant en son esprit, il dit : " Qu'a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. "
13 Et les laissant là, il s'embarqua de nouveau et partit pour l'autre rive.
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
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Jésus appelle l’exigence de signes et de miracles « le levain des pharisiens et des sadducéens ». On comprend souvent cela comme un reproche d’hypocrisie, de manque de sincérité...  Lire la suite

Jésus appelle l’exigence de signes et de miracles « le levain des pharisiens et des sadducéens ». On comprend souvent cela comme un reproche d’hypocrisie, de manque de sincérité; et, dans certains cas, l’insincérité et l’hypocrisie étaient effectivement manifestes. Cependant, il ne s’agissait pas toujours précisément d’une hypocrisie consciente, telle que nous la comprenons aujourd’hui. Les sadducéens comme les pharisiens étaient avant tout des hommes religieux. Les sadducéens étaient un peu plus libéraux; ils ne reconnaissaient comme texte sacré que le Pentateuque, n’avaient pas de doctrine développée de la résurrection ni de conception messianique nette, mais ils restaient néanmoins des yahvistes orthodoxes pour tout le reste, y compris en ce qui concernait l’observance pratique de la Torah.

Les pharisiens reconnaissaient comme sacrés, outre le Pentateuque, les livres prophétiques; pour eux, l’Écriture sainte était « la Loi et les Prophètes »; ils avaient une conception messianique claire et un enseignement plus ou moins développé sur la résurrection générale. Cependant, malgré toutes leurs divergences avec les sadducéens, les pharisiens ne les tenaient pas pour hétérodoxes, d’autant plus que la haute hiérarchie sacerdotale du Temple adhérait principalement aux vues sadducéennes. Ce qui unissait sadducéens et pharisiens, c’était précisément le fait que les uns et les autres étaient des hommes religieux : les uns avec plus de sincérité et de conviction, les autres avec moins, certains même de manière purement formelle, comme il arrive toujours dans le milieu religieux. C’est précisément pourquoi les pharisiens demandaient des signes : il leur fallait vérifier Jésus et tout ce qu’Il faisait à l’aune de leurs conceptions messianiques. L’inscrire dans leur système religieux.

Mais Lui n’avait nullement l’intention de s’inscrire dans quelque système que ce soit, non pas, bien sûr, pour contrarier les hommes religieux, mais parce qu’Il ne pouvait tout simplement pas y entrer. Le Royaume ne tient dans aucune conception messianique; il est plus grand que tout système que l’homme pourrait inventer, plus grand que tout ce que l’imagination humaine pourrait se représenter. Et toute révélation, même moins vaste, est toujours plus grande que n’importe quel système religieux que l’homme pourrait concevoir.

Plus grande non pas même par son ampleur, bien qu’à cet égard aussi la révélation dépasse d’ordinaire l’esprit humain, mais par cette dynamique spirituelle, cette vie, auprès desquelles même un schéma génial créé par l’homme ne sera rien de plus qu’une coupe statique. Faire entrer dans cette coupe plate et aplatie la vie spirituelle vivante est absolument impossible; au mieux, on ne peut qu’y faire allusion. Mais la conscience religieuse s’obstine à réduire à cette coupe la vie elle-même. C’est cette tendance, cette logique, que Jésus appelle « le levain des pharisiens et des sadducéens », en en avertissant Ses disciples.

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Pour Mc 8:11-21
11 Les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui; ils demandaient de lui un signe venant du ciel, pour le mettre à l'épreuve.
12 Gémissant en son esprit, il dit : " Qu'a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. "
13 Et les laissant là, il s'embarqua de nouveau et partit pour l'autre rive.
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
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Marc souligne combien il fut difficile aux disciples de comprendre qui était réellement leur Maître. Nous voyons Jésus s’affliger et soupirer profondément devant leur incompréhension, devant « l’endurcissement » de leur cœur...  Lire la suite

Marc souligne combien il fut difficile aux disciples de comprendre qui était réellement leur Maître. Nous voyons Jésus s’affliger et soupirer profondément devant leur incompréhension, devant « l’endurcissement » de leur cœur. Qu’est-ce donc que les disciples n’arrivaient pas à voir ? Manifestement, malgré tous les miracles et les signes, malgré les guérisons, « l’enseignement donné avec autorité » et toute la vie de Jésus, ils n’ont pas vu ce que signifiaient tous ces signes : ils n’ont pas vu que, par cet Homme, Dieu Lui-même agissait et était présent ; ils n’ont pas vu la divinité de l’Homme Jésus. Tout cela nous concerne directement, nous aussi. Nous avons nous-mêmes beaucoup de mal à remarquer les signes dans notre vie ; nous ne voyons pas le caractère divin de la vocation chrétienne, ni l’action et la présence de Dieu en nous-mêmes, dans nos frères et sœurs et dans l’Église. Peut-être le problème n’est-il pas simplement que Dieu n’y serait pas, mais qu’un cœur de pierre est incapable de Le reconnaître, de L’adorer et de se réjouir en Lui.

