13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons, |
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous. |
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l'action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu. |
16 C'est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s'en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. |
17 Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, |
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. |
1 Nous savons en effet que si cette tente - notre maison terrestre - vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l'œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n'est pas faite de main d'homme, dans les cieux. |
Dans son regard sur l’histoire, l’humanité n’a jusqu’à présent rien inventé qui dépasse l’alternative entre progressisme et catastrophisme. De même, dans son regard sur l’homme, nous nous tenons devant le choix entre philanthropie et misanthropie. Il est facile de constater que le regard sur l’histoire est naturellement corrélé au regard sur l’homme : le misanthrope croira difficilement au progrès menant au bonheur et à la prospérité universels, tandis que celui qui croit que l’homme est bon à l’origine croira presque certainement qu’il n’y a pas de problèmes insolubles dans la vie de l’humanité et que le bonheur universel est atteignable, au moins en principe.
Le regard biblique sur l’histoire, lui, est antinomique : d’une part, toute l’histoire de l’époque chrétienne n’est rien d’autre que l’histoire du Royaume qui vient et se révèle de plus en plus, dont la projection dans le monde non transfiguré est l’histoire de la justice chrétienne, ou, comme on l’appelle habituellement, de la sainteté chrétienne ; d’autre part, toute l’histoire du monde « chrétien » est l’histoire du mal dans lequel, selon la parole de l’Évangile, le monde gît et qui se manifeste dans l’histoire « chrétienne ». Le regard de la Bible sur l’homme est tout aussi antinomique : d’une part, le chemin de la justice a toujours été ouvert à l’homme, et Dieu a donné à Son peuple la Torah comme guide sur ce chemin ; d’autre part, comme Dieu le dit par l’auteur du Prologue de la Genèse, « toutes les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse », et l’on ne peut rien y faire avant la complète transfiguration de la nature humaine. Ainsi apparaît-il que la venue du Royaume, ni dans la vie d’un homme particulier ni dans l’histoire de l’humanité, ne ressemble en rien au progrès dont ont tant rêvé les philanthropes de tous les temps et de tous les peuples, convaincus que les améliorations graduelles de la technique comme des mœurs conduiraient finalement l’humanité à l’âge d’or.
Au contraire, la venue du Royaume suppose la polarisation des forces qui s’opposent : les forces du Royaume et les forces de ce mal dans lequel le monde gît. Dans l’histoire de l’humanité comme dans la vie de chaque homme. Et plus un tel homme s’enracine dans la vie du Royaume, plus se manifeste nettement dans sa vie, intérieure comme extérieure, le mal lié à sa nature déchue. Comme dans l’humanité au cours de l’histoire mondiale, il ne surgit évidemment pas de nouveau d’on ne sait où, ni même n’augmente en taille ; il devient simplement plus visible, de même que son opposition devient plus visible.
Mais cette opposition est d’autant plus repoussée vers l’« extérieur », vers la périphérie de la vie, que celui qui cherche le Royaume s’enracine davantage dans sa vie. Alors il reste de moins en moins de périphérie, elle disparaît progressivement, tandis que l’intérieur, ce en quoi se manifeste la vie du Royaume, devient de plus en plus vaste. Seulement, ce processus ne peut s’achever dans le monde non transfiguré et atteint par le mal. Il s’achève dans le Royaume, et celui qui ne voit pas le Royaume ne voit pas non plus son achèvement. Achèvement qui coïncide avec le triomphe du Royaume et la complète transfiguration de la création.
1 Nous savons en effet que si cette tente - notre maison terrestre - vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l'œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n'est pas faite de main d'homme, dans les cieux. |
Les commentateurs chrétiens interprétaient les mots de Paul concernant la tente terrestre différemment. Pour les uns elle s'associait à la vie terrestre en général, avec cette maison terrestre, qui tôt ou tard l’homme devra quitter, les autres voyaient en cette tente le corps non transformé, qui est appelé à changer, et que viendra un corps nouveau transformé par le souffle de Dieu. Dans un certain sens, il est probablement juste et l'un et l'autre.
