18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
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En quoi se distingue la signification biblique du mot «paix» de ce qui est universellement admis? Dans notre langage journalier nous le comprenons assez platement, comme l’opposé de la guerre ou l'absence des dissensions. Ce mot «shalom» est beaucoup plus volumineux – c’est un état d’harmonie et d’équilibre, d’ordre et de beauté.
Tel est l'état des relations à l'intérieur de la Trinité, tel était l'état de l’univers au septième jour de la Création, telles deviennent nos relations avec le Dieu à travers Jésus-Christ, - «car il est notre paix» (Eph. 2:14). Et en outre, nous sommes capables de répandre ces relations sur d'autres gens, puisque nous est donnée la parole et le service de la réconciliation.
Autres réflexions
Pour 2Co 5:15-21
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu.
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Dans presque chacune de ses lettres, Paul touche d’une manière ou d’une autre à la question de savoir en quoi consistent l’essence et le sens du christianisme...
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Dans presque chacune de ses lettres, Paul touche d’une manière ou d’une autre à la question de savoir en quoi consistent l’essence et le sens du christianisme. Et la deuxième Lettre aux Corinthiens ne fait pas exception. Ici, Paul nous rappelle encore que le christianisme n’est pas une nouvelle religion ni un nouvel enseignement moral, mais une vie nouvelle, dont la nouveauté consiste en ce qu’elle ne nous appartient pas, mais appartient au Christ, qui est venu dans le monde afin de la partager avec chacun de nous qui voudra la recevoir. C’est seulement ainsi que nous pouvons à la fois communier au Royaume et être délivrés du péché.
Cette vie nouvelle, qui entre en nous par lui, est comme une transfusion de sang dans certaines maladies graves: il arrive que le sang du malade soit irrémédiablement empoisonné, de sorte qu’il ne reste qu’à le remplacer par un autre, frais. Et notre vie, donnée par Dieu, s’est trouvée empoisonnée par le péché à tel point que le seul moyen de ne pas nous laisser mourir est de remplacer cette vie ancienne par une autre, nouvelle, libre du péché.
N’est-ce pas pour cela que la vie chrétienne est à la fois si joyeuse et si difficile? Vivre dans le Royaume est assurément joyeux, mais il faut alors consentir à une «transfusion de vie», et donc renoncer une fois pour toutes à quelque chose de si connu, habituel et, à bien des égards, commode, malgré tous les problèmes existants. Mais ce renoncement est pour le Royaume. Et chacun fait lui-même son choix.
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Pour 2Co 5:11-21
11 Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à persuader les hommes. Quant à Dieu, nous sommes à découvert devant lui, et j'espère que, dans vos consciences aussi, nous sommes à découvert.
12 Nous ne recommençons pas à nous recommander nous-mêmes devant vous; nous vous donnons seulement occasion de vous glorifier à notre sujet, pour que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient de ce qui se voit et non de ce qui est dans le cœur.
13 En effet, si nous avons été hors de sens, c'était pour Dieu; si nous sommes raisonnables, c'est pour vous.
14 Car l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts.
15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n'est plus ainsi que nous le connaissons.
17 Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle: l'être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.
19 Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde, ne tenant plus compte des fautes des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation.
20 Nous sommes donc en ambassade pour le Christ; c'est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu.
21 Celui qui n'avait pas connu le péché, Il l'a fait péché pour nous, afin qu'en lui nous devenions justice de Dieu.
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En poursuivant son propos sur le Royaume, Paul attire l'attention sur ce qui constitue proprement...
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En poursuivant son propos sur le Royaume, Paul attire l'attention sur ce qui constitue proprement le fondement du christianisme: les chrétiens sont ceux qui vivent de la même vie que le Christ ressuscité, la vie de ce Royaume qu'Il a apporté au monde; ils deviennent une «création nouvelle», renouvelés par le souffle de Dieu qui traverse ce Royaume (v. 17). C'est pourquoi il est insensé d'aborder les témoins du Royaume avec une mesure humaine ordinaire: ce qu'ils disent n'exprime pas leurs propres évaluations de ce qui se passe ni leur attitude envers cela, mais le regard de Dieu sur la situation, que les témoins ne font que transmettre à ceux à qui ils prêchent. Et si les évaluations se révèlent parfois dures, ce n'est qu'une donnée objective, non la mauvaise volonté du témoin qui, de sa propre initiative, ne recourrait jamais à une telle dureté (v. 13).
La preuve de la sincérité du témoin ne peut être que son ouverture à Dieu et aux hommes (v. 11-12), ouverture sans laquelle aucun témoignage du Royaume n'est possible. Quand il s'agit de témoignage, le témoin, plus que quiconque, suit le principe compris spirituellement: «rien de personnel». Toutes les sympathies et antipathies humaines passent au second plan, car elles sont principalement conditionnées par les limites de la nature humaine déchue et n'ont rien à voir avec le Royaume. Le chrétien ne vit déjà plus de sa vie naturelle propre: il vit de la vie du Ressuscité, pour laquelle ces sympathies et antipathies n'ont aucune importance (v. 14-15). Même la relation au Sauveur Lui-même cesse alors d'être purement humaine, comme elle ne pouvait manquer de l'être, par exemple, chez les apôtres qui fréquentaient Jésus pendant Son ministère terrestre (v. 16). Le seul but du témoignage devient le salut de chacun, sa réconciliation avec Dieu par le Christ et son entrée, dans le Christ, dans le Royaume que le Sauveur ouvre à tout chercheur prêt à Lui faire confiance (v. 18-21).
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