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RÉFLEXIONS pour Jg 13:2-7

2 Il y avait un homme de Çoréa, du clan de Dan, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant.
3 L’Ange de Yahvé apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant
4 mais tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais, prends bien garde ! Ne bois ni vin, ni boisson fermentée, et ne mange rien d’impur.
5 Car tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car l’enfant sera nazir de Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins. »
6 La femme rentra et dit à son mari : « Un homme de Dieu est venu vers moi ; son apparence ressemblait à celle de l’Ange de Dieu, tant il était redoutable. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait et il ne m’a pas fait connaître son nom.
7 Mais il m’a dit : « Tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais ne bois ni vin, ni boisson fermentée, et ne mange rien d’impur, car l’enfant sera nazir de Dieu depuis le sein de sa mère jusqu’au jour de sa mort ! » »
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Dans les livres bibliques, aussi bien de l'Ancien que du Nouveau Testament, on trouve des récits de la conception et de la naissance d'enfants selon un dessein particulier de Dieu. Des enfants appelés à jouer un rôle particulier dans Ses plans. Dans ces cas, une responsabilité particulière repose toujours sur leurs mères, auxquelles Dieu fait généralement connaître, d'une manière ou d'une autre, leur rôle particulier dans Ses plans. À première vue, cela peut sembler un peu étrange. Il est bien connu, en effet, que les acquis spirituels ne se transmettent pas par hérédité. D'ailleurs, les hommes n'ont pas de « réussites » proprement spirituelles qui leur appartiennent. La vie spirituelle est avant tout une vie de relations, qui unissent les hommes à Dieu et les uns aux autres. Or les relations ne peuvent se transmettre par héritage. Un père peut présenter son fils à tout son cercle d'amis et à leurs enfants, qui sont de son âge.

Mais c'est au fils lui-même qu'il reviendra d'établir et de construire ses relations au sein de ce cercle : aucun père, même le meilleur, ne pourra le faire à sa place. Que peut-on donc transmettre par hérédité ? Pourquoi les mères de ceux qui doivent devenir des hommes de Dieu portent-elles une responsabilité particulière ? Les tendances psychiques et les traits de caractère peuvent se transmettre par hérédité.

Certes, même avec le pire caractère, on peut mener une vie spirituelle pleine, et l'on a de bonnes chances de changer aussi bien son caractère que ce qu'on appelle habituellement le destin. Mais tout cela demande des forces et du temps. Ces forces et ce temps qui, dans une situation plus favorable, avec une bonne hérédité, auraient pu être consacrés non à corriger les effets d'une hérédité défavorable, mais à l'œuvre de Dieu.

C'est pourquoi des exigences particulières sont posées aux mères dont les enfants font l'objet d'une attention particulière de Dieu parce qu'Il a pour eux un dessein particulier. Mais il ne s'agit pas seulement de créer des conditions favorables à l'action de son futur fils. Il s'agit aussi de la mère elle-même. Sa disponibilité à accomplir la volonté de Dieu est également sa propre participation à l'œuvre de Dieu, non moins importante que l'activité de son fils. Les évaluations quantitatives ne sont d'ailleurs guère de mise ici. Car il s'agit en définitive du Royaume, où chacun est absolument important : chaque personne et chaque contribution à l'œuvre de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Jg 13:2-7
2 Il y avait un homme de Çoréa, du clan de Dan, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant.
3 L’Ange de Yahvé apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant
4 mais tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais, prends bien garde ! Ne bois ni vin, ni boisson fermentée, et ne mange rien d’impur.
5 Car tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car l’enfant sera nazir de Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins. »
6 La femme rentra et dit à son mari : « Un homme de Dieu est venu vers moi ; son apparence ressemblait à celle de l’Ange de Dieu, tant il était redoutable. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait et il ne m’a pas fait connaître son nom.
7 Mais il m’a dit : « Tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais ne bois ni vin, ni boisson fermentée, et ne mange rien d’impur, car l’enfant sera nazir de Dieu depuis le sein de sa mère jusqu’au jour de sa mort ! » »
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Aujourd’hui nous lisons le récit de la naissance de Samson. Dans la Bible, on rencontre plus d’une fois une situation où Dieu choisit une femme stérile pour qu’elle devienne la mère de celui qu’Il a choisi pour un service particulier. Plus tard, parlant avec la Très Sainte...  Lire la suite

Aujourd’hui nous lisons le récit de la naissance de Samson. Dans la Bible, on rencontre plus d’une fois une situation où Dieu choisit une femme stérile pour qu’elle devienne la mère de celui qu’Il a choisi pour un service particulier. Plus tard, parlant avec la Très Sainte Vierge Marie, l’archange Gabriel citera en exemple sainte Élisabeth, qui conçut Jean le Baptiste alors qu’elle était âgée et stérile.

Pour l’homme de ce temps, la naissance d’un enfant d’une femme stérile était un miracle à peine moindre que la naissance d’une vierge, puisque la stérilité était perçue comme une condamnation. Dieu intervient dans la situation. Il annule cette « condamnation ». Et il Lui importe parfois de montrer clairement que la naissance de telle personne précise Lui était nécessaire, que cette personne est choisie d’une manière particulière, et que, pour cette raison, un miracle est lié à sa naissance. Et les miracles liés à la naissance de Ses serviteurs préparent au moins un peu les hommes au miracle principal : la naissance du Fils de Dieu.

