Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 2Co 9:7

Que chacun donne selon ce qu'il a décidé dans son cœur, non d'une manière chagrine ou contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
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La bienfaisance chrétienne est bien connue dans le monde. D'ailleurs, pas seulement chrétienne: une telle pratique est familière aux Juifs, et aux musulmans aussi. Mais il y a entre la bienfaisance chrétienne et la bienfaisance des Juifs ou des musulmans une différence essentielle: à la différence de la bienfaisance juive ou islamique, la bienfaisance chrétienne est une chose purement volontaire. Certainement pas le moindre, cela s'explique par le fait que le christianisme, comme on l'appelle parfois, est «une religion d'amour», et l'amour ne supporte aucune contrainte, aucune «obligation». Mais le problème n’est pas apparemment tout de même seulement dans les relations d'amour mutuel liant les chrétiens entre eux. Le problème probablement est que le christianisme n’est pas du tout une religion, mais simplement la vie dans le Royaume. La vie, qui n'est réglementée par aucunes règles et rituels, excepté les commandements donnés par Dieu. Oui et les commandements au compte final ne doivent pas devenir un règlement extérieur, même s’ils sont acceptés volontairement, mais plutôt cette tige spirituelle, qui organisera toute la vie de la personne de l'intérieur, et non de l’extérieur. Avec une telle vie, bien sûr on ne peut parler d’aucune bienfaisance obligatoire, car réglementer la bienfaisance signifierait, au fond, réglementer l'aide au prochain, et la vie dans le Royaume n'a pas seulement besoin de telles réglementations: elles sont tout simplement impossibles dans le Royaume. Ce n’est pas par hasard que l'apôtre cite le psaume de «celui qui donne avec plaisir», dont «Dieu aime». En effet, la joie pour le bien, fait au prochain est possible seulement dans le Royaume et d'après les lois du Royaume, d'après les lois du monde non transformé la vraie joie est possible seulement lorsqu’on vous aide. Bien sûr, celui qui aide, même dans le monde non transformé peut recevoir de son aide une satisfaction morale, mais pas de ce bien qu’il a fait au prochain, mais des circonstances accessoires accompagnant une telle action (le sentiment de reconnaissance vivement exprimé du côté de la personne comblée de bienfaits de l'aide, l'approbation de la société, même le plaisir provoqué par le sentiment de l’accomplissement du devoir religieux). Mais si celui qui aide le prochain éprouve en plus de cela une véritable joie, alors l'a touché le souffle du Royaume. Et Paul, comprenant très bien cela, appelle à la bienfaisance non pas comme un devoir religieux fatigant, mais comme la manifestation des relations du Royaume. Des relations, sans lesquelles il n’y a pas de christianisme.

Autres réflexions

 
Pour 2Co 9:6-10
Songez-y: qui sème chichement moissonnera aussi chichement; qui sème largement moissonnera aussi largement.
Que chacun donne selon ce qu'il a décidé dans son cœur, non d'une manière chagrine ou contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
Dieu d'ailleurs est assez puissant pour vous combler de toutes sortes de libéralités afin que, possédant toujours et en toutes choses tout ce qu'il vous faut, il vous reste du superflu pour toute bonne œuvre,
selon qu'il est écrit : Il a fait des largesses, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
10 Celui qui fournit au laboureur la semence et le pain qui le nourrit vous fournira la semence à vous aussi, et en abondance, et il fera croître les fruits de votre justice.
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Nous pensons toujours que, pour donner, nous devons d'abord recevoir quelque chose. L'apôtre Paul renverse cette...  Lire la suite

Nous pensons toujours que, pour donner, nous devons d'abord recevoir quelque chose. L'apôtre Paul renverse cette logique : il n'est donné qu'à celui qui donne. En cela, il suit parfaitement le Christ : dans l'Évangile selon Jean, Jésus dit des choses très semblables. Veux-tu la vie éternelle ? Donne celle que tu as. Veux-tu la récompense du Père ? Commence par servir.