Et il est nécessaire de prêter tout de même attention au fait que le mot grec traduit d'habitude en français comme «hutte» ou «tente», dans les traductions grecques des livres de l'Ancien Testament est de la même racine que le mot «tabernacle», désignant cette cahute sacrée, qui pour les Juifs à la longueur des décennies était le seul sanctuaire. Ce sens ne disparaît pas aussi dans les textes du Nouveau Testament: Jean par exemple dit que la Parole «s'est installé parmi nous dans la tente» (ou dans «le tabernacle»; la traduction Bible de Jérusalem propose dans ce cas «a habité parmi nous»). Dans un tel contexte et les mots de Paul acquièrent un sens spécial.
Il commence déjà à s’agir non seulement de la vie terrestre ou du corps non transformé, mais, peut-être, en premier lieu des chrétiens, comme des sanctuaires vivants, probablement, approximativement au même sens, dans lequel dans un autre message Paul compare les chrétiens au Temple, où demeure le souffle de Dieu. Et alors il se trouve que toute la vie du chrétien, actuelle et futur, est définie par la mesure de sa participation à la vie du Royaume. Au fait, il s’agit déjà non pas de deux différentes vies, mais d’une, qui, commençant dans le monde non transformé dans le corps non transformé, se prolonge après dans le monde transformé dans des formes correspondantes à ce monde transformé.
Probablement, il ne peut pas être autrement dans le Royaume: car le Royaume pour le chrétien n’est pas le futur, mais le présent; et pour le reste il s’agit non pas de l'essentiel, mais seulement des formes. Comme le monde change, se transformant et devenant de plus en plus une partie du Royaume, se transforme aussi, en devenant de plus en plus une partie du Royaume, et la vie de chacun de ses habitants. L'essentiel reste en outre invariable : peu importe quelle était la forme, le chrétien vit toujours la vie du Royaume, respire son souffle, et en témoigne au monde. Et la forme et les délais de son changement sont définis par Dieu.
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons, |
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous. |
La foi en la résurrection générale est apparue dans le peuple de Dieu pas immédiatement. Il est peut-être impossible aujourd'hui de définir l'heure exacte de son apparition. Mais on peut dire avec certitude que pour cent ou deux cents ans avant encore l'arrivée du Christ elle était déjà répandue partout, ainsi certainement qu’à l'époque évangélique. Mais les représentations traditionnelles sur la résurrection générale supposaient que cette résurrection deviendra l'anticipation du dernier jugement et le jour de l'arrivée du Messie. Au propre, c’est notamment au Jugement que devait se décider, qui est digne d’entrer dans le Royaume, et qui ne l’est pas. L'apôtre nous propose une autre image de la résurrection générale. Comme on voit, il se base sur le fait que la résurrection du Christ n’est pas un certain événement surnaturel exclusif dans l'histoire, qu'elle marque par elle-même le début d’une autre histoire, l'histoire du Royaume entrant dans le monde.
Et toute cette histoire est la résurrection, la résurrection de ceux qui font avec le Christ ressuscité un tout spirituel, demeurant avec Lui dans le même Royaume. Ici, comme on voit, pour Paul se lient ensemble l'histoire du Royaume et les biographies spirituelles de ses concrets habitants: chaque chrétien traverse le chemin du Christ, le chemin des pertes locales, partielles et incomplètes, de la vie pour l'entrée dans une vie nouvelle, la vie du Royaume dans toute sa plénitude.
Et là-bas, dans le Royaume, il n'y a plus de temps historique, tel que nous le connaissons selon le monde non transformé: tous les ressuscités se lèvent en même temps devant Jésus, non parce que le temps est illusoire, mais parce que le monde, devenant le Royaume dans toute la plénitude, se réunit autour de son centre — le Christ ressuscité, Qui est la base de toute l'histoire et de toute la vie du Royaume. Ainsi le triomphe du Christ devient le triomphe du Royaume, et le triomphe du Royaume — le triomphe de tout un chacun, qui y est impliqué.