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Pour Mc 8:11-21
11 Les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui; ils demandaient de lui un signe venant du ciel, pour le mettre à l'épreuve.
12 Gémissant en son esprit, il dit : " Qu'a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. "
13 Et les laissant là, il s'embarqua de nouveau et partit pour l'autre rive.
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
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À quel point la Révélation donnée par Dieu par le Seigneur Jésus-Christ s'est révélée nouvelle se voit dans le trouble des disciples, dont nous lisons aujourd'hui le récit dans le passage évangélique. Le Seigneur parle de réalités invisibles et utilise pour cela...  Lire la suite

À quel point la Révélation donnée par Dieu par le Seigneur Jésus-Christ s'est révélée nouvelle se voit dans le trouble des disciples, dont nous lisons aujourd'hui le récit dans le passage évangélique. Le Seigneur parle de réalités invisibles et utilise pour cela des analogies tirées de la vie quotidienne. Mais Ses disciples, même en discutant de Ses paroles, pensent encore dans les cadres de la religiosité humaine. Ils supposent que le Seigneur leur reproche de n'avoir pas pris de pain et que, là où ils se rendent, ils devront recourir à une nourriture passée par les mains des pharisiens. Ainsi, sous le pouvoir soviétique, on ne pouvait pas venir au département militaire en jean, parce que c'était le «pantalon de l'ennemi supposé».

Le Seigneur, lui, ne parle pas de séparation rituelle d'avec quelqu'un, mais de la manière de penser et d'agir des pharisiens et des partisans d'Hérode. L'évangéliste Luc, au chapitre 12, rapporte Ses paroles ainsi: «gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie». Au fond, les disciples manifestent précisément à ce moment-là ce contre quoi le Christ les met en garde. L'expérience de la communauté des disciples du Christ dit que cette tentation du pharisaïsme, propre à la nature humaine déchue, est toujours près de nous. Et en lisant aujourd'hui ce récit, il est utile de penser non pas au manque de perspicacité des disciples, mais à la quantité de pareille confusion dans notre propre vie.

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Pour Mc 8:1-26
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une foule nombreuse et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, il appela à lui ses disciples et leur dit:
" J'ai pitié de la foule, car voilà déjà trois jours qu'ils restent auprès de moi et ils n'ont pas de quoi manger.
Si je les renvoie à jeun chez eux, ils vont défaillir en route, et il y en a parmi eux qui sont venus de loin. "
Ses disciples lui répondirent : " Où prendre de quoi rassasier de pains ces gens, ici, dans un désert ? "
Et il leur demandait : " Combien avez-vous de pains ? " - " Sept ", dirent-ils.
Et il ordonne à la foule de s'étendre à terre; et, prenant les sept pains, il rendit grâces, les rompit et il les donnait à ses disciples pour les servir, et ils les servirent à la foule.
Ils avaient encore quelques petits poissons; après les avoir bénis, il dit de les servir aussi.
Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta les restes des morceaux: sept corbeilles!
Or ils étaient environ quatre mille. Et il les renvoya;
10 et aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il vint dans la région de Dalmanoutha.
11 Les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui; ils demandaient de lui un signe venant du ciel, pour le mettre à l'épreuve.
12 Gémissant en son esprit, il dit : " Qu'a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. "
13 Et les laissant là, il s'embarqua de nouveau et partit pour l'autre rive.
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
22 Ils arrivèrent à Bethsaïde et on lui amène un aveugle, en le priant de le toucher.
23 Prenant l'aveugle par la main, il le fit sortir hors du village. Après lui avoir mis de la salive sur les yeux et lui avoir imposé les mains, il lui demandait : " Aperçois-tu quelque chose ? "
24 Et l'autre, qui commençait à voir, de répondre : " J'aperçois les gens, c'est comme si c'était des arbres que je les vois marcher. "
25 Après cela, il mit de nouveau ses mains sur les yeux de l'aveugle, et celui-ci vit clair et fut rétabli, et il voyait tout nettement, de loin.
26 Et Jésus le renvoya chez lui, en lui disant : " N'entre même pas dans le village. "
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Les guérisons accomplies par Jésus se produisent chaque fois un peu différemment. Comme dans ce cas, lorsqu'Il touche deux fois les yeux de l'homme qu'Il guérit. À première vue...  Lire la suite