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Pour Jg 13:1-25
1 Les Israélites recommencèrent à faire ce qui est mal aux yeux de Yahvé, et Yahvé les livra aux mains des Philistins pendant quarante ans.
2 Il y avait un homme de Çoréa, du clan de Dan, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant.
3 L’Ange de Yahvé apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant
4 mais tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais, prends bien garde ! Ne bois ni vin, ni boisson fermentée, et ne mange rien d’impur.
5 Car tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car l’enfant sera nazir de Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins. »
6 La femme rentra et dit à son mari : « Un homme de Dieu est venu vers moi ; son apparence ressemblait à celle de l’Ange de Dieu, tant il était redoutable. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait et il ne m’a pas fait connaître son nom.
7 Mais il m’a dit : « Tu vas concevoir et tu enfanteras un fils. Désormais ne bois ni vin, ni boisson fermentée, et ne mange rien d’impur, car l’enfant sera nazir de Dieu depuis le sein de sa mère jusqu’au jour de sa mort ! » »
8 Alors Manoah implora Yahvé et dit : « Je t’en prie, Seigneur ! Que l’homme de Dieu que tu as envoyé vienne encore une fois vers nous, et qu’il nous apprenne ce que nous aurons à faire à l’enfant lorsqu’il sera né ! »
9 Dieu exauça Manoah et l’Ange de Dieu vint de nouveau trouver la femme, alors qu’elle était assise dans la campagne, et que Manoah, son mari, n’était pas avec elle.
10 Vite, la femme courut informer son mari et lui dit : « Voici que m’est apparu l’homme qui est venu vers moi l’autre jour. »
11 Manoah se leva, suivit sa femme, vint vers l’homme et lui dit : « Es-tu l’homme qui a parlé à cette femme ? » Et il répondit : « C’est moi. » —
12 « Quand ta parole s’accomplira, lui dit Manoah, quelle sera la règle pour l’enfant et que devra-t-il faire ? »
13 L’Ange de Yahvé répondit à Manoah : « Tout ce que j’ai interdit à cette femme, qu’elle s’en abstienne.
14 Qu’elle n’absorbe rien de ce qui provient de la vigne, qu’elle ne boive ni vin, ni boisson fermentée, qu’elle ne mange rien d’impur, et qu’elle observe tout ce dont je lui ai parlé. »
15 Manoah dit alors à l’Ange de Yahvé : « Permets que nous te retenions et que nous t’apprêtions un chevreau. »
16 Et l’Ange de Yahvé dit à Manoah : « Quand bien même tu me retiendrais, je ne mangerais pas de ta nourriture, mais si tu désires préparer un holocauste, offre-le à Yahvé. » — En effet, Manoah ne savait pas que c’était l’Ange de Yahvé.
17 Manoah dit alors à l’Ange de Yahvé : « Quel est ton nom, afin que, lorsque ta parole sera accomplie, nous puissions t’honorer ? »
18 L’Ange de Yahvé lui répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux. »
19 Alors Manoah prit le chevreau ainsi que l’oblation et il l’offrit en holocauste, sur le rocher, à Yahvé qui opère des choses merveilleuses. Manoah et sa femme regardaient.
20 Or comme la flamme montait de l’autel vers le ciel, l’Ange de Yahvé monta dans la flamme de l’autel sous les yeux de Manoah et de sa femme, et ils tombèrent la face contre terre.
21 L’Ange de Yahvé ne se montra plus désormais à Manoah ni à sa femme, et Manoah comprit alors que c’était l’Ange de Yahvé.
22 « Nous allons certainement mourir, dit Manoah à sa femme, car nous avons vu Dieu » —
23 « Si Yahvé avait eu l’intention de nous faire mourir, lui répondit sa femme, il n’aurait accepté de notre main ni holocauste ni oblation, il ne nous aurait pas fait voir tout cela et, à l’instant même, fait entendre pareille chose. »
24 La femme mit au monde un fils et elle le nomma Samson. L’enfant grandit, Yahvé le bénit,
25 et l’esprit de Yahvé commença à l’agiter au camp de Dan, entre Çoréa et Eshtaol.
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Le début de l’invasion des Philistins est seulement mentionné ; ce n’est que la nouvelle conséquence d’une nouvelle apostasie...  Lire la suite

Le début de l’invasion des Philistins est seulement mentionné ; ce n’est que la nouvelle conséquence d’une nouvelle apostasie. La naissance de Samson est racontée de manière beaucoup plus détaillée, et son récit se place aux côtés des récits bibliques de la naissance des plus grands prophètes.

Dès sa naissance, Samson est destiné à servir Dieu, ce que souligne l’interdiction de lui raser la tête, signe du naziréat, consécration particulière au Seigneur. Servir le Seigneur sous une domination païenne devait inévitablement conduire à s’opposer aux païens. Mais l’ange n’a pas dit que Samson sauverait le peuple des Philistins, seulement qu’il « commencerait à le sauver ».

La peur de Manoah devant l’Ange qui lui a révélé Dieu est significative. Mais il importe aussi de relever la clairvoyance de sa femme, qui comprend que le Seigneur n’est pas apparu pour les faire périr. Dans une même famille se sont manifestées deux dimensions liées de la perception de Dieu : la crainte révérencielle devant Lui et l’espérance en Lui.

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