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous. |
Cette idée, l’une des idées centrales dans cette épître de l'apôtre de Paul, nous ouvre le dessein de Dieu pour notre salut. L'apôtre le voit plus en détail comme suit. Premièrement, à la base de tout le dessein se trouve l’Incarnation du Fils de Dieu et la création de l'Église.
Quand le Fils de Dieu a partagé volontairement avec nous notre nature humaine et notre vie humaine, devenant ainsi semblable à nous en tout, sauf le péché, Il nous a alors donné la possibilité d'être ensemble, avec Lui.
Ce «ensemble» est quelque chose d’assez mystérieux; Dieu Lui-même parle de cela «Demeurez en moi, comme le sarment demeure sur la vigne». Mais l'apôtre Paul, selon d'anciens manuscrits, sous-entendait le sens simple de ce mot, et a écrit «avec Jésus», au lieu de «par Jésus».
Ensuite, dans le dessein de Dieu, selon Paul, les gens demeurant ensemble avec Jésus, deviennent les participants de Sa résurrection. L'icône de la descente aux enfers, sur laquelle le Seigneur par les mains tire du tombeau Adam et Eve parle de cela le plus clairement. La Bible appelle souvent le Christ Pasteur des gens, et à l'est le Pasteur va devant le troupeau, lui frayant le passage.
Voici, proprement dit, pourquoi l'Église, qui ne représente pas juste un institut social, une «organisation religieuse» dans les termes du droit civil, mais le vrai Corps du Christ, est si signifiante pour nous. Le secret de l’union avec Christ dans le baptême nous donne ce merveilleux espoir.
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l'action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu. |
Toute l'histoire chrétienne est en grande partie, si ce n’est pas en général, l'histoire du sermon. Mais il faut reconnaître que ce sermon n'était pas fructueux dans toutes les époques. Pourquoi ainsi ? Plusieurs ont tenté de répondre à cette question, et les réponses contenaient assez souvent une analyse théologique assez profonde de la question, qui cependant n'amenait pas toujours les auteurs de ce genre d’études à une réponse univoque. Cependant, trouver la réponse n’aurait pas du tout été difficile, si nous réfléchissions seulement sérieusement, qui et quoi nous prêchons, de quoi et de qui nous témoignons.
Qu’est-ce que Jésus Lui-même prêchait pendant Son service terrestre ? Une nouvelle religion ? Une nouvelle morale ? Une nouvelle théologie ? Non. Il prêchait seulement une chose : le Royaume, qui, par Ses propres mots, «est tout proche». Et Il n’a pas laissé sur terre une communauté des prêcheurs de la nouvelle religion, de la nouvelle morale ou de la nouvelle théologie, mais plutôt une communauté d’hommes, qui, en demeurant avec Lui en communication constante, deviendront les habitants de ce Royaume, de la proximité dont Il a témoigné, en vue de porter ce Royaume au monde.
Les chrétiens sont les témoins du Royaume, dans lequel ils vivent, et de Celui, qui a apporté le Royaume dans le monde. Certes, les chrétiens peuvent témoigner d’autres choses aussi, ils peuvent tout à fait raconter au monde, par exemple, leurs découvertes dans le domaine de la théologie, ou leurs réflexions au sujet de la morale, ou leurs idées politiques inspirées par la lecture de la Torah ou de l'Évangile. Ils peuvent aussi raconter au monde cette nouvelle religiosité, qui a grandi sur la base chrétienne pendant les deux derniers millénaires.
Mais, en racontant tout cela, il est important de se rendre compte qu’un tel témoignage n’est pas un témoignage proprement chrétien, et non parce qu'il contredit l'Évangile (le chrétien ne peut et doit pas admettre une telle contradiction par définition), mais parce qu'il n'a pas de relation directe ni avec Christ, ni avec ce Royaume, de la proximité dont Il parlait. Et aujourd'hui les hommes, pour la plupart, n’ont pas besoin de nouvelles idées et conceptions. Ils ont besoin du Christ vivant. Et du Royaume, qu'Il a apporté au monde.
