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RÉFLEXIONS pour Mc 9:38-43

38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
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La question de Jean est très facile à comprendre. Les apôtres accompagnent le Christ, partageant avec Lui toutes les difficultés du chemin, subissant le rejet des pharisiens et partageant l'attention du Maître avec des milliers et des milliers de malheureux... Soudain apparaît quelqu'un qui n'a connu aucune de ces difficultés mais qui a reçu tous les avantages possibles. Et nous savons que les disciples eux-mêmes ne réussissaient pas toujours à accomplir les miracles que faisait le Maître... Une telle question pouvait être suscitée par la simple jalousie et le ressentiment humains. Dans notre vie, nous sommes souvent tourmentés par un problème semblable et demandons à Dieu : « Pourquoi est-ce que je prie et jeûne, pourquoi est-ce que je m'applique dans la foi, sans aucun résultat, tandis que Tes dons se manifestent chez mon voisin bien plus clairement, alors qu'il ne va même pas à l'église ? » Dans l'Évangile, Jésus nous donne Sa réponse : « Ne l'en empêchez pas. » Il s'ensuit que nous devons veiller sur nous-mêmes au lieu de chercher à savoir dans quelle mesure notre prochain est digne ou indigne.

Autres réflexions

 
Pour Mc 9:40
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
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Les paroles du Sauveur sur ceux qui ne peuvent pas en même temps accomplir des miracles en son nom et aussitôt l'insulter paraissent tout à fait raisonnables et compréhensibles du point de vue humain. Il arrive qu'un mouvement religieux nouvellement apparu ait besoin non même de soutien, mais seulement d'une neutralité plus ou moins favorable...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur sur ceux qui ne peuvent pas en même temps accomplir des miracles en son nom et aussitôt l'insulter paraissent tout à fait raisonnables et compréhensibles du point de vue humain. Il arrive qu'un mouvement religieux nouvellement apparu ait besoin non même de soutien, mais seulement d'une neutralité plus ou moins favorable. Pourtant Jésus a aussi dit autre chose : qui n'est pas avec moi est contre moi ; qui ne rassemble pas avec moi disperse. Il semblerait que ce soient deux affirmations qui s'excluent mutuellement. Et si le christianisme n'était qu'un mouvement religieux de plus, même messianique, ce serait le cas. Mais le fait est que le christianisme n'est pas un mouvement religieux, mais un chemin vers le Royaume et une vie dans le Royaume.

Ici, tout n'est pas comme dans les mouvements religieux ordinaires. Le Royaume est une réalité objective. Il est entré dans le monde par Jésus, et quelle que soit notre attitude envers ce fait, elle ne change pas le fait lui-même le moins du monde. Et pour entrer dans le Royaume, la confiance dans le Sauveur est importante. Cette confiance même que, dans la langue traditionnelle de la plupart des religions chrétiennes, on appelle foi en Jésus-Christ.

Mais même pour ceux qui demeurent hors du Royaume, il n'est pas complètement fermé. Car maintenant qu'il est dans le monde, son souffle se fait sentir partout. Et chacun peut sentir ce souffle. Bien sûr, un tel souffle, perçu par ceux du dehors, n'est pas la même chose que la plénitude de la vie dans le Royaume ouverte par le Christ. Mais c'est toujours mieux que rien. Pour le sentir, il n'est même pas nécessaire d'être disciple du Christ au sens propre du mot.

La seule chose qui protège complètement et sûrement du souffle du Royaume, c'est une attitude sans équivoque négative envers lui et envers Celui qui l'a apporté dans le monde. Cela signifie que quiconque n'a pas dit un « non » sans équivoque au Christ ou à l'un de ses disciples accomplissant son oeuvre n'est pas perdu pour le Royaume. Bien sûr, pour un chrétien, cela ne suffit pas. Pour un disciple du Christ, un autre principe est en vigueur : si tu ne fais pas l'oeuvre du Christ, si tu ne rassembles pas avec lui, alors le temps a été perdu en vain, quelque chose a été manqué. Mais ici, il y a déjà un autre chemin et une autre mesure. La mesure de celui qui cherche le Royaume et s'efforce de vivre de sa vie.