Les guérisons accomplies par Jésus se produisent chaque fois un peu différemment. Comme dans ce cas, lorsqu'Il touche deux fois les yeux de l'homme qu'Il guérit. À première vue, cela peut paraître étrange: il s'agit en effet de la puissance de Dieu, qui peut guérir un homme en un instant, et ici il y a manifestement un certain processus, certaines étapes, et la guérison ne se produit pas, pour une raison quelconque, d'un seul coup. On pourrait avoir l'impression que Jésus, pour ainsi dire, prend Ses mesures, essaie Sa force avant la guérison complète et définitive.

En partie, il en est bien ainsi, seulement il ne s'agit pas de Sa force, mais de la disponibilité de l'homme. Car la guérison ne paraît simple et instantanée que sur le papier; en réalité, derrière elle se trouve un processus complexe et tendu auquel participe celui qui est guéri. Dans de tels cas, nous parlons d'ordinaire de foi: celui qui croit reçoit la guérison; mais la foi, même comprise comme confiance et non comme un ensemble de convictions, est un processus et pas seulement une décision instantanée. En guérissant l'homme, Jésus l'entraîne dans une relation avec Lui et dans la vie du Royaume qu'Il a apporté au monde, dans la mesure où l'homme est prêt à Le suivre.

Une telle implication commence toujours par la disponibilité de l'homme à suivre Jésus: sans elle, rien ne se produira. Cependant cette disponibilité doit être constamment confirmée, parce que sa mesure varie et parce qu'à chaque étape suivante du chemin cette mesure change. En un certain sens, on pourrait dire qu'à chaque nouvelle étape du chemin Dieu redemande à l'homme s'il est prêt à aller plus loin, et l'homme est chaque fois libre de répondre à Dieu «oui» ou «non». Il en va de même dans les relations avec le Sauveur: chaque pas suivant sur le chemin chrétien signifie une plus grande mesure d'implication de l'homme dans les relations avec le Christ, et cette plus grande mesure suppose le consentement de l'homme au pas suivant.

Il semblerait qu'il soit seulement question ici d'une guérison, de la mener jusqu'au bout; mais pour l'homme lui-même, ce «seulement» signifie beaucoup, un immense pas en avant sur le chemin des relations avec Dieu et avec le Christ. Il n'est pas étonnant que l'homme le franchisse non pas en un seul pas, mais en deux. Jésus traite chacun de ceux avec qui Il entre en contact avec le plus grand ménagement, sans le presser ni le pousser dans le dos; mais si l'homme est prêt, le pas suivant suivra nécessairement.

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Pour Mc 8:1-26
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une foule nombreuse et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, il appela à lui ses disciples et leur dit:
" J'ai pitié de la foule, car voilà déjà trois jours qu'ils restent auprès de moi et ils n'ont pas de quoi manger.
Si je les renvoie à jeun chez eux, ils vont défaillir en route, et il y en a parmi eux qui sont venus de loin. "
Ses disciples lui répondirent : " Où prendre de quoi rassasier de pains ces gens, ici, dans un désert ? "
Et il leur demandait : " Combien avez-vous de pains ? " - " Sept ", dirent-ils.
Et il ordonne à la foule de s'étendre à terre; et, prenant les sept pains, il rendit grâces, les rompit et il les donnait à ses disciples pour les servir, et ils les servirent à la foule.
Ils avaient encore quelques petits poissons; après les avoir bénis, il dit de les servir aussi.
Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta les restes des morceaux: sept corbeilles!
Or ils étaient environ quatre mille. Et il les renvoya;
10 et aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il vint dans la région de Dalmanoutha.
11 Les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter avec lui; ils demandaient de lui un signe venant du ciel, pour le mettre à l'épreuve.
12 Gémissant en son esprit, il dit : " Qu'a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. "
13 Et les laissant là, il s'embarqua de nouveau et partit pour l'autre rive.
14 Ils avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un pain avec eux dans la barque.
15 Or il leur faisait cette recommandation : " Ouvrez l'œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d'Hérode. "
16 Et eux de faire entre eux cette réflexion, qu'ils n'ont pas de pains.
17 Le sachant, il leur dit : " Pourquoi faire cette réflexion, que vous n'avez pas de pains ? Vous ne comprenez pas encore et vous ne saisissez pas ? Avez-vous donc l'esprit bouché,
18 des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre? Et ne vous rappelez-vous pas,
19 quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? " Ils lui disent : " Douze " -
20 " Et lors des sept pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? " Et ils disent : " Sept. "
21 Alors il leur dit : " Ne comprenez-vous pas encore ? "
22 Ils arrivèrent à Bethsaïde et on lui amène un aveugle, en le priant de le toucher.
23 Prenant l'aveugle par la main, il le fit sortir hors du village. Après lui avoir mis de la salive sur les yeux et lui avoir imposé les mains, il lui demandait : " Aperçois-tu quelque chose ? "
24 Et l'autre, qui commençait à voir, de répondre : " J'aperçois les gens, c'est comme si c'était des arbres que je les vois marcher. "
25 Après cela, il mit de nouveau ses mains sur les yeux de l'aveugle, et celui-ci vit clair et fut rétabli, et il voyait tout nettement, de loin.
26 Et Jésus le renvoya chez lui, en lui disant : " N'entre même pas dans le village. "
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Depuis huit chapitres déjà, nous lisons la marche glorieuse sur la terre du Fils de Dieu. L'avons-nous reconnu? Avons-nous appris à Lui faire confiance?...  Lire la suite