16 C'est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s'en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. |
Regardant l'histoire de l'humanité, on n'a rien inventé jusqu'ici qui sortirait du cadre de l'alternative du progressisme ou du catastrophisme. De même aussi en regardant l’homme nous sommes devant le choix entre la philanthropie et la misanthropie. Il est facile de se persuader que le regard sur l'histoire est corrélé naturellement avec le regard sur l’homme: le misanthrope croira à peine au progrès conduisant à la prospérité et au bonheur général, et celui qui croit que l’homme est initialement bon, croira presque certainement et au fait que dans la vie de l'homme il n'y a pas de problèmes insolubles et le bonheur général est accessible, ne serait-ce qu’en principe.
Le regard biblique sur l'histoire est antinomique : d'une part, toute l'histoire de l'époque chrétienne n’est rien d'autre que l'histoire de la venue du Royaume, se révélant de plus en plus, dont la projection dans le monde non transformé est l'histoire de la justice chrétienne (ou comme on l'appelle d'habitude, la sainteté chrétienne); D'autre part, toute l'histoire du monde «chrétien» est l'histoire de ce mal, dans lequel, selon la parole de l'Évangile, se trouve le monde et qui se manifeste dans l'histoire «chrétienne». Est aussi antinomique le regard de la Bible sur l’homme: d'une part, dans toutes les époques a été ouverte à l’homme la voie de la justice, et Dieu a donné à Son peuple la Torah, comme guide sur cette voie; d'une autre part, comme dit Dieu à travers l'auteur du Prologue du Livre de Genèse «toutes les intentions du coeur humain sont mauvaises dès son enfance», et on ne peut rien faire de cela avant la transfiguration complète de la nature humaine.
Ainsi il se trouve que la venue du Royaume ni dans la vie d’un homme, ni dans l'histoire de l'humanité ne rappelle pas du tout ce progrès, dont rêvaient tant les philanthropes de tous les temps et tous les peuples, étant sûrs que les perfectionnements graduels de la technique, comme des moeurs amèneront finalement l'humanité à l'âge d'or. Au contraire, la venue du Royaume suppose la polarisation des forces s’opposant les unes contre les autres, les forces du Royaume et les forces de ce mal, dans lequel est le monde.
Dans l'histoire de l'humanité, comme dans la vie d’un individu. Et plus un tel individu s'enracine dans la vie du Royaume, plus considérablement se manifeste dans sa vie (intérieure, comme extérieure) ce mal, qui est lié à sa nature déchue. Comme dans l'humanité au cours de l'histoire mondiale, il n'apparaît pas bien sûr de nouveau de nulle part et n'augmente même pas en quantité, il devient simplement plus visible, tout comme devient aussi plus visible son opposition.
Mais plus cette opposition est repoussée vers «l’extérieur», sur la périphérie de la vie, plus celui qui cherche le Royaume s'enracine dans sa vie. Et alors la périphérie reste moins, elle disparaît graduellement, et l’intérieur, ce dans quoi se manifeste la vie du Royaume est plus. Voici seulement ce processus ne peut pas s'achever dans le monde non transformé et frappé par le mauvais. Il s'achève dans le Royaume, et celui qui ne voit pas le Royaume, ne voit pas aussi son achèvement. Achèvement coïncidant avec le triomphe du Royaume et la transfiguration complète de la création.
17 Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, |
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. |
L'apôtre Paul parle de «légères tribulations» tandis qu’il subissait en réalité de très lourdes épreuves, peu de gens peut subir de telles épreuves. Il explique lui-même, de quoi il s’agit, disant qu’il voit ses souffrances transformées.
L'apôtre les voit déjà terminées, voit comment est leur fruit - la gloire, les voit du point de vue de l'éternité, puisqu’aujourd’hui déjà – Dieu voit notre souffrance - lorsqu’on a mal et il semble que cela ne s'achèvera jamais. Ce mal finira, et sera revêtu de gloire, tout comme la Croix du Christ s'achève par la Résurrection. Et on peut déjà s'approcher aujourd’hui d'une telle vision, si on ne regarde pas «aux choses visibles, mais aux invisible».
