1 Or je dis: aussi longtemps qu'il est un enfant, l'héritier, quoique propriétaire de tous les biens, ne diffère en rien d'un esclave. |
2 Il est sous le régime des tuteurs et des intendants jusqu'à la date fixée par son père. |
3 Nous aussi, durant notre enfance, nous étions asservis aux éléments du monde. |
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale. |
6 Et la preuve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie: Abba, Père! |
7 Aussi n'es-tu plus esclave mais fils; fils, et donc héritier de par Dieu. |
8 Jadis, dans votre ignorance de Dieu, vous fûtes asservis à des dieux qui au vrai n'en sont pas; |
9 mais maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt qu'il vous a connus, comment retourner encore à ces éléments sans force ni valeur, auxquels à nouveau, comme jadis, vous voulez vous asservir? |
10 Observer des jours, des mois, des saisons, des années! |
Il n'est pas facile de répondre à la question de savoir comment nous vivons avant et après la conversion. Si nous regardons attentivement, dans quelle mesure nos paroles, nos actes, nos pensées et toute notre manière d'être diffèrent-ils de ce qu'ils étaient auparavant ? On pourrait penser que les changements devraient être saisissants, radicaux et immédiatement visibles de tous. Et même s'ils se produisent, veillons-nous vraiment à ne jamais redevenir ceux que nous étions ? Enfants et héritiers de Dieu, pouvons-nous retourner à l'idolâtrie ? Pouvons-nous considérer Dieu, qui dépasse notre entendement, comme une petite divinité que nous pourrions soumettre à nos caprices et à nos besoins ? Il est devenu notre Père, Il nous a admis auprès de Lui, et nous ne pouvons vivre en Lui et avec Lui qu'en nous rappelant chaque jour ce que nous avons quitté et où nous vivons désormais. Nous vivons dans Sa maison.
1 Or je dis: aussi longtemps qu'il est un enfant, l'héritier, quoique propriétaire de tous les biens, ne diffère en rien d'un esclave. |
2 Il est sous le régime des tuteurs et des intendants jusqu'à la date fixée par son père. |
3 Nous aussi, durant notre enfance, nous étions asservis aux éléments du monde. |
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale. |
6 Et la preuve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie: Abba, Père! |
7 Aussi n'es-tu plus esclave mais fils; fils, et donc héritier de par Dieu. |
8 Jadis, dans votre ignorance de Dieu, vous fûtes asservis à des dieux qui au vrai n'en sont pas; |
9 mais maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt qu'il vous a connus, comment retourner encore à ces éléments sans force ni valeur, auxquels à nouveau, comme jadis, vous voulez vous asservir? |
10 Observer des jours, des mois, des saisons, des années! |
Paul compare la condition de l’homme qui suit la Torah à la situation d’un esclave domestique qui peut être adopté et qui, dans ce cas, reçoit les mêmes droits que les fils nés du maître. Une telle pratique était connue dans la société juive, où l’esclave domestique était en fait un membre cadet de la famille et ne se distinguait du membre de la maison que par le fait que, au sens juridique, au sens de ses droits dans la maison, il ne devenait pour ainsi dire jamais adulte, demeurant toute sa vie le plus jeune et donc un membre inégal de la grande famille. L’homme qui suit la Torah se trouve dans la maison du Père céleste dans une situation à peu près semblable, tout simplement parce que la Torah ne peut lui donner davantage.
La Torah définit la responsabilité de l’homme devant Dieu sans lui accorder aucun droit, car l’homme ne peut avoir de droits devant Dieu par définition. L’homme se trouve simplement en plein pouvoir de Dieu, qu’il en soit conscient ou non. La Torah permet à l’homme de prendre conscience de l’évidence et, en perspective, de recevoir la liberté et la plénitude de la vie. Mais non au seul sens de la prise de conscience de sa responsabilité ; sinon la liberté ne serait qu’une nécessité comprise et acceptée comme inévitable.