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Pour Mc 9:40
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
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On reproduit habituellement cette parole ainsi : « Qui n'est pas avec nous est contre nous ». Ainsi l'immense majorité des gens est inscrite au nombre de nos ennemis...  Lire la suite

On reproduit habituellement cette parole ainsi : « Qui n'est pas avec nous est contre nous ». Ainsi l'immense majorité des gens est inscrite au nombre de nos ennemis. On confond ici deux paroles différentes du Christ : celle que nous venons de lire, et : « Qui n'est pas avec Moi est contre Moi »Mt. 12:30).

Là où Jésus parle de Lui-même, c'est simplement la constatation du fait qu'on ne peut pas être neutre à l'égard du Christ ; ne pas L'accueillir se transforme inévitablement en hostilité. Dans la spiritualité chrétienne, il n'existe pas d'état « entre le Christ et Bélial ». Jésus explique ensuite : « Qui n'amasse pas avec Moi disperse ». Dans la vie chrétienne, il n'y a pas d'arrêts : la pierre qui a cessé de monter tombe déjà.

Mais dans les relations entre les hommes, Jésus propose une logique tout à fait différente. Nous sommes appelés à trouver la possibilité de l'amitié, de la paix, de l'amour avec tous les hommes qui ne nourrissent pas envers nous une hostilité sans équivoque. Du reste, nous sommes aussi appelés à aimer nos ennemis !

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Pour Mc 9:40
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
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Cette assertion est habituellement reproduit comme : « Qui n’est pas avec nous est contre nous ». La plupart des gens est inscrite, ipso facto parmi nos ennemis. Deux maximes du Seigneur Jésus se confondent...  Lire la suite

Cette assertion est habituellement reproduit comme : « Qui n’est pas avec nous est contre nous ». La plupart des gens est inscrite, ipso facto parmi nos ennemis. Deux maximes du Seigneur Jésus se confondent peur ici : ce que nous venons juste de lire et « celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi » de Matthieu 12 :30. On voit dans le deuxième ca que Jésus parle de Lui, c’est juste une constatation du fait qu’on ne peut pas être neutre en ce qui concerne le Christ, le refus de L’accepter dans notre vie se transforme en hostilité. Il n’y a pas de posture « entre le Christ et l’enfer » dans la spiritualité chrétienne. Jésus continue en faisant savoir que « celui qui n’assemble pas avec Lui disperse ». Il n’ya point d’arrêts dans la vie chrétienne : le caillou tombe lorsqu’il arrête d’aller vers le haut. Mais le Seigneur Jésus propose absolument une autre logique dans la relation entre les hommes. Nous sommes appelés à chercher les moyens pour faire l’amitié, la paix, l’affection avec tous ceux qui ne sont pas hostiles envers nous. D’ailleurs nous sommes appelés à aimer aussi nos ennemis.

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Pour Mc 9:43
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
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Les motifs de nos actes, même les plus importants, se révèlent parfois être des choses secondaires et insignifiantes. Des considérations du moment déforment notre vision, et nous nous laissons guider par ce par quoi nous n’aurions absolument pas dû nous guider. C’est précisément à ce sujet que...  Lire la suite

Les motifs de nos actes, même les plus importants, se révèlent parfois être des choses secondaires et insignifiantes. Des considérations du moment déforment notre vision, et nous nous laissons guider par ce par quoi nous n’aurions absolument pas dû nous guider. C’est précisément à ce sujet que résonnent aujourd’hui les paroles du Christ : « mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie que d’aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint pas ». Il s’agit du fait que nous transgressons les commandements pour obtenir des avantages et des plaisirs momentanés. Le Seigneur, Lui, nous appelle à nous voir nous-mêmes et toute notre vie comme un tout.

À la fin du chapitre, l’évangéliste Marc rapporte Ses paroles sur le sel, sans lequel, selon l’Ancien Testament, aucun sacrifice ne peut être offert. Dans le contexte rituel, le sel apparaît comme symbole de fidélité et de foi, et les mentions qui en sont faites dans le Nouveau Testament à propos des disciples donnent raison de penser que le Seigneur Lui-même utilisait ainsi ce symbole. Par conséquent, comme alternative aux petits mobiles qui nous conduisent au péché, le Seigneur nous donne précisément la foi et la paix entre nous.