On ne peut regarder à l’invisible que par la foi, dont l’apôtre Paul définit comme « la preuve des réalités qu’on ne voit pas» (Heb. 11:1 : «la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas»).
La foi allège nos souffrances et tout ce que comprend notre vie. C’est seulement par la foi, en regardant l’invisible, c'est-à-dire en gardant dans notre cœur, comme le plus grand bijou la confiance en Dieu - le Créateur, Prometeur de tout ce qui est sur terre et le Rédempteur, que nous gagnons la vue, devenons capable de voir le sens de nos tribulations, et de nos joies.
Seulement par la foi nous pouvons nous lever jusqu'à la hauteur du dessein Divin et les voies Divines de dispensation, jusqu'au support ferme, solide, qui n'est pas exposé au temps, ne disparaît pas, ne change pas, ne trompe pas, parce que c'est Dieu.
17 Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, |
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. |
L'apôtre Paul parle de «légères tribulations» tandis qu’il subissait en réalité de très lourdes épreuves, peu de gens peut subir de telles épreuves. Il explique lui-même, de quoi il s’agit, disant qu’il voit ses souffrances transformées.
L'apôtre les voit déjà terminées, voit comment est leur fruit - la gloire, les voit du point de vue de l'éternité, puisqu’aujourd’hui déjà – Dieu voit notre souffrance - lorsqu’on a mal et il semble que cela ne s'achèvera jamais. Ce mal finira, et sera revêtu de gloire, tout comme la Croix du Christ s'achève par la Résurrection. Et on peut déjà s'approcher aujourd’hui d'une telle vision, si on ne regarde pas «aux choses visibles, mais aux invisible».
On ne peut regarder à l’invisible que par la foi, dont l’apôtre Paul définit comme « la preuve des réalités qu’on ne voit pas» (Heb. 11:1 : «la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas»).
La foi allège nos souffrances et tout ce que comprend notre vie. C’est seulement par la foi, en regardant l’invisible, c'est-à-dire en gardant dans notre cœur, comme le plus grand bijou la confiance en Dieu - le Créateur, Prometeur de tout ce qui est sur terre et le Rédempteur, que nous gagnons la vue, devenons capable de voir le sens de nos tribulations, et de nos joies.
Seulement par la foi nous pouvons nous lever jusqu'à la hauteur du dessein Divin et les voies Divines de dispensation, jusqu'au support ferme, solide, qui n'est pas exposé au temps, ne disparaît pas, ne change pas, ne trompe pas, parce que c'est Dieu.
17 Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, |
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. |
L'idée selon laquelle les tribulations, endurées par les chrétiens dans ce monde, deviennent dans le Royaume leur gloire, est déjà probablement devenue un lieu commun. Et pourtant: que veut dire l'apôtre, parlant des tribulations, qui dans «l’invisible», dont il faut seulement regarder et dont il faut uniquement avoir en vue, se retournent en gloire? Ses mots ne signifient-ils que dans la vie éternelle, dans la plénitude du Royaume «personne n'est oublié, rien n'est oublié», et chaque exploit de la foi de chaque chrétien recevra dans sa nouvelle vie l'estimation digne? Probablement, et cela aussi. Mais seulement cela? Qu'est-ce que c'est, en réalité, cette gloire, dont écrit Paul? La grandeur, la célébrité ? Probablement, non tout de même.
Au moins, dans les livres bibliques de langue grecque ce mot correspond à celui juif, qui désigne la gloire, comme la présence de Dieu, cette présence rayonnante, qui accompagnait le peuple juif tout au long de son histoire, commençant par l’Exode. Et si nous parlons d’une telle gloire, alors il faut déjà parler non de la mémoire et même pas des récompenses, ici il ne s’agit pas de l'encouragement des héros, même ceux qui l'ont tout à fait mérité. Il faut parler ici de cette mesure de la plénitude de la présence de Dieu, qui est donnée à l’homme qui cherche le Royaume et se joint à lui.