La prise de conscience par l’homme de sa responsabilité n’est que le premier pas nécessaire, permettant de construire avec Dieu des relations conscientes comme avec son Père céleste. Dans ce processus de croissance spirituelle, la Torah cesse peu à peu d’être pour l’homme un code juridique ou moral et devient un impératif intérieur, une Torah intérieure qui détermine sa vie non plus de l’extérieur, mais de l’intérieur. Mais tant que le péché a encore quelque pouvoir sur l’homme, l’homme ne peut pas se confier pleinement à Dieu comme un fils, dans le cas normal, se confie à son père.
Dieu Lui-même doit faire le pas décisif vers l’homme afin de le délivrer du pouvoir du péché ; alors l’homme pourra devenir Torah vivante, alors il ne restera dans sa vie rien d’autre que ce qui détermine ses relations avec Dieu, leur donnant forme et qualité, de sorte que la Torah, comme quelque chose de distinct de l’homme lui-même, cesse d’exister, même comme impératif intérieur. C’est précisément ce pas vers les hommes que Dieu accomplit dans le Christ ; c’est pourquoi le retour à la Torah comme code moral ou comme système de prescriptions religieuses est, pour le chrétien, un pas en arrière sans équivoque, de la filiation vers l’esclavage, ce dont l’apôtre avertit les destinataires de sa lettre.
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale. |
6 Et la preuve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie: Abba, Père! |
7 Aussi n'es-tu plus esclave mais fils; fils, et donc héritier de par Dieu. |
En parlant de l'adoption comme état spirituel du chrétien, Paul prolonge d'une manière tout à fait inattendue la tradition liée aux paraboles du Sauveur lui-même et enracinée dans la prédication des derniers prophètes. Il s'agit de décrire les relations de l'homme avec Dieu à partir des relations familiales, tantôt conjugales, tantôt filiales. Déjà Osée disait que les relations entre Dieu et un homme particulier (ou même tout un peuple) ressemblent à des relations familiales, conjugales : dans une famille normale, personne ne s'appuie sur la loi ; le contrat de mariage est d'ordinaire signé en prévision d'un divorce, et les époux heureux y pensent rarement.
Il en va de même de l'alliance que le peuple juif a conclue avec Dieu : si l'on exige de Dieu ce qui est dû selon la loi, on risque de ne rien recevoir. Le peuple a trop souvent et trop gravement violé les lois qui étaient la condition de l'alliance pour pouvoir désormais compter sur quoi que ce soit. Mais si Dieu les traite comme Ses enfants, sans se régler sur la loi, en suivant seulement cet amour dont Il est plein même envers le pécheur, alors, peut-être, peut-on encore espérer quelque chose...
Dans les paraboles du Sauveur, ce thème « familial » se poursuit : dans la maison, on peut être esclave, salarié, fils du maître. L'esclave comme le salarié ne peuvent compter que sur ce qui leur revient selon la loi, et le salarié, selon la loi, peut recevoir davantage que l'esclave. Mais, dans certaines conditions, l'esclave peut être adopté : il s'agit en effet de l'esclavage patriarcal, où l'esclave ne se distinguait pas tellement du plus jeune membre de la famille.
Les Juifs n'ont jamais connu d'autre esclavage. L'esclave est membre de la maisonnée, le salarié est un étranger. L'étranger ne peut compter sur rien, tandis que le membre de la maisonnée a toujours une espérance. Paul ajoute ceci : selon la loi, nous sommes tous esclaves, mais il y a Celui qui peut nous aider à recevoir l'adoption, si nous le voulons et si nous nous adressons à Lui. Dans la maison du Père, on ne peut obtenir l'adoption autrement ; mais en s'adressant à Celui que le Père envoie pour libérer Ses esclaves, on peut cesser d'être esclave et devenir fils de son Père. Gratuitement. Et recevoir en héritage le Royaume. Gratuitement aussi. Non selon la loi, mais selon l'amour.
