12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. |
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. |
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix. |
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition. |
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. |
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen. |
En règle générale, ce n'est qu'en rencontrant un malheur, la maladie ou la mort que nous comprenons que nous ne marcherons pas éternellement sur cette terre. C'est alors que nous voyons clairement que « vivre pour vivre » n'a aucun sens. Ceux qui lisent l'Écriture reçoivent une possibilité supplémentaire de « rentrer en eux-mêmes », de revenir à la raison. Naturellement, rien ne garantit que toute personne qui prend la Bible en main entendra la Parole qui lui est adressée. Mais même si elle ne l'entend pas, « le colis arrivera plus tard » : le travail se poursuivra dans son cœur et son résultat se manifestera un jour. Le passage d'aujourd'hui appartient précisément à ces textes de l'Écriture qui nous rappellent que quelque chose nous attend après la mort. Il n'éveille pas seulement le « souvenir de la mort », mais nous appelle à la pureté et à la joie de la vie éternelle. Comme il serait bon de nous rappeler chaque jour, à chaque instant, que nous ne vivons pas seulement de ce qui arrive maintenant, mais que tout est orienté vers la vie éternelle. Ainsi, il est aussi plus facile de « marcher avec Dieu » (voir Gn 6:9), en nous souvenant toujours de sa présence.
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix. |
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
Il a probablement paru chez chaque chrétien (et chez chaque personne croyant en Dieu) ne serait-ce qu’une fois dans la vie la question: qu’est-ce que Dieu attend? Pourquoi Il n'intervient pas dans les événements ayant lieu sur la terre pour mettre de l'ordre, mettre fin au mal qui se produit ici, punir les pécheurs, récompenser les justes? Ou pourquoi Il n'a pas au moins fait le monde tel que chaque bien et chaque mal soient récompensés immédiatement et publiquement, de manière que chacun voit les conséquences du bien fait par le juste, ainsi que du mal fait par le pécheur? En effet, le monde aurait alors été mieux, et celui faisant le mal réfléchirait plusieurs fois s’il en vaut la peine! Et peu de gens réfléchissent à autre chose: est-ce qu’il aurait eu plusieurs personnes qui pourraient espérer au salut avec un tel ordre des choses — ne serait-ce qu’à la survie physique? Car il n’y a pas d’hommes sans péchés sur terre, excepté un Seul, Qui a apporté au monde ce Royaume, qui peut être considéré comme la seule alternative à l’ordre existant des choses! Est-ce que pouvait se révéler ainsi immédiatement dans toute sa plénitude le Royaume apporté? En principe, bien sur, il aurait pu dans le monde déchu, dans tous les cas, on n’aurait pas trouvé les forces, capable d’empêcher cela. Voici seulement le seul habitant du Royaume dans ce cas aurait été Jésus Lui-même.
On n’aurait pas trouvé sur les autres, puisque le péché est incompatible avec le Royaume, et il n’y avait pas en ce temps là et il n’y a pas aujourd’hui dans le monde des gens sans péché, excepté Lui. Le seul moyen de sauver ceux qui cherchent le Royaume et ne peuvent pas y entrer à cause de leur péché, est d’étendre le processus de la transformation du monde et de l’homme. Et non parce que ce processus, étant étendu dans un siècle ou millénaire du temps terrestre, s’avère plus facile ou plus sans douleur, mais parce qu'il est impossible de le terminer, n'ayant pas attendu la libre autodétermination de chacun des vivants.
Une telle autodétermination peut bien sûr s’avérer et négative, l’homme libre a le droit de rejeter le Royaume et le salut, ici nous avons devant nous le verso de la liberté, pour ainsi dire, son envers. Mais chacun doit se décider, et ceci librement. Et il faut parfois beaucoup de temps pour une telle autodétermination, particulièrement si on prend en considération que la plupart des gens en raison notamment de leur nature déchue essaie autant que possible d’éviter la prise de décision, d’éviter de donner une réponse univoque et définitive. Et Dieu attend. Attend pour sauver tout le monde, qui peut être sauvé.
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition. |
Les chrétiens, de tout temps, ont aimé raisonner sur ce qu'ils appellent « l'enseignement de l'Église ». Et de tout temps il s'est trouvé des gens qui cherchaient à rendre cet enseignement unique, complet et univoque. Tel qu'on puisse y trouver facilement la réponse à toute question surgissant, et une réponse parfaitement claire, ne permettant aucune interprétation ambiguë. Tel que plus personne n'ait le moindre doute. Mais, à en juger par les paroles de Pierre, dans cette Église que la Sainte Écriture elle-même nous propose comme modèle, il n'en était nullement ainsi. Il n'y avait en elle aucune unanimité totale, aucune univocité. Même les apôtres eux-mêmes ne se comprenaient pas toujours et pas en tout.