Et alors il s’avère que ces persécutions et tribulations, qu’endure le chrétien pour sa foi et pour sa fidélité, ouvrent non seulement à lui-même la plénitude de la vie du Royaume, mais aussi le sanctifient, faisant un porteur vivant de cette présence de Dieu, qui pendant des siècles accompagnait le peuple de Dieu et qui pénètre le Royaume. Et le problème ici n’est pas dans le fait que les tribulations en elles-mêmes rapprochent l’homme du Royaume.
Le problème est en ce que le Sauveur Lui-même avait déjà parlé, rappelant l'inévitabilité des persécutions : ces persécutions sont une sorte de compas montrant que le persécuté n'a pas fait fausse route. Bien sûr, ces persécutions peuvent prendre de différentes formes, mais l'aversion par le monde déchu de ceux qui apportent à ce monde la présence de Dieu, était, est et sera, sinon le monde déchu cesserait d'être soi-même.
Viendra le temps, lorsque ça se passera ainsi, le jour du triomphe du Royaume, quand ses habitants et les porteurs de la gloire de Dieu deviendront dans le monde les siens. Mais pour cela le monde doit entièrement se transformer, sa nature elle-même doit devenir autre, transparente pour l'action du souffle de Dieu et lui obéissant entièrement. Mais pour le moment le conflit est inévitable, et «une légère tribulation» ouvre «une masse éternelle de gloire». «Légère» parce que tout ce qui est lié à la nature déchue du monde non transformé, est passager. «Masse éternelle» parce que le Royaume est pour toujours.
1 Nous savons en effet que si cette tente - notre maison terrestre - vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l'œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n'est pas faite de main d'homme, dans les cieux. |
2 Aussi gémissons-nous dans cet état, ardemment désireux de revêtir par-dessus l'autre notre habitation céleste, |
3 si toutefois nous devons être trouvés vêtus, et non pas nus. |
4 Oui, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés; nous ne voudrions pas en effet nous dévêtir, mais nous revêtir par-dessus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. |
5 Et Celui qui nous a faits pour cela même, c'est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l'Esprit. |
6 Ainsi donc, toujours pleins de hardiesse, et sachant que demeurer dans ce corps, c'est vivre en exil loin du Seigneur, |
7 car nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision... |
8 Nous sommes donc pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur. |
9 Aussi bien, que nous demeurions en ce corps ou que nous le quittions, avons-nous à cœur de lui plaire. |
10 Car il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun recouvre ce qu'il aura fait pendant qu'il était dans son corps, soit en bien, soit en mal. |
Pour l'apôtre, la vie chrétienne est une dans toute sa plénitude et à toutes ses étapes. Avant la venue du Christ, la vie de tout homme se divisait nettement en «avant» et «après», en vie et en après-mort, qu'on ne pouvait appeler vie au plein sens du terme, même avec le regard le plus optimiste. Pour la plupart, l'après-mort signifiait le monde des ombres, où il n'y a pas de vie, mais seulement son apparence, où l'homme se change en sa propre ombre, oubliant la vie terrestre et perdant presque la conscience de sa propre existence.
Il existait certes des visions moins pessimistes de l'après-mort, qui supposaient l'immortalité de l'âme et la rétribution après la mort, mais il s'agissait tout de même seulement de l'âme, non de l'homme tout entier. Paul, lui, parle d'autre chose. Il ne part pas de l'espérance en l'immortalité de l'âme, mais de l'attente de la résurrection de l'homme tout entier, complètement et pleinement. Et pour lui, ce processus est déjà devenu réalité avec le Royaume entré dans le monde.
Pour l'homme qui vit de la vie du Royaume, la différence entre «avant» et «après», si elle ne disparaît pas tout à fait, cesse d'être essentielle. La vie du Royaume est une, et l'homme qui y participe n'est déjà plus soumis à la mort sous la forme où elle existe dans le monde déchu. Certes, puisque le Royaume n'est pas encore entré dans le monde jusqu'au bout, l'homme ne peut pas être entièrement libre de la mort. Cela concerne d'abord le corps physique, qui, dans son état déchu, peut devenir un obstacle entre l'homme et Dieu.