Depuis huit chapitres déjà, nous lisons la marche glorieuse sur la terre du Fils de Dieu. L'avons-nous reconnu? Avons-nous appris à Lui faire confiance? À croire Sa Parole? Ou avons-nous encore besoin de signes? Avons-nous tout «compris», ou sommes-nous restés aveugles? Qu'y a-t-il davantage en nous: le levain des pharisiens ou la foi des affamés et des malades? Celui qui a eu faim et a été rassasié, qui a été malade et a été guéri, qui a été aveugle et a recouvré la vue, a-t-il encore besoin de signes?

Les disciples ont été témoins de la multiplication des pains pour le peuple; ils étaient à cette fête, ils ont même distribué le pain. Mais dans la vie quotidienne, ils restent dans le doute et ne sont pas sûrs d'être rassasiés. Pourtant Jésus est avec eux et ils Le voient de leurs yeux. Mais avec le coeur? Sentons-nous la présence de Dieu dans la vie quotidienne, le lundi, dans cette barque où nous traversons la semaine? Ou bien «ne comprenons-nous toujours pas»? Pour la deuxième fois, Marc rapporte un passage sur une grande foule rassasiée avec quelques pains. Il importe de comprendre que, si le pain est donné par les mains de Dieu, ce n'est pas simplement du pain. Les hommes sont rassasiés par la bénédiction de Dieu, par l'amour de Dieu. Et c'est véritablement un rassasiement réel.

Il est difficile de comprendre ce qui arrive aux autres quand tout va bien pour toi, quand tu n'as rien à demander avec larmes. Quand il n'y a pas de vraie détresse, l'espérance n'est pas nécessaire, ni le Guérisseur. Quand nous n'aspirons pas à la rencontre avec la vérité, avec l'amour, quand nous n'avons pas assez souffert dans ce monde avec notre faiblesse et notre infirmité en cherchant la justice, il est difficile d'être rassasié par ce que Dieu nous donne. Tels sont les pharisiens: Jésus ne parle même pas avec eux: «Il les laissa».

Les disciples demeurent près de Jésus, Le voient de leurs yeux terrestres, partagent le repas avec Lui, voient de nombreuses guérisons, mais restent encore hors du mystère de Dieu. Ils ont recouvré la vue une première fois, comme cet aveugle de Bethsaïde. Après la première imposition des mains, l'aveugle s'est mis à voir comme tous les hommes. Il a vu les hommes extérieurement. L'homme n'a pu «tout voir clairement» qu'en présence de Jésus, lorsqu'il «regarda attentivement».

Dieu donne la vue spirituelle à ceux qui ont soif. Pour cela il faut «adoucir» le «coeur endurci». Alors on comprendra ce qu'est l'esprit du pharisaïsme, et l'on verra la vie spirituelle des hommes, de Dieu. Alors les signes ne seront plus nécessaires. Qu'avons-nous donc pu «comprendre» au cours de ces sept chapitres et demi? Qu'avons-nous réellement compris, «vu clairement», comment avons-nous changé?

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