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale. |
6 Et la preuve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie: Abba, Père! |
7 Aussi n'es-tu plus esclave mais fils; fils, et donc héritier de par Dieu. |
Dans le cœur de chacun de nous vit l'Esprit de Dieu, par qui nous pouvons crier vers le Père. Nous oublions souvent que Dieu est notre Père ; souvent, nous ne comprenons tout simplement pas ce qu'est un père. Mais nous oublions aussi que cette compréhension nous est donnée par le Saint-Esprit et que nous ne sommes pas obligés d'essayer d'y parvenir par nous-mêmes. Dans le monde actuel, beaucoup de gens grandissent sans père ; pour un nombre encore plus grand, le père communique peu avec ses enfants, vit loin de la maison, travaille trop, reste renfermé, et ainsi de suite. Beaucoup d'entre nous pensent que, pour ces raisons psychologiques, à cause d'une image faussée du père, nous ne pouvons apprendre à entrer en relation avec Dieu comme avec notre Père aimant ; et ils oublient complètement que l'Esprit de Dieu crie déjà en nous : « Abba, Père », c'est-à-dire : « Papa ».
Et si nous sommes enfants de Dieu, nous sommes aussi héritiers—héritiers de Son Royaume, héritiers de la lumière et de la joie. Nous avons quelque chose à attendre et en quoi espérer, car notre Père nous aime et a donné pour nous Son Fils Jésus-Christ afin que nous puissions Le suivre dans le Royaume.
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
5 afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale. |
Nous vivons dans une époque extraordinaire, plusieurs personnes avant Christ pouvaient seulement rêver et prier, pendant la période, que s’accomplissait le dessein de Dieu pour notre salut. Ce temps de plénitude, lorsque nous pouvons, comme des enfants, se réjouir. Même si nous ne savons pas l'adoption filiale, que nous a apportée le Christ, même si nous ne l'acceptons pas – la période même, dans lequel nous vivons, a changé. Et chaque jour qui commence, bien qu’il y aura en en ce jour et le bien, et le mal, reste le temps de l'espoir et de joie, dont Dieu a apporté dans le monde.
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
Nous ne pourrons jamais comprendre jusqu'au bout quel miracle s'est produit il y a deux mille ans. On peut seulement nommer quelques aspects de cet événement incompréhensible. Dans la Nativité, une révélation bouleversante de Dieu sur Lui-même nous est donnée : il apparaît que le Dieu unique a un Fils unique, et que cela ne contredit pas l'unité de Dieu. Mais, en outre, le Fils, étant « plus grand » que tout le monde, entre dans ce monde, s'y laisse contenir, en y venant comme un petit Enfant humain. Il naît dans ce monde comme tous les enfants, après avoir traversé toutes les étapes du développement intra-utérin, et c'est Celui en qui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité. Il reçoit Son corps humain de la Vierge, qui a gardé sa virginité jusque dans la Nativité.
Ensuite, il apparaît que tous les temps ne se valent pas, puisqu'il existe une « plénitude du temps » : ce moment où les siècles de soin de Dieu pour l'éducation de l'homme conduisent à l'apparition, dans ce monde qui gît dans le mal, d'une jeune Vierge capable de recevoir en elle toute la plénitude de la grâce de Dieu... On pourrait encore énumérer et énumérer... Mais il vaut mieux simplement se réjouir de ce miracle et porter cette joie à tous les hommes, qui ont tant besoin de joie.
4 Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la Loi, |
Nous ne pourrons probablement jamais comprendre jusqu'à la fin, quel miracle s'est produit il y a deux mille ans. On peut seulement nommer certaines parties de cet événement inconcevable. Une révélation saisissante de Dieu sur Lui-même nous est donnée a travers la Naissance: il s’avère que l’Unique Dieu a un Fils Unique, et cela ne contredit pas l'unité du Dieu. Mais, outre cela, le Fils, étant «plus» que ce monde, entre, abrite ce monde, venant comme un Bébé humain. Il naît dans ce monde, comme tous les enfants, ayant passé tous les stades du développement in utero, - et c'est celui, en Qui toute la plénitude de la Divinité habite en chair. Il accepte le corps humain de la Vierge, qui a gardé sa virginité même dans la Naissance.