Cela n'avait pas été voulu ainsi: Dieu a créé l'homme pour qu'il puisse demeurer avec Lui dans la plénitude de la communion. Mais après la chute, tout est devenu différent, et cette corporéité qui était auparavant le lieu de la rencontre entre l'homme et Dieu est devenue maintenant un obstacle qui sépare l'homme de Dieu. Un obstacle, certes, surmontable, mais assez visible pour qu'il soit impossible de l'ignorer. C'est pourquoi l'apôtre dit que la plénitude de la communion avec Dieu suppose la libération du corps dans son état actuel, non au sens d'un abandon complet du corps, mais au sens de sa transfiguration, d'un changement de sa nature tel qu'il n'entrave plus la communion avec Dieu, mais au contraire la favorise.
Quoi qu'il en soit, cette communion avec Dieu ne commence pas quelque part dans un autre monde ni un jour après la mort, mais ici et maintenant. La première étape du chemin vers le Royaume commence quand l'homme décide de suivre le Christ et entre dans l'Église. Et dès cette première étape, il se décide bien plus de choses qu'on ne pourrait le croire en regardant l'homme déchu.
À la première étape se détermine ce que seront les étapes suivantes, sinon entièrement, du moins en grande partie. C'est Dieu qui prépare à l'homme la demeure céleste; mais le vêtement que portera l'homme lorsqu'il se trouvera au seuil de cette demeure, il se le prépare lui-même pendant sa vie terrestre. La vie dans le Royaume commence ici et maintenant, et c'est ici et maintenant que se décide ce que nous deviendrons ensuite, à l'étape suivante de notre chemin. Voilà ce que l'apôtre rappelle aux lecteurs de sa lettre.
7 Mais ce trésor, nous le portons en des vases d'argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. |
8 Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés; |
9 persécutés, mais non abandonnés; terrassés, mais non annihilés. |
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. |
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle. |
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. |
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons, |
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous. |
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l'action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu. |
16 C'est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s'en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. |
17 Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, |
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. |
Poursuivant son propos sur le ministère du témoin, Paul souligne tout particulièrement la nécessité de déplacer le centre de l'attention des auditeurs de la personne du témoin vers Dieu et vers le Christ, afin que personne n'attribue au témoin lui-même, comme à un homme, la force de Dieu et le souffle du Royaume (v. 7). C'est précisément de ce point de vue que l'apôtre considère les persécutions et les oppressions qui s'abattaient souvent sur lui-même comme sur ses compagnons (v. 8–9). Bien sûr, le témoignage d'un véritable témoin ne deviendrait pas faux ni moins significatif, même s'il était entouré d'honneur et de respect. Mais dans ce cas il existerait toujours le danger que ce qui agit sur les esprits et les coeurs des auditeurs ne soit pas tant le témoignage lui-même que des facteurs accessoires : l'influence de la personnalité du témoin, le respect général qui lui est accordé, la force de l'opinion publique.
Évidemment, cette influence n'est pas dangereuse en elle-même, du moins tant qu'elle oriente l'homme dans la bonne direction. Mais dans un tel état des choses, une certaine forme d'illusion sur soi reste toujours possible, lorsque l'homme se considère (parfois très sincèrement) comme chrétien non parce qu'il cherche le Royaume et est prêt à suivre le Christ, mais parce qu'il s'est trouvé sous le charme de la personnalité d'un leader spirituel connu, respecté et peut-être réellement remarquable. Suivre un prédicateur persécuté ou, du moins, impopulaire est toujours psychologiquement plus difficile ; mais dans ce cas les chances que celui qui le suit partage les valeurs et les convictions de son leader, et ne cède pas simplement à son charme, sont tout de même nettement plus élevées (bien qu'il existe, bien sûr, des exceptions).