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Pour Mc 9:42-10:1
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
44 
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne
46 
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point.
49 Car tous seront salés par le feu.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. "
Partant de là, il vient dans le territoire de la Judée et au-delà du Jourdain, et de nouveau les foules se rassemblent auprès de lui et, selon sa coutume, de nouveau il les enseignait.
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Aujourd’hui, dans l’Évangile selon Marc, nous lisons des paroles du Christ comme adressées spécialement à notre temps. Le fait est que...  Lire la suite

Aujourd’hui, dans l’Évangile selon Marc, nous lisons des paroles du Christ comme adressées spécialement à notre temps. Le fait est que, dans la vie, il y a beaucoup de choses qui, d’une manière ou d’une autre, nous entraînent vers le péché. En règle générale, face à ces tentations, nous nous permettons beaucoup de choses inadmissibles. Dieu disait déjà à Caïn: «le péché est tapi à ta porte; il te désire, mais toi, domine-le» (Gn 4:7). Et dans le passage d’aujourd’hui, le Seigneur dit la même chose. Il nous appelle à renoncer, à nous libérer de ce qui nous entraîne à commettre le péché. Non pas à nous justifier en disant que nous ne pouvons pas résister à nos «besoins naturels», mais à nous en libérer.

Au IVe siècle, dans l’Empire romain, les mœurs n’étaient pas meilleures que dans notre monde aujourd’hui. La plupart des gens pensaient qu’il était impossible de résister à la soif des plaisirs de la chair, au désir de richesse et à la recherche du succès dans la vie et du pouvoir. Et le Seigneur appela un Égyptien nommé Antoine à renoncer à tout cela, afin que nous voyions que les tentations d’une époque peuvent être vaincues. Ainsi naquit le monachisme, qui, par le célibat, la pauvreté et l’obéissance, nous témoigne à tous que les paroles du Christ lues aujourd’hui sont réalisables.

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Pour Mc 9:33-41
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. "
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit:
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. "
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
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La question du pouvoir a toujours été centrale pour le monde déchu. Celui qui a le plus de pouvoir est aussi, dans ce monde, le plus grand à tous les autres égards...  Lire la suite

La question du pouvoir a toujours été centrale pour le monde déchu. Celui qui a le plus de pouvoir est aussi, dans ce monde, le plus grand à tous les autres égards. Il s’agit bien sûr du pouvoir au sens propre: sur les âmes, sur les hommes, sur les vies humaines que l’on peut manipuler à sa guise. Voilà le pouvoir comme tel. Tout le reste n’est que moyen, et la contrainte brutale n’est pas encore le pire d’entre eux. Le véritable but, que l’homme avide de pouvoir peut d’ailleurs ignorer lui-même, est toujours le même: s’emparer de la vie d’un autre homme. Non pas sa vie physique, mais ce que la Bible appelle l’âme, le courant de vie donné à l’homme par Dieu et unique dans chaque cas.

C’est cela que veut s’approprier celui qui recherche le pouvoir; c’est à cette vie même d’un autre ou des autres qu’il désire accéder, il veut la soumettre afin de disposer de la force vitale d’autrui et de la dépenser à son gré, comme il dépense sa propre vie. Bien sûr, chacun comprend la vie selon son état spirituel, mais une chose se révèle commune: celui qui recherche le pouvoir désire disposer non seulement de lui-même, mais aussi des autres, quoi que cela signifie pour lui. Évidemment, si l’homme n’est pas encore totalement corrompu par le pouvoir et n’est pas devenu un cynique achevé, il s’efforce autant que possible de cacher, même à lui-même, les véritables motifs de son aspiration, en la justifiant par des objectifs élevés et de longue portée qu’il atteindra une fois obtenu le pouvoir désiré.

En réalité, cependant, comme le montre toute l’expérience du monde déchu, on ne peut éviter de devenir prisonnier du pouvoir reçu qu’en demeurant d’abord un homme de Dieu, et seulement ensuite tout le reste, comme y parvint, par exemple, le roi David, qui resta toujours avant tout prophète, puis seulement roi et tout ce qu’il fut encore dans sa vie. Pour le Royaume, la question du pouvoir au sens terrestre ne se pose pas du tout; là, le pouvoir en tant que tel n’existe tout simplement pas, il est incompatible en principe avec le Royaume et sa vie. La place de l’homme dans le Royaume n’est déterminée que par la mesure de la plénitude de sa vie, et donc par la plénitude de son action, qui entraîne avec elle ceux qui veulent participer avec lui à son activité.