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Pour 2Co 9:1-15
Quant à ce service en faveur des saints, il est superflu pour moi de vous en écrire.
Je sais en effet votre ardeur, dont je suis fier pour vous auprès des Macédoniens : " L'Achaïe, leur dis-je, est prête depuis l'an passé. " Et votre zèle a été un stimulant pour le plus grand nombre.
Toutefois je vous envoie les frères, pour que la fierté que nous tirons de vous ne soit pas réduite à néant sur ce point, et que vous soyez prêts, ainsi que je l'ai dit.
Autrement, si des Macédoniens venaient avec moi et ne vous trouvaient pas prêts, notre belle assurance tournerait à notre confusion, pour ne pas dire à la vôtre.
J'ai donc jugé nécessaire d'inviter les frères à nous précéder chez vous, et à organiser d'avance votre largesse déjà annoncée, afin qu'elle soit prête comme une largesse et non comme une lésinerie.
Songez-y: qui sème chichement moissonnera aussi chichement; qui sème largement moissonnera aussi largement.
Que chacun donne selon ce qu'il a décidé dans son cœur, non d'une manière chagrine ou contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
Dieu d'ailleurs est assez puissant pour vous combler de toutes sortes de libéralités afin que, possédant toujours et en toutes choses tout ce qu'il vous faut, il vous reste du superflu pour toute bonne œuvre,
selon qu'il est écrit : Il a fait des largesses, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
10 Celui qui fournit au laboureur la semence et le pain qui le nourrit vous fournira la semence à vous aussi, et en abondance, et il fera croître les fruits de votre justice.
11 Enrichis de toutes manières, vous pourrez pratiquer toutes les générosités, lesquelles, par notre entremise, feront monter vers Dieu l'action de grâces.
12 Car le service de cette offrande ne pourvoit pas seulement aux besoins des saints; il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu.
13 Ce service leur prouvant ce que vous êtes, ils glorifient Dieu pour votre obéissance dans la profession de l'Évangile du Christ et pour la générosité de votre communion avec eux et avec tous.
14 Et leur prière pour vous manifeste la tendresse qu'ils vous portent, en raison de la grâce surabondante que Dieu a répandue sur vous.
15 Grâces soient à Dieu pour son ineffable don !
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En poursuivant son propos sur l'entraide et les dons, Paul se tourne vers l'expérience spirituelle reflétée dans la tradition...  Lire la suite

En poursuivant son propos sur l'entraide et les dons, Paul se tourne vers l'expérience spirituelle reflétée dans la tradition des pauvres du Seigneur, pour lesquels la pauvreté était un état moins matériel que spirituel. C'est précisément dans leur milieu qu'est née la sentence que l'on rencontre dans le Livre des Psaumes: «celui qui a tout dépensé en donnant aux pauvres, sa justice demeure pour toujours» (v. 9). Apparemment, cette sentence n'entendait pas simplement l'aumône, mais l'aide aux communautés de pauvres et les dons pour les besoins communautaires. Et Paul, manifestement, voit justement dans ces dons, dont la pratique remonte peut-être à une très haute antiquité, un modèle d'entraide pour les chrétiens. Les membres des communautés des pauvres du Seigneur ne donnaient pas seulement par sentiment de justice purement humaine. Ils voyaient dans le fait du don, dans la disposition de l'homme à se séparer de ce qui lui appartient pour ses prochains, le signe de cette remise totale de soi à la volonté de Dieu sans laquelle il ne peut y avoir de vie spirituelle accomplie.

Pour Paul, ce qui importe avant tout est manifestement cette disposition spirituelle des chrétiens de Corinthe au don; il ne veut pas qu'ils perçoivent le don comme un simple devoir religieux qu'il faut accomplir dans la mesure où l'on est membre de telle ou telle Église. Car, dans ce cas, il s'agirait déjà d'une forme de contrainte, à laquelle l'homme consent bien sûr parce qu'il considère ce consentement comme son devoir, mais un tel don se trouverait privé de sens spirituel (v. 1-5). L'apôtre souligne spécialement que, du point de vue spirituel, du point de vue des relations qui unissent l'homme à Dieu et à ses prochains, seuls ont un sens les dons réellement volontaires, ceux que l'homme fait avec joie et de plein gré (v. 6-8).

Bien sûr, un don fait par sentiment de devoir religieux n'est pas non plus inutile. Mais pour qu'il devienne réellement utile spirituellement, il doit devenir une part du Royaume, et cela n'est possible que si le don s'accompagne d'une attitude correspondante envers celui à qui il est destiné. Or les relations des habitants du Royaume ne peuvent être fondées seulement sur le devoir; leur véritable fondement ne peut être que l'amour, la confiance et la gratitude. Dans le Royaume, personne ne doit rien à personne, mais chacun, par amour, est prêt à partager avec son prochain tout ce qu'il possède, et à remercier son prochain pour sa disposition à partager avec lui. Ce n'est pas un hasard si Paul accorde une attention particulière à la gratitude qui lie ceux qui reçoivent les dons aussi bien à Dieu qu'à ceux qui donnent (v. 12-15). Il comprend que c'est précisément en elle que s'incarnent les relations qui unissent entre eux les habitants du Royaume. Elles les unissent non par des obligations réciproques, mais par l'amour mutuel.

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