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RÉFLEXIONS pour 1Co 13:8-13

La charité ne passe jamais. Les prophéties? elles disparaîtront. Les langues? elles se tairont. La science? elle disparaîtra.
Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
10 Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
11 Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.
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Il est très difficile de parler de notions aussi « abstraites », et plus encore de les comparer. Avec une certaine part d'approximation, on peut essayer de l'exprimer ainsi : dans l'usage courant, la foi et l'espérance décrivent notre rapport aux faits. La foi concerne les faits qui « sont déjà là » (je crois que Dieu existe, qu'Il est bon, qu'Il a créé le monde, qu'Il l'a ordonné de telle ou telle manière, qu'Il a donné Son Fils unique...), tandis que l'espérance concerne ceux qui « sont encore à venir » (j'espère le salut, la résurrection des morts, la vie éternelle...). Mais ces mots servent parfois à exprimer notre relation à une autre personne : la foi comme confiance en Dieu, l'espérance comme fait de compter sur Lui. Le mot « amour » appartient à la même série : il parle de notre relation avec quelqu'un d'autre. Pourtant, ce mot est véritablement « plus grand » que la foi et l'espérance, parce que l'amour signifie la plénitude de la relation et inclut bien sûr la confiance comme l'espérance.

Autres réflexions

 
Pour 1Co 13:8-13
La charité ne passe jamais. Les prophéties? elles disparaîtront. Les langues? elles se tairont. La science? elle disparaîtra.
Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
10 Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
11 Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.
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Pour Paul, l’amour est sans aucun doute le fondement de toutes les relations qui unissent...  Lire la suite

Pour Paul, l’amour est sans aucun doute le fondement de toutes les relations qui unissent les hommes vivant dans le Royaume avec Dieu et les uns avec les autres. C’est pourquoi il demeure actuel même lorsque tout le reste cesse de l’être (v. 8). Mais l’apôtre ne parle pas simplement de la vie dans le Royaume. Il a manifestement en vue une certaine plénitude du Royaume lui-même, pour ainsi dire la plénitude de la plénitude. Tous les dons spirituels que Paul décrivait encore tout récemment avec tant d’éclat disparaissent maintenant, se dissolvant dans l’amour. L’apôtre en donne une explication tout à fait claire: tous les dons que nous pouvons avoir aujourd’hui sont encore loin de la plénitude de cet amour dont le Royaume est imprégné, et ils sont donc temporaires (v. 9–10). Cette incomplétude est liée à notre propre état spirituel: du point de vue de cette plénitude de vie qui deviendra possible dans le Royaume pleinement révélé, nous sommes encore des enfants, n’ayant de la vie du Royaume que les représentations les plus générales et n’y ayant fait que les premiers pas (v. 11).

Comme on le voit, pour Paul, le chemin spirituel des personnes qui vivent dans le Royaume est inséparable de l’histoire du Royaume lui-même. La maturation spirituelle des chrétiens est pour lui inséparable de la formation du Royaume et de son développement dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore entièrement transfiguré. Les réalités du Royaume sont aujourd’hui difficiles à percevoir non seulement parce que nos yeux ne se sont pas encore assez développés pour voir clairement les objets du monde spirituel, mais aussi parce que ces réalités elles-mêmes ne se sont pas encore pleinement formées ni totalement révélées (v. 12). Mais la pleine révélation du Royaume n’aura lieu qu’à la fin des temps, avec le retour du Sauveur. En attendant, l’amour du Royaume, que nous ne pouvons vivre qu’en partie, s’unit à la foi qu’un jour viendra où il sera manifesté au monde dans toute sa plénitude, et à l’espérance que nous aussi deviendrons partie de cette plénitude (v. 13).

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Pour 1Co 13:8
La charité ne passe jamais. Les prophéties? elles disparaîtront. Les langues? elles se tairont. La science? elle disparaîtra.
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Paul parle de l'amour comme de la seule chose qui existe éternellement et dans l'éternité, surpassant en cela tout le reste. Les paroles de Paul font ici écho à celles de Jésus lui-même sur...  Lire la suite

Paul parle de l'amour comme de la seule chose qui existe éternellement et dans l'éternité, surpassant en cela tout le reste. Les paroles de Paul font ici écho à celles de Jésus lui-même sur l'amour comme commandement nouveau. Il semblerait qu'il n'y ait rien de nouveau dans l'amour: avant même la venue du Messie, les docteurs de la Torah savaient que toute son essence se résume à deux commandements, celui d'aimer Dieu et celui d'aimer son prochain. Pourtant, la présence de l'amour n'abolissait pas tout le reste de ce qui pouvait exister dans la vie de l'homme et dans ses relations avec Dieu et avec les autres. Or Jésus appelle l'amour un commandement nouveau et Paul, comme s'il poursuivait la pensée du Maître, parle de l'amour comme de quelque chose qui surpasse tout ce que l'on peut imaginer en rapport avec l'existence humaine dans le Royaume.