L’initiateur, bien sûr, répond de l’œuvre commencée, mais toute possibilité de manipuler les autres est ici complètement exclue: le but de toute activité dans le Royaume devient en effet la croissance spirituelle de l’homme, incompatible avec la manipulation, tandis que tous les autres buts sont secondaires et dérivés du principal. C’est pourquoi il ne peut y avoir dans le Royaume de pouvoir tel qu’il existe dans le monde déchu; ici, il ne peut exister que dans la mesure où, dans le monde déchu et selon ses lois, l’homme n’est jamais le but principal d’aucune activité. Dans le Royaume, cela est impossible, et c’est ce que Jésus tente d’expliquer à ses disciples.

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Pour Mc 9:33-41
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. "
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit:
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. "
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
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Tout lecteur de l’Évangile est frappé par la différence caractéristique entre les paroles du Christ sur ceux qui ne sont pas avec Lui et celles sur ceux qui ne sont pas contre Ses disciples...  Lire la suite

Tout lecteur de l’Évangile est frappé par la différence caractéristique entre les paroles du Christ sur ceux qui ne sont pas avec Lui et celles sur ceux qui ne sont pas contre Ses disciples. À propos de Lui-même, le Seigneur dit : « Celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi, et celui qui ne rassemble pas avec Moi disperse ». Mais lorsque les disciples se plaignent au Christ d’un certain homme qui accomplit des miracles au nom du Christ sans marcher avec eux, le Seigneur leur dit : « ne l’en empêchez pas... celui qui n’est pas contre vous est pour vous ».

On peut comprendre les disciples. Si cet homme inconnu croit tellement au Christ qu’il chasse les démons en Son nom, comment peut-il ne pas suivre le chemin des Douze apôtres ? Leur chemin serait-il déficient, erroné ? Non, le chemin des Douze n’est pas erroné, mais il n’est pas le seul. Depuis des siècles, les personnes qui entrent dans la communauté des disciples du Christ cherchent à « interdire » ceux qui ne marchent pas avec eux. Le passage d’aujourd’hui de l’Évangile selon Marc rejette directement de telles tentatives.

Il est caractéristique que les évangélistes ne nous racontent rien de ces personnes qui ne marchaient pas avec les disciples, mais marchaient sur les chemins de Jésus-Christ. Seulement parfois, en passant, nous apprenons qu’elles n’étaient pas si peu nombreuses. Tantôt l’apôtre Paul trouve une communauté baptisée du baptême de Jean et, par son autorité apostolique, leur transmet le don du Saint-Esprit. Tantôt il atteste dans une lettre l’existence de plus de cinq cents témoins de la Résurrection... En fin de compte, tous ceux qui ont cru au Christ entrent dans l’unique Église sainte, catholique et apostolique. Mais ils le font en suivant Jésus-Christ, et non quelqu’un d’autre.

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Pour Mc 9:30-50
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger.
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. "
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit:
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. "
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
44 
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne
46 
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point.
49 Car tous seront salés par le feu.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. "
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Le passage d’aujourd’hui est consacré à l’un des thèmes principaux de tout le Nouveau Testament — le thème du Royaume de Dieu. Ce qui est particulièrement important ici...  Lire la suite