Pour Pierre, certains passages des lettres de Paul étaient, manifestement, assez peu compréhensibles. Rien d'étonnant : Paul, qui avait reçu une véritable formation rabbinique, pensait parfois avec des images et des notions peu habituelles au simple pêcheur qu'était Pierre. Pourtant cela ne trouble pas Pierre lui-même. Il sait que, sur certaines choses, Paul et lui comprennent différemment, mais que, dans l'essentiel, ils sont unis. Si l'Église avait été encore une nouvelle organisation ou communauté religieuse, tout n'aurait pas été aussi simple. Pour une organisation religieuse, même si elle est un mouvement relativement petit, les questions de doctrine sont toujours fondamentales. Car ce sont elles qui déterminent la vie de cette organisation, y compris sa vie spirituelle.
Mais le christianisme n'est pas une nouvelle religion, c'est une vie nouvelle. La vie ne peut être réglementée par des prescriptions, des normes, des règles, des théories fixées d'avance. Le Sauveur Lui-même refuse une telle réglementation : l'unique chose qui, selon Son dessein, devait unir Ses disciples était l'amour les uns pour les autres et l'union avec Lui-même. Tout le reste était laissé au discernement de l'Église elle-même. Seuls ceux qui vivent peuvent décider quelles formes doit prendre leur vie, comment elle se déroulera dans les conditions concrètes où ils devront vivre. C'est pourquoi l'Église, aux premiers temps chrétiens, n'a connu aucun enseignement unique : elle n'en avait pas besoin. Le Christ lui suffisait.
Bien sûr, il a toujours pu se trouver des gens qui auraient préféré se livrer à toutes sortes d'exercices intellectuels à propos de tel ou tel texte lu dans le milieu chrétien. Celui qui cherche dans les lettres de Paul un témoignage y trouve un témoignage ; celui qui cherche des occasions de discuter et d'exercer son intelligence y trouve de telles occasions. Il en a été ainsi à toutes les époques de l'histoire de l'Église ; de tels gens trouveront toujours de quoi nourrir leurs exercices. Un enseignement unique n'en sauve pas. En revanche, il peut créer une illusion de vie là où il n'y en a pas. L'homme a généralement tendance à compenser l'absence de vie authentique par des discours à son sujet. Mais aucun discours, aucune théorie ni aucun concept ne nous rapproche du Royaume. Pierre comme Paul le comprennent parfaitement.
1 Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence. |
2 Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur. |
3 Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions. |
4 Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. " |
5 Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu |
6 et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau. |
7 Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies. |
8 Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour. |
9 Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. |
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée. |
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, |
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. |
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. |
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix. |
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition. |
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. |
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen. |
L’apôtre Pierre peint un tableau terrifiant : « les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés fondront »... Et pourtant, il attend ce jour avec joie et nous appelle à faire de même ? Oui. Oui, parce que cette destruction est la conséquence de la venue de Dieu. Rien de mauvais ni de pécheur ne peut subsister devant la face de Dieu — et ce monde tout entier est empoisonné par le péché de l’homme. Mais le Seigneur nous promet un ciel nouveau et une terre nouvelle ; cela signifie que, purifiée par le feu, la terre deviendra elle-même : telle que le Seigneur l’a créée, telle qu’elle était avant la Chute. Ainsi, le dernier jour, le jour de Dieu, est un jour de joie : le jour où notre Seigneur viendra !
1 Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence. |
2 Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur. |
3 Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions. |
4 Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. " |
5 Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu |
6 et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau. |
7 Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies. |
8 Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour. |
9 Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. |
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée. |
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, |
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. |
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. |
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix. |
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition. |
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. |
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen. |
Nous lisons les paroles prophétiques du Christ sur l'avenir du monde et sur les jours qui précéderont Son Second Avènement dans la puissance et la gloire. Tout ce qui arrivera sera terrible, et... tout cela se rencontre déjà dans notre monde : tremblements de terre et guerres, famines et épidémies. Mais en quoi consiste la patience du Seigneur dont parle l'apôtre ? Elle consiste en ce qu'Il attend chaque personne et donne à chacun la possibilité de Le rencontrer. Il nous a donné la promesse dont parle l'apôtre : « Selon Sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où habite la justice. » Notre monde peut devenir ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre si la prédication du Christ est entendue par chacun ; si les œuvres du Christ et l'amour des hommes pour Lui deviennent le fondement de la vie humaine ; si chacun, par le repentir et la crainte de Dieu, acquiert la foi, l'espérance et l'amour. La prière pour le monde et pour tout ce qui s'y passe, la prière adressée au Christ pour le salut des âmes humaines au milieu des détresses et des malheurs, doit résonner chaque jour dans le cœur de tout chrétien, comme elle résonne chaque jour dans l'Église.
1 Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence. |
2 Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur. |
3 Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions. |
4 Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. " |
5 Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu |
6 et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau. |
7 Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies. |
8 Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour. |
9 Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. |
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée. |
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, |
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. |
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. |
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix. |
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition. |
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. |
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen. |
Notre époque semble précisément caractérisée par l’oubli de l’attente du Second Avènement. Cette pensée peut paraître étrange, car on parle sans cesse de la fin du monde ; tout le monde attend, tremble et a peur. Mais Lui, Dieu, quelqu’un L’attend-il ? En ce sens, il est très utile aux chrétiens de fréquenter des Juifs dont la foi est véritablement sincère. Ils se souviennent que les choses ne seront pas toujours comme aujourd’hui. Ils attendent avec intensité, non seulement avec crainte, mais aussi avec joie, la venue du Messie.