Quelque chose de nouveau, lié à l'amour, est manifestement entré dans le monde avec le Christ. Avant la venue du Messie, l'amour était d'abord une relation qui liait l'homme à Dieu et aux autres hommes. Il était l'intention sur laquelle reposaient de telles relations. Mais l'espace même des relations demeurait naturel, psychique. Dans le Royaume, tout est différent: là, l'amour devient l'espace des relations, le milieu à l'intérieur duquel existent toutes les relations, avec Dieu, avec le Christ et avec les autres hommes.

Le souffle du Royaume qui enveloppe l'homme devient pour lui un milieu d'amour. À la fin des temps, lorsque le monde entier redeviendra le Royaume comme au premier jour de la création, ce souffle embrassera tout et deviendra le seul milieu possible dans lequel existera la nature renouvelée. Alors l'amour deviendra l'unique réalité de toutes les actions humaines, de toutes les relations et, en général, de toute la vie. C'est précisément ce que rappelle l'apôtre lorsqu'il dit que, sans l'amour, tout le reste perd son sens. Car alors cela demeurera en dehors du Royaume, et donc en dehors du monde de Dieu.

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Pour 1Co 13:8
La charité ne passe jamais. Les prophéties? elles disparaîtront. Les langues? elles se tairont. La science? elle disparaîtra.
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Paul parle de l'amour comme de la seule réalité qui existe pour toujours et dans l'éternité, surpassant à cet égard tout le reste...  Lire la suite

Paul parle de l'amour comme de la seule réalité qui existe pour toujours et dans l'éternité, surpassant à cet égard tout le reste. Les paroles de Paul rappellent ici fortement d'autres paroles, celles de Jésus Lui-même au sujet de l'amour comme commandement nouveau.

À première vue, il n'y a rien de nouveau dans l'amour : avant même la venue du Messie, les connaisseurs de la Torah savaient que toute l'essence de la Torah se résume à deux commandements : le commandement de l'amour de Dieu et celui de l'amour du prochain. Cependant, la présence de l'amour n'annulait pas tout le reste qui pouvait être présent dans la vie d'un homme et dans ses relations avec Dieu et avec les autres. Or Jésus appelle l'amour un commandement nouveau, et Paul, comme en poursuivant la pensée du Maître, parle de l'amour comme de quelque chose qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer en rapport avec l'existence humaine dans le Royaume.

On le voit, avec le Christ quelque chose de nouveau est entré dans le monde, lié à l'amour. En effet, auparavant, avant la venue du Messie, l'amour était avant tout une relation qui liait l'homme à Dieu et aux autres. Il était l'intention sur laquelle reposaient de telles relations. L'espace même des relations restait naturel, psychique. Dans le Royaume, tout est différent : l'amour y devient l'espace des relations. Le milieu à l'intérieur duquel existent toutes les relations : avec Dieu, avec le Christ, avec les autres.

Le souffle du Royaume qui enveloppe l'homme devient pour lui un milieu d'amour. Et à la fin des temps, quand le monde entier redeviendra Royaume comme au premier jour de la création, ce souffle enveloppera tout et deviendra le seul milieu possible dans lequel la nature renouvelée existera. Alors l'amour deviendra l'unique réalité de tous les actes humains, de toutes les relations et de toute la vie. C'est précisément ce que rappelle l'apôtre lorsqu'il dit que sans l'amour tout le reste perd son sens. Car alors cela restera hors du Royaume, et donc hors du monde de Dieu.

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Pour 1Co 13:12
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
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Reconnaître en soi-même «une connaissance partielle», «une vision à travers un verre obscur» est un exercice quotidien. Aussi claires que les choses évidentes puissent nous paraître, nous ne pouvons...  Lire la suite

Reconnaître en soi-même «une connaissance partielle», «une vision à travers un verre obscur» est un exercice quotidien. Aussi claires que les choses évidentes puissent nous paraître, nous ne pouvons pas nous dire que nous avons atteint une connaissance parfaite, compris le plan dans son intégralité, saisi le sens. Le temps, en tant que composante de notre existence, apporte toujours ses corrections. Ce qui hier nous semblait être un point deviendra aujourd'hui une ligne droite, mais demain ce sera déjà une figure plane. Plus tard, il se révélera que ce n'était qu'une ombre, puis nous verrons le volume, la forme et la couleur, ensuite nous réaliserons que l'objet se déplace et change. C'est ainsi que nous apprenons à connaître le monde et ce qui y vit. De même, le Seigneur se révèle progressivement à nous. Aussi complet et achevé que puisse nous paraître le savoir qui nous est révélé aujourd'hui, ce n'est qu'une pâle ombre de ce que nous comprendrons même pas lorsque le verre sera propre - lorsque la fenêtre s'ouvrira et que nous verrons Celui qui nous a appelés à Sa merveilleuse Lumière, Celui qui est au-delà de toute connaissance, car Il est la Vérité.