Le passage d’aujourd’hui est consacré à l’un des thèmes principaux de tout le Nouveau Testament — le thème du Royaume de Dieu. Ce qui est particulièrement important ici, c’est que les explications concernant le Royaume sont données par Jésus Lui-même. Au centre de Son récit se trouve l’image de l’enfant, qui symbolise ceux qui occupent les premières places dans le Royaume de Dieu (v.36–37). Celui qui scandalise un enfant est pire qu’un meurtrier; car même le meurtrier est digne de jugement, tandis que Jésus compare un tel séducteur à un homme que l’on jette à la mer pour le noyer sans aucun jugement (v.42). Cette image, bien sûr, n’apparaît pas par hasard. Dans la société traditionnelle et patriarcale, dans les grandes familles, les enfants n’occupaient généralement pas les premières places honorables qu’ils occupent souvent dans les familles modernes. On regardait les enfants comme des serviteurs et des aides naturels, comme les membres plus jeunes d’une grande famille ou d’un clan patriarcal, qui étaient réellement les plus jeunes; c’est pourquoi la position d’un tel «serviteur naturel» ne les blessait pas le moins du monde et n’était pas ressentie par eux comme une humiliation ou un manque d’attention ou d’amour. Tout adulte, dans une telle position, ressent presque toujours une certaine infériorité et dépendance, ce qui se comprend, vu l’importance que revêt aux yeux d’un adulte la position sociale et le statut qui lui est lié. Les enfants n’y pensent pas, et il n’y a donc pour eux aucun problème ici. Apparemment, c’est précisément cela que Jésus a en vue lorsqu’Il donne l’enfant en exemple comme modèle de l’habitant du Royaume de Dieu: pour ceux qui veulent en être les habitants, il est important de renoncer aux représentations traditionnelles de l’importance de la position sociale et du statut social. Bien sûr, dans ce cas subsiste toujours le danger que se trouvent à côté des personnes désireuses de profiter d’un tel état de choses, de même qu’en tout temps il s’est trouvé des gens prêts à profiter de la naïveté bien connue de l’enfant et à en abuser; c’est de ce péché-là que Jésus dit qu’il est pire que le meurtre et indigne même d’un jugement — car l’homme qui agit ainsi non seulement rejette lui-même la plénitude de la vie du Royaume de Dieu, mais empêche aussi les autres de la recevoir. Cependant, il se trouve toujours dans la vie de l’homme quelque chose qui l’empêche de devenir un enfant au sens où Jésus en parle: ce peut être la «main», ou le «pied», ou l’«œil», en un mot, tout ce dont l’homme se sert pour ne pas être cet enfant qui peut entrer dans le Royaume. Et Jésus conseille de se débarrasser sans regret de ce qui fait obstacle (v.43–48). Parfois il peut sembler qu’on y perde quelque chose de vital, quelque chose sans quoi la vie deviendra diminuée; mais à l’épreuve il s’avère que la prétendue «plénitude» ne mène pas du tout là où l’on peut trouver la plénitude de la vie, tandis que l’apparente privation se transforme, au bout du chemin, en plénitude du Royaume de Dieu.

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Pour Mc 9:30-50
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût.
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. "
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger.
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? "
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand.
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. "
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit:
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. "
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. "
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi.
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous.
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas
44 
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne
46 
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point.
49 Car tous seront salés par le feu.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. "
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Plus la Crucifixion approche, plus Jésus passe de temps avec ses disciples. Il leur parle des souffrances qui l'attendent...  Lire la suite

Plus la Crucifixion approche, plus Jésus passe de temps avec ses disciples. Il leur parle des souffrances qui l'attendent. Mais ses disciples ne le comprennent pas ; ils ne pensent pas aux souffrances et à la mort, mais à la gloire et aux privilèges. De là vient la dispute : « Qui est le plus grand ? À qui reviendra le plus de pouvoir dans le Royaume du Messie ? ». Et Jean, en outre, cherche à protéger les douze disciples de la concurrence des « étrangers ». La frontière du « cercle des nôtres » est alors tracée selon un critère très simple : « les nôtres », ce sont ceux qui marchent avec nous.

Le Christ rejette à la fois les tentatives d'édifier une pyramide de pouvoir et d'honneurs, et le désir de transformer la communauté des disciples en club fermé. Il dit directement à Jean : « Ne l'empêchez pas ». Puis il commence soudain une conversation sur le danger des scandales, qu'il conclut par ces mots : « Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres ». On peut voir ici un écho à la question de Jean et aux disputes des disciples pour savoir qui est le plus grand. Le désir de séparer les « nôtres » des « étrangers », puis de ranger les « nôtres » par ordre de rang, détruit la paix, rend les hommes soupçonneux et hostiles. Sans paix entre eux, les disciples du Christ ne peuvent accomplir leur mission dans le monde : être « le sel de la terre » (Mt 5:13). (Rappelons qu'on salait toute offrande avant de l'apporter à Dieu sur l'autel (Lv 2:13). Le sel rendait pour ainsi dire l'offrande apte pour Dieu).

Que signifie le mot « scandale » ? D'autres traductions de ce mot grec (« skandalon ») sont : piège, trappe, lacet. C'est tout ce qui, par tromperie, en cachette, pousse le simple à tomber, ou simplement gêne et fait obstacle. Réfléchissons à la mesure dans laquelle la lutte pour le pouvoir, les querelles et les divisions entre chrétiens servent de scandale pour ces « petits » et empêchent ceux qui cherchent la Vérité de parvenir à la foi qui sauve.

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Lectures du  29 septembre 2024

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