Mais autre chose est également important : le témoignage du Royaume là et alors où, semble-t-il, il n'y a déjà plus aucun espoir non seulement du triomphe des idées défendues par le prédicateur, mais même simplement d'une issue favorable (v. 10–12). Dans une telle situation, la réalité du Royaume est soit vécue avec une intensité extrême, soit, si elle reste pour les auditeurs une simple abstraction, elle n'est pas vécue du tout. Ce n'est pas par hasard que Paul dit que la mort qui atteint l'apôtre et ses compagnons se transforme en plénitude de la vie du Christ et du Royaume pour ceux auprès de qui ils témoignent, y compris les chrétiens de Corinthe (v. 12). Rien ne convainc autant que le triomphe du Royaume qui se révèle dans la vie du témoin persécuté (v. 13–15). C'est cela qui empêche Paul de se décourager : car il vit réellement ce triomphe pendant les persécutions, voyant le Royaume s'élargir et accueillir toujours de nouveaux habitants (v. 16–18).
7 Mais ce trésor, nous le portons en des vases d'argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. |
8 Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés; |
9 persécutés, mais non abandonnés; terrassés, mais non annihilés. |
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. |
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle. |
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. |
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons, |
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous. |
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l'action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu. |
L'Épître aux Corinthiens parle non seulement du danger de la voie chrétienne, mais aussi de souffrance et de mort, sans aucune récompense évidente. Car le seul motif se révèle être le désir « que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle », tandis que « le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude ». Comme tout cela est loin de nos conceptions habituelles de la vocation de l'homme, de son accomplissement dans cette vie et, enfin, de la gloire!
1 Voilà pourquoi, miséricordieusement investis de ce ministère, nous ne faiblissons pas, |
2 mais nous avons répudié les dissimulations de la honte, ne nous conduisant pas avec astuce et ne falsifiant pas la parole de Dieu. Au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons à toute conscience humaine devant Dieu. |
3 Que si notre Évangile demeure voilé, c'est pour ceux qui se perdent qu'il est voilé, |
4 pour les incrédules, dont le dieu de ce monde a aveuglé l'entendement afin qu'ils ne voient pas briller l'Évangile de la gloire du Christ, qui est l'image de Dieu. |
5 Car ce n'est pas nous que nous prêchons, mais le Christ Jésus, Seigneur; nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à cause de Jésus. |
6 En effet le Dieu qui a dit : Que des ténèbres resplendisse la lumière, est Celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ. |
7 Mais ce trésor, nous le portons en des vases d'argile, pour que cet excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. |
8 Nous sommes pressés de toute part, mais non pas écrasés; ne sachant qu'espérer, mais non désespérés; |
9 persécutés, mais non abandonnés; terrassés, mais non annihilés. |
10 Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps. |
11 Quoique vivants en effet, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre chair mortelle. |
12 Ainsi donc, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. |
13 Mais, possédant ce même esprit de foi, selon ce qui est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons, |
14 sachant que Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus, et nous placera près de lui avec vous. |
15 Car tout cela arrive à cause de vous, pour que la grâce, se multipliant, fasse abonder l'action de grâces chez un plus grand nombre, à la gloire de Dieu. |
16 C'est pourquoi nous ne faiblissons pas. Au contraire, même si notre homme extérieur s'en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. |
17 Car la légère tribulation d'un instant nous prépare, jusqu'à l'excès, une masse éternelle de gloire, |
18 à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles. |
Que signifie être un chrétien parfait ? Dans le chapitre précédent, Paul parle de la relation nouvelle et vivifiante de l’homme avec Dieu. Que devient donc celui dont le voile est tombé du cœur, qui, en connaissant le Christ, reçoit la liberté et une grande assurance et se transforme à son image ? Peut-être devient-il un modèle que beaucoup imitent et jouit-il de l’admiration et de la confiance universelles ? Peut-être acquiert-il une grande vitalité, réussit-il en tout, se développe-t-il et se réalise-t-il pleinement ? Peut-être avance-t-il avec assurance sur le chemin de la vie, où des cadeaux sont disposés ici et là...
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
Il n’y a pas de lecture pour dimanche
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||