Il s’avère ensuite que le temps des temps est désaccord, une fois qu’existe «la plénitude du temps» - ce moment, lorsque la préoccupation de plusieurs siècles de Dieu sur l'éducation de l’homme amène à l'apparition dans ce monde se trouvant dans le mal d'une telle jeune Vierge, qui a pu accepter en elle toute la plénitude de la grâce de Dieu... On peut continuer à énumérer et énumérer... Mais il est simplement mieux de se réjouir de ce miracle et apporter cette joie à tous les gens, si nécessiteux en la joie.
7 Aussi n'es-tu plus esclave mais fils; fils, et donc héritier de par Dieu. |
Bon don de Dieu, manifesté en le Christ et proposé à chacun de nous, - il est unique pour chacun. Le Christ a des relations uniques avec chacun de nous, et c'est pour quoi Son don est unique. Et puisque ces dons sont qualitativement divers, il est impossible de les comparer d'après le type "plus-peu" ou "pis-meilleur". Quel don est en effet plus ou meilleur – une bonne audition ou l'habilité dans les mouvements? Nous ne devons pas condamner de la hauteur de notre don ceux qui n’ont pas ce don, mais il faut apprendre à combiner les "plus" de chaque don dans notre vie-existence commune. Et Ce sera une Église authentique, le Corps de Christ, où tous les organes se servent les uns les autres et servent l'unité totale de toute la plénitude du don accepté par eux.
9 mais maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt qu'il vous a connus, comment retourner encore à ces éléments sans force ni valeur, auxquels à nouveau, comme jadis, vous voulez vous asservir? |
N’avez-vous pas rencontré des chrétiens, pour qui la vie est réduite à la composition des interdictions: il ne faut pas ceci, il ne faut pas cela? Pour les gens, l'image extérieure du chrétien "idéal" se forme de massive négations: ne pas boire, ne pas fumer, "ne pas se promener", ne.pas…, ne.pas…, ne.pas…. Et bien que toutes ces négations soient justes, mais est-ce que tout l'essentiel est dans la soumission à ces interdictions?
Mais il y a encore un autre cote. N’avez-vous pas rencontré des chrétiens croyant sérieusement à l'astrologie, l'occultisme, le yoga, la métempsycose, l'OVNI etc., et en outre il{le chrétien} n'est pas juste les intéressés, mais croit? Certains diront que c’est «si intéressant», d’autres - que c'est utile pour la santé, d’autres encore - que c’est "spirituel"....
Il nous est donné un grand bonheur de communiquer avec Dieu, de participer à Sa vie éternelle déjà ici et maintenant. Faut-il réduire cette vie aux interdictions et intérêts, faut-il s'asservir d’eux?
9 mais maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt qu'il vous a connus, comment retourner encore à ces éléments sans force ni valeur, auxquels à nouveau, comme jadis, vous voulez vous asservir? |
N’avez-vous pas rencontré des chrétiens, pour qui la vie est réduite à la composition des interdictions: il ne faut pas ceci, il ne faut pas cela? Pour les gens, l'image extérieure du chrétien "idéal" se forme de massive négations: ne pas boire, ne pas fumer, "ne pas se promener", ne.pas…, ne.pas…, ne.pas…. Et bien que toutes ces négations soient justes, mais est-ce que tout l'essentiel est dans la soumission à ces interdictions?
Mais il y a encore un autre cote. N’avez-vous pas rencontré des chrétiens croyant sérieusement à l'astrologie, l'occultisme, le yoga, la métempsycose, l'OVNI etc., et en outre il{le chrétien} n'est pas juste les intéressés, mais croit? Certains diront que c’est «si intéressant», d’autres - que c'est utile pour la santé, d’autres encore - que c’est "spirituel"....
Il nous est donné un grand bonheur de communiquer avec Dieu, de participer à Sa vie éternelle déjà ici et maintenant. Faut-il réduire cette vie aux interdictions et intérêts, faut-il s'asservir d’eux?
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||