Pourtant, en principe, nous aussi nous attendons... Seulement, on ne voit pas dans notre vie cette attente intense et joyeuse avec laquelle on attend la personne aimée, en courant constamment à la porte, en prêtant l’oreille aux pas... et aussi en vérifiant son téléphone pour voir s’il n’y a pas un message expliquant son retard.
Nous vivons comme les jours viennent. Parfois, nous nous rappelons soit que notre monde est fini, soit que nous-mêmes sommes mortels. Nous prenons peur. Pendant un temps, cette frayeur peut même nous pousser à prier plus souvent, à faire quelque chose pour notre salut. Puis nous oublions de nouveau. Car nous oublions que nous n’attendons pas la Fin, mais le Commencement, que nous attendons Quelqu’un qui peut tout changer et tout rendre nouveau. Nous ne nous souvenons pas qu’en réalité nous « attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où habitera la justice ». La vérité fait peur.
Et il est également effrayant de tout remettre simplement entre les mains de Dieu, ce Dieu pour qui « un jour est comme mille ans, et mille ans comme un jour ». C’est pourquoi, pour être avec Lui, il faut oublier le temps et vivre comme si l’éternité s’étendait devant nous, alors même que nous pouvons mourir l’instant suivant.
Si nous prenons conscience, ne serait-ce qu’une minute, que chacune de nos pensées, chaque parole et chaque action peut être la dernière, tandis que l’éternité s’étend devant nous, alors la vérité cesse d’être un épouvantail et devient réalité. Cet instant même, cette pensée, cette parole et cette action deviennent vérité. Car Dieu est la vérité qui éclaire chaque instant et toute l’éternité.
En même temps, par amour pour nous, le Seigneur S’est abaissé au point de naître, de devenir homme et de vivre dans le temps. Bien plus, Il a « usé de patience » et nous a sauvés par Sa patience. Un tel Dieu ne fait pas peur, et nous désirons Lui exprimer notre gratitude pour le salut au moins par cette même attente patiente sur le seuil, l’attente de Son Avènement, de la venue de Sa Lumière et de Sa vérité qui transforme le monde.
1 Voici déjà, très chers, la deuxième lettre que je vous écris; dans les deux je fais appel à vos souvenirs pour éveiller en vous une saine intelligence. |
2 Souvenez-vous des choses prédites par les saints prophètes et du commandement de vos apôtres, celui du Seigneur et Sauveur. |
3 Sachez tout d'abord qu'aux derniers jours, il viendra des railleurs pleins de raillerie, guidés par leurs passions. |
4 Ils diront : " Où est la promesse de son avènement ? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création. " |
5 Car ils ignorent volontairement qu'il y eut autrefois des cieux et une terre qui, du milieu de l'eau, par le moyen de l'eau, surgit à la parole de Dieu |
6 et que, par ces mêmes causes, le monde d'alors périt inondé par l'eau. |
7 Mais les cieux et la terre d'à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies. |
8 Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer: c'est que devant le Seigneur, un jour est comme mille et mille ans comme un jour. |
9 Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. |
10 Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu'elle renferme sera consumée. |
11 Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, |
12 attendant et hâtant l'avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. |
13 Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. |
14 C'est pourquoi, très chers, en attendant, mettez votre zèle à être sans tache et sans reproche, pour être trouvés en paix. |
15 Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l'a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. |
16 Il le fait d'ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s'y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens - comme d'ailleurs les autres Écritures - pour leur propre perdition. |
17 Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. |
18 Mais croissez dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ : à lui la gloire maintenant et jusqu'au jour de l'éternité ! Amen. |
Nous lisons l'avertissement selon lequel dans les derniers jours paraîtront des moqueurs insolents, et nous pouvons nous demander : de qui parle l'apôtre ? Ceux que l'on peut ranger dans cette catégorie sont nombreux à notre époque ; cela signifie-t-il que nos jours doivent être considérés comme les derniers ? En fait, de tels moqueurs ont existé en abondance à toutes les époques, et pourtant la fin du monde n'est pas arrivée.
Oui, ceux qui blasphèment tout ce qui est saint n'ont pas manifesté leur zèle seulement à la veille de la fin des temps. Mais il nous a aussi été annoncé que « quant à ce jour et à cette heure, nul ne les connaît » (Mt 24:36). Pour nous qui ne connaissons pas les délais, il est bien plus important d'être toujours prêts à rencontrer le Christ, que Son avènement ait lieu bientôt ou non. En regardant les signes des derniers temps, même si ces temps doivent durer longtemps selon les mesures humaines, il ne faut pas rester assis, les bras croisés par peur, mais entreprendre de rectifier nos voies. La perception que Dieu a du temps n'est pas la nôtre.
D'ailleurs, même chez les hommes, il arrive souvent que des périodes qui nous paraissent longues passent en un instant.
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