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Pour 1Co 13:12
12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d'une manière partielle; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
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Quel qu’en soit la clarté avec laquelle nous voyons les objets évidents, nous ne pouvons pas dire qu'on a atteint une connaissance parfaite, qu’on a compris le dessein dans sa plénitude, qu’on s’est rendu compte du sens. Le temps, comme un des éléments faisant de notre existence, apporte ses correctifs en tout...  Lire la suite
Reconnaître que sa « connaissance est partielle», sa «vision dans un miroir, en énigme» est un exercice de chaque jour.

Quel qu’en soit la clarté avec laquelle nous voyons les objets évidents, nous ne pouvons pas dire qu'on a atteint une connaissance parfaite, qu’on a compris le dessein dans sa plénitude, qu’on s’est rendu compte du sens. Le temps, comme un des éléments faisant de notre existence, apporte ses correctifs en tout.

Ce qui nous semblait hier être le point, deviendra aujourd'hui une ligne droite, mais déjà demain s’avérera une figure plate. Après encore un certain temps il s’avérera que tout cela est seulement un ombre, et ensuite nous verrons le volume, la forme et la couleur, puis nous nous rendrons compte que l'objet bouge et change. Ainsi nous connaissons le monde et tout ce qui vit à l’intérieur.

Et Dieu S’ouvre à nous aussi graduellement. Quoi qu'il nous semble aujourd'hui que la connaissance qui nous est ouverte est finie et complète, c’est tout simplement l'ombre pâle de ce que nous connaissons, même pas lorsque le miroir, en énigme deviendra propre - lorsque la fenêtre s'ouvrira nous verrons Celui, qui nous a appelé à Son admirable Lumière; Celui, qui est au dessus de toute connaissance, parce qu'Il est la Vérité.

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Pour 1Co 13:13
13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.
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La Foi, l’espérance, la charité sont la traditionnelle triade, appelées au Moyen âge des vertus «théologiques», qui, comme on considérait, sont propres seulement aux chrétiens, à la différence des vertus «païens», qui, selon les mêmes représentations du Moyen âge, sont propres à tous les gens, y compris les païens vertueux...  Lire la suite

La Foi, l’espérance, la charité sont la traditionnelle triade, appelées au Moyen âge des vertus «théologiques», qui, comme on considérait, sont propres seulement aux chrétiens, à la différence des vertus «païens», qui, selon les mêmes représentations du Moyen âge, sont propres à tous les gens, y compris les païens vertueux. Et Paul, comme on voit, des trois met en relief la charité, sans d'ailleurs nier que la foi et l'espérance sont inséparablement liées à elle. Alors que veut dire l'apôtre? On aurait bien sûr pu tout expliquer seulement par les particularités de l’appareil spirituel de la personnalité humaine.

En effet, la confiance, et l'espérance sont toujours d'une manière ou d'une autre liées à ces relations, qui joignent l’homme avec Dieu et avec les prochains. Et la charité comprise comme comprennent ce mot les auteurs des livres bibliques, est la relation même, autour de laquelle se construit tout le reste. Notamment sur la charité est fondée toute confiance, et seulement la charité permet d'espérer sur quelque chose, que ce soit lié à Dieu ou à l’homme.

Mais le problème n’est probablement pas seulement en cela. Toutes les espérances des chrétiens sont liées d'une manière ou d'une autre avec Royaume, avec le fait qu’arrivera le jour de son triomphe complète et définitive, le jour du dernier Jugement et le retour du Sauveur. Et la foi de tout chrétien est aussi liée au Royaume et à Celui qui a apporté le Royaume au monde. Et lorsque arrivera le jour attendu par les tous chrétiens de l'achèvement de l'étape actuelle de l'histoire du Royaume, la charité cessera d'être seulement une relation, étant devenue ce milieu spirituel, dans lequel vont désormais vivre tous les habitants du Royaume.

En effet, dans le Royaume la charité est le milieu spirituel, à l'intérieur duquel se construisent toutes les relations formant sa base: la relation de ses habitants entre eux-mêmes, leurs relations avec Dieu et avec Jésus, la relation de Jésus avec Son Père céleste. Et si la foi et l'espérance sous leur forme actuelle appartiennent au monde encore partiellement non transformé jusqu'à un certain point définissant leur forme, la charité quant à elle, manifestée par le Sauveur Lui-même, cette charité, qu'Il a laissée à Ses disciples, appartient déjà maintenant au Royaume. En